Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Notes : Hello tout le monde ! Désolée pour cette journée de retard. Je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre. Bonne lecture !
Chapitre 69
— On y va, Lily ?
La fillette ne se le fit pas dire deux fois. Elle rangea les jouets qu'elle était en train d'utiliser et fila mettre son manteau. Harry opina de la tête en la regardant faire et l'imita. Après tout, il commençait à faire frais en ce début d'octobre et le froid se ferait ressentir davantage lorsqu'ils fileraient dans le vent.
Lily s'empressa ensuite d'aller chercher son balai. Elle était tellement fière de la belle housse qui lui appartenait désormais.
Son père attrapa le manteau de son fils puis leurs deux balais et s'approcha de la cheminée.
— Il va falloir que tu me donnes la main, ma chérie, et que tu tiennes ton balai fort contre toi.
Lily approuva vigoureusement. Il était hors de question que son balai disparaisse.
L'homme sourit et jeta une poignée de poudre dans l'âtre avant d'y pénétrer, son chargement dans un bras, la main de sa fille de l'autre côté. Il lui lança un regard indiquant « prête ? » auquel elle acquiesça. Elle savait bien qu'il ne fallait surtout pas parler une fois entrer dans la cheminée.
— Manoir Malfoy ! énonça alors Harry.
Ils allèrent s'asseoir dans le canapé en attendant l'arrivée des trois autres.
— Je suis tellement pressée de voler, papa ! J'espère que Draco ne va pas nous proposer de prendre le goûter avant, cette fois-ci !
— Je ne sais pas, ma chérie, avoua-t-il avec un sourire. Ils devraient bientôt être là, on verra bien. Et regarde !
Il lui indiqua les balais adossés au mur près des manteaux accrochés à la patère.
— Tu vois, ils ont déjà tout prévu. À mon avis, ils sont impatients de voler aussi.
L'enfant secoua vivement la tête de haut en bas.
Ils n'attendirent pas longtemps avant d'entendre des pas et des voix se rapprocher.
— Draco ! s'exclama alors Lily, vraiment contente qu'ils arrivent enfin.
— Eh bien, quel accueil ! sourit ce dernier, faisant légèrement rougir la fillette.
— Je crois qu'elle a vraiment très envie d'aller voler, indiqua Harry.
— Comme nous tous ! Ou presque, se corrigea rapidement l'homme blond en avisant la mine beaucoup moins enjouée d'Albus.
— Tu n'es pas obligé de voler si tu n'en as vraiment pas envie, indiqua tristement Scorpius.
Albus ne put que lui sourire en réponse.
— Je… souhaite voler avec toi, Scorpius. Peut-être que je ne resterai pas longtemps, mais ça me fait plaisir de te faire plaisir.
Le sourire et les yeux brillants qu'il reçut en réponse le confortèrent dans sa décision.
— On y va ? demanda Lily, sautillant sur place d'impatience.
— Vous voulez peut-être manger quelque chose de chaud, avant ? proposa Draco.
La fillette envoya aussitôt un regard de détresse à son père. Regard qui ne passa pas inaperçu auprès des autres.
— Elle ne tiendra pas beaucoup plus longtemps, je pense, indiqua Harry, amusé.
Draco ne put qu'acquiescer puis regarda les garçons qui lui firent un signe positif de la tête en retour.
— Ok. Qu'est-ce qu'on attend, alors ? sourit l'homme blond.
Albus, Scorpius et Draco enfilèrent leurs manteaux, puis ils sortirent tous les cinq du Manoir, chacun son balai en main.
— Oh, tu t'es également acheté une housse neuve ? repéra Draco alors qu'Harry l'ouvrait.
— Oui. Mon Éclair de Feu est dans l'ancienne.
Le blond acquiesça, son balai déjà en main.
— Prêts les enfants ? demanda-t-il en se tournant vers eux.
Les trois acquiescèrent plus ou moins vigoureusement.
— Alors, allons-y ! sourit Draco, avant d'enfourcher son balai et s'élancer.
Harry se mordit légèrement l'intérieur de la lèvre inférieure en songeant que l'ancien Serpentard était vraiment beau ainsi, le vent faisant virevolter ses cheveux et rosir sa peau. Il s'empressa de le rejoindre dans les airs.
— On fait la course, papa ? demanda alors Lily, sur sa droite.
Qui était-il pour refuser pareille demande à sa fille ?
— Bien sûr, ma chérie. Que veux-tu qu'on fasse ?
— Le premier qui touche l'anneau du milieu, là-bas !
— Tu sais que tu n'as aucune chance contre ton vieux père, n'est-ce pas ?
Un éclat de rire lui répondit.
— Prête !
— Oui. Go !
Draco observa les Potter père et fille filer comme des flèches à travers le terrain. Bien évidemment, Harry remporta la course. Le blond fonça les rejoindre. Le brun était en train de féliciter Lily.
— C'était très bien, ma puce ! Mais le balai de papa vole beaucoup plus vite que le tien. Tu verras, ce sera beaucoup mieux quand tu pourras enfin avoir un balai de grand qui ne limite pas ta vitesse.
La petite acquiesça, visiblement déçue quand même d'avoir perdu la course.
— Et si tu demandais à Scorpius de faire la course contre toi ? proposa Draco. Ce serait beaucoup plus équitable.
À cette idée, un sourire éclaira le visage de la sorcière, qui s'empressa de rejoindre les garçons.
— Et maintenant, Harry : et si tu te mesurais à quelqu'un de ta taille ?
— Je n'attends que ça, Draco, répliqua le brun dans un sourire.
— Parfait. Je te propose de passer derrière les buts adverses avant de revenir ici.
— Ça me va.
Ils se positionnèrent tous deux devant l'anneau de but central.
— Prêt ? Go !
Harry sentit son cœur se gonfler de joie à cette sensation de vitesse et surtout de se mesurer à un adversaire tel que Draco. Ils restèrent au coude à coude tout du long. Impossible de savoir lequel des deux allait gagner. Et pour cause : ils attrapèrent l'anneau central au même moment.
— Eh bien, ça, par exemple ! s'exclama le blond en riant.
— Ouais, hein. Quelques entrainements et je suis certain de te battre comme avant, le taquina le brun.
— Dans tes rêves, Potter ! répliqua Draco.
— Euh…
Harry se retint de répondre que ses rêves étaient plutôt centrés sur autre chose en ce moment. Mais vu le rouge qui teinta ses joues, le blond n'eut pas trop de mal à comprendre ce à quoi il devait être en train de penser.
— Non, mais sérieusement, Harry ! rougit-il en retour.
— J'y suis pour rien, là. C'est toi qui as employé le mot « rêve », je te signale.
— Certes. Allez, pense à autre chose, qu'on puisse continuer de voler ensemble.
— Allons voir les enfants, proposa alors le brun.
Lorsqu'ils arrivèrent à leurs côtés, Albus demanda :
— Vous êtes arrivés à égalité ?
— Euh… oui, soupira Harry.
— Ah, tu vois ! J'avais raison ! s'exclama alors Scorpius.
— Lily était sûre que c'était toi qui avais gagné, papa, expliqua Albus.
— Oh, c'est gentil, ma chérie. Mais non. On a attrapé l'anneau en même temps, avec Draco. Mais dis-toi que c'est parce que papa n'a pas volé depuis longtemps et qu'il ne connait pas encore suffisamment son balai, ajouta-t-il en lançant à Draco un regard de défi.
— Et vous, vous n'avez pas encore fait la course, finalement ?
— Non, on regardait la vôtre, sourit Scorpius. Ça ne te dérange pas que je vole contre Lily, Al' ?
— Bien sûr que non, confirma le petit brun.
— Parfait. On vous regarde, alors ! indiqua Harry. Le premier à toucher l'anneau du milieu. Prêts ?
Il attendit que les deux se mettent en position de départ l'un à côté de l'autre.
— Partez !
Les deux enfants filèrent sur leur balai. On pouvait parfois entendre la voix de Lily s'élever dans les airs, tellement elle s'éclatait à faire cette course.
— On les suit ? proposa Draco.
Harry attendit qu'Albus acquiesce pour voler en direction des buts.
— Alors, mon grand, ça va ?
— Je ne suis toujours pas très à l'aise, mais ça va. Par contre, ne me demande pas de faire des pirouettes comme Lily, je n'y arriverai pas, ajouta-t-il dans un rire jaune.
— C'est déjà très bien, Al'. Je suis fier de toi pour tous les efforts que tu es en train de faire.
Le compliment de son père le toucha droit au cœur. Un grand sourire s'étira sur ses lèvres.
Cette réaction fit également plaisir à Harry… et à Draco qui volait à leur côté en les observant sans rien dire. L'homme brun sentit son cœur manquer un battement lorsqu'il intercepta le regard que son employeur avait alors posé sur lui. Regard que le blond s'empressa de détourner, rougissant légèrement de s'être fait surprendre ainsi par Harry.
— Alors ? Qui a gagné ? s'empressa-t-il de demander.
— C'est moi ! annonça fièrement Scorpius à son père.
— De quelques secondes seulement ! ajouta Lily, vexée d'avoir à nouveau perdu la course.
— C'est très bien, ma chérie ! l'encouragea alors Harry. Je suis sûre que, bientôt, tu réussiras à le battre !
Draco éclata de rire.
— C'est que les Potter n'aiment pas perdre, on dirait !
— Pas sur un balai, confirma l'homme brun. Et je n'ai pas perdu, je te signale…
— Mais tu n'as pas gagné non plus. Avoue que ça te met en rogne ! le titilla le blond.
— Mais non ! Ce n'est qu'une mise en garde que l'on vous fait, n'est-ce pas Lily ?
— Oui ! Papa et moi, on vous battra tous les deux, parce qu'on est les meilleurs !
Albus éclata de rire, attirant ainsi tous les regards sur lui.
— Je savais que Lily était un peu narcissique, mais je ne pensais pas à ce point-là ! expliqua-t-il alors entre deux rires.
— Pffff. N'importe quoi ! Je ne suis pas narcissique, c'est même pas vrai ! râla la fillette.
— Un petit peu, quand même, indiqua Scorpius.
— Elle a juste confiance en elle, intervint Harry pour défendre sa fille qui acquiesça vivement à cette affirmation.
— C'est très bien de croire en soi et en ses capacités, approuva Draco. C'est pourquoi Lily ne pourra pas battre Scorpius, puisqu'il est meilleur qu'elle ! annonça-t-il avant de partir dans un fou rire, vite rejoint par les garçons.
Lily les observa en boudant : elle n'avait pas compris ce qu'il y avait de drôle dans ce que venait de dire Draco puisqu'après tout ce serait elle la meilleure. Et elle le leur prouverait.
— Enfin… En attendant, reprit Harry une fois qu'il fut calmé, ça te dit de venir faire des figures avec moi, Lily ?
Cette proposition chassa toute autre pensée de la petite qui suivit son père avec plaisir. Elle fut vraiment ravie qu'il lui apprenne de nouvelles pirouettes.
Draco les observa tandis que les garçons discutaient entre eux. Il savait que Scorpius était bon, mais il était certain que le niveau de Lily dépasserait le sien tôt ou tard. Elle avait hérité du don de son père, après tout. Et il s'en était fallu de peu qu'Harry le batte, aujourd'hui, alors que, comme ce dernier l'annonçait, il n'avait pas vraiment volé depuis longtemps. Bizarrement, la jalousie qu'il ressentait auparavant pour lui, quant à ses capacités, s'exprimait désormais comme de l'admiration. Cela confirmait bien que leur relation avait vraiment évolué.
— Tu veux aller faire des pirouettes aussi, Scorpius ? lui demanda son meilleur ami.
— J'irai plus tard, peut-être. Pour l'instant, ça te dit de juste faire le tour du terrain ensemble ?
Albus acquiesça en souriant au garçon blond.
Draco les observa s'éloigner en discutant tous les deux. Il décida donc de rejoindre les voltigeurs.
— Moi aussi, je sais le faire ! s'incrusta-t-il en imitant la figure qu'ils venaient d'effectuer.
— Bravo, Draco ! l'acclama Lily. Tu viens t'amuser avec nous ?
— Oui, Lily. Ça me ferait vraiment plaisir de pouvoir exécuter toutes sortes de pirouettes avec vous, confirma-t-il.
Harry ne put s'empêcher d'avoir une bouffée de chaleur sous les paroles du blond. Il les approuva néanmoins d'un mouvement de tête et se reconcentra sur sa fille.
-x-
— Eh bien, c'était amusant ! souligna Draco en descendant de son balai.
— Oh oui ! Il faudra qu'on se refasse des sessions comme celle-là plus souvent avant qu'il ne fasse vraiment trop froid pour pouvoir voler dehors. Et pourquoi pas un week-end pour que Ginny puisse en profiter aussi ?
Harry n'avait pas oublié la discussion qu'il avait eue avec ses enfants à ce sujet. Albus et Lily observèrent l'homme aux yeux gris, attendant sa réponse.
— Eh bien, je suppose que ça pourrait se faire, répondit-il simplement, alors que l'idée de pouvoir voler à nouveau contre le brun à lunettes le remplissait de joie.
— Trop bien ! s'exclama alors la fillette. Je suis sûre que maman va être trop contente quand on va lui dire ça ! On se voit ce week-end, alors ?
Harry et Draco éclatèrent de rire, un peu gênés.
— Je ne sais pas si ça va être faisable ce week-end, ma puce. Draco a pas mal de choses à gérer en ce moment.
— Après, si ça vous tient tant à cœur, je pense qu'il y a moyen que ça se fasse, le contredit aussitôt le blond.
— Vraiment ? fit Harry, trop heureux pour masquer sa surprise.
Draco fit un mouvement positif de la tête. Il était quelque peu perturbé par l'éclat émeraude que l'homme brun venait de poser sur lui. Il préféra détourner le regard.
— Je vous laisse en parler avec votre maman ce soir et on en reparle demain, qu'en dites-vous ? proposa-t-il en s'adressant aux enfants.
Ceux-ci acquiescèrent. Lily, parce qu'elle avait vraiment hâte de pouvoir voler à nouveau et encore plus de pouvoir le faire au côté de sa mère. Albus, car il allait pouvoir retrouver son meilleur ami, même s'il devait remonter sur son balai pour cela.
— Parfait, on fait comme ça, alors, confirma Harry. Normalement, elle devait récupérer son balai ce midi…
L'ancien Serpentard lui offrit un sourire de confirmation.
— Tu as une préférence pour le jour ? préféra néanmoins vérifier le brun.
— Disons que dimanche, je suis sûr de n'avoir rien à gérer, mais je m'arrangerai si vous ne pouvez venir que samedi.
— Très bien. Allez, il commence à se faire tard, les enfants. Il est grand temps de rentrer.
Albus se tourna aussitôt vers Scorpius pour le prendre dans ses bras. Lily les regarda faire, se demandant si elle aussi pouvait dire au revoir au blond de cette façon.
Lorsqu'ils se séparèrent enfin, elle avança en rougissant et demanda timidement :
— Je peux te serrer dans mes bras aussi ?
Bien qu'innocente, la question surprit les deux garçons. Scorpius s'empressa d'acquiescer pour ne pas paraître malpoli, bien que prendre Lily dans ses bras lui fît un drôle d'effet. Ce n'était pas aussi naturel qu'avec Albus.
Ce dernier observa la scène avec une petite pointe de jalousie au cœur qu'il s'empressa de faire disparaître. Après tout, Lily avait raison : si Albus lui disait au revoir en le prenant dans ses bras, pourquoi ne pouvait-il pas en faire autant avec elle ?
Harry et Draco, quant à eux, loin d'être conscients de ce qui se passait dans la tête des plus jeunes, regardèrent la scène avec un sourire attendri aux lèvres.
— Allez, allons-y ! lança le sorcier à lunettes pour inciter ses enfants à s'approcher de la cheminée. Al', tu veux bien prendre mon balai, s'il te plait ?
Le garçon acquiesça. Il attrapa son balai et celui de son père qu'il serra contre lui, avant de lui donner la main. Harry le remercia du regard. Lily lui donna la main à son tour, tout en tenant fermement son propre balai contre son torse. L'homme fit un dernier signe de tête pour dire au revoir aux deux Malfoy puis déclara :
— 19 Woodfield Way !
Certaines se sont interrogées sur les enfants pas encore réveillés. Comme j'ai fait une ellipse entre le chapitre précédent et celui-ci, je ne suis pas revenu sur ce sujet. Je vous laisse donc imaginer les enfants veiller tard en s'occupant dans leur chambre pendant que leurs parents se sont déjà mis au lit ;)
À bientôt !
