Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Hello ! Merci à toutes (et tous) pour votre fidélité, ça me fait vraiment plaisir, surtout quand ça fait déjà plusieurs années que j'échange avec plusieurs d'entre vous ^^ Bienvenue et merci également à celles (et ceux) qui me découvrent. Voilà, ça faisait longtemps que je ne l'avais pas dit ;) Maintenant, place au nouveau chapitre ! Bonne lecture ! (j'espère)


Chapitre 54

Draco soupira devant son miroir. Il s'était réveillé fatigué. Son reflet lui indiquait même qu'il avait des cernes sous les yeux. Pourtant, il n'avait pas l'impression d'avoir mal dormi… Il secoua la tête. Une bonne douche lui ferait sûrement du bien.

Le blond soupira de bien-être et laissa l'eau chaude couler sur lui sans bouger, son visage levé vers le jet. Il avait du mal à réaliser que c'était déjà le vendredi. La semaine était passée à une vitesse incroyable. Elle avait été moins riche en émotions que la précédente, mais il avait passé des moments très agréables, tout de même, avec les Potter. Avec Harry, surtout. Sauf la veille.

Draco baissa le regard et commença à se nettoyer, tout en songeant à ce qui s'était passé. Le brun lui avait assuré que son comportement était dû à une mauvaise nuit. Il lui avait même demandé des renseignements sur une potion. Mais Draco l'avait senti… différent. Il n'arrivait pas à se l'expliquer, mais il avait vraiment l'impression que le brun s'était fait un peu plus distant avec lui. Pourtant, il continuait à lui répéter toutes ces choses pour le rassurer. Le blond ne comprenait pas bien. Il espérait qu'aujourd'hui, il retrouverait le Potter des autres jours, que son comportement de la veille n'était qu'une passade. Il poussa un long soupir puis entreprit de terminer sa toilette. Après tout, il n'aurait de réponses à ses questions que lorsqu'il le verrait un peu plus tard.

-x-

— Hello, ma Gin', bâilla l'homme brun.

Sa femme venait de le réveiller d'un baiser sur le front et lui caressait désormais les cheveux.

— Bonjour, Harry. Je t'ai laissé dormir le plus longtemps possible, mais là, je vais devoir y aller. Lily et Al' sont déjà levés, en train de prendre leur petit-déjeuner, l'informa-t-elle.

Le sorcier acquiesça, glissa ses lunettes sur son nez avant de sourire à sa femme.

— Merci de m'avoir laissé dormir.

— Ce n'est rien, voyons.

Elle le regarda enfiler sa robe de chambre et ses chaussons.

— Ta nuit n'a pas été trop difficile ? reprit-elle, l'air inquiet.

— J'ai connu mieux.

— Tu peux compter sur moi, d'accord ? Quoi qu'il se passe, je serai là pour toi, ok ?

Harry attira alors la sorcière dans ses bras.

— Merci, Gin'.

Il la relâcha et soupira. Il profita d'être à l'abri dans le sort d'intimité de leur chambre pour lui avouer :

— Je ne sais vraiment pas comment je vais pouvoir lui faire face, aujourd'hui. Je veux bien essayer de faire comme si de rien n'était, mais je sais que… Disons que j'ai l'impression que tout le monde arrive toujours à lire en moi comme dans un livre ouvert, expliqua-t-il en se passant une main dans les cheveux.

— C'est vrai que tu es très expressif, confirma Ginny.

— Ça ne va pas m'aider.

— Je ne sais pas quoi te dire, Harry… avoua la sorcière d'un air navrée.

— Je sais bien. Allez, tu devrais y aller.

— Oui. Je t'ai laissé le nouveau numéro du Chicaneur sur la table, avec la Gazette.

— Ok. Merci. Au fait, tu ne m'as pas dit pour le guérisseur…

Ginny serra les dents.

— Je me suis fait rembarrer comme une malpropre par sa secrétaire qui se révèle être sa femme.

Harry la regarda avec surprise.

— Ah ouais ? Comme ça ?

— Eh oui. Il y a des cons partout, que veux-tu ? soupira-t-elle. Allez, faut vraiment que je file !

Harry l'accompagna jusqu'à la cheminée. Les enfants s'empressèrent de rejoindre leur mère pour lui souhaiter une bonne journée.

Ils attendirent qu'elle soit partie avant de se retourner vers leur père.

— Bonjour, papa ! fit Lily en tendant les bras pour qu'il la prenne dans les siens.

— Bonjour, ma chérie, sourit-il en la serrant contre lui. Bonjour, Al', ajouta-t-il à l'adresse de son fils. Vous avez bien dormi ?

Le garçon acquiesça, mais Harry remarqua son air triste.

— Qu'est-ce qui ne va pas, mon grand ?

— C'est déjà la dernière journée, aujourd'hui. Après, Scorpius va encore se retrouver tout seul dans son grand manoir pendant le week-end.

L'information percuta Harry de plein fouet. Tout à ses préoccupations « sentimentales », il n'avait pas du tout songé au calendrier. Pourtant, la sortie du Chicaneur lui confirmait qu'ils étaient bel et bien vendredi.

— Oh, je comprends.

— Toi aussi, tu es triste, papa ? demanda alors Lily.

— Euh… Oui, ma chérie, répondit-il avec honnêteté.

Cela sembla réconforter Albus qui le regarda avec un sourire.

— Vous avez fini vos petits-déjeuners ? leur demanda leur père, histoire de changer de sujet.

Après un signe négatif de tête de leur part, ils s'empressèrent de retourner à leur place, dans la cuisine. Harry sourit en les regardant faire. Il lui faudrait faire attention avec Draco, mais également avec ses enfants. Surtout Albus qui semblait toujours s'apercevoir de certaines choses pas forcément perceptibles par d'autres.

-x-

Comme la veille, Albus remarqua que son père prenait une profonde inspiration avant d'indiquer sa destination. Il ne comprenait pas. C'était comme s'il était stressé de se rendre au Manoir. Pourtant, il n'avait pas eu l'impression, la veille, qu'il y avait des problèmes entre Draco et lui. Au contraire, ils avaient discuté ensemble, comme d'habitude. Il secoua la tête et arrêta d'y penser dès que son regard se posa sur Scorpius qui semblait l'attendre avec impatience, comme tous les jours. Cela le fit sourire. Il lança rapidement un « Bonjour, Draco ! » avant d'être attiré au loin. Il était habitué à cette manie du blond, désormais. Sûrement sa façon à lui de lui dire qu'il lui avait manqué et cela faisait toujours plaisir au garçon brun.

Harry les regarda s'éloigner avec un sourire puis rassembla tout son courage pour lever les yeux vers son employeur.

— Papa ? Pourquoi ton cœur il bat si fort ?

L'homme se mit à rire pour tenter de masquer sa gêne.

Draco fronça les sourcils, pas dupe. Il était déçu de voir ses craintes fondées. Apparemment Harry avait bel et bien un problème envers lui et c'était une information plutôt désagréable à supporter. Il tenta de ne rien laisser paraître.

— Meilleure nuit que la précédente ? chercha-t-il à savoir.

— Si on veut, soupira Harry.

— Quelle précision ! répliqua le blond.

Le brun se rendit compte que sa voix était un peu plus tranchante que d'habitude. Avait-il dit ou fait quelque chose qu'il ne fallait pas ? Draco s'était-il déjà rendu compte de son trouble ? Ou lui en voulait-il toujours de ne pas se confier à lui ?

L'homme aux yeux gris vit que sa réponse avait perturbé son ami. Devaient-ils avoir une conversation privée avant son cours, comme ils l'avaient fait mercredi ? Ce serait sans doute mieux, en effet. Draco ne supportait simplement pas cette situation et voulait l'éclaircir au plus vite.

— Je pense qu'on doit parler.

Harry ferma les yeux. Il ne voulait pas se retrouver seul avec le blond. Encore moins dans son bureau. Ses visions chimériques étaient encore bien trop présentes dans son esprit. Mais il savait qu'il ne pouvait pas refuser non plus, au risque de définitivement casser quelque chose dans sa relation avec Draco.

— Je suis désolé, Lily.

— Tu vois que j'ai bien fait de prendre ma poupée ! s'amusa-t-elle en lui montrant l'objet en question.

— Oui, tu as eu raison, ma chérie, sourit doucement Harry en la posant au sol.

Puis les deux hommes sortirent du salon sous le regard des trois enfants.

— Encore ? grimaça Scorpius.

— Je ne sais pas de quoi il retourne, mais papa semblait vraiment stressé en venant ici, ce matin. Et hier aussi. Je pense qu'il faut vraiment qu'ils se parlent… déclara alors Albus.

Si quelque chose n'allait pas entre les deux adultes, il valait mieux qu'ils en discutent ensemble pour essayer d'arranger la situation.

-x-

— Qu'est-ce que je t'ai fait, Harry ? demanda Draco sans préambule, la porte de son bureau tout juste refermée derrière lui.

— Mais rien ! Je t'assure que tu n'as rien fait, Dray !

— Alors pourquoi je te sens… si bizarre avec moi depuis hier ?

— Draco… Je suis vraiment désolé que ça te perturbe autant. Mais ce n'est pas toi, je t'assure. C'est juste moi.

— C'est juste toi quoi ?

— Je ne peux pas t'en parler…

— Tu ne peux pas, ou tu ne VEUX pas, Harry ?

— Ok. Je ne veux pas te parler de pourquoi je suis comme ça. Ce serait…

Il secoua la tête.

— J'ai vraiment de bonnes raisons de garder ce qui m'arrive pour moi. Franchement. Et je suis désolé de voir que mon changement de comportement t'affecte autant. Je te promets de faire des efforts et que ça ira mieux lundi.

Draco secoua négativement la tête.

— Tu as bien conscience que ça n'a aucun sens, ce que tu me dis là, n'est-ce pas ?

Harry baissa les yeux au sol.

— Harry ? S'il te plait… Si vraiment tu me fais confiance comme tu te plais tant à me le répéter, dis-moi ce qui ne va pas.

Le sorcier à lunettes secoua à nouveau la tête négativement.

Draco s'approcha de lui et lui souleva légèrement le menton afin de pouvoir plonger son regard dans le sien.

— S'il te plait, répéta-t-il doucement.

Harry sentit son cœur s'affoler. Que pouvait-il faire ? Que DEVAIT-il faire ?

Il attrapa la main du blond, toujours posée sous son menton, et la dégagea de là. Il ferma les yeux et fit un pas en arrière.

— Si je garde le secret, tu m'en voudras, c'est ça ?

Il n'attendit même pas de réponse avant d'enchaîner.

— Mais si je te révèle ce que j'ai, je risque tout simplement de te perdre.

— De me perdre ? répéta le blond en clignant des yeux avant de froncer les sourcils. Je… Explique-moi, Harry ! insista-t-il tout de même.

Le brun le sonda du regard et finit par rendre les armes.

— D'accord. Tu ferais mieux de t'asseoir, alors, fit-il en désignant le fauteuil du blond, tandis que lui prenait place dans le sien. Quand j'aurai fini, je pense que tu comprendras aisément pourquoi il valait mieux que je me taise, pour notre relation à tous les deux. Mais puisque tu insistes…

Il soupira.

Draco, qui venait de s'asseoir comme demandé, se sentit soudainement très inquiet.

— Mes rêves… Ceux qui m'ont perturbé et dont tu voulais que je te parle…

Harry s'arrêta et ferma les yeux. Devait-il vraiment continuer et tout avouer au blond ? Il était lancé, désormais, n'est-ce pas ?

— En fait, c'est toi.

— Moi ?

— C'est de toi que j'ai rêvé. Enfin, de nous…

— Je ne comprends pas. Il se passait quelque chose et je redevenais l'ancien Draco que tu détestes, c'est ça ? Tu préfères prendre tes distances avant que quelque chose tourne mal, c'est ça ?

— Tu n'y es pas du tout, répliqua le brun avec un rire nerveux.

— Alors quoi ? Explique-moi !

— C'est le contraire, en fait. J'ai plutôt imaginé qu'on se rapprochait...

Draco secoua la tête, ne comprenant toujours pas. Puis la lumière se fit. Son visage afficha clairement la surprise avant de se décomposer.

Harry, qui avait observé la réaction de l'autre homme suite à sa confidence, détourna le regard à ce moment-là. Il était vraiment trop franc pour son propre bien.

L'ancien Serpentard continuait de le fixer, une main devant sa bouche, choqué.

Harry finit par se lever.

— Je pense que je peux annoncer aux enfants que le cours est annulé, déclara-t-il alors. Est-ce que tu veux que je prenne Scorpius avec moi pour la matinée ?

Les yeux du blond papillonnèrent à nouveau, essayant d'assimiler les paroles que venait de prononcer le brun.

— Je… Euh… Oui. Peut-être. Je pense que c'est mieux. J'ai besoin de… de réfléchir.

Harry le regarda tristement avant d'acquiescer et de quitter la pièce.

— Oh, papa n'a pas l'air dans son assiette, remarqua Albus à voix basse, tandis que l'homme à lunettes entrait dans le salon.

— Le cours de ce matin est annulé, leur annonça-t-il alors.

— Oh… firent tristement les garçons.

— Mais Scorpius va venir avec nous à la maison. Draco a certaines choses à régler, indiqua-t-il aux enfants, qui furent plus que ravis de savoir que le garçon blond allait pouvoir les accompagner.

-x-

Draco se laissa aller en arrière, la tête renversée sur son appui-tête. Il fixa le plafond sans trop savoir quoi penser. En fait, il n'arrivait même pas à penser. Potter avait raison : désormais, il comprenait pourquoi il n'avait rien voulu lui révéler. Il lui avait demandé de lui faire confiance sur ce coup-là, que c'était mieux pour lui de ne rien savoir, mais il avait insisté. Il avait voulu savoir. Ça avait été plus fort que lui. Et pour quoi ? Pour qu'il se retrouve dans cette situation.

Il finit par fermer les yeux. Il avait conscience de son cœur qui battait en lui. Il sentait les pulsations partout dans son corps, même dans sa tête.

Comment Harry en était-il venu à imaginer un truc pareil ? Lui qui avait aimé se rapprocher de Potter, se lier d'amitié avec lui… Le brun venait-il de tout foutre en l'air ? Draco ne comprenait pas. Et qu'en était-il de sa femme ? La veille, Harry lui avait dit qu'il parlerait de ses mauvais rêves à Ginny. Elle était donc au courant que son mari avait des vues sur quelqu'un d'autre. Un homme, qui plus est.

— Harry est attiré par moi, finit-il par murmurer.

Peut-être que le fait de l'exprimer à haute voix allait l'aider à prendre conscience de cette réalité.

Il entendit juste comme un écho de sa propre voix qui sembla se répercuter dans son crâne.

— Harry est attiré par moi, répéta-t-il d'une voix un peu plus forte.

Draco commençait à réaliser qu'en fait, cette information ne lui déplaisait pas complètement. Il se mit à rire nerveusement avant de poser ses coudes sur son bureau pour faire tomber sa tête entre ses mains. Merde alors ! Il n'avait aucune idée de comment il était censé gérer cela.

Harry Potter… Lui et Harry Potter…

Tout cela le dépassait complètement. Harry avait eu raison de partir s'occuper des enfants. Draco avait vraiment besoin de temps pour assimiler ce qu'il venait d'apprendre et surtout savoir comment réagir face à ça.


Qui avait dit quoi, déjà, sur Harry ? Voilà, Draco est au courant, eh oui !
Alors, qu'en pensez-vous ?
Sinon, hors sujet : qui tente le Nanowrimo 2020 ?