Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Hello tout le monde ! Avant toute chose, vu que j'ai eu cette remarque dans plusieurs reviews, donc j'imagine que d'autres ont dû songer à ça aussi : non, Scorpius n'est pas un Horcruxe. "La création d'un horcruxe nécessite obligatoirement la mort d'une personne." Or, il n'y a pas eu mort d'homme dans ce rituel. Il y a "juste" eu transfert d'un morceau d'âme pour sauver le garçon, ce qui a rendu Astoria telle qu'on la connait. Bon courage... euh... Bonne lecture ! ;-)


Chapitre 58

Même s'il aurait vraiment aimé profiter de la demeure Black plus longtemps, Draco se contraignit à se rendre chez les Zabini. Il ne voulait pas laisser son fils trop longtemps tout seul avec des personnes qu'il connaissait à peine. Blaise l'accueillit silencieusement, comprenant d'un regard que le blond était préoccupé. Daphné, quant à elle, n'était pas encore revenue.

— C'était si horrible que ça ? demanda le sorcier noir après avoir servi le thé.

Draco poussa un long soupir en fermant les yeux, avant de secouer doucement la tête de haut en bas. Il posa ses yeux sur son ancien camarade de classe.

— J'imagine que Daphné te racontera tout dans les détails, donc pour faire simple, Astoria a eu recours à de la magie noire pour sauver Scorpius à la naissance. En échange, elle a perdu un bout de son âme, ce qui explique le comportement qu'elle a depuis. Et elle ne pouvait rien révéler, car son père l'avait placée sous Fidelitas. Ma mémoire a été effacé et celle de ma mère modifiée.

Blaise encaissa les paroles du blond. Il comprenait que Daphné ne soit pas encore rentrée. Elle devait être anéantie par ce que sa sœur venait de lui révéler. Il espérait qu'elle ne s'en voudrait pas trop d'avoir ainsi rejeté Astoria alors qu'elle aurait en réalité eu besoin de soutien et qu'elle avait fait ce qu'elle avait fait uniquement pour sauver son enfant. Peu importe qu'elle ait eu recours à la magie noire pour cela. En tout cas, Blaise serait là pour la soutenir et l'aider à surmonter cette épreuve, elle qui était déjà bien affaiblie à cause de la perte récente de son père.

Le silence compréhensif de son hôte lui fit du bien. Draco devinait qu'il devait être en train de songer à Daphné.

— J'ignore ce qui va se passer, désormais, souffla-t-il.

— Comment ça ?

— Je ne sais pas s'il faut qu'on garde tout ce qu'on vient d'apprendre pour nous ou si nous devons lancer des poursuites contre ce guérisseur. Je suis bien tenté par la seconde option, mais je crains les retombées médiatiques que ça pourrait induire et je ne veux pas que Scorpius…

Il ne termina pas sa phrase, sentant à nouveau son cœur se serrer en songeant à son fils. L'homme tourna son regard vers la baie vitrée pour voir Scorpius s'amuser sur son balai avec Kléo et Niko.

— Et je compte divorcer, annonça-t-il alors.

Blaise acquiesça. Il ne comprenait même pas pourquoi le blond n'avait entamé aucune procédure jusqu'à présent. Peut-être avait-il gardé l'espoir de retrouver un jour l'ancienne Astoria et qu'il voyait son attente vaine ?

— Et après, tu me parles d'avoir peur des médias ! le taquina-t-il alors. Tu te rends compte que la scission d'une union sorcière, surtout provenant d'une famille comme la tienne, risque de faire couler énormément d'encre ?

— Ne m'en parle pas ! gémit Draco en enfouissant son visage entre ses mains.

Le silence s'installa à nouveau entre eux.

— Peut-être devrais-tu aller chercher Daphné ? finit par proposer Draco. Je garde un œil sur les enfants.

Blaise ne répondit rien, se contentant de se lever en acquiesçant. Il quitta la pièce afin de pouvoir emprunter le réseau de cheminées.

Le blond émit un profond soupir. Les jours à venir allaient être vraiment difficiles pour leurs familles.

Lorsque Blaise le rejoignit à nouveau, il lui expliqua qu'il venait d'accompagner Daphné jusque dans son lit. Sa femme était complètement effondrée et à bout de force.

Draco acquiesça et proposa à l'autre homme de rejoindre les enfants pour avertir son fils qu'ils devaient rentrer.

Une fois chez eux, Scorpius lui demanda ce qu'il s'était passé avec Daphné et sa mère. L'adulte paniqua légèrement : s'il ne lui révélait pas ce que lui avait appris Astoria, celle-ci risquait fort de le faire à sa place et ça blesserait davantage le garçon. Il lui proposa alors de tout lui raconter après le dîner. Scorpius, qui se voyait déjà essuyer un refus de la part de son père, ne put qu'acquiescer face à cette proposition.

Ce fut donc avec une appréhension grandissante que l'adulte accompagna son fils jusqu'à sa chambre après le repas du soir. Il lui proposa ensuite de se préparer pour la nuit. Il savait qu'il ne gagnait que quelques minutes de répit de cette façon.

Dans la salle de bain, Scorpius sentait l'angoisse monter en lui. Il n'avait aucune idée de ce que son père allait lui raconter, mais vu la tête qu'il faisait quand il était venu le chercher chez les Zabini, et Blaise qui avait expliqué à Niko et Kléo que Daphné n'allait pas très bien et avait besoin de se reposer, il avait l'impression que les nouvelles ne seraient pas bonnes. Ce fut donc vraiment stressé qu'il prit place sur son lit, prêt à écouter son père.

— Pour commencer, mon fils, je voulais te dire que ton grand-père, le père d'Astoria, est décédé hier soir.

Scorpius acquiesça. Niko et Kléo le lui avaient déjà dit. Mais, contrairement à eux, il ne ressentait aucune peine : cet homme était un parfait inconnu pour lui.

— Tu sais ce qu'est le Fidelitas, n'est-ce pas ?

Le garçon fronça les sourcils en cherchant dans sa mémoire.

— Je ne suis pas sûr, papa, avoua-t-il.

Draco lui offrit un sourire qui se voulait rassurant.

— Le Fidelitas est un sortilège qu'on lance à quelqu'un pour… sceller un secret. La personne touchée ne peut alors rien révéler de ce qu'elle sait aux autres sorciers, sauf si elle est le Gardien du secret. Lui seul peut transmettre l'information.

L'homme inspira profondément avant de continuer.

— Il s'est produit quelque chose le jour de ta naissance. Le père d'Astoria lui a lancé le Fidelitas, devenant ainsi le Gardien du secret. S'il ne révélait rien, personne ne pouvait découvrir ce qu'il s'était passé à ce moment-là. Lorsqu'il… s'est éteint, hier, ça a libéré ta mère de cet enchantement. C'est pourquoi elle a pu tout nous raconter, tout à l'heure.

Le garçon secoua positivement la tête.

— D'accord. Et tu vas me dire ce que c'est, papa ?

— Oui, mon chéri. Ça ne va vraiment pas être facile à entendre pour toi, je te préviens, mais je préfère tout de même que tu apprennes ce qui va suivre de ma bouche plutôt que de celle de ta mère.

Draco vit le visage de Scorpius s'assombrir, mais ce dernier acquiesça à nouveau. L'homme se lança donc, choisissant ses mots avec soin.

Le petit blond encaissa difficilement les paroles de l'adulte. Il avait du mal à croire que sa mère avait en fait dit la vérité lorsqu'elle lui avait affirmé que son père avait voulu le laisser mourir. C'était juste horrible. Il ne comprenait vraiment pas il avait comme l'impression de tomber dans un gouffre sans fin, où la douleur ne s'arrêterait jamais.

Constatant parfaitement bien la détresse de son fils, Draco s'empressa de l'attirer contre lui.

— Oh, mon fils, je suis tellement désolé, tu sais. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée dans la vie, hein. Je t'aime tellement fort…

Il continua de murmurer toutes sortes de paroles de réconfort. Il ne voulait pas que son enfant le voie désormais comme un monstre. Il lui était si précieux.

— Je t'aime, mon Scorp', répéta-t-il inlassablement, jusqu'à ce qu'il sente son fils le serrer contre lui à son tour et commencer à se mettre à pleurer.

Draco déglutit. Déjà n'était-il plus en état de choc, c'était une bonne chose. Maintenant, il fallait qu'il lui montre que toute cette histoire ne comptait vraiment pas par rapport à tout ce qu'ils avaient vécu tous les deux durant toutes ces années et le lien très fort qui les unissait.

— Je t'aime de tout mon cœur, Scorpius. S'il te plaît, crois-moi…

Lui aussi sentait désormais ses larmes couler le long de ses joues et s'échouer dans les cheveux de son fils qu'il tenait fermement contre lui.

— Je te crois, papa. Je t'aime fort aussi… murmura alors difficilement le garçon entre deux sanglots.

Un fugace sourire soulagé vint s'étirer sur les lèvres de l'adulte, même s'il n'arrêta pas pour autant sa litanie de mots doux pour rassurer son enfant.

Scorpius finit par s'endormir dans ses bras. Au bout d'un certain temps, Draco l'allongea correctement dans son lit et le borda. Il resta encore un long, très long moment à l'observer dormir, le cœur meurtri d'avoir ainsi blessé son fils.

-x-

— Alors, que s'est-il passé avec Draco ? demanda Ginny.

La journée avait été longue et le couple n'avait pas eu l'occasion de vraiment se parler. Ginny était rentrée pour le déjeuner et elle avait raconté (une partie de) sa matinée pendant le repas, répondant aux questions de Lily et de son mari au sujet du nouveau balai.

Ensuite, Ron, Hermione et les enfants étaient arrivés en début d'après-midi : les Potter les avaient invités la veille, prétextant que ça faisait vraiment longtemps qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de les voir chez eux.

Puis Draco était arrivé, demandant à parler à Harry en privé. Tous, même Ron, s'étaient accordés à dire que Malfoy n'avait vraiment pas l'air dans son assiette.

Lorsque le sorcier brun était revenu, ils lui avaient posé tout un tas de questions. Harry leur avait alors révélé que Monsieur Greengrass, le père d'Astoria, était décédé la veille au soir, levant par la même occasion le Fidelitas qu'il avait posé sur sa fille. Celle-ci avait alors aussitôt convoqué son mari Draco et sa sœur Daphné pour leur révéler ce qui s'était passé lors de l'accouchement de Scorpius. Ces informations avaient été extrêmement difficiles à encaisser pour le blond, d'où sa volonté de se confier à lui. Harry n'était pas entré davantage dans les détails. D'une part, il ne voulait pas exposer les problèmes de son ami aux autres, il savait que ses paroles étaient censées rester entre eux d'autre part, il ne fallait surtout pas que cette histoire tombe dans les oreilles des enfants. Et en particulier, celles d'Albus.

Mais une fois seul avec Ginny, il lui répéta tout ce que lui avait confié le blond.

— Ce Dr Kahn est complice, alors… songea-t-elle tout haut. Et ce n'est peut-être pas la seule fois qu'il a eu recourt à certaines pratiques pas très déontologiques, dans le cadre de sa profession… Ce qui expliquerait pourquoi il n'a pas daigné répondre à ma demande de rendez-vous et que sa femme m'a éconduite de la sorte. Ils doivent avoir sacrément de choses à cacher pour avoir ce genre de comportement.

Harry acquiesça distraitement aux paroles de sa femme.

— J'espère que ça va aller pour Draco…

— Malheureusement, tu ne peux rien faire de plus pour lui pour le moment. Juste lui apporter ton soutien pour traverser cette épreuve.

— Je sais, Gin'. Je sais.

La sorcière sortit rapidement de la chambre pour revenir avec un flacon de potion.

— Pour que tu puisses dormir, cette nuit.

Harry fronça les sourcils. Ginny soupira.

— Il faut vraiment que tu te reposes. Ça fait plusieurs nuits de suite que tu ne dors pas correctement. Et je suppose que ce que tu as appris aujourd'hui ne va pas t'aider à mieux dormir, donc prends. S'il te plaît…

L'homme finit par céder et attrapa la fiole que lui tendait sa femme. Il l'avala rapidement et lui rendit le récipient vide.

Ginny sortit à nouveau de la chambre pour le déposer dans l'évier, puis vint se glisser sous la couette.

Elle se tourna sur le côté pour observer le brun. Celui-ci ne mit pas plus de cinq minutes avant de s'endormir. Elle secoua la tête, légèrement amusée, avant de se redresser pour lui retirer ses lunettes. Puis elle attrapa sa baguette pour les faire léviter jusqu'à la table de nuit de son mari et éteignit les lumières.

— Bonne nuit, Harry, chuchota-t-elle, avant d'essayer de trouver le sommeil à son tour.

Un sourire vint fleurir sur ses lèvres alors qu'elle repensait aux très agréables moments qu'elle avait partagés avec Stéphane.

Malgré la potion, Harry se réveilla à plusieurs reprises cette nuit-là.

-x-

— Bonjour, Gin', grommela-t-il en entrant dans la cuisine, le lendemain matin.

— Bonjour, Harry.

— Pas de hibou ni rien ?

— À part la Gazette, rien.

L'homme acquiesça sombrement tout en s'installant à table avec son café. Il avait demandé à Draco de le prévenir si le cours de ce matin venait à être annulé. Du coup, il se sentait stressé de voir un hibou débarquer à tout moment, qui lui indiquerait qu'il pouvait effectivement rester chez lui avec ses enfants. Et la pluie qu'il voyait tomber par la fenêtre de la cuisine n'aidait pas à améliorer son humeur.

Ginny sentit qu'il valait mieux qu'elle reste plongée dans sa lecture du quotidien, le temps que son mari ait au moins terminé sa tasse de café.

— Ça risque d'être difficile, aujourd'hui, finit-il par souffler. Je vais faire ce que je peux pour les enfants, mais je sens que ça va vraiment être dur.

— Ça ira mieux quand tu auras revu Draco en emmenant Albus ce matin, je pense… sourit positivement la sorcière rousse avant de replier le journal.

— J'espère... Je ne sais même pas s'ils ont mis Scorpius au courant du décès de son grand-père, même s'il ne le connaissait pas.

— Vu qu'il a dû passer son après-midi chez les Zabini, je suppose que ses cousins ont dû le lui dire. Oh, Harry ! Ça ne sert à rien de ressasser tout ça maintenant ! Tu auras une réponse à tes questions tout à l'heure, tu sais ! grimaça-t-elle, vraiment pas ravie de voir le brun dans cet état-là. J'espère que les enfants sauront te changer les idées, fit-elle en soupirant avant d'aller finir de se préparer.

Oui, il l'espérait aussi.

— Bonjour, papa ! marmonna Albus en arrivant dans la cuisine à son tour en se frottant les yeux.

Harry s'empressa de mettre du lait à chauffer pour son fils.

— Toi, t'as passé une mauvaise nuit, releva-t-il.

— Mmm. Tu crois que Draco va annuler le cours ?

L'homme sourit tendrement à son fils en constatant qu'il avait les mêmes appréhensions que lui.

— Je ne sais pas, Al'. Draco m'a dit qu'il me préviendrait si c'était le cas. Et je n'ai toujours pas eu de nouvelles.

Le garçon acquiesça. Il avait tellement hâte de retrouver Scorpius. Certes, il avait passé un bon week-end, surtout avec sa cousine Rose, et il savait que son meilleur ami s'était rendu chez les Zabini, la veille après-midi, mais… mais ce n'était pas pareil. Le blond lui manquait et il s'inquiétait pour lui. Il voulait juste être à ses côtés.

-x-

Draco s'observait dans le miroir de sa salle de bain. Il avait vraiment mauvaise mine. Encore. Il songea à Harry qui allait le voir comme ça. Un léger sourire prit alors place sur ses lèvres tandis qu'il secouait doucement la tête. Avec ce que le brun lui avait révélé vendredi, le blond imaginait bien qu'il ne dirait rien s'il se présentait à lui avec une mine de déterré. Au contraire, il risquait juste de s'inquiéter. Draco poussa un léger soupir puis sortit de la pièce. La veille, Harry n'avait eu aucun geste déplacé, trahissant son attirance pour lui, sinon quelques rougeurs à une ou deux occasions. Il avait juste été là pour l'écouter et le réconforter comme il en avait eu besoin. Il avait même deviné son besoin de mettre les choses à plat, seul. Vraiment, Harry Potter était quelqu'un de bien. Sûrement même trop bien pour lui, mais Draco n'allait sûrement pas se plaindre que le brun soit attiré par lui. D'un coup de baguette, il fit son lit et remit de l'ordre dans sa chambre avant d'en sortir, puis se dirigea vers la chambre de Scorpius.

Son cœur se serra à nouveau en songeant à lui. Il ignorait complètement comment le garçon allait l'accueillir, ce matin. Il n'arrivait même pas à s'imaginer ce que son fils avait dû ressentir lorsqu'il lui avait raconté la vérité sur les conditions de sa naissance. Comment un enfant de 9 ans pouvait-il encaisser le fait qu'il n'aurait, en réalité, pas dû survivre à ce moment-là et qu'il ne devait son existence qu'au sacrifice de sa mère qui avait toujours été si odieuse envers lui durant toutes ces années ? Comment pouvait-il accepter que son père eût été prêt à le laisser tomber alors qu'il venait tout juste de voir le jour ? Draco frissonna. Il ressassait encore et toujours cette cruelle vérité.

Il ferma les yeux et déglutit avant de toquer contre la porte de la chambre de son fils. N'obtenant pas de réponse, il entra. Un regard lui indiqua que le garçon n'était pas dans la pièce, mais le bruit de l'eau qui coule indiquait qu'il devait être sous la douche. Il s'approcha de la porte de la pièce d'eau.

— Tout va bien, Scorpius ?

Pas de réponse. Draco hésita, puis entra. Tant pis pour la pudeur de son fils, mais il devait vérifier que tout allait bien. Il le trouva prostré dans la douche, recroquevillé au sol, sous le jet d'eau qui continuait de se déverser sur lui. L'homme attrapa une serviette de bain, arrêta l'arrivée d'eau et enveloppa chaudement son fils avant de le prendre dans ses bras. Le garçon s'agrippa à son cou et Draco pu ainsi le porter jusqu'au lit sur lequel il s'installa, Scorpius toujours contre lui. Il dégagea sa main quelques secondes, le temps de lancer un sort de séchage sur le garçon, ayant peur qu'il attrape froid. Puis, doucement, il attrapa le visage de son fils entre ses mains et le força à le regarder. Draco se sentit mal en constatant que ses yeux semblaient éteints… Il déposa un baiser sur sa joue puis son front avant de recoller la tête blonde contre son torse.

Scorpius ne pourrait certainement pas suivre un cours dans cet état-là. Draco hésitait à envoyer un message à Harry pour lui dire de ne pas venir. Mais d'un autre côté, s'il y avait bien quelqu'un qui pourrait remonter le moral de son fils, c'était bien Albus. Il fit part de ses pensées à haute voix.

— Je pense qu'on ne pourra pas faire cours, ce matin. Si tu veux, tu peux rester dans ta chambre et je demande à Brody d'apporter ton petit-déjeuner ici.

Pas de réaction, comme il s'y attendait.

— Et plus tard, je demanderai à Albus de venir te rejoindre, comme ça vous pourrez discuter de… de cette situation ensemble.

Draco bénit les Potter lorsqu'il vit son fils relever la tête à la mention de son meilleur ami.

— Est-ce que ça te conviendrait comme programme ? demanda-t-il doucement, faisant glisser ses doigts sur quelques mèches de cheveux de son fils.

Il vit un tout petit mouvement positif de tête, avant que le garçon ne se blottisse à nouveau contre lui. Au moins, il avait conscience de sa présence et ne l'avait pas rejeté. C'était déjà une très bonne chose de gagnée, pour Draco.