Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Notes : Oh, tiens, on est le 15 ! Qu'est-ce que j'ai fait de mon chapitre ? Ah, le voilà ! ^^ J'espère que vous vous portez tous bien. Ici, tout va bien. Pas besoin de gestes barrières pour les bises virtuelles, n'est-ce pas ? Donc je vous en fait plein pour vous encourager dans votre quotidien ! Et je vous souhaite une bonne lecture ! ;)
Chapitre 49
Une délicieuse odeur vint chatouiller le nez des trois arrivants.
— Tiens, maman doit être aux fourneaux ! sourit Harry.
Lily se précipita dans la cuisine sans prendre la peine de se déshabiller ou de poser son balai.
— Maman !
Ginny s'agenouilla pour faire un câlin à la fillette.
— Que fais-tu avec ton balai ? lui demanda-t-elle. Je croyais que la leçon de vol était pour Albus, pas pour toi…
— Oui, c'est Al' qui a fait sa leçon avec Scorpius. Moi, j'ai volé avec Draco, même que c'était trop bien ! Puis il a prêté son balai à papa quand il est parti chercher son Vif d'or dans la maison. Même que papa a beaucoup hésité avant de monter sur le balai de Draco. Ce que je comprends pas, car papa il vole trop bien. Il a fait plein de figures super géniales ! Et après, Albus il a préféré arrêter de voler et j'ai pu jouer à chat sur balai avec Scorpius. Puis Draco est revenu et on s'est vraiment bien amusés au jeu de l'Attrapeur !
Ginny éclata de rire.
— Eh bien, tout ça ?! T'en as fait des choses !
Lily secoua vigoureusement la tête, toujours aussi excitée par la fin de journée qu'elle venait de vivre.
— Et toi, tu prépares quoi à manger ? demanda-t-elle, alors qu'Albus et Harry entraient à leur tour dans la cuisine.
Harry se pencha pour embrasser Ginny sur la joue et Al' lui fit un câlin.
— Ce soir, ce sera pâtes à la carbonara !
— Youpi ! s'exclama la plus jeune.
— Je savais que ça te ferait plaisir, ma puce. Maintenant, j'aimerais bien que tu retournes poser ton balai dans le salon avant de casser quelque chose dans la cuisine, ajouta-t-elle avec un clin d'œil, en se relevant. Et tu peux retirer ton manteau et tes chaussures, aussi !
Lily s'empressa de retourner dans l'autre pièce pour faire ce que venait de lui demander sa mère.
Celle-ci en profita pour reporter son attention sur son fils.
— Alors, Al', cette première leçon de vol ?
Il acquiesça, un léger sourire aux lèvres.
— Ça s'est bien passé. Scorpius est marrant : c'est moi qui suis obligé de lui dire ce qu'il doit m'apprendre, car il veut aller trop vite ! ajouta-t-il avec un petit rire.
— Il devait être excité, expliqua Ginny avec un sourire, tout en reportant son attention sur la cuisson de ses pâtes.
— J'imagine, oui. En tout cas, maintenant, je sais parfaitement monter, descendre du balai et le manœuvrer un peu en vol…
— En réalité, Albus se débrouille très bien sur son balai, décida d'intervenir son père. C'est juste qu'il ne se sent pas vraiment à l'aise dans les airs. Un peu comme Hermione, en fait.
— Oui, enfin, Hermione ne fait même pas l'effort de voler, contrairement à Albus, rétorqua Ginny.
— Ce n'est pas faux, ne put qu'approuver Harry. Au moins, c'était rassurant de voir qu'elle n'était pas douée dans TOUTES les matières !
— C'est sûr. Et toi, alors ? De ce que j'ai compris, tu as pris ton pied avec le balai de Draco ?
Harry éclata de rire en se passant une main dans les cheveux.
— Disons qu'il m'a collé son balai d'office dans les mains et Lily a beaucoup insisté pour que je vole avec elle… Mais une fois monté dessus, c'est vrai que je me suis éclaté !
— Oh oui, t'aurais vu ça, maman ! Même Scorpius était étonné de voir papa faire de telles pirouettes !
— J'imagine, oui. Ton père est vraiment doué sur un balai, ne put qu'acquiescer la sorcière. Bon allez, et si vous m'aidiez en mettant la table, maintenant ?
— Bien sûr !
— J'espère que vos mains sont propres ! les rappela-t-elle à l'ordre alors que le père et le fils étaient prêts à prendre assiettes et couverts.
— Oups ! fit Harry avant de se rendre dans la salle de bain avec Albus.
Puis il appela Lily pour qu'elle vienne se laver les mains également.
— Quel exemple, Harry ! soupira sa femme en secouant la tête, lorsqu'il revint dans la cuisine.
L'homme haussa les épaules, un sourire toujours accroché à ses lèvres, puis entreprit d'aider son fils à dresser la table pour le dîner.
-x-
— Peut-être que je devrais… enfin QU'ON devrait vraiment s'acheter de nouveaux balais, soupira Harry après s'être glissé dans son lit.
— Je pense que ce serait bien, en effet, confirma Ginny.
— Surtout que cela signifierait retourner au magasin et peut-être même demander des conseils à un certain vendeur… s'amusa le brun.
Un grand sourire s'étira sur les lèvres de la sorcière.
— Ce serait plutôt pas mal, c'est vrai.
Installé sur le dos, Harry secoua la tête de gauche à droite sur son oreiller.
— Aaah, Gin' ! souffla-t-il avec un large sourire aux lèvres.
Puis il retira ses lunettes et éteignit la lumière de son côté.
Ginny vint l'embrasser sur la joue avant d'éteindre à son tour.
— Bonne nuit, Harry.
— Bonne nuit, Ginny.
-x-
Harry s'étira paresseusement dans son lit avant de glisser ses lunettes sur son nez. Il avait senti sa femme se lever, mais était resté sous la couette pour profiter encore un peu de son lit. Il avait vraiment très bien dormi, ça faisait du bien. Le sorcier se redressa enfin puis se leva en s'empressant de s'emmitoufler dans sa robe de chambre.
— Hello, Gin' ! fit-il en entrant dans la cuisine après être passé par la salle de bain.
Il jeta un œil à la pendule avant de s'installer à table, Ginny lui ayant préparé son café.
— Eh bien, je ne pensais pas qu'il était si tôt. Tu ne te lèves pas à cette heure-là, d'habitude.
— Je sais. Mais j'étais tellement excitée que je n'arrivais plus à dormir !
— Excitée pour quoi ?
— Ils doivent me remettre leurs articles, aujourd'hui, au Journal. Ce qui signifie que je vais enfin savoir de quoi retourne cette fameuse interview de Will ! J'ai tellement hâte ! Je ne sais pas comment je vais tenir jusqu'à la réunion !
— Je constate que tu débordes d'énergie, en effet, fit-il avant de se mettre à bâiller.
La sorcière soupira tout en secouant la tête négativement devant la réaction de son mari.
— Et pour…
Il baissa la voix.
— Astoria, tu as du nouveau ?
— Pas vraiment, non. J'ai retrouvé le nom du médecin qui a mis l'enfant au monde. Il s'agit du Dr Kahn. Je lui ai envoyé un hibou pour qu'on puisse convenir d'un rendez-vous ensemble, mais il ne m'a pas encore répondu. Si je ne reçois rien dans la journée, je pense que je me déplacerai pour prendre rendez-vous en chair et en os, demain.
Harry acquiesça, savourant le liquide chaud qui glissait dans sa gorge.
— Et toi, tu as parlé à Draco des paroles d'Astoria à son fils ?
L'homme secoua négativement la tête.
— Toujours pas, non. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Je sais que la relation entre Draco et sa femme est déjà… difficile, on dira, alors je redoute sa réaction envers elle s'il venait à apprendre ce genre de chose.
— Je te comprends. Mais ne crois-tu pas qu'il mérite de le savoir ? Qu'il puisse au moins aller rassurer son fils… Je sais que Scorpius sait qu'il ne doit pas prendre ces paroles au sérieux, mais je pense que ça le soulagerait vraiment si son père venait le réconforter à ce propos, non ?
— Tu as sûrement raison, Gin', mais… Je ne sais pas. Je verrai si la situation se présente, mais je ne promets rien. C'est quand même très délicat, comme affaire.
La sorcière approuva d'un mouvement de tête.
-x-
— Harry ? Quelque chose ne va pas ? demanda doucement Draco alors que les garçons étaient partis discuter sur le canapé du salon, en attendant le cours, comme à leur habitude.
L'homme brun, sa fille dans ses bras, se sentit soudain mal à l'aise. Les paroles de Ginny n'arrêtaient pas de tourbillonner dans sa tête.
— Je…
Il soupira.
— Est-ce que ça t'embête si nous allons discuter dans ton bureau, là, maintenant ?
— Eh bien, je ne suis pas à la minute près pour faire cours aux enfants. Et j'ai bien l'impression que tu en as besoin, donc d'accord.
Harry lui fit un léger sourire.
— Merci. Lily, ma puce, je te laisse avec les garçons le temps d'aller parler avec Draco, d'accord ? fit-il en la déposant au sol.
— Mais je vais faire quoi, moi ? minauda la fillette.
— Je ne sais pas. Désolé, ma chérie, mais c'est vraiment important pour papa.
Lily soupira.
— Bon, d'accord…
Et elle se dirigea vers les garçons en trainant un peu des pieds.
En la voyant approcher, Albus fronça les sourcils puis regarda son père qui lui fit comprendre, d'un léger mouvement de tête, qu'il devait surveiller sa sœur. Il acquiesça à son tour et son père lui sourit en retour avant de sortir de la pièce accompagné de l'homme blond.
— Allez, viens t'asseoir avec nous, Lily, invita-t-il sa sœur à les rejoindre.
Scorpius tourna aussitôt la tête pour voir son père disparaître de la pièce avec Harry. Il lança un regard interrogateur à Albus qui haussa les épaules.
— Papa doit dire quelque chose d'important à Draco. Ils vont dans son bureau pour parler, les informa la fillette.
— D'accord, firent les garçons en chœur, ce qui les fit rire.
-x-
— Bon, dis-moi tout… soupira Draco après qu'ils se soient tous les deux installés à leurs places habituelles.
Harry inspira profondément.
— Je… Disons que je risque de gâcher ta journée avec ce que je vais te dire.
— Ah ?
Le brun acquiesça.
— En fait, Ginny a surpris une conversation entre Scorpius et Albus, jeudi soir, pendant qu'on était sortis discuter. Elle ne me l'a dit que vendredi soir.
— Harry…
— Scorpius se confiait à mon fils au sujet de ce que ta femme lui avait dit lors de notre premier jour ici.
Les yeux du blond s'écarquillèrent avant que ses traits ne se durcissent.
— Je t'écoute.
Le Sauveur ferma les yeux, puis se lança.
— De ce que m'a dit Ginny, elle lui a sorti que tu ne voulais pas de lui à la naissance, que tu voulais le laisser mourir.
Draco ferma les yeux et sentit ses mâchoires se crisper. Il avait beaucoup de mal à encaisser les paroles révélées par son ami. Une colère sourde semblait gronder en lui, envers Astoria. Que lui avait donc fait Scorpius pour qu'elle lui fasse du mal ainsi ? Proférer de telles paroles à un enfant ! Il ne comprenait pas.
— Et tu ne m'en as pas parlé avant, parce que… ?
Harry croyait-il vraiment en ces paroles ? Le pensait-il réellement capable d'une chose pareille ?
— Parce que je redoutais ta réaction. Envers ta femme, surtout. Mais Ginny m'a convaincu que tu avais le droit de savoir. J'aurais dû te le dire aussitôt, je suis désolé.
Sa colère se dissipa tant il était surpris par la réponse du brun. Il secoua la tête.
— Tu n'as pas pensé qu'elle disait vrai ?
Harry l'observa avec des yeux ronds.
— Pas une seule seconde, non. Pourquoi, j'aurais dû ? fit-il en se calant contre le dossier du fauteuil, les bras croisés.
Draco était tellement soulagé que ce comportement lui soutira un sourire.
— Tu n'as pas à être désolé, va. Au contraire, je te remercie de croire en moi, Harry, fit-il en plongeant ses yeux dans ceux de son vis-à-vis.
Celui-ci acquiesça.
— Je sais que tu aimes ton fils, Dray, plus que tout. Tout comme moi j'aime mes enfants. Jamais je ne pourrais penser que tu aurais pu lui vouloir du mal.
Le sourire de Draco s'étira davantage.
— Merci, Harry, répéta-t-il alors.
Le brun lui rendit son sourire.
— Bon. Pas d'explosion contre Astoria, alors ? Je me suis inquiété pour rien ?
L'ancien Serpentard serra les poings et les dents.
— Je n'en suis pas sûr. Ce que je ressens pour elle, actuellement… C'est comme une colère sourde qui gronde à l'intérieur de moi, expliqua-t-il.
— Je comprends.
En effet, à Poudlard, il avait plus d'une fois ressenti ce genre de chose.
— Du coup, je n'ai aucune idée de la réaction que j'aurai lorsque je la verrai.
Harry ne put qu'acquiescer.
— Ça va aller, pour ton cours ? Ou tu préfères qu'on annule pour ce matin ?
— Merci de t'inquiéter ainsi pour moi, Harry. Mais je pense qu'on devrait aller retrouver les enfants pour que je ne perde pas plus de temps sur mon cours. Ça me permettra de penser à autre chose, surtout.
Le brun secoua à nouveau la tête positivement avant de se lever en même temps que l'autre homme.
Alors qu'il s'apprêtait à aller ouvrir la porte, le blond lui attrapa l'avant-bras, le faisant se retourner vers lui, et l'attira contre lui pour le serrer dans ses bras. Harry fut doublement surpris par cette réaction dans le sens où ce n'était pas du tout le genre de Draco de prendre ainsi quelqu'un dans ses bras. Hormis son fils, bien entendu.
— Merci de croire en moi, Harry. Vraiment, entendit-il murmurer à son oreille.
Il ne put que serrer le blond à son tour, un sourire aux lèvres, avant de s'écarter pour le regarder en face.
— Je te l'ai déjà dit, Dray : je te fais confiance, affirma-t-il avant de se retourner pour enfin ouvrir la porte.
Draco resta quelques secondes à observer son ami sortir de la pièce avant de le rejoindre dans le couloir. Harry avait eu peur de lui gâcher sa journée. Et en effet, ce qu'il lui avait révélé était assez dur à avaler. Pourtant, le blond se sentait bien, là. Il avait cédé à son impulsion de prendre le brun dans ses bras et il ne le regrettait pas. Harry étant ce qu'il était ne l'avait pas rejeté. Au contraire, il avait encore su trouver les mots pour le réconforter. Cet homme était vraiment incroyable. Méritait-il vraiment de l'avoir pour ami ?
— Tu es sûr que ça va aller ? demanda le sorcier à lunettes, en le voyant si pensif.
— Mais oui, Harry, arrête de t'inquiéter pour moi, va ! répondit Draco d'un ton léger alors qu'il se sentait vraiment reconnaissant envers l'autre homme de lui prêter autant d'attention.
Ils arrivèrent rapidement au salon.
— Allez, les garçons ! Il est grand temps de filer en cours !
Les enfants rejoignirent rapidement l'homme blond qui s'éloigna après un signe de la main à Lily et un mouvement de tête à l'attention d'Harry.
— Viens, ma chérie, fit ce dernier en s'approchant de la cheminée.
Et moins d'une minute plus tard, il n'y eut plus personne dans le salon du Manoir Malfoy.
Alors ? Qu'en avez vous pensé ? Je vous dis à dans un mois !
Bizz. May'
