Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Hello ! J'ai la scène de Raiponce où elle se penche vers Maximus pour dire "Et c'est mon anniversaire !" en tête. Je me demande bien pourquoi ! mdr Dans ce chapitre : une Ginny qui a enfin ses infos... et un Draco qui craque ! Ça donne envie, non ? Non ? Sérieusement ? Oh... Trop triste. Allez, je vous souhaite une bonne lecture ! ;)

adelelia : Eh bien... Je ne sais même pas si tu prendras la peine de lire cette note de chapitre, mais il n'y a que comme ça que je peux te répondre, de toute façon. Comment dire ? Eh bien, tu es parfaitement libre de ne pas aimer le style/rythme de l'histoire. Je ne force personne à lire, il me semble. Et je ne peux manifestement pas plaire à tout le monde. La seule chose qui m'a fait un peu tiquer, c'est le reproche sur le nombre d'années écoulées depuis le début de la fic. Alors, comment t'expliquer ? Euh... Derrière l'écran, nous ne sommes pas des robots. Nous avons une vie, hein. Et elle est faite de pas mal d'aléas auxquels il faut faire face, même si cela signifie mettre l'écriture entre parenthèses. L'important, c'est que je sois encore là et que la suite de l'histoire aussi, non ? Enfin, voilà. Je te souhaite tout de même de bonnes lectures, même si ce n'est pas de cette fic là.


Chapitre 50

Il semblait à Ginny que le temps s'écoulait au ralenti, aujourd'hui. Elle avait tellement hâte d'enfin pouvoir en savoir plus sur cette fichue interview !

Lorsqu'elle remarqua que Daphné et Pansy se dirigeaient à la Machine à café, elle s'empressa de les rejoindre. Elle fronça aussitôt les sourcils.

— Ça va aller, Daphné ? s'inquiéta-t-elle.

En effet, la sorcière blonde avait les traits tirés, des cernes sous les yeux et un teint cireux.

— Salut, Gin', tenta-t-elle de sourire, tandis que Pansy la saluait d'un mouvement de tête que Ginny lui rendit. Merci de t'inquiéter. Je suis juste un peu fatiguée…

— Ton père ?

Daphné acquiesça.

— Son état ne s'améliore pas, soupira-t-elle. Je fais de mon mieux pour ne rien montrer de mon inquiétude aux enfants, mais c'est d'autant plus épuisant.

Ginny secoua doucement la tête. C'était vrai que si son état se détériorait, les enfants risquaient de perdre leur grand-père. Ça ne devait pas être évident à gérer.

— Allez, Gin', fais pas cette tête ! tenta de la remotiver Pansy.

— Pansy a raison. Ne t'inquiète pas pour moi, va ! Préserve ton énergie, tu vas en avoir besoin pour tous nous faire face, tout à l'heure, ajouta la blonde.

— D'accord. Mais si tu as besoin de quoi que ce soit ou même d'emprunter l'une des salles pour te reposer un peu, n'hésite surtout pas à venir me voir, d'accord ?

— Ça marche. Un café ?

— Volontiers !

Après cet épisode, le temps recommença à s'égrainer lentement…

Ginny ressentit un grand soulagement lorsque l'heure de la réunion arriva enfin.

— Hello tout le monde ! Surtout à ceux que je n'ai pas encore eu l'occasion de croiser aujourd'hui, ajouta-t-elle, amusée.

Un mélange de « Bonjour, Ginny ! », « Salut cheffe ! » et autres répliques du même genre s'éleva dans la pièce en guise de réponses. La sorcière secoua la tête, un grand sourire aux lèvres.

— Commençons par les choses qui fâchent : qui n'a pas encore terminé son papier ?

Personne ne répondit.

— Oh, c'est très bien, ça ! On va pouvoir directement attaquer notre tour de table !

C'était une habitude qu'elle avait mise en place depuis plusieurs années, maintenant. Chacun des journalistes présentait son article aux autres, ce qui permettait un premier retour de la part des collègues qui savaient détecter s'il y avait des modifications à apporter au travail effectué. De l'avis de Ginny, cette étape obligatoire était enrichissante pour tous. Elle permettait surtout de sentir cette synergie entre les différents membres de l'équipe qui travaillaient plutôt indépendamment à leurs articles, le reste du temps.

La sorcière retint son souffle lorsque ce fut au tour de Will de présenter son article. Il expliqua à ses collègues que Stéphane Montany était le vendeur (et propriétaire) de la boutique de balais du Chemin de Traverse, mais pas que. Cet homme se trouvait être l'arrière-arrière-arrière petit fils de Gladys Boothdy, qui avait créé le Friselune en 1901. S'appuyant sur le modèle de son aïeule, M. Montany venait d'inventer un nouveau balai, le Frôlelune. Sa commercialisation, en partenariat avec le fabricant de balais Flyte et Barker, était prévue pour le lundi 28 septembre. L'article était accompagné d'une description dudit nouveau balai.

La nouvelle sembla créer une explosion dans la salle de réunion. Des exclamations et questions semblaient fuser de partout.

— S'il vous plaît ! fut obligée d'intervenir Ginny.

Tout le monde se tut presque instantanément.

— Sais-tu si ce M. Montany avait l'intention de présenter son produit aux autres journaux ?

— Yep, M'dame ! Nous avons l'exclusivité, répondit-il fièrement, avec un clin et les deux pouces en l'air.

Ginny put voir des sourires et des gestes de victoires de la part de ses collègues.

— Je ne te demande pas comment tu as fait pour avoir la primeur de l'info, Will, mais c'est du très bon boulot ! le félicita-t-elle. Bon, apparemment certains avaient des questions à te poser, enchaîna-t-elle, amusée.

Et en effet, les questions fusèrent. Certaines ne traitaient pas spécialement de l'article en lui-même, comme « T'as pu le voir, ce nouveau balai ? », « Et l'essayer ? », mais elle laissa passer. Elle était vraiment satisfaite des informations qu'elles venaient de recevoir, surtout que ça lui donnait un levier sur lequel s'appuyer pour s'approcher du beau Stéphane. Après tout, n'avait-elle pas convenu avec son mari qu'ils devraient s'acheter de nouveaux balais ?

— C'est bon, plus de questions ? demanda-t-elle quand le flot se calma enfin. À ton tour de nous présenter ton article, David. Désolé de te faire passer après Will, pour le coup, sourit-elle. Si j'avais su qu'il nous lâcherait une telle bombe, je l'aurais réservé pour la fin.

L'homme sourit.

— Ce n'est rien. Alors, pour ma part…

Et, s'assurant qu'il avait l'attention de ses collaborateurs, il présenta son travail à son tour. Ils finirent le tour de table, comme d'habitude, par Kate et sa rubrique « Réponses au courrier des lecteurs ». Celle-ci enchaîna, hors article, avec la lecture de certains parchemins qu'elle avait reçus durant la semaine écoulée. Ce rituel permettait aux membres du journal de se sentir valorisés et cela les encourageait à toujours donner le meilleur d'eux-mêmes dans la réalisation de leurs articles.

— Bon, eh bien, je vous remercie pour le travail effectué et, vu l'heure déjà bien avancée, je vais vous souhaiter une très bonne soirée à tous !

Tout le monde s'en alla plus ou moins rapidement, se saluant au passage et remettant leurs documents à Ginny avant de sortir, pour ceux qui n'avaient pas à retravailler leurs articles. Ce qui n'était pas le cas de tout le monde. Mais la sorcière rousse savait que d'ici le lendemain midi, elle aurait l'ensemble des documents. Quand tous furent sortis, elle rangea la pièce d'un coup de baguette puis se rendit à la Salle des maquettes en compagnie de Joyce, Éva et Luna qui l'avaient attendue à l'extérieur de la pièce.

— Eh bien, c'était une bonne réunion, qu'en pensez-vous ?

Les deux plus jeunes secouèrent rêveusement la tête, avant de reprendre leur conversation, ce qui n'étonna pas outre mesure la rousse. Elle reporta son attention sur son autre collègue.

— C'était très bien, Ginny. Je pense qu'on tient un super numéro, là. Par contre, je suis étonnée que personne n'ait demandé de nouvelles de Dawn et Matthew.

— Ah oui, tiens, c'est vrai. Je pense qu'ils se sont déjà tous passé le mot comme quoi ça va. C'est Matt', quoi. On connait tous sa manière de faire, depuis le temps ! Et Dawn doit juste suivre son exemple en termes de discrétion, vu qu'il l'a prise sous son aile.

Joyce secoua la tête positivement.

— Des nouvelles de James ?

— Oui, il nous a écrit la semaine dernière. Excuse-moi, j'ai complètement zappé de t'en parler.

— Oh, ce n'est rien, tu sais, sourit la sorcière. Alors, comment va-t-il ?

— Il vient de faire sa première heure de colle…

— Il aura tenu plus de deux semaines, c'est déjà bien ! s'amusa la sorcière.

— Ce n'est pas toi qui risques de recevoir ce genre de courrier de Poudlard, soupira Ginny.

— On n'est jamais à l'abri… Damian semble s'être bien intégré aux Poufsouffle. En même temps, il a ses sœurs avec lui en cas de problème.

Ginny acquiesça tout en déposant les documents sur la table de travail.

— Si tout le monde va bien, c'est le principale.

Elle regarda Luna et Éva récupérer leurs affaires avant de repasser à côté d'elles en ressortant de la pièce, non sans un signe de main pour leur dire au revoir.

— Hum. C'est sûr, reprit Joyce. Et ton mari s'en sort à la maison ?

— Ça a l'air d'aller. Il a réussi à s'organiser, avec ses nouvelles obligations. Mais j'ai l'impression…

— Oui ?

— C'est comme s'il avait retrouvé sa joie de vivre. Je ne sais pas comment expliquer ça. Je ne dis pas qu'il n'était pas heureux, avant, avec les enfants, mais… C'est différent, maintenant. Surtout qu'il a eu du mal à se faire à l'absence de James dans la maison.

— Je pense comprendre ce que tu veux dire. Eh bien, tant mieux si tout va bien, sourit l'iconographe.

— Oui. Jamais je n'aurais pu penser que les Malfoy feraient autant de bien à notre famille. Albus s'est trouvé un meilleur ami dans le processus et Lily les adore aussi.

— Comme quoi, il ne faut pas juger les gens sur le nom qu'ils portent.

— C'est bien vrai, soupira la directrice en chef.

— Allez, file chez toi, lui intima Joyce. Je vais juste classer ces documents dans l'ordre pour le magazine et je rentrerai aussi.

— Ok, ça marche. Bonne soirée, Joyce. À demain !

— À demain. Passe une bonne soirée aussi, Ginny, sourit-elle.

Ginny retourna doucement à son bureau pour récupérer ses affaires. Elle était finalement très satisfaite de sa journée. Et elle avait vraiment hâte de partager ses découvertes avec son mari.

-x-

Draco raccompagna son rendez-vous jusqu'au salon et attendit qu'il soit parti pour se laisser tomber dans un fauteuil.

Maintenant qu'il était déchargé de ses obligations professionnelles de la journée, sa discussion du matin avec Harry lui revint en tête avec force. Il ne comprenait pas que sa femme puisse être aussi cruelle envers leur fils. Ce matin, sa colère envers Astoria avait été balayée par la sollicitude de son ami. Et il l'avait pris dans ses bras. Lui, Draco Malfoy, avait pris Potter dans ses bras. Qu'Harry le prenne dans les siens l'avait surpris la première fois, un peu moins la seconde et depuis, il s'y était presque habitué. Mais ça lui faisait bizarre d'avoir pris l'initiative. Il secoua la tête. Décidément, Harry avait une drôle d'influence sur lui.

Avisant l'heure, il savait qu'il avait le temps d'aller réclamer une explication à sa femme avant qu'Harry et les enfants en aient terminé avec la Défense Contre les Forces du Mal.

— Brody ?

L'elfe apparut aussitôt à l'appel de son maître.

— Brody peut faire quelque chose pour Maître Draco, Monsieur ?

— Je voulais juste savoir où se trouve Astoria.

— Maîtresse Astoria est actuellement en train de lire dans la bibliothèque, Monsieur.

— D'accord. Merci, Brody. Ce sera tout, fit-il en se levant.

L'elfe s'inclina et s'éclipsa dans un « pop ».

Astoria releva le nez de son livre en entendant des bruits de pas s'approcher de la bibliothèque. Elle serra les dents en voyant Draco pénétrer dans la pièce dont il ferma la porte derrière lui. Ce n'était pas très bon signe.

— Que veux-tu ? lui demanda-t-elle de sa voix glaciale.

— Peux-tu, s'il te plait, m'expliquer pourquoi tu as raconté à Scorpius que je ne voulais pas de lui à sa naissance ? Que je désirais sa mort ? Mais qu'est-ce qui te passe par la tête pour lui raconter des trucs pareils, par Salazard !?

Draco avait commencé d'une voix calme, pourtant, mais la colère avait fini par reprendre le dessus.

La femme resta à l'observer sans un mot.

— Mais réponds, merde ! hurla-t-il en serrant les poings.

Il se retenait de la prendre par les bras et de la secouer comme un prunier pour la faire parler.

Astoria marqua la page de son livre avant de le fermer puis se leva.

— Je ne peux pas répondre.

— Pourquoi ? Ça te plaît tant que ça de faire du mal à Scorpius ?

Elle ne répondit pas. C'était déstabilisant de la voir rester si calme.

— Pourquoi lui racontes-tu des choses aussi cruelles ? Je ne te comprends vraiment pas, Astoria.

— Je sais.

Et elle passa à côté de lui, ouvrit la porte et sortit.

Draco attrapa le premier objet qui lui tomba sous la main et le balança à travers la pièce en hurlant, puis se laissa tomber à genou au sol, le visage entre ses mains, laissant ses larmes de rage s'écouler doucement. Il se sentait tellement impuissant face au comportement de sa femme ! Parfois, il avait juste tellement envie de lui faire du mal, physiquement, simplement pour voir si ça la ferait enfin réagir autrement…

— Brody ? appela-t-il quand il lui sembla s'être enfin calmé.

L'elfe de maison fronça les sourcils devant l'état de son maître.

— Monsieur ?

— Pourrais-tu m'apporter de quoi débarbouiller tout ça, s'il te plait ?

Draco montra son visage.

— Et un café.

— Très bien. Brody vous apporte ça tout de suite, Maître Draco, Monsieur.

Une fois l'elfe repartit, le blond se mit difficilement sur ses jambes pour aller s'asseoir dans l'un des fauteuils. Il sortit sa baguette et lança un sort de réparation sur l'objet qu'il avait balancé et le remit en place par lévitation.

Brody réapparut bien vite avec un plateau qui comportait une bassine d'eau, une serviette, un miroir à main et sa tasse à café.

— Merci, Brody, dit-il à l'elfe avec un sourire reconnaissant.

Le petit être déposa le plateau sur un guéridon près de l'homme, s'inclina et s'en alla.

Draco entreprit de se rafraichir le visage à l'eau pour commencer, s'essuyant avec la serviette, puis attrapa le miroir et sa baguette pour se lancer les sorts adéquats pour le rendre impeccable à nouveau. Enfin, les gorgées du liquide noir lui firent un bien fou, le réchauffant de l'intérieur.

Sa confrontation ne lui avait rien apporté. Il s'en doutait, pourtant, qu'il n'obtiendrait pas de réponse de sa femme, mais il n'avait pu se résoudre à ne rien tenter. Où était donc passée la femme qu'il avait épousée ? L'homme secoua la tête. Cette question, il se l'était posée maintes et maintes fois durant ces dernières années, sans jamais avoir reçu l'ombre d'un début de réponse.

Il avala une nouvelle gorgée de café avant de laisser aller sa tête en arrière contre le fauteuil. Peu de temps après, il entendit des pas venir dans sa direction. Un sourire vint fleurir sur ses lèvres en reconnaissant parfaitement la démarche des enfants.

— Oh, papa, tu es là ! sourit Scorpius en l'apercevant. Harry est parti dans le salon. Il va se demander où tu es, si tu te caches ici avec nous !

Albus secoua légèrement la tête de bas en haut, en accord avec les paroles de son meilleur ami. Il fronça néanmoins les sourcils en apercevant les affaires de toilettes devant l'homme blond.

— Tu as raison, mon fils. Je vais rejoindre Harry de ce pas, dans ce cas.

Brody apparut dans la pièce au moment où l'adulte en sortait. Il fit un petit signe de tête à l'attention des enfants, puis disparut, emportant le plateau avec lui.

— Bizarre ! indiqua le garçon brun.

Il échangea un regard avec le blond qui haussa les épaules avant de se diriger vers une étagère de livres. Albus secoua la tête et s'empressa de le rejoindre.