Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes. Je ne sais pas encore s'il y aura du Lemon (dans quel cas, j'éditerai le Rating). En tout cas, homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Notes : Encore merci pour vos reviews. Je ne fais pas trop de blabla ici, vu que j'en fais après le chapitre. Je vous souhaite donc une bonne lecture ;)
Chapitre 47
Aussitôt Ginny partie, Harry s'empressa d'aller boire quelques gorgées de café chaud. Ah… Il se sentait déjà un peu mieux. Puis il soupira en secouant la tête. Il avait perdu face à Charlie, la veille. Lorsqu'il raconterait ça au blond, il allait se faire charrier, il en était sûr ! Il avala quelques gorgées supplémentaires puis entreprit d'aller réveiller son fils. Il avait été étonné de ne pas le voir déjà levé, en entrant dans la cuisine.
Il toqua doucement à la porte. Pas de réponse. Il l'ouvrit donc et entra dans la pièce. Un doux sourire se peignit sur ses lèvres en voyant Albus dormir si paisiblement. Il fit demi-tour, n'ayant pas à cœur de le réveiller. Il pouvait bien le laisser dormir un quart d'heure de plus.
— Bonjour, papa ! le vit-il descendre quelques minutes plus tard.
— Bonjour, mon grand. Je t'ai réveillé ?
Le garçon l'observa avec des yeux ronds.
— Euh, non, pourquoi ?
Harry secoua la tête.
— Non, rien, t'inquiète.
Il se leva pour préparer le petit déjeuner de son fils, tandis que celui-ci s'installait à la table de la cuisine.
— Maman est déjà partie ?
L'homme lui sourit et lui indiqua l'horloge d'un mouvement de tête.
Albus écarquilla les yeux.
— Déjà ?
— Eh oui ! J'étais surpris que tu dormes aussi longtemps.
Le garçon acquiesça. Il avait étonnamment bien dormi cette nuit. Il attrapa la boîte de chocolat en poudre pour s'en verser dans le bol de lait chaud que venait de poser son père devant lui.
-x-
— Lily, tu vas finir par mettre ton frère en retard pour son cours !
— Oui, papa, je me dépêche ! fit la petite voix dans la salle de bain.
Harry alla voir ce que faisait sa fille. Il soupira en la voyant essayer de se coiffer. Il lui enleva la brosse des mains et se plaça dans son dos pour lui démêler les cheveux.
— Allez, file m'attendre devant la cheminée ! lui indiqua-t-il lorsqu'elle fut enfin coiffée.
Il rangea rapidement la salle de bain avant de rejoindre ses enfants. Il attrapa une poignée de Poudre de cheminette qu'il jeta dans l'âtre, puis attrapa Lily dans ses bras. Albus, qui commençait à s'impatienter, s'empressa d'entrer à côté de son père et de lui attraper la main.
Quelques secondes plus tard, ils pénétraient dans le salon des Malfoy.
— Bonjour, Harry, Lily ! Salut, Al' ! s'empressa de venir les saluer Scorpius, suivi par son père qui les salua également.
— Bonjour, Scorpius ! Bonjour, Draco ! répondit Lily.
Albus n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, que son ami blond le tirait déjà un peu plus loin pour qu'ils puissent discuter ensemble. Harry les suivit du regard avant de secouer la tête, un sourire aux lèvres.
— Scorpius s'est vraiment ennuyé de ton fils, ce week-end, indiqua le blond en les observant également.
Puis il reporta son regard sur eux.
— Alors, Lily, qu'a pensé ta tante Hermione du joli carillon que tu lui as offert ?
— Elle était trop contente ! Du coup, moi aussi, j'étais vraiment trop trop contente de voir que notre cadeau lui avait fait plaisir !
Les adultes ne purent que sourire devant son enthousiasme.
— Et toi alors, comment s'est passé ton week-end ? chercha à savoir Harry.
— Plutôt bien. Je te propose qu'on en parle ce soir, si tu veux bien, que je puisse aller faire mon cours. Et tu me raconteras l'anniversaire de cette chère Miss Je-sais-tout.
— Draco ! le gronda le brun en indiquant Lily du regard, les sourcils froncés.
Le blond haussa les épaules.
— Oh, ça va ! Tu sais bien que je rigole !
— Moi, oui... Bon, je vous laisse alors. Je repasse prendre Albus tout à l'heure.
— Bien sûr.
— Je peux avoir un bisou, Draco ?
Bien qu'amusé par la demande de la fillette, l'homme s'exécuta.
— À ce midi, Lily.
— Oui ! À tout à l'heure, Draco.
Harry sourit au blond puis retourna dans la cheminée pour rentrer chez lui avec sa fille.
-x-
— Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux que le week-end soit enfin terminé ! déclara Scorpius à son meilleur ami.
— Tu t'es vraiment ennuyé, alors ? grimaça tristement Albus.
Le blond acquiesça avant de sourire.
— Mais ça va mieux, maintenant !
Le brun ne put que lui sourire en retour.
— Et sinon, comment ça s'est passé avec tes cousins ? chercha-t-il à savoir.
— Tu es au courant ?
— Oui, ton père en a parlé au mien, vendredi, avant qu'on se quitte.
— Ah, d'accord. Oui, ça s'est bien passé. Ils sont sympas. Mais ils ne sont vraiment pas restés longtemps. Et toi, alors ? Raconte-moi ton week-end !
— On y va, les garçons, les interrompit Draco.
Albus fut surpris de constater qu'en effet son père et sa sœur n'étaient plus là. Il acquiesça et suivit l'homme, Scorpius à ses côtés.
— Maman m'a acheté mon balai, informa-t-il alors son ami.
Celui-ci ouvrit de grands yeux tout excités.
— C'est vrai ?! Oh, trop bien ! J'ai hâte que tu me le montres !
— Oui, moi aussi, j'ai hâte de te le montrer pour savoir ce que tu en penses, sourit Albus. Tu aurais vu Lily, dans le magasin, j'avais l'impression que c'était elle la vendeuse !
— Comment ça ? Elle n'y connait rien aux balais, pourtant.
— Oh, détrompe-toi ! Elle a très bien retenu les explications que lui avait données le vendeur quand papa lui a acheté son balai.
— Comme ça ? En ne les ayant entendues qu'une seule fois ? s'étonna le blond.
— J'imagine, oui. Disons qu'on retient assez bien les choses dans ma famille…
Scorpius acquiesça, très impressionné par ce qu'il venait d'entendre.
Ils pénétrèrent dans la salle de classe.
— Et ton poème ? relança le blond en s'asseyant à sa place.
— Hermione l'a beaucoup aimé. J'étais trop content de moi, expliqua Albus en s'installant à ses côtés.
— Tu peux !
— Les garçons ?! les interrompit à nouveau l'adulte.
Albus et Scorpius échangèrent un regard, se promettant tacitement de poursuivre cette conversation plus tard. Pour l'heure, ils avaient un cours de potions à suivre.
-x-
— Un thé ? proposa Harry.
— Volontiers, acquiesça Draco en s'installant à la table de la cuisine.
La journée s'était écoulée assez rapidement. Harry avait passé sa matinée à faire des activités avec sa fille puis était retourné au Manoir pour récupérer Albus avant de se rendre avec ses enfants chez sa belle-mère pour le déjeuner. Le père et le fils étaient retournés tous les deux chez les Malfoy pour le cours de Défense Contre les Forces du Mal. Enfin, Harry avait proposé à Draco de passer chez lui pour qu'ils puissent discuter ensemble et permettre aux garçons d'en faire autant. L'homme blond se sentant à l'aise dans la demeure Potter avait accepté la proposition avec plaisir. La cuisine du brun était quand même plus conviviale que son bureau.
— Alors, ton week-end ? sourit le blond.
— Très bien. Hermione a été ravie de ses cadeaux. Le carillon a fait sensation. Lily était vraiment très fière, comme tu as pu le voir ce matin. Et Albus lui a écrit un magnifique poème. Comment il a dit déjà ? Un sonnet en alexandrin avec acrostiche, expliqua-t-il, les sourcils froncés par l'incertitude.
L'ancien Serpentard siffla.
— Eh bien, chapeau ! Il ne fait pas les choses à moitié, ton gamin. J'aurais bien aimé voir ça.
Harry se mit à rire.
— Si tu le dis. Je n'y connais rien en poésie.
— Ça ne m'étonne pas.
Le brun haussa les épaules. Il n'avait pas honte d'admettre ses lacunes dans ce domaine.
— Ah, et je suis remonté sur un balai…
Draco se redressa à cette nouvelle.
— Vraiment ? Et alors, comment ça s'est passé ?
— Plutôt bien. On a fait un match de Quidditch, hier, pour initier les enfants.
— C'est vrai que vous êtes assez nombreux dans cette famille pour pouvoir former des équipes. Poste d'Attrapeur ?
— Oui, face à Charlie. Et j'ai perdu.
— Sérieusement ? Tu t'es fait battre ? ne put s'empêcher de se moquer le blond.
— Ouais… soupira l'autre homme.
— En même temps, c'était une grande reprise pour toi. Je suis sûr que tu t'es bien battu. Tu as toujours été doué sur un balai.
— Hum… Merci, je suppose, répondit Harry en se grattant la tête, un peu gêné.
Le blond l'observa. Maintenant qu'ils s'entendaient bien, il réalisait à quel point il avait mal jugé Potter quand ils étaient jeunes.
— Qu'est-ce qu'il y a ? finit par demander l'ancien Gryffondor.
— Non, rien, éluda Draco en secouant la tête. Je suis ravi que tu sois à nouveau monté sur un balai. Il faudrait qu'on se fasse un petit duel d'Attrapeurs, un de ces quatre.
— Ce serait sympa, mais il faudra que je m'achète un balai un peu plus récent, si je veux me mesurer à toi.
— Je prends ça pour un compliment, sourit le blond.
Harry acquiesça.
— Et donc, la visite des Zabini ?
— Eh bien, ma foi, ça s'est très bien passé. Je me suis inquiété pour rien, j'avoue. Ils ont tous les quatre été très gentils avec Scorpius.
— C'est une bonne chose. Tu prévois de les revoir bientôt ?
— Je ne sais pas encore quand, mais ils nous ont invités à passer chez eux, notamment pour que les enfants puissent voler ensemble…
Le brun secoua la tête à nouveau et avala une gorgée de thé avant de reprendre :
— Et ta femme ?
Draco grimaça.
— Eh bien… Elle a plutôt mal réagi quand elle a appris la venue des Zabini au Manoir. Depuis, je ne l'ai pas recroisée. Elle est restée dans sa chambre lorsqu'ils sont venus. Daphné a insisté pour aller la voir. Apparemment, l'échange a été plutôt glacial. Mais quoi de plus normal, venant d'Astoria ? finit-il avec un soupir.
Harry n'ajouta rien.
— D'ailleurs, tu as parlé à la tienne ?
— De ? Ah oui, excuse-moi, j'avais oublié. Oui, je lui ai fait part de ton mécontentement.
— Elle va continuer à chercher ? comprit le blond.
— En toute discrétion.
Draco lui envoya un regard mauvais avant de se reprendre. Pas suffisamment rapidement pour qu'Harry ne le remarque pas et fronce ses sourcils.
— Je sais bien que ce n'est pas agréable pour toi, Dray, mais comprends bien qu'elle ne fera rien qui puisse te mettre dans l'embarras. Elle cherche juste à éclaircir le mystère qui entoure la naissance de ton fils.
— J'entends bien. Elle a même l'appui de Daphné. Mais si personne n'a rien trouvé à l'époque, penses-tu qu'il soit encore possible de découvrir quoi que ce soit, maintenant ? Ta femme devrait dépenser son temps autrement, si tu veux mon avis.
— Quand Ginny a une idée en tête, elle ne l'a pas ailleurs.
— Oui, vous allez bien ensemble, pour ça !
— Euh… Tu n'es pas beaucoup mieux, rétorqua Harry.
La remarque dérida le blond.
— C'est vrai, concéda-t-il avec un sourire.
Il plongea ensuite son regard dans sa tasse. Les discussions avec l'ancien Gryffondor lui avaient manqué pendant le week-end. C'était agréable d'avoir quelqu'un avec qui parler sans toujours faire attention aux mots employés. Harry était très compréhensif et n'hésitait pas non plus à lui parler sans détour. Il venait gentiment de le remettre à sa place, et ce n'était pas déplaisant.
Harry avala son thé en silence. Draco semblait songeur… Il se demandait à quoi il pouvait bien être en train de penser. À son air, ça n'avait pas l'air négatif, en tout cas.
De leur côté, Albus avait raconté à Scorpius le match auquel il avait assisté la veille, puis lui avait montré son balai.
— Tu as très bien choisi, approuva le petit blond.
— Merci, sourit l'autre garçon. En plus, je l'ai déjà nettoyé, même si je ne l'ai pas encore utilisé. Maman nous a montré les premiers gestes.
Scorpius acquiesça.
— Il faudra qu'on demande à nos pères pour que tu puisses me montrer comment voler, enchaîna le brun.
— Tu n'as pas encore essayé ?
— Non. C'est toi qui dois m'apprendre. Tu te rappelles, tu m'as fait cette promesse…
Le blond acquiesça. Oui, il s'en souvenait bien.
— Pourquoi veux-tu demander à nos pères ?
— Lily nous a expliqué que papa avait lancé quelques sortilèges avant sa première leçon de vol. Rose et Hugo ont confirmé que tante Hermione en avait fait autant, donc je pense que c'est plus prudent de leur demander, non ?
— Si, si, tu as raison. Tu veux qu'on aille leur demander maintenant ?
— Si tu veux, sourit Albus en hochant positivement la tête.
Leurs pères semblaient perdus dans leurs pensées quand ils pénétrèrent dans la cuisine. Harry leur sourit.
— Vous voulez un chocolat chaud, les enfants ?
Scorpius et Albus se regardèrent. Ils n'étaient pas venus pour ça, mais la proposition était bien tentante. Ils acquiescèrent donc à l'offre de l'homme à lunettes. Celui-ci commença à leur préparer leur goûter pendant qu'ils s'installaient à table. Scorpius en profita pour interroger son père.
— Albus a acheté son balai, papa. Aussi, comme il veut bien que ce soit moi qui lui apprenne à voler, on voulait savoir s'il y avait des précautions à prendre…
— Bien sûr qu'il y a des précautions à prendre, lui répondit l'homme avec un sourire. Tu dois aller chercher ta fille à quelle heure, Harry ?
— Eh bien, je n'ai pas vraiment donné d'heure à Molly. Vous voulez faire ça ce soir ?
— C'est comme ça t'arrange, fit remarquer Draco.
Harry finit de déposer les affaires sur la table.
— Eh bien, je pense que ce serait mieux d'attendre demain. Comme ça, Lily sera déjà avec moi.
— Et on pourra faire ça au Manoir, si vous préférez. Comme ça, on n'aura pas à se soucier des voisins.
— Je trouve que c'est une bonne idée, valida le Sauveur. Vous en pensez quoi, les enfants ? Demain, après le cours de l'après-midi ?
Les enfants acquiescèrent. Après tout, avaient-ils vraiment le choix ? Ils décidèrent de changer de sujet de discussion tout en appréciant leur chocolat chaud.
J'espère que ce chapitre vous a plu !
Bon, parlons de la suite, maintenant... Il va sûrement falloir attendre mai pour avoir le chapitre 48 (je ne posterai pas en avril).
J'avais écrit une suite qui se passe 2 semaines plus tard, mais ça m'embête par rapport à Ginny (dossier de D&M, cas Astoria, Stéphane). Il faut donc que je repense le tout et surtout que j'avance sur Les enquêtes de Dawn & Matthew pour savoir comment je vais agencer tout ça. Voilà, vous savez tout.
À bientôt !
