Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Bonjour, tout le monde ! Pour commencer, je souhaitais vous remercier, car, grâce à vous, j'ai passé la barre des 400 reviews ! Ensuite, je peux vous dire qu'à l'heure où je vous poste ce nouveau chapitre, nous sommes à la moitié du Nanowrimo et je viens de commencer le chapitre 71. Oui oui, encore beaucoup de chapitres en prévision, mais j'ai encore tellement de choses à vous révéler ;) Je pense finir l'année à un chapitre par mois - il ne reste que le 15 décembre, en fait - puis, vous l'aurez compris, je pourrai enfin poster plus souvent. Je ne sais pas encore à quelle fréquence : j'ai encore un mois et demi pour me décider. Je dois surtout mettre de l'ordre dans Les enquêtes de Dawn et Matthew pour pouvoir être vraiment sereine concernant L'amour d'un père. Voilà pour les infos. Je vous souhaite une très bonne lecture !


Chapitre 55

Le midi venu, Draco décida de se rendre chez le Sauveur.

L'homme et les enfants étaient tous installés autour de la table de la salle à manger.

— Dra… Draco ? l'interpela le brun. Je ne savais pas que tu voulais manger avec nous… Mais on peut s'arranger pour te préparer une assiette, si tu veux !

Le blond resta là à l'observer quelques instants, son cœur battant la chamade.

— Oui, je veux bien, sourit-il.

Et il traversa la pièce pour aller s'installer à côté de Lily qui éclata de joie en le voyant faire.

Alors qu'il était parti chercher des couverts et une assiette qu'il remplit avec ce qu'il restait dans la cuisine, Harry tentait tant bien que mal de se calmer. Il alla déposer ses affaires devant le blond, tentant de ne rien montrer de son trouble, même s'il n'arriva pas à empêcher ses mains de trembler légèrement.

— Merci, Harry, lui glissa le blond, alors qu'il était encore penché près de lui.

— De rien, Draco. Ça nous fait plaisir de te voir te joindre à nous, répondit le brun en retournant s'asseoir à sa place.

Puis Harry reporta son regard sur Draco, tandis qu'il discutait avec Lily qui avait attiré son attention sur son assiette à elle. Mais à quoi jouait-il donc, à lui sourire et à être aimable avec lui comme ça, après ce qu'il lui avait révélé ? Le brun finit par soupirer et préféra observer le contenu de sa propre assiette qui demandait juste à être vidée.

-x-

— J'étais vraiment surpris de te voir pour le déjeuner, avoua-t-il au blond qui s'était rendu dans la cuisine en sa compagnie, comme il avait pris l'habitude de le faire après manger, les jours où Harry n'avait normalement pas cours l'après-midi.

Draco haussa les épaules.

— J'admets avoir agi sur un coup de tête.

Le brun ne put qu'acquiescer.

— Tu as eu de la chance de nous trouver là. On aurait très bien pu être au Terrier… Heureusement, j'ai prévenu Molly que je préférais déjeuner à la maison, aujourd'hui. Elle semblait juste un peu déçue. Il faudra néanmoins que j'emmène Lily avant de pouvoir faire mon cours, cet après-midi.

— Harry ?

L'interpellé s'arrêta pour observer le blond. Ce dernier était accoudé à la table de la cuisine, la joue posée dans sa main et semblait le fixer.

— Hum ?

— Je viens juste de remarquer que tu as tendance à trop parler lorsque tu es nerveux, sourit Draco.

Harry détourna le regard.

— Je pense que j'ai de quoi l'être, non ? murmura-t-il alors.

— C'est vrai. J'avais d'ailleurs une question à te poser… Ginny, elle est au courant, n'est-ce pas ?

Le brun ferma les yeux. En avouant au blond avoir des sentiments pour lui, il lui avait également tacitement révélé ses problèmes de couple. Il n'avait vraiment pas pensé à ça.

— Oui. C'est même elle qui m'a aidé à ouvrir les yeux sur le pourquoi du comment j'avais fait ces rêves… souffla-t-il en guise de réponse.

— Mais…

Draco ne sut comment poursuivre. Cependant, il n'en avait pas besoin. Harry avait très bien compris où il voulait en venir. Il attrapa sa baguette et lança un sortilège d'intimité.

— Ginny et moi, ça fait un moment que ça ne marche plus. On est très attachés l'un à l'autre, mais on ne s'aime plus. Enfin... Plus comme on le devrait en tant que couple. Il nous arrive encore d'avoir… quelques rapports sexuels, de temps à autre, avoua-t-il en rougissant, mais c'est tout. Un peu comme des sex-friends, en fait. Et… elle vient tout juste de commencer une relation avec un autre homme, si tu veux tout savoir. Je te fais suffisamment confiance pour ne pas t'avoir jeté le Fidelitas avant de te révéler tout ça. J'espère vraiment que tu garderas ces informations pour toi.

Le blond acquiesça, tout en accusant le coup des révélations que venait de lui faire l'autre homme.

— J'ai l'impression que tu réussiras toujours à me surprendre d'une manière ou d'une autre, Harry, finit-il par dire.

— J'espère bien, répliqua alors le brun, avec un grand sourire aux lèvres.

Draco se sentit troublé.

— Au moins, l'avantage de t'avoir tout révélé, c'est que je n'ai plus à me cacher. Comme ça, tu n'as plus l'impression que je te dissimule des choses, n'est-ce pas ? Et encore moins que je t'en veux pour quoi que ce soit. Je te l'ai dit, pourtant, que le problème venait de moi et non de toi.

— Harry, tu recommences.

— De ?

— À trop parler, s'amusa le blond.

Le brun haussa les épaules, bien qu'également amusé par la remarque de Draco.

— Du coup, tu… Enfin, comment dire ? Le fait que tu sois assis là dans ma cuisine à discuter avec moi m'indique que tu veux bien que l'on continue de se fréquenter, n'est-ce pas ?

Il avait besoin d'entendre son « ami » le rassurer sur ce point.

Draco ressentit une bouffée de tendresse devant le brun qui semblait quelque peu vulnérable à ce moment-là, à hésiter ainsi sur la conduite à tenir.

— Bien sûr que je veux bien que l'on continue de se fréquenter, confirma-t-il alors. J'ai l'impression que tu es la meilleure chose qui me soit arrivée depuis des années, Harry, je ne vais pas t'envoyer paître juste parce que… parce que je te plais.

Il eut un léger rire sur la fin.

— Et je ne saurai trouver de meilleur professeur de DCFM pour les enfants, de toute façon. Donc hors de question que je mette fin au contrat !

Harry hocha doucement la tête.

— Harry… Je tiens à toi.

L'homme aux yeux émeraude sourit. De toute façon, il avait quelque peu décroché depuis que Draco lui avait avoué qu'il était la meilleure chose qui lui était arrivée depuis des années.

— D'accord, fut la seule chose qu'il se trouva capable de répondre.

Le blond continua de l'observer sans rien ajouter. Harry ne lui demandait rien de plus. À aucun moment il n'avait cherché à savoir si son attirance était réciproque. Comme si ça lui semblait juste impossible. Draco sourit. Oui, il avait décidé qu'il tenterait peut-être quelque chose avec le brun, mais qu'il se laissait tout de même le temps du week-end pour être certain de prendre la bonne décision. Pour le moment, ses réponses semblaient suffire et convenir à l'ancien Gryffondor et c'était tant mieux.

— Bon, maintenant que ce sujet est clos, peut-être devrions-nous songer à retourner au Manoir pour le dernier cours de la semaine, souffla-t-il.

Harry jeta un regard à la pendule.

— Tu n'as pas tort. Surtout que je dois d'abord aller déposer Lily chez Molly.

— Pas de soucis. Je prends les garçons avec moi et tu nous rejoins au Manoir ensuite, ça te convient ?

— Ça me semble parfait, sourit le brun.

Et il attrapa sa baguette pour annuler le sort.

Draco sourit en le regardant faire, puis porta sa tasse à ses lèvres pour terminer le café qu'Harry lui avait servi.

-x-

— Je n'aime pas les week-ends, grimaça Scorpius dans les bras d'Albus.

Ce dernier serra davantage ses bras autour du blond.

— Je sais, Scorp'. Moi non plus. Je ne veux pas te laisser tout seul…

— Merci, Al'. Je vais lire et relire les livres que je t'ai empruntés, comme ça, ce sera comme si tu étais avec moi.

Albus sourit et se sépara de son meilleur ami.

— Pareil pour moi, alors. Vivement lundi qu'on puisse à nouveau entamer une nouvelle semaine ensemble.

— Oui !

Scorpius l'attrapa à nouveau contre lui.

— Tu vas quand même me manquer, Al'.

Le petit brun ne put qu'acquiescer. Il pensait exactement la même chose.

Draco et Harry observèrent silencieusement cet échange. Le brun se tourna alors vers l'autre homme.

— Je pense qu'il n'est pas nécessaire que je te dise que tu vas me manquer, murmura-t-il, le rouge aux joues.

— Tu vas me manquer aussi, tu sais… Dis-toi qu'on pourra enfin voler à nouveau ensemble, la semaine prochaine !

— Si je trouve un balai qui me convient ! répliqua aussitôt Harry, bien qu'enchanté par cette idée de voler avec Draco.

— T'as plutôt intérêt !

— Ah oui ? Sinon tu me feras quoi ? chercha-t-il à le provoquer.

Draco l'observa sans rien dire. Harry mit tout de même quelques secondes à se rendre compte de ce qu'il venait de dire et se mit à rougir violemment. Le sorcier aux yeux gris se mit à rire de son embarras.

— T'es vraiment un drôle de numéro, Potter.

— Et je ne fais jamais rien comme les autres, je sais, souffla-t-il.

— C'est ce qui te rend unique, aussi. Alors, arrête de t'en faire, d'accord ?

Harry posa son regard sur lui, puis finit par acquiescer.

— Ouais. Je suppose que tu as raison.

— J'ai toujours raison ! s'amusa le blond.

— Ah ? Vraiment ? sourit-il.

— Mais oui. Allez, je pense qu'il est temps de nous séparer pour le week-end.

— Oui… Al', on y va.

Le garçon s'éloigna tristement de son ami pour venir rejoindre son père.

— Passez un bon week-end ! fut tout ce que Draco trouva à dire, tandis qu'il proposait la poudre de cheminette à Harry.

— Merci, vous aussi.

Il jeta une poignée dans l'âtre.

— À lundi, ajouta-t-il avec un mouvement de tête avant d'entrer dans la Cheminée avec son fils. Le Terrier !

Les deux Malfoy soupirèrent de concert en les voyant disparaître. Ils échangèrent alors un sourire complice de ressentir l'un et l'autre la même chose quant au départ des Potter.

-x-

Un café et un chocolat chauds attendaient les deux bruns sur la table de la cuisine du Terrier.

— Ça va aller ? s'inquiéta Molly.

Elle avait bien l'impression qu'elle les retrouverait dans cet état chaque vendredi soir.

L'homme l'embrassa sur la joue avant de s'installer devant son café. Albus décida d'imiter son père, ce qui fit fleurir un sourire sur les lèvres de la sorcière.

— Il va bien falloir s'habituer à cette séparation, semaine après semaine, n'est-ce pas ? Ce n'est que pour deux jours… souffla Harry aussi bien pour son fils que pour lui-même, même s'il espérait que ce fait passât inaperçu. Où est Lily ?

— Hermione est passée tout à l'heure. Elle avait quelques achats à faire au Chemin de Traverse avec les enfants. Lily était plus qu'excitée à l'idée de les accompagner, donc je lui ai dit oui.

L'homme acquiesça pour rassurer sa belle-mère de son initiative.

— En parlant du Chemin de Traverse… On compte aller s'acheter nos balais neufs, avec Ginny. Et comme ça fait longtemps qu'on n'est pas sortis juste tous les deux, on se demandait si tu pouvais garder les enfants, demain matin ? Je peux aussi demander à Hermione, si ça t'embête…

— Mais non, mais non, Harry. Tu sais bien que c'est toujours un plaisir pour moi de m'occuper d'eux.

Albus sourit.

— Et vous avez raison de vouloir sortir en amoureux, de temps en temps, ajouta-t-elle, tout en secouant la tête pour appuyer ses propos.

— Merci, Molly, sourit Harry en retour.

Comme à chaque fois, il s'en voulut de laisser croire à sa belle-mère que tout allait pour le mieux entre Ginny et lui. Il redoutait vraiment le jour où ils devraient leur avouer la triste vérité.

— Tu ne m'as pas dit pourquoi le cours de ce matin avait été annulé, au fait, relança la sorcière.

— Oh. Disons que Draco s'est vu obligé de régler un imprévu. Je lui ai donc proposé de garder les enfants, ce matin, fit le sorcier en rougissant légèrement.

Albus fronça les sourcils devant le comportement de son père. Il lui semblait que c'était lui qui avait créé l'imprévu en question, quand ils étaient partis se parler. Par contre, il ignorait complètement de quoi il pouvait bien s'agir. Il n'allait pas se plaindre, de toute façon, car cela lui avait permis de passer du temps avec Scorpius toute la matinée.

Molly acquiesça. Hermione et les enfants apparurent dans le salon au même moment. Harry s'empressa de rejoindre sa meilleure amie pour la débarrasser des paquets qu'elle tenait, puis se pencha pour l'embrasser.

— Bonjour, Mione !

— Hey, Harry ! Je suis tellement contente de te voir ici !

— Hum, tu devais bien te douter que j'attendrais ton retour pour pouvoir récupérer Lily…

— Ah oui ! fit-elle, un grand sourire espiègle sur les lèvres. En même temps, tu ne me laisses pas le choix. Je suis obligée de prendre tes enfants en otage pour pouvoir te voir, tu te rends compte ?

L'homme secoua la tête, amusé. Il déposa les paquets près de la cheminée.

— Bonjour, tante Hermione ! vint à son tour la saluer Albus, avant d'en faire autant avec ses cousins.

Les enfants allèrent tous s'asseoir sur le tapis du salon et le garçon aux yeux émeraude commença à raconter sa première leçon de vol avec Scorpius, ponctué de quelques commentaires de Lily. Puis, en échange, les autres enfants racontèrent à Albus comment Rose venait d'acquérir sa première baguette.

— Tu fais une tête bizarre, finit par dire Hermione, alors qu'il reprenait un autre café, installé dans le canapé en compagnie de la sorcière.

— Ah ?

Elle l'observait pensivement, son menton posé sur sa main. Elle avait attendu que Molly disparaisse dans la cuisine pour lui faire la remarque.

— Harry… Nos discussions me manquent.

— Oui. Elles me manquent aussi. C'est vrai que j'ai beaucoup moins de temps pour venir te voir, maintenant que je travaille chez les Malfoy.

— Il s'est passé quelque chose, n'est-ce pas ? insista-t-elle.

Harry ne put qu'acquiescer.

— Il s'est même passé pas mal de choses, ajouta-t-il. Mais ce n'est ni l'endroit ni le moment pour qu'on ait cette discussion, Mione.

La sorcière observa autour d'elle et acquiesça.

— Je comprends.

— J'ai demandé à Molly si elle pouvait garder mes enfants, demain matin, pour qu'on puisse aller s'acheter des balais, avec Ginny. Tu pourrais te joindre à nous ?

Hermione sembla réfléchir à la proposition puis haussa les épaules.

— Oh, pourquoi pas, après tout ? Ron est bien capable de garder les enfants durant une matinée !

— Et s'il ne s'en sort pas, il pourra toujours venir ici. Al' et Lily pourront s'occuper de leurs cousins, fit-il en lui adressant un clin d'œil.

— Ça me semble pas mal. Pas mal du tout, même. Vous comptez y aller vers quelle heure ?

— À vrai dire, je ne sais pas encore. Je te propose qu'on vienne te chercher après avoir déposé les enfants ici, qu'en penses-tu ?

— Parfait ! Bizarrement, j'ai maintenant hâte d'être à demain !

Hermione se mit à rire. Harry ne put que sourire de la voir ainsi. Il trouvait que cette invitation était vraiment une bonne idée. Il était vraiment temps qu'il mette sa meilleure amie dans la confidence, surtout avec ce qu'il commençait à ressentir envers un certain blond aux yeux bleus.