Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Hello tout le monde ! J'étais tellement fatiguée, hier, que j'ai préféré poster avec un jour de retard que de partager mon chapitre sans relecture correcte. Fin de l'enquête ;) Bonne lecture... et à bientôt ^^


Chapitre 66

— Harry, Ginny ! Peut-être devriez-vous aller vérifier que tout va bien au Chicaneur, proposa le roux.

Les deux interpellés acquiescèrent et s'exécutèrent aussitôt.

— Quant à moi, je vais discrètement aller lancer un sort de détection devant chez vous, indiqua Ron à Sonia.

La femme l'observa un peu surprise avant de comprendre. En effet, si Jonas avait avoué que sa sœur était une sorcière et que ce dernier disparaissait, il y avait fort à parier que celle-ci finirait par se rendre chez ses parents pour les aider. Sûrement n'avaient-ils pas conscience qu'ils transplanaient dans la cour arrière, à l'abri des regards.

Ron eut tôt fait de lui signaler un véhicule stationné un peu plus loin avec deux individus en planque.

— Je vais ajouter d'autres sortilèges anti-intrusion à votre maison, si vous le voulez bien, proposa Ron.

Sonia accepta de bon cœur. Elle savait que Dawn avait auparavant placé une barrière basique, juste « au cas où », mais c'était tout.

-x-

— Chut ! Cache-toi ! ordonna Harry à sa femme.

Ils venaient tout juste de récupérer le dossier dans le bureau de la sorcière. Ils s'installèrent près de la machine à café. Si les intrus pénétraient dans le bureau de Ginny, il suffirait alors de quelques sortilèges pour les y emprisonner.

— Avance ! entendirent-ils ordonner.

— Merde, Thomas ! chuchota Ginny.

En effet, si Matt avait prévenu son mari et son fils, il n'avait pas pensé qu'ils pourraient s'en prendre à son frère.

Ils étaient trois, Thomas compris, la baguette de l'un des deux autres braquée sur lui.

Ginny et Harry attendirent qu'ils entrent enfin dans le bureau avant de surgir derrière eux, de les désarmer et de les stupefixer.

— Merci ! souffla Thomas soulagé de ne plus être menacé.

— Aide-nous à les attacher, indiqua Ginny.

Une fois que ce fut fait, elle reprit :

— Il n'y a qu'eux ?

— Je pense, oui.

— Comment te sont-ils tombés dessus ?

— Ils ont réussi à trouver mon adresse. Ils m'attendaient devant ma demeure qui, heureusement, est sous bouclier anti-intrusion. J'avoue avoir surtout eu peur qu'ils s'en prennent à ma femme. Vous allez peut-être pouvoir m'expliquer de quoi il s'agit, pour que vous soyez là aussi en plein milieu de la nuit… fit-il en se laissant tomber dans le fauteuil de Ginny.

— Eh bien, c'est top secret, on dira. C'est lié à l'affaire sur laquelle ton frère et Dawn enquêtent depuis plusieurs semaines.

Le journaliste acquiesça, compréhensif.

— Par contre, je me demande à quel point les sorciers sont liés à toute cette histoire, souleva Harry en observant les deux individus. Gin', tu peux retourner chez Dawn pour demander du Véritaserum à Matthew, s'il te plait ? Je reste là pour les surveiller.

La femme acquiesça avant de s'exécuter.

— Matt a du Sérum de vérité sur lui ? s'étonna Thomas.

— Oui. Mais vu la quantité que l'on utilise cette nuit, il ne va pas lui en rester beaucoup… s'amusa le sorcier à lunettes.

— Du coup, je fais quoi, moi ? J'avoue que ce siège est très confortable, mais je suppose que si je ne dois pas être mis dans la confidence, il vaut mieux que j'aille ailleurs, non ?

— On verra quand Ginny sera de retour…

Harry s'installa en appui sur le bureau, face aux deux hommes ligotés. Il se demandait ce qu'ils allaient bien pouvoir leur révéler.

-x-

Matthew venait de redescendre en compagnie du père de Dawn quand Ginny pénétra dans la demeure.

— Nous avons besoin de ta potion, indiqua-t-elle. Deux sorciers se sont introduits dans le Chicaneur.

— Comment ?

— Thomas.

Matt fronça les sourcils.

— Je montre les deux adresses et je t'accompagne.

Ginny ne put qu'acquiescer en regardant faire le journaliste. Elle comprenait qu'il préférait venir voir de lui-même que son frère se portait bien.

— Très bien, merci Matthew. Puisqu'il ne reste plus que nous trois, je propose qu'on aille d'abord à cet endroit, fit Ron en indiquant l'adresse où John a déposé Jonas la veille.

Dawn et Pansy acquiescèrent, les traits commençant à tirer à cause de la fatigue.

— Je peux vous proposer un café, intervint Sonia.

— Je pense que ce ne sera pas de refus. Merci, maman.

Les deux autres acquiescèrent. En effet, se redonner un petit coup de boost n'était pas du luxe dans leur situation.

-x-

— Tu as l'air d'aller bien, soupira Matthew en voyant son frère installé à son aise dans le fauteuil directorial.

Ce dernier lui renvoya un sourire tranquille.

— Bon, je vais aller me prendre un café, le temps que vous fassiez ce que vous avez à faire, indiqua-t-il en se levant pour quitter la pièce.

— Il a l'air cool, ton frère, souffla Harry à Matthew.

— Il l'est. Peut-être parfois un peu trop, s'amusa ce dernier.

Ginny sourit à ces propos. Ça faisait du bien de relâcher un peu la pression, surtout qu'ils commençaient à cumuler un nombre important d'indices, autant dans la recherche de Jonas que pour compléter le dossier secret.

— À vous deux, maintenant… soupira le journaliste avant d'administrer quelques gouttes de potion à chacun.

Les trois attendirent un peu que cette dernière fasse effet avant de lancer l'Enervatum sur les intrus.

Matthew se chargea à nouveau de l'interrogatoire.

— Qui êtes-vous ?

Les deux types se présentèrent. Harry avait attrapé de quoi prendre des notes sur le bureau de sa femme.

— Qu'êtes-vous venus faire au Chicaneur ?

— Récupérer des documents importants, expliqua l'un des deux hommes.

Ginny acquiesça. Cela, ils le savaient déjà tous les trois.

— Et qui vous a confié cette mission ?

On y était.

Les deux hommes s'observèrent, une crainte évidente dans leurs yeux. Ni l'un ni l'autre ne tenait à révéler cette information.

Harry fit tapoter son crayon sur le bureau en signe d'impatience.

D'autre part, aucun des deux ne s'était non plus attendu à devoir se retrouver face au Sauveur en personne.

— Pourquoi cette personne voulait-elle récupérer ce dossier ? demanda Matthew, estimant qu'ils perdaient du temps et qu'il aurait l'occasion de reposer la même question plus tard.

— On ne sait pas ce qu'il contient, mais apparemment vous en savez trop, fit celui de gauche en fixant son regard sur Matthew.

— Qui est au courant de l'existence de ce dossier ?

— Nous, déjà, répondit le même homme.

— Et ensuite ?

— Preston Wax.

— Et c'est tout ?

— On n'en sait pas plus.

— Preston Wax vous a-t-il expliqué pourquoi il voulait récupérer ces documents ?

— Parce que vous en savez trop, répéta-t-il.

— En quoi ce que contient ce dossier concerne-t-il également Wax ?

— Il est chargé de maintenir ces informations secrètes au sein du Ministère.

— Le Ministère l'a chargé de cette tâche ? releva Matthew.

Les hommes acquiescèrent.

Harry et Ginny soupirèrent avant d'échanger un regard. Après tout, dès le départ, ils savaient très bien que le Ministère tenait à ce que les informations récoltées par Matthew restent confidentielles.

Ce qui était surprenant, par contre, c'était d'y associer cet homme, Preston Wax, chargé de maintenir le secret, alors qu'il était également celui qui commanditait les séries de tests aux Kahn et peut-être même d'autres médecins sorciers. Ces recherches étaient-elles donc ordonnées par le Ministère ? Ou ce Wax profitait-il de son grade pour mener ses recherches sous couvert du sceau ministériel ?

— Qu'ont-ils fait du jeune homme, Jonas Darkwell ? relança alors Matthew.

Les deux hommes secouèrent frénétiquement leurs têtes en signe d'ignorance.

— Très bien. Dites-moi tout ce que vous savez, dans ce cas…

-x-

Il y avait du mouvement, apparemment, dans le bâtiment qu'ils étaient en train d'observer de loin.

Ron lança à nouveau son sort de détection.

— Ils sont cinq, là-dedans, indiqua-t-il.

— Si c'est l'endroit où ils interrogent leur « candidat », il y a fort à espérer que Jonas est encore à l'intérieur, souffla Dawn.

— On ferait peut-être mieux d'attendre que les autres nous rejoignent, suggéra Pansy, pas rassurée d'avoir à aller se battre.

Ron fit un signe négatif de la tête.

— Il n'y a que des moldus. Je pense qu'on peut facilement les maîtriser.

— Sachant que l'un d'entre eux est peut-être Jonas, insista Dawn. Ce qui fait qu'on serait 3 sorciers contre 4 moldus, ça devrait aller…

En vérité, elle n'avait surtout qu'une seule hâte : pénétrer dans le bâtiment pour vérifier que son frère s'y trouvait et qu'il allait bien.

— Je vous propose de faire comme ça : l'un de nous nous couvrira à l'aide d'un bouclier, et les deux autres désarmeront si besoin et immobiliseront les moldus. Ça vous va ?

Dawn fronça les sourcils en acquiesçant. Oui, se protéger d'un bouclier n'était pas une mauvaise idée. Après tout, les individus avaient peut-être des armes à feu sur eux.

— Je me charge du bouclier, annonça Pansy.

Elle lança aussitôt un sort qui fit apparaître une sorte de grosse barrière magique devant eux.

Ron ne put qu'acquiescer devant la qualité du sort.

— Allons-y ! déclara-t-il ensuite.

D'un coup de baguette, il fit voler la porte. Les moldus eurent à peine le temps de réagir que deux d'entre eux étaient déjà stupefixés au sol. Les deux autres les rejoignirent rapidement. Ils cherchèrent des yeux la cinquième personne détectée par Ron. Ce dernier, agacé, lança un autre sort de détection qui lui indiqua un placard. Ils s'avancèrent tous les droits prudemment vers le meuble et en ouvrirent la porte. Pansy laissa tomber le bouclier en voyant Dawn se précipiter sur l'individu en s'écriant :

— Jonas !

Ce dernier était bâillonné au sol, pieds et mains liés, inconscient. La jeune femme s'empressa de vérifier son pouls. Elle soupira de soulagement en sentant les pulsations de son frère, même si elles étaient faibles. Ron l'aida à le hisser hors du meuble. Ils l'allongèrent par terre, tandis que Pansy sécurisait l'entrée de quelques sorts après avoir remis la porte en place. Ils s'empressèrent ensuite de lui retirer toutes ses entraves. En guise de boisson, Pansy ne repéra que des canettes d'une boisson alcoolisée moldue. Pas vraiment l'idéal pour réhydrater le jeune homme.

— Jonas, c'est Dawn, tenta de l'appeler sa sœur.

— On ferait mieux de le ramener chez tes parents, proposa Ron.

— Ce n'est pas prudent de le transporter dans son état, indiqua Pansy.

Ron secoua la tête.

— Je m'en occupe, ne vous inquiétez pas. Je ne sais pas comment vous voudriez qu'on rejoigne Ste Mangouste quand une opération tourne mal, si on n'était pas habitués à transporter des blessés, expliqua-t-il.

L'ancienne Serpentard ne put qu'acquiescer devant son explication.

— Je reste ici pour les surveiller, souffla-t-elle alors. Ça m'arrangerait que tu reviennes vite, Weasley.

L'homme lui envoya un sourire amusé avant de transplaner avec Jonas dans ses bras, rapidement suivis par Dawn.

Même si elle n'aimait pas l'admettre, Pansy fut soulagée lorsque l'ancien Gryffondor réapparut près d'elle quelques minutes plus tard.

Ils attachèrent chacun des quatre moldus au sol, à un pied de table. Ils sursautèrent en entendant les sorts de Pansy bouger.

— Quelqu'un essaie d'entrer, indiqua-t-elle.

Ron acquiesça et transplana. Il réapparut quelques secondes plus tard, accompagné de Matthew.

— Où sont Ginny et Harry ? lui demanda l'Auror.

— Chez les parents de Dawn. Je pense qu'ils ne vont pas tarder à retourner chez eux. On vient de revenir du Chicaneur. Dawn nous a expliqué ce qui s'est passé. Content que Jonas soit encore en vie…

— Et ton frère ? l'interrogea Pansy.

— Thomas a attendu la fin de l'interrogatoire, puis il a emprunté le réseau de cheminées pour se rendre directement chez lui.

Ron et Pansy acquiescèrent. Eux aussi rentreraient bien chez eux pour dormir un peu. Il ne devait plus rester beaucoup d'heures avant l'aube.

— On interroge ceux-là et on file aussi ? proposa alors le sorcier roux.

La chose fut vite faite. Les moldus étaient des membres assez haut placés dans la hiérarchie du forum Anti-Sorciers et il leur avait été confié la tâche de surveiller le jeune homme, depuis qu'ils avaient appris de sa bouche qu'il avait une sœur sorcière et que son inscription n'était qu'un coup monté pour en apprendre plus sur leur groupe. Quant à celui qui leur avait donné les ordres, il s'agissait de l'administrateur, mais aucun d'entre eux ne l'avait encore jamais vu. Matthew récupéra le numéro de téléphone que l'un des types lui indiqua.

— Allez, on y va… fit-il en se tournant vers les deux autres.

— On les laisse comme ça ? demanda Pansy. Avec leurs souvenirs ?

— On aurait pu, mais c'est ma carrière qui est en jeu, grimaça Ron, qui lança ensuite ledit sortilège sur les quatre individus. Par contre, ils se débrouilleront pour se sortir de là tout seul. Après tout, c'est ce qu'ils ont fait à Jonas.

Sur ces bonnes paroles, les trois sorciers transplanèrent.

-x-

Après avoir échangé un regard avec son mari, Ginny avança doucement dans le salon.

— Maman… murmura-t-elle en posant sa main sur celle de sa mère, assoupie dans un fauteuil.

Cette dernière sursauta légèrement.

— Désolée de rentrer si tard. Merci beaucoup d'avoir gardé les enfants. Tu vas pouvoir aller te mettre au lit, maintenant, sourit la journaliste.

Molly acquiesça en s'approchant de la cheminée.

— Vous me raconterez ce qui vous est arrivé plus tard, d'accord ? Bonne nuit, mes chéris !

— Bonne nuit, maman/Molly ! répondirent-ils en chœur en regardant partir la sorcière.

— Bon, on ferait mieux d'aller se mettre au lit, nous aussi, indiqua Ginny.

— Je crois que j'ai besoin d'une bonne douche, avant, expliqua Harry.

— Oui, moi aussi.

— Vas-y, je te laisse y aller la première. Après tout, tu dois aller travailler, demain.

— Hum. Tout à l'heure, tu veux dire… répliqua-t-elle avant de s'enfermer dans la salle de bain.

Harry en profita pour passer aux toilettes. Il se laissa ensuite tomber sur le canapé et songea à tout ce qu'ils avaient fait ce soir. Cela faisait bien longtemps qu'il n'était pas parti sur le terrain de cette façon. L'adrénaline lui avait donné l'impression d'avoir dix ans de moins, mais ce n'était définitivement plus pour lui, même s'il était satisfait d'avoir su apporter l'aide qu'on lui demandait.

— C'est bon, tu peux y aller, indiqua Ginny en sortant de la pièce d'eau, une serviette enroulée sur sa tête et une autre autour d'elle.

L'homme ne se fit pas prier.

Une quinzaine de minutes plus tard, il dormait comme un bébé.