Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Hello tout le monde ! Voici le retour tant attendu de Draco et des enfants ;) J'espère que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture !


Chapitre 67

— Vous avez fait quoi ? Vous êtes rentrés tard ? furent les premiers mots qu'adressa Lily à sa mère en pénétrant dans la cuisine après s'être réveillée.

Ginny inspira profondément et se servit un autre café. Elle en avait vraiment besoin pour affronter cette nouvelle journée de boulot et, actuellement, pouvoir faire face à la vitalité de sa fille.

— Oui, nous sommes rentrés très tard. Du coup, papa et maman sont très fatigués, car ils n'ont pas beaucoup dormi, expliqua-t-elle. Pour ce qui est de ce qu'on a fait : on a aidé une amie à retrouver son frère qui avait été kidnappé.

— Kidnappé ?! Ouah ! Et vous avez arrêté les méchants, aussi ?

— Malheureusement, les méchants courent toujours. Mais le jeune homme va bien.

— Oh, mince. C'est nul si les méchants ont pu s'échapper. Ils vont recommencer à faire des méchantes choses, si ça se trouve !

— Eh oui, ma Lily. Et s'ils recommencent, alors peut-être que quelqu'un arrivera à les arrêter, cette fois-ci.

Ginny lui fit un clin d'œil tout en déposant le bol de lait chaud devant elle. Cela sembla suffire à sa fille qui attrapa la boite de chocolat en poudre pour se servir.

Albus arriva au même moment. Il avait pu entendre les explications de sa mère en descendant l'escalier. Il alla l'embrasser puis s'installa à table à son tour.

— Tu ne vas pas être trop fatiguée pour ton travail, maman ? demanda-t-il alors, surprenant l'adulte.

Elle lui fit un sourire.

— Je suis fatiguée, c'est vrai. Mais ce n'est pas grave, je vais faire avec. Merci de t'en inquiéter, mon grand.

Albus acquiesça. Ginny lui servit son bol puis se rendit à la chambre pour réveiller son mari.

— Harry… tenta-t-elle de le sortir doucement du sommeil.

Mais il semblait dormir vraiment profondément. Ginny l'aurait bien laissé dormir de cette façon, mais ils n'avaient pas vraiment le choix. Elle déposa un baiser sur sa joue.

— Harry, il est temps que tu te lèves, je vais bientôt devoir y aller… glissa-t-elle à son oreille.

Un grognement lui répondit. L'homme se tourna dans le lit de façon à lui présenter son dos.

— Harry, je vais être obligée d'employer la manière forte si tu ne te lèves pas dans les trois minutes qui viennent, le menaça-t-elle alors.

De nouveaux grognements s'élevèrent des couettes en guise de réponse. Harry savait très bien de quoi pouvait être capable sa femme dans ces circonstances. Au vu de l'aide qu'il avait apportée la veille à sa demande, elle pourrait tout de même se montrer plus conciliante…

— J'arrive, articula-t-il difficilement d'une voix pâteuse.

Satisfaite, Ginny retourna auprès des enfants.

— Papa aussi est très fatigué. Il a beaucoup de mal à se réveiller, ce matin, leur expliqua-t-elle.

— Mais il pourra quand même m'emmener au Manoir ? s'inquiéta aussitôt Albus.

— Bien sûr, mon bonhomme, ne t'inquiète pas pour ça. D'ailleurs, le voilà…

D'un coup de baguette, Ginny prépara une tasse de café qu'elle plaça sur la table pour son mari.

— Allez, il faut que je finisse de me préparer et que j'y aille, indiqua-t-elle tandis qu'Harry s'installait enfin dans la cuisine.

Elle s'exécuta et revint les voir.

— Voilà, j'y vais. Soyez gentils avec papa, les enfants, d'accord ?

— Oui, maman.

Tous se levèrent pour l'accompagner à la cheminée.

— Bon courage, Gin' ! sourit alors difficilement son mari.

— Merci. Toi aussi. Bisous à vous trois. Je vous aime fort !

Puis elle annonça sa destination et disparut.

Harry retourna dans la cuisine en compagnie de ses enfants et se versa un deuxième café plus que bienvenue en ce matin difficile. La nuit avait vraiment été courte. Il eut un léger sourire en songeant à ce qu'allait lui dire Draco lorsqu'il irait au Manoir.

-x-

— Quelle tête affreuse tu te tires, ce matin ! le taquina effectivement Draco après avoir dit bonjour aux enfants.

— Je sais, merci.

— C'est parce que maman et papa sont rentrés très tard cette nuit pour sauver quelqu'un, expliqua Lily.

Harry ferma les yeux de dépit et d'impuissance face à la langue bien trop pendue de sa fille. Pourquoi Ginny lui avait-elle tout raconter, aussi ?

Draco haussa un sourcil.

— Vraiment ? Tu m'en diras tant…

Le regard de l'homme brun se posa à nouveau sur l'ancien Serpentard. Il voulait en apprendre davantage, c'était à prévoir, et Harry ne se sentait pas le courage d'esquiver au risque que l'autre ne s'offusque à nouveau. Il acquiesça donc doucement pour indiquer à son interlocuteur qu'il lui raconterait l'histoire plus tard.

La gaffe de Lily n'échappa pas non plus à son frère qui secoua la tête d'agacement. Il reporta néanmoins son attention sur Scorpius.

— Ça va ? La soirée d'hier n'a pas été trop difficile, sans moi ?

— Ça a été, répondit l'autre garçon avec un léger sourire. Le fait d'avoir parlé avec mon père hier matin a aidé, je pense.

— Je pense aussi, approuva Albus en encourageant son ami d'un sourire.

Il était rassuré que Scorpius ait surmonté l'épreuve soumise par ses parents.

— Ton père continue à jouer les héros, alors ? lui chuchota-t-il.

— Je pense que c'était exceptionnel. C'est ma mère qui lui a demandé de l'accompagner au Journal dès qu'on est rentré du Manoir, hier soir. Je n'en sais pas beaucoup plus.

Scorpius acquiesça.

— À ce midi, les garçons ! les interpella Lily qui s'apprêtait à disparaître par réseau de cheminées dans les bras de son père.

— Dis… j'ai une question qui me trotte dans la tête depuis un moment déjà… commença le jeune blond après avoir fait un signe de la main à la fillette.

— Je t'écoute, l'invita à poursuivre Albus.

— Lily, elle n'est pas un peu grande, maintenant, pour rester dans les bras de ton père ?

Un rire éclata près d'eux : Draco n'avait pas pu se retenir en entendant la question de son fils.

Albus haussa les épaules avec un grand sourire aux lèvres.

— C'est la petite dernière de la famille, expliqua-t-il comme si cela coulait de source.

L'homme ne put qu'acquiescer par la simplicité de cette réponse.

— Allons-y ! incita-t-il alors les enfants à se rendre dans leur salle de classe.

-x-

— Alors comme ça, tu as joué les héros pendant la nuit ?

Harry soupira en se passant une main dans les cheveux.

— Ce n'est pas tout à fait ça… Je vais te raconter ce qui s'est passé sans trop entrer dans les détails, car il s'agit d'un dossier secret du Chicaneur. En gros, certains des collaborateurs de Ginny enquêtent actuellement sur quelque chose maintenu secret par le Ministère de la Magie.

Les yeux de Draco s'agrandirent à cette révélation. En effet, il comprenait qu'Harry ne lui révèle pas tout.

— Certains moldus se sont rendus compte de ces recherches via le réseau Internet et en sont venus à enlever le petit frère de la journaliste.

— Internet ?

— C'est un peu comme un réseau d'informations accessibles à tous. Il suffit que tu écrives un ou plusieurs mots clés dans ce qu'ils appellent un moteur de recherches et plusieurs résultats apparaissent sur l'écran de l'ordinateur.

— Un ordinateur… Ok…

Harry soupira. Il fallait vraiment qu'il fasse découvrir le monde moldu à Draco. Il décida de mettre cette idée de côté pour le moment et reprit ses explications :

— Ginny est venue me demander de l'aide pour retrouver ce jeune homme. On a dû creuser plusieurs pistes, mais c'est bon, il est chez ses parents actuellement, et en un seul morceau.

— Ok. Et ça t'arrive souvent de faire ça ?

— Tu plaisantes ? Ça ne m'était pas arrivé depuis que je ne suis plus Auror.

— Et donc, ça t'a fait quoi de te retrouver sur le terrain comme autrefois ?

— J'avoue que c'était sympa, dut bien admettre le Sauveur. Mais ça s'arrête là. Et toi ? Tu avances dans tes procédures ?

— Oui. Un avocat est d'ailleurs passé cet après-midi, pendant que tu donnais cours aux garçons. Bien sûr, il n'a jamais eu l'occasion de gérer une séparation de cette envergure…

— Bien sûr… répéta Harry en soufflant. Et donc, ça se présente comment ? Tu as pu voir Astoria ?

Draco acquiesça d'un air sombre.

— Elle a accepté de signer les documents concernant l'ouverture des démarches pour le divorce.

— Tu t'attendais à ce qu'elle refuse ?

— Évidemment. Elle n'a pas grand-chose à gagner dans cette histoire.

— Mais elle n'est pas heureuse non plus dans son état actuel, souligna le brun.

— J'ai bien l'impression que personne ne l'est.

— Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire.

— Je sais très bien ce que tu as voulu dire, Harry, répliqua Draco de manière un peu véhémente. Mais crois-tu que je puisse y faire quelque chose ? Ça fait des années que nos échanges se soldent sur des disputent ou presque. Et ce, quand elle daignait bien vouloir me répondre quand je lui adressais la parole. Je veux bien qu'elle ait perdu une partie de son âme, tout ça, mais en quoi ça l'empêchait de parler avec nous ? Même si elle ne pouvait rien révéler de ce qui s'était passé, pourquoi a-t-elle décidé de s'isoler au lieu de montrer qu'elle était là quand même ?! De ce que j'ai compris, elle restera froide comme ça durant le restant de ses jours, mais même si le ton n'y est pas, qu'est-ce qui l'empêche de nous faire part de son avis ? Non, Harry. Si Astoria s'est retrouvée rejetée, c'est entièrement de sa faute. Et je ne parle même pas du sortilège de Magie Noire qu'elle a accepté de son père, quand je dis ça.

Harry écouta le réquisitoire du blond sans intervenir. Cela devait faire un moment qu'il devait ressasser tout ça et, même si ça lui faisait du mal de l'admettre pour la sorcière, il ne pouvait que conclure que Draco avait raison. Astoria était parfaitement capable de communiquer, même si cela se faisait d'une voix polaire. La rencontre avec Albus en était la preuve.

— Peu importe, s'entendit-il dire. L'important, c'est qu'elle soit d'accord, n'est-ce pas ?

Draco acquiesça.

— Tu veux que je t'en dise plus sur ce qui va se passer et les démarches à effectuer ?

— Pourquoi tu me demandes ça ?

— Dans le cas où ça t'intéresserait pour rompre l'union qui te lie à Ginny…

Harry fronça les sourcils.

— Je… euh… oui, ça pourrait nous servir, accepta-t-il pour faire bonne figure.

— Vous n'avez pas l'intention de divorcer, c'est ça ?

— Pas vraiment, non. Notre situation nous convient parfaitement pour le moment, même si on en a déjà parlé. Comment dire ? Même après toutes ces années, je suis toujours une proie de choix pour les racontars, et si on venait à divorcer avec Ginny… Déjà, ça ferait du mal aux enfants dans le sens où c'est comme si on brisait la famille et les journalistes ne feraient qu'empirer les choses pour eux.

— C'est donc pour protéger les enfants que vous faites semblant d'être un couple heureux ?

— C'est ça, tu as bien compris.

— Hum. Et comment crois-tu qu'ils réagiraient s'ils apprenaient que vous leur mentez ?

Cette perspective blessa le sorcier à lunettes. Draco s'en rendit compte.

— Je ne dis pas ça pour te faire mal, Harry. Et je comprends parfaitement le choix que vous avez fait avec Ginny. Et franchement, si tu ne m'en avais rien dit, je n'aurais pas deviné que vous jouiiez un jeu, tenta-t-il de le rassurer.

Le brun acquiesça lentement. Entre le manque de sommeil et cette discussion, il se sentait tout à coup abattu.

— Au fait, avec tout ce qui s'est passé dernièrement, je n'ai pas eu l'occasion de te demander si tu t'étais acheté un balai, finalement !

Un léger sourire s'étira sur les lèvres de l'ancien Gryffondor qui salua l'effort de diversion.

— Oui. J'ai choisi le même que toi pour qu'on puisse se battre à armes égales lorsqu'on jouera l'un contre l'autre.

Un sourire franc s'étira sur les lèvres du blond.

— Ça m'a l'air parfait, comme choix. Surtout que tu semblais vraiment à l'aise quand tu as testé le mien.

— C'est aussi ce qui m'a décidé, confirma Harry.

— On tente de se faire ça demain soir ? Je pense que ça fera plaisir à Lily de pouvoir voler à nouveau avec Scorpius, à qui ça changera les idées. J'espère que ça ne dérangera pas trop Albus. Quant à nous, on a bien besoin de relâcher un peu la pression aussi… Qu'en penses-tu ?

— Ça m'a l'air parfait. J'ai tellement hâte de pouvoir jouer contre toi !

Draco rougit légèrement en l'entendant insister volontairement sur le mot « contre ».

— Tout en finesse, Harry, vraiment, rétorqua-t-il en secouant négativement la tête.

— Ça… répondit le brun avec un sourire espiègle avant de se lever. Allez, il est temps que j'aille chercher Lily, indiqua-t-il.

L'ancien Serpentard acquiesça et se leva à son tour.

— Brody ?

L'elfe apparut aussitôt près de son maître.

— Peux-tu aller prévenir les enfants de nous rejoindre au salon, s'il te plait ?

La créature s'inclina rapidement avant de s'évaporer bruyamment.

— Mais j'ai tout aussi hâte de t'affronter, tu sais, reprit Draco en sortant du bureau.

Harry laissa son regard glisser sur le corps de son employeur et soupira en fermant les yeux avant de le rattraper dans le couloir. Il avait demandé au blond de ne pas jouer avec lui, mais là, c'était de bonne guerre : il devait admettre qu'il l'avait bien cherché.

— Je pense que tu ne te rends pas compte de l'effet que tu me fais, murmura-t-il lorsqu'il fut à hauteur de l'ancien Serpentard.

— Ou peut-être que si, le taquina ce dernier.

Harry leva les yeux au ciel, mi-amusé, mi-frustré.

— Tu aimes ça, en fait, avoue…

— De quoi parles-tu ? chercha à comprendre le blond.

— Savoir que tu as une certaine emprise sur moi.

— Je dois bien admettre que oui. Disons que ça me met en valeur, quelque part. Et j'aime bien que tu t'intéresses à moi. Sûrement mon côté un peu narcissique.

— Sûrement, oui, acquiesça Harry, amusé par cette répartie.

Il prenait sur lui pour ne pas le plaquer contre un mur afin de découvrir quel goût pouvait avoir ses baisers. Cette pensée le fit frissonner. Il s'empressa de secouer la tête pour la chasser au loin.

Draco l'observa faire, un sourire amusé toujours collé sur ses lèvres. Il était persuadé que le brun venait d'avoir une image un peu déplacée les concernant tous les deux. Peut-être avait-il simplement imaginé le plaquer contre un mur pour l'embrasser ? Ça lui ressemblerait bien…

Il se demanda ce que ça pourrait bien faire de se faire embrasser... non pas par un homme, mais par cet homme-là. Le fait qu'il s'agissait d'Harry rendait la chose un peu plus envisageable que de s'imaginer avoir une relation gay.

L'arrivée dans le salon où les attendaient apparemment les enfants installés sur le canapé chassa ses pensées au loin. Draco aurait sûrement l'occasion d'y repenser une fois seul, un peu plus tard.

— Il s'est passé quoi entre nos pères, d'après toi ? souffla Albus au blond en les entendant arriver dans le couloir.

— Pourquoi tu demandes ça ?

— Je ne sais pas. J'ai l'impression qu'ils sont un peu plus distants qu'avant.

Scorpius se mit à réfléchir aux paroles de son ami.

— Maintenant que tu me le dis, c'est vrai qu'ils ne se prennent plus l'un l'autre dans les bras pour se dire au revoir, comme on a pu les voir faire avant... J'aime bien te serrer dans mes bras, moi, ajouta-t-il avec un sourire à l'attention d'Albus.

Ce dernier se sentit rougir légèrement, mais acquiesça tout de même aux paroles de Scorpius.

— Moi aussi, Scorp', moi aussi, sourit-il.

Et pour le lui prouver, il se leva pour le prendre dans ses bras.

Cette vision fit sourire les deux adultes qui échangèrent ensuite un regard. La dernière fois que Draco avait réclamé ce genre d'accolade au brun, ça s'était fait dans son bureau.

L'homme à lunettes se mordit les lèvres. Le regard que venait de lui lancer le blond lui indiquait clairement qu'il enviait les enfants et en aurait bien fait autant. Mais la déclaration qu'Harry lui avait faite avait quelque peu changé la donne.

— Je te souhaite une bonne soirée, déclara-t-il à la place. À toi aussi, Scorpius.

Albus desserra son étreinte.

— Merci, répondit le garçon blond. À demain, ajouta-t-il alors.

Harry acquiesça puis se tourna légèrement vers son employeur.

— Oui, à demain… Allons-y, Albus.

— À demain, Scorp', Draco, fit le jeune brun en entrant dans la cheminée en compagnie de son père.

— Bonne soirée, répétèrent Draco et Scorpius, avant que les deux autres ne disparaissent sur l'indication « Le Terrier ! ».

— Papa ?

— Oui, Scorp' ?

— Il s'est passé quelque chose entre Harry et toi ?

Cela restait la meilleure façon d'en avoir le cœur net. Draco fronça les sourcils.

— Pas vraiment, non. Pourquoi une telle question ?

— Je ne sais pas. Avec Albus, on a remarqué que vous n'étiez plus aussi copains qu'avant.

La formulation fit rire doucement l'homme.

— Non. Tout va bien entre Harry et moi, le rassura-t-il alors. Et tu sais quoi ? Harry a enfin acheté un balai et on a convenu de voler ensemble demain.

— Oh. Moi aussi, je pourrai voler ?

— Bien sûr. Et Albus et Lily aussi, confirma son père.

— J'espère que ça n'embêtera pas trop Al'… soupira le garçon blond.

— Je ne pense pas que ça le dérangera. Après tout, s'il a un balai, c'est surtout pour pouvoir voler avec toi.

Cette affirmation fit sourire Scorpius et cela mit du baume au cœur de Draco. Son fils avait tellement souffert ces derniers jours que ça faisait du bien de le voir sourire à nouveau.