Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Bonjour à toutes ! Voici donc le nouveau chapitre. Bonne lecture !
Sinon, si ça vous intéresse, j'ai commencé à poster Les enquêtes de Dawn et Matthew. Je posterai tous les lundis.


Chapitre 68

Lorsque Lily vint l'accueillir à son arrivée au Terrier, Harry fut ravi de lui annoncer la proposition de Draco pour le lendemain soir.

— Oh, trop chouette ! J'adore voler avec Scorpius et Draco !

Elle réfléchit quelques secondes avant d'ajouter :

— Eh, mais je vais aussi pouvoir voler avec toi, papa ! Ça va être trop bien ! T'es pas d'accord, Al' ? Pourquoi tu dis rien ?

— M'embête pas avec ça, Lily ! râla alors le garçon. Tu sais très bien que je ne suis pas à l'aise sur un balai.

— Je te comprends vraiment pas. Qu'est-ce qui te dérange, en fait ? chercha à savoir la fillette.

Albus haussa les épaules. Il était surpris que Lily lui pose cette question, mais n'avait aucune idée de quoi il répondre. C'était juste qu'il ne se sentait pas bien sur un balai, voilà tout.

— Je ne sais pas, Lily. J'aime juste pas ça.

— T'es bizarre, hein. Car c'est vraiment trop bien de pouvoir s'envoler à toute vitesse avec un balai et faire des pirouettes, aussi et…

— Lily… intervint sa grand-mère. Ce n'est pas parce que toi tu aimes ça que ton frère doit obligatoirement partager les mêmes goûts que toi, tu comprends ?

La fillette observa sa grand-mère intensément, réfléchissant apparemment à ses mots.

— Pas vraiment, finit-elle par avouer.

— Ce n'est pas grave, ma puce. Comprends juste que ce n'est pas gentil de vouloir obliger Albus à faire quelque chose qu'il n'aime pas, d'accord.

— D'accord, Mamie.

Harry préféra ne pas intervenir dans l'échange. Parfois, Lily acceptait mieux les choses quand c'était Molly qui les lui disait. L'avantage des grands-parents, songea-t-il avec un léger sourire. Et même si Albus semblait faire la tête, Harry savait que, le lendemain, il ferait un effort pour faire plaisir à son meilleur ami.

Il avait tellement hâte d'y être. Déjà, pour retrouver toutes ces sensations n'appartenant qu'au vol, puis pour être avec Draco. Voler avec lui. Se mesurer à lui. Voir si ce temps passé sans voler pour lui, alors que le blond le faisait régulièrement avec son fils, avait rendu l'ancien Serpentard meilleur que lui dans cette discipline. Il espérait bien que non. De l'orgueil mal placé peut-être, mais il espérait néanmoins qu'il était au moins toujours aussi bon que le blond.

— … papa. Euh… Papa ? Tu m'écoutes ou pas ? s'impatienta Lily.

— Désolée, ma chérie, j'étais perdu dans mes pensées. Je n'avais pas compris que tu me parlais vu que tu discutais avec Mamie depuis tout à l'heure, tenta-t-il de se défendre.

— Je disais juste que finalement maman n'avait toujours pas acheté son balai et que c'était dommage qu'elle ne puisse pas venir voler avec nous, elle aussi.

— Oui, tu as raison. Pour son balai, elle a passé commande au vendeur. Il faut juste qu'elle aille le récupérer. Pour ce qui est de venir voler avec nous, on demandera à Draco si c'est possible de se faire ça un week-end, qu'est-ce que t'en penses ? Car demain soir, c'est sûr que maman ne pourra pas, car on sera jeudi.

— Oh oui, ce serait trop bien de pouvoir aller au Manoir avec maman ! s'extasia l'enfant.

Albus trouvait également que c'était une excellente idée, car cela lui permettrait de voir Scorpius même le week-end.

— En attendant, il faudrait dire au revoir à Mamie, car on doit rentrer à la maison ! Ce serait bien que papa et maman ne se couchent pas trop tard ce soir, ajouta-t-il avec un sourire d'espoir.

Lily et Albus acquiescèrent. C'était vrai que leurs parents n'avaient pas beaucoup dormi la nuit précédente et qu'il leur fallait recharger leur batterie. Ils s'empressèrent d'embrasser leur grand-mère. Harry en fit de même, remerciant à nouveau Molly pour la garde de sa fille et surtout d'avoir pu veiller les enfants la veille au soir, jusque tard dans la nuit.

— 19 Woodfield Way ! annonça-t-il finalement, tandis que les enfants continuaient de dire au revoir à leur grand-mère par mouvements de la main.

— Oh… Je crois que maman aussi est pressée de pouvoir aller se coucher, ce soir ! indiqua Albus, amusé, lorsqu'ils arrivèrent dans leur salon.

En effet, une bonne odeur de repas en cours de préparation les accueillit.

Harry déposa Lily qui s'empressa d'aller retrouver sa mère dans la cuisine. Elle eut tôt fait de lui annoncer qu'elle irait voler le lendemain avec les Malfoy.

— Vraiment ? Oh, je suis sûre que papa a également hâte de leur montrer son balai tout neuf, clama Ginny en lançant à son mari un regard lourd de sous-entendus qu'il fit mine de ne pas comprendre.

— C'est vrai. Je suis pressé de pouvoir voler avec Lily et les autres. Surtout pouvoir me mesurer à Draco, je dois bien l'admettre !

Ce qui fit rire la fillette qui était satisfaite de voir que son papa était aussi compétiteur qu'elle sur un balai.

Ginny acquiesça, toujours tout sourire, avant de leur demander d'aller se laver les mains pour pouvoir dresser la table pour le dîner.

— Ça a été ton travail, maman ? l'interrogea ensuite Albus.

— Oui, mon chéri. Merci de t'en inquiéter, t'es un amour ! sourit-elle.

Albus rougit légèrement face aux paroles de sa mère.

— Et toi, tes cours de la journée ? le questionna-t-elle en retour.

Le garçon entreprit alors de raconter sa journée. Lily en fit autant avant que Ginny ne prenne la parole pour leur narrer la sienne, comme elle le faisait tous les soirs ou presque.

-x-

— Alors, comment s'est passé ton rendez-vous avec Stéphane ? demanda Harry, adossé à son oreiller, après que sa femme ait refermé la porte derrière elle.

— J'ai préféré le reporter à demain. Je n'aurais pas voulu qu'il me voie avec cette tête affreuse… expliqua-t-elle en s'installant sur le lit de façon à pouvoir faire face au brun. Et avec ce qui s'est passé hier, j'étais un peu en panique de voir débarquer des membres du Ministère au sein du Journal pour m'interroger… ou nous effacer la mémoire.

— Oui, je comprends ton angoisse, acquiesça-t-il. Avec les deux types qu'on a chopés hier, on sait que celui qui est derrière tout ça a connaissance du dossier de Matthew et donc que les membres de ton équipe peuvent être au courant de quelque chose…

— Pansy, pas rassurée de rentrer chez elle toute seule, m'a avoué avoir dormi chez les Zabini pour se sentir un peu plus en sécurité. J'espère que Dawn et Matt vont rapidement démêler tout ça, qu'on puisse enfin sortir notre papier pour être intouchables… ou presque.

Harry valida à nouveau d'un mouvement de tête.

— De ce que j'ai compris, Matthew a récolté vraiment beaucoup d'informations durant la nuit. Ça ne devrait plus leur prendre trop de temps, comme tu dis. Et s'ils ont besoin d'un coup de main, je suis prêt à aider de nouveau s'il le faut, d'accord ?

— Je le leur transmettrai, sourit Ginny. J'espère que la journée de Ron s'est bien passée, elle aussi.

— Ne t'inquiète pas pour lui, il est entraîné pour ce genre de situation, la rassura son mari. Et puis si quelque chose s'était passé, on en aurait sûrement entendu parler par Hermione dans la soirée. Sinon, on n'a pas encore eu l'occasion non plus d'en parler ensemble, toi et moi, depuis qu'on est rentrés, hier, et comme tu évoquais les Zabini, tout à l'heure…

Ginny fronça les sourcils.

— Vas-y, je t'écoute.

— Le nom Greengrass a été évoqué, hier, par les Kahn. En fait, c'est le père de Daphné et Astoria qui les a conseillés auprès du Ministère.

La sorcière lâcha un juron. Harry poursuivit :

— Donc si vous pouviez éviter de mentionner ce nom dans ce que vous publierez, ce serait mieux.

— Hum. Ce n'est pas dans les habitudes du Chicaneur de cacher des informations, tu le sais bien.

— Oui, mais là, ça touche aussi un membre de ton équipe. Donc si tu veux éviter que la famille Zabini se retrouve mêlée à tout ça à cause de Monsieur Greengrass…

— C'est vrai, ça peut être un bon argument à avancer auprès de mes collaborateurs. Mais avoue qu'avant même de penser aux Zabini, tu pensais plutôt aux Malfoy.

— Aussi. Si on pouvait éviter ça à Draco et Scorpius, ce serait préférable.

— J'en conviens, soupira la journaliste. Je m'en charge. Merci de m'en avoir parlé.

— Merci à toi, sourit faiblement son mari.

Elle lui rendit son sourire.

— Hum… Et sinon, toi, comment ça s'est passé avec Draco ?

Harry se mit à rire devant ce changement radical de sujet et se passa une main dans les cheveux.

— Il m'a clairement dit que j'avais une tête affreuse quand il m'a vu ce matin…

— Sympa ! s'amusa la sorcière qui se dit qu'elle avait vraiment bien fait d'annuler son rendez-vous du jour.

— Sinon… je ne sais pas…

Il se recala plus confortablement contre son oreiller.

— C'est bizarre. Parfois, c'est… tendu entre nous, mais sans vraiment l'être. Il sait ce que je ressens pour lui et parfois j'avoue lui faire un peu de rentre-dedans, et il ne me repousse pas vraiment. Il a plutôt tendance à rentrer dans mon jeu. C'est un peu perturbant par moment. Je ne sais pas trop à quoi m'en tenir avec lui, s'il y a une possibilité de quelque chose entre nous dans le futur ou pas.

Ginny l'avait laissé s'exprimer sans intervenir. Elle attendit quelques secondes de plus pour être certaine qu'il avait terminé avant de répondre :

— Peut-être qu'il ne le sait pas lui-même. Après tout, il t'a bien dit qu'il ne voulait pas te perdre. Je ne sais pas quoi te dire, Harry. Peut-être devrais-tu rester en mode « belle amitié entre vous » pour l'instant, pour être sûr de ne pas te créer de faux espoirs par une parole ou un geste qu'il ferait qui pourrait te faire croire à plus.

— Oui. Je pense que tu as raison. Même si…

Il soupira.

— J'en veux clairement plus, Gin'. Parfois, ces regards qu'on échange ou même juste le fait d'être près de lui…

Il secoua la tête.

— Je comprends ce que tu veux dire, Harry. N'oublie pas que je suis passée par là aussi. Et je ne parle pas de la période où j'étais juste fan de toi. Non. Je te parle de plusieurs années plus tard, quand je sentais ton regard se poser sur moi. Un regard qui n'était plus aussi fraternel qu'avant, si tu vois à quoi je fais référence. J'attendais inlassablement que tu fasses le premier pas. C'était difficile de ne pas me jeter sur toi quand on était ensemble, je peux te l'assurer.

— Hum. Et finalement, t'as craqué, si je comprends bien. Car il me semble bien que tu te sois quand même jeté sur moi lors de notre victoire, s'amusa-t-il alors.

— Eh oui… Je ne sais pas combien de temps j'aurais dû attendre encore, si « ça » ne s'était pas produit.

— Ce n'est pas faux. Ne serais-tu pas en train de me suggérer d'embrasser Draco, finalement ?

La sorcière éclata de rire.

— Non ! T'as déjà zappé le côté « belle amitié entre vous », c'est ça ?

Harry était mort de rire aussi.

— J'avoue. Disons que je retiens ce qui m'intéresse le plus, hein.

— Je n'en doute pas une seule seconde !

Elle alla s'installer contre son propre oreiller.

Lorsqu'il se calma enfin, Harry reprit après un soupir :

— Même si c'est devenu… comme ça, entre nous, j'apprécie toujours d'être à tes côtés.

Ginny soupira à son tour, tout en se calant bras contre bras, la tête penchée sur l'épaule de son mari.

— Oui. Moi aussi. T'es mon meilleur confident, sourit-elle.

— Et toi, ma meilleure amie, n'en déplaise à Hermione qui n'arrive qu'en seconde position…

Ils restèrent là de longues minutes, allongés l'un contre l'autre, le regard dans le vide, plongés dans leurs pensées respectives, un léger sourire aux lèvres.

— Allez, il parait qu'on a des heures de sommeil à rattraper, indiqua finalement Ginny en se glissant sous la couette pour reposer la tête sur son oreiller.

Harry l'imita et plaça ses lunettes sur sa table de chevet avant d'éteindre les lumières d'un coup de baguette.

— Bonne nuit, Gin'.

— Bonne nuit, Harry.

-x-

Harry se réveilla en sursaut, tout en sueur et fut forcé de constater qu'il devait aller prendre une bonne douche d'urgence. Il s'extirpa de son lit avec difficulté, passa sa robe de chambre et se rendit dans la salle de bain qu'il verrouilla derrière lui. Après avoir suspendu sa robe de chambre au mur, il s'observa dans le miroir puis secoua négativement la tête en se passant une main dans ses cheveux humides de sueur. Ça faisait bien longtemps qu'une chose pareille ne lui était pas arrivée et il avait du mal à accepter la raison d'une telle réaction.

Il enleva ses derniers vêtements et se glissa dans la douche. Il alluma le jet avant de laisser son front se poser contre le mur.

Ses rêves de Draco n'avaient jamais dérapé à ce point là. Il avait déjà imaginé des scènes de sexe avec le blond, mais c'était la première fois qu'il l'imaginait EN lui. Arrivé à ce stade-là et au vu de son état, il ne pouvait désormais plus nier son homosexualité. Il regarda son érection redescendre doucement : il était hors de question qu'il en vienne aux mains. Pas maintenant. Pas pour ça. Il se sentit alors craquer sous la douche. Harry ne comprit pas vraiment pourquoi, mais laissa aller ses larmes. Si elles sortaient, c'était qu'il en avait besoin, non ?

-x-

— Ça va ? demanda Ginny d'une voix ensommeillée.

— Juste un rêve un peu trop explicite, expliqua-t-il avec un sourire pour la rassurer.

Elle lui offrit un sourire en retour avant de lui tourner le dos pour se rendormir aussitôt.

Harry inspira profondément et ferma les yeux à son tour. Contrairement à ce qu'il craignait, le sommeil l'emporta rapidement.

-x-

— Alors comme ça, tu fais des rêves un peu trop coquins ? le taquina Ginny, le lendemain matin pendant qu'elle s'habillait.

Il s'était réveillé en même temps qu'elle, le fait de s'être couché plus tôt la veille aidant.

— Oui, et alors ? répondit-il en soupirant.

Il avait espéré qu'elle ne s'en souvienne pas.

— Rien. C'est juste que j'aime bien te taquiner ! fit-elle avant de sortir de la chambre.

Harry la rejoignit dans la cuisine peu de temps plus tard, se versa une tasse de café et s'installa près de sa femme qui lisait déjà la Gazette.

— Ça m'étonne qu'on n'ait pas reçu d'autres lettres de James ! indiqua-t-elle alors.

— Peut-être devrions-nous lui en écrire une pour l'inciter à nous répondre en retour, suggéra-t-il.

— Je te laisse t'en charger, cette fois.

L'homme leva les yeux au plafond. Évidemment.

— D'accord. Je demanderai à Lily de lui faire un dessin, ça lui fera plaisir !

— Et pourquoi ne pas également demander à Albus s'il a un message à transmettre ? sourit-elle.

— Hum. Je vais faire ça.

Il s'était passé pas mal de choses depuis leur dernier échange avec James, mais pas grand-chose qu'il pouvait lui rapporter…

Harry repensa au rêve de cette nuit. Ce n'était finalement pas un mal d'imaginer cette… éventualité. Après tout, s'il devait se passer quelque chose avec Draco un jour, il l'imaginait mal se laisser dominer. En fait, bizarrement, il s'imaginait mal le blond faire quoi que ce soit de sexuel avec lui, déjà, de base. Mais à bien y réfléchir, ce n'était pas tout à fait exclu non plus que Draco refuse d'être « au-dessus », vu ses besoins, parfois, de se faire rassurer. Il pouvait tout à fait l'imaginer rendre les armes face à lui, le laisser diriger dans une confiance absolue…

— Mon cœur ?

— Oui ? répondit Harry en reprenant ses esprits.

— T'étais en train de baver, l'enquiquina alors sa femme.

Il ne savait pas si c'était vrai ou pas. Il préféra donc passer sa manche sur sa bouche, au cas où, ce qui fit éclater de rire Ginny.

— Ce n'est pas drôle, Gin', râla Harry qui comprit que c'était bel et bien une blague.

— Oh, si !

Elle poussa le journal vers lui et quitta la cuisine pour passer dans la salle de bain.

Il trouva dommage qu'elle l'ait sorti de ses songes. Mais d'un autre côté, ce n'était pas plus mal.

Harry termina son café en survolant La Gazette. Rien ayant un rapport avec leur sortie nocturne. En même temps, si cela avait été le cas, Ginny se serait empressée de lui montrer l'article en question. Il replia le papier et entreprit de préparer la table pour le petit déjeuner des enfants.

— Bizarre qu'ils ne soient pas encore réveillés…

— Hum ? fit Ginny en passant la tête par la porte de la salle de bain, sa brosse à dents en bouche.

— Rien rien. Je me faisais juste la remarque que, vu l'heure à laquelle ils se sont couchés hier, les enfants devraient déjà être réveillés.

La femme retourna dans la salle de bain pour se rincer la bouche et nettoyer sa brosse à dents.

— Je ne sais pas, Harry. C'est vrai qu'en ce moment, ils étaient souvent là pour me dire au revoir, souligna-t-elle avec un sourire amer aux lèvres. C'est pas trop grave. J'espère que vous profiterez bien de vos balais, ce soir !

Harry acquiesça en l'observant enfiler son manteau.

— Tu es en avance…

— Oh, vu qu'on est jeudi et que je sors manger ce midi, c'est pas plus mal ! répliqua-t-elle en s'approchant de la cheminée.

— Passe une bonne journée, Gin'. Et surtout, profite bien de ton déjeuner, ajouta-t-il avec un clin d'œil.

— J'y compte bien !

— Et fais attention… reprit-il plus sérieusement.

Elle ferma les yeux et son visage afficha un air grave alors qu'elle acquiesçait.

Quelques secondes plus tard, Harry se retrouva seul dans le salon. Il décida qu'il était temps d'aller réveiller les enfants.