Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Notes : Bonjour, bonjour ! Nous voici arrivés au mois d'août ! Eh oui, je poste à nouveau avec une journée de retard. J'ai tenté de le faire hier soir, mais... je piquais du nez devant l'écran, donc je me suis dit qu'il valait mieux éviter et attendre d'être en forme pour pouvoir relire une dernière fois avant de vous le partager ;) Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 70
— Ah, vous voilà ! fit Ginny, en les voyant arriver.
Elle semblait fatiguée. Harry jeta un regard vers la pendule : il était plus tard qu'il ne se l'était imaginé.
— Ça fait longtemps que tu es rentrée ? demanda-t-il, en enlevant son manteau.
— Quelques minutes, à peine, sourit la sorcière en se laissant tomber dans le canapé. Je n'ai pas résisté à l'envie de vous taquiner un peu. Alors, comment s'est passée cette séance ?
Lily, qui avait déjà retiré son manteau et ses chaussures, se précipita contre les genoux de sa mère.
— C'était trop bien, maman ! Surtout que papa, il a quelque chose de génial à te proposer !
— Ah oui ? rebondit la sorcière.
— Oui, c'est…
— Peut-être que tu devrais laisser papa en parler avec maman, au lieu de le lui dire toi-même ! l'interrompit Albus. Bonsoir, maman, ajouta-t-il en serrant sa mère dans ses bras.
Cette dernière lui caressa doucement les cheveux.
— Et pour toi, Al', ça s'est bien passé ?
Lily bouda d'être soudain mise de côté.
Le garçon acquiesça.
— Oui. C'était très bien. On a simplement fait le tour du terrain de Quidditch, avec Scorpius. Il ne m'a rien demandé de plus et il est resté avec moi presque tout le temps. C'était vraiment gentil de sa part, sourit-il.
Sa mère lui rendit son sourire avant de reporter son attention sur sa fille qui s'était assise par terre, adossée au canapé, les bras croisés.
— Et toi, ma chérie, qu'as-tu fait de beau, dis-moi ?
La fillette se retourna alors, se mettant à genoux et entreprit de raconter tout ce qu'elle avait fait, y compris les courses qu'elle avait perdues.
Pendant ce temps, Harry avait entrepris de préparer le dîner.
Il était en train de commencer à dresser la table quand Ginny vint lui donner un coup de main.
— Et donc, c'est quoi cette proposition super géniale que tu dois me faire ? lui demanda-t-elle.
— Ce serait qu'on aille au Manoir un après-midi de ce week-end pour qu'on puisse voler tous ensemble.
— Tu sais qu'on peut tout aussi bien voler ensemble au Terrier ou chez Ron et Hermione, n'est-ce pas ? D'ailleurs, ça ferait très plaisir à Rose et Hugo…
Devant le regard que lui lança son mari, Ginny ne put que se mettre à rire.
— Bon, ok pour le Manoir. Mais avec ce qui s'est passé récemment, il faut que je reste disponible pour le Journal.
— Oui, je comprends. D'ailleurs, des nouvelles ?
— Oui : Ron est passé m'annoncer que Dawn loge au Terrier pour le moment, pour plus de sécurité. Il n'a eu aucun problème avec sa hiérarchie, il a même pu faire ses recherches sans encombre. Et Jonas va bien.
— Ouf ! Tant mieux. J'espère que toute cette histoire prendra fin bientôt.
— Oh oui ! Si Dawn et Matthew pouvaient tirer toute cette affaire au clair avant mercredi prochain, tu peux être sûr que j'annoncerai la diffusion d'un numéro spécial ! Enfin, par annoncer, je veux dire « à l'équipe », car je ne tiens pas à m'attirer les foudres du Ministère avant d'avoir publié CE papier.
— Je ne suis pas rassuré non plus quant à ce qui pourrait arriver au Chicaneur après cette publication, tu sais…
— On aura fait notre boulot, c'est tout.
— Oui. Je me demande quand même de quoi il s'agit pour que le Ministère ait décidé de garder toutes ces informations confidentielles. Comment veux-tu que les sorciers se mettent à l'abri de pratiques barbares moldues s'ils ne sont au courant de rien ? Pourtant, je pensais que Kingsley avait laissé sa place de Ministre à quelqu'un d'intègre, souffla-t-il visiblement déçu.
Ginny s'approcha pour lui poser une main réconfortante sur le bras.
— On ne connait pas encore le fin mot de l'histoire. Il n'y est peut-être pas mêlé. Attendons avant de juger, d'accord ?
Harry acquiesça.
— À table ! annonça-t-il alors.
Les enfants, qui s'étaient déjà lavé les mains à la demande de leur mère, s'empressèrent de s'asseoir à leur place. Après tout, ils n'avaient même pas pris de goûter et avaient donc une faim de loup !
— Maman est d'accord pour aller voler au Manoir !
— Youpi ! s'écria Lily, ravie.
— Tu ne m'as pas dit quel jour, par contre…
— C'est comme on veut, bien que ça arrangerait Draco que ça se fasse plutôt dimanche, indiqua Harry.
— Ok pour dimanche, alors ! valida Ginny.
— Au fait, maman, tu l'as toujours pas ramené à la maison, ton nouveau balai ? s'intéressa la petite.
— Si, ma puce. Je l'ai rangé dans le placard par réflexe. Je te le montrerai après manger, d'accord ? Et après, ce sera dodo !
— Ouiiii ! s'écria la fillette toute contente, qui commença alors à engloutir le contenu de son assiette.
— Doucement, Lily ! la gronda gentiment son père. Maman te montrera son balai que quand tout le monde aura fini de manger, tu sais ? D'ailleurs, moi aussi, j'ai hâte de le voir ! ajouta-t-il avec un clin d'œil en direction de sa fille.
-x-
— Alors, ça t'a fait quoi de voler avec ton beau Draco ? demanda Ginny sur un ton taquin.
— C'était super, répondit Harry en s'allongeant sur son lit. Lily t'a raconté notre course ?
— Oui. Elle m'a dit que vous avez fini à égalité.
— Ouais. Je le battrai à nouveau, bientôt. Peut-être pas dimanche, du coup, car je n'aurai pas l'occasion de voler d'ici là, mais bientôt ! annonça-t-il confiant.
— Et contre moi, tu penses avoir une chance ?
— Franchement ? Je n'en ai pas la moindre idée ! avoua-t-il sincèrement. Tu sais quoi, on testera ça dimanche, qu'est-ce que t'en dis ?
— J'en dis que j'ai hâte d'y être ! Sinon, pas de nouvelle évolution ?
Harry rit légèrement.
— Non, pas vraiment. J'ai pu intercepter certains regards qu'il posait sur moi pendant notre session de vol, mais je ne sais pas comment les interpréter.
— C'est vrai que tous les amateurs de Quidditch ne peuvent qu'admirer tes capacités en vol, mon cœur.
Harry leva les yeux au plafond.
— Je ne suis pas sûr que ton Stéphane apprécie que tu m'appelles encore « mon cœur ». Est-il au courant, au moins, que nous partageons toujours le même lit ?
— Oh, quand on sait que, de base, il était prêt à rendre cocu le Sauveur, et donc qu'il s'imaginait que l'on était encore un « vrai » couple, je pense qu'il peut accepter le fait que je te donne ce petit nom, hein ?
— C'est sûr que présenté sous cet angle… Et j'imagine que ton déjeuner s'est bien passé ?
Le regard de la sorcière se mit à pétiller. Harry en fut presque jaloux. Si seulement il pouvait avoir le même effet sur Draco…
— Draco et toi, vous êtes faits pour être ensemble, le rassura Ginny, qui avait parfaitement capté son fil de pensées. Je pense qu'il a surtout peur de sauter le pas, surtout qu'il a cette histoire avec Astoria à régler. On ne peut pas dire que les révélations soient vraiment arrivées au bon moment pour l'évolution de votre histoire.
Harry soupira en enfonçant sa tête de son oreiller par à-coups.
— Comment peux-tu en être aussi sûre ? gémit-il alors. Et si… Et si l'idée d'avoir une relation avec un homme le répugnait ?
Ginny se plaça sur le côté, de façon à pouvoir lui caresser doucement les cheveux.
— Je le sais, Harry, c'est tout. Tout comme je l'ai deviné pour toi, je sais qu'il en est de même pour lui. Vous avez toujours été spéciaux l'un pour l'autre, sourit-elle tendrement. Ce qui vous lie est trop fort pour que Draco ferme les yeux indéfiniment. Certains appellent ça la « destinée », d'autres des « âmes sœurs »… Tu dois me croire ; ne perds pas espoir.
Harry attrapa la main qu'elle glissait dans ses cheveux avant de la serrer dans la sienne.
— Merci, Gin'. J'espère vraiment que tu as raison. Et tellement plus encore que les choses évoluent bientôt. C'est tellement dur, parfois, de résister à la tentation.
— Je sais, Harry. Tu me l'as déjà dit, soupira-t-elle.
Encore un peu et elle s'en voudrait de voir sa relation avec Stéphane s'épanouir – dans le secret, certes, mais s'épanouir quand même – alors que son mari semblait si mal de vivre sa relation à sens unique pour le moment.
Elle s'allongea sur le dos, un sourire prenant doucement place sur ses lèvres. Dimanche, ils iraient tous ensemble au Manoir Malfoy, n'est-ce pas ? Elle saisirait l'occasion d'accélérer un peu les choses en faveur du brun, foi de Ginny !
-x-
— Ginny est d'accord pour dimanche après-midi, indiqua Harry au blond, le lendemain matin en emmenant Albus au Manoir. Elle aussi, elle a hâte de faire la course contre moi.
— Comment ça, elle aussi ? Je suis sûr que tu mourais d'envie de te mesurer à moi, je n'ai fait qu'accéder à ta requête muette, contra Draco, amusé.
— Mais oui, je vais faire semblant de te croire, tiens ! ajouta l'homme brun.
— Pourquoi ils se prennent la tête pour ça ? s'inquiéta Scorpius.
— Oh, ils sont juste en train de se taquiner, expliqua Albus. Il n'y a vraiment pas à s'en faire. Je trouve beaucoup plus inquiétant quand ils s'évitent.
— Ou quand ils doivent aller parler dans le bureau de papa, ajouta le blond.
— C'est ça, approuva Albus.
— Je la trouve plutôt marrante, moi, leur fausse dispute, renchérit Lily. Je suis sûre qu'ils avaient tous les deux très envie de la faire, cette course ensemble.
Son frère acquiesça.
— En tout cas, je suis trop contente qu'on puisse se revoir dimanche, Scorpius ! ajouta Lily qui ne le reverrait pas avant.
— Moi aussi, répondit Scorpius en souriant, bien qu'il regardât surtout son meilleur ami qui lui rendit son sourire.
La fillette s'en rendit compte et en fut un peu déçue, mais décida de se taire. Elle en parlerait à son père une fois de retour dans leur maison.
-x-
— Papa…
— Oui, ma chérie ? Qu'est-ce qui se passe ?
— Pourquoi Scorpius il préfère toujours passer du temps avec Al' au lieu de venir jouer avec moi ?
L'homme fut surpris par la question.
— Albus est son meilleur ami, c'est normal qu'il préfère passer du temps avec lui.
— Mais ! Moi aussi, je veux bien devenir la meilleure amie de Scorpius pour pouvoir passer du temps avec lui !
Harry secoua négativement la tête.
— Ça ne se passe pas vraiment comme ça, ma chérie, et je suis sûr que tu le sais déjà.
— Oui, mais ça me rend triste. Parce que je l'aime bien Scorpius, moi, et j'aimerais beaucoup qu'il joue un peu plus souvent avec moi. Il voit déjà Albus presque tous les jours !
— Peut-être devrais-tu simplement le lui dire ?
— Tu crois ? Il ne risque pas de se moquer de moi ?
— Je ne pense pas qu'il se moquera de toi, ma puce. Scorpius est vraiment quelqu'un de très gentil.
— Comme Draco ?
Harry fronça les sourcils. Que cherchait donc à faire sa fille, à lui poser une question pareille ?
— Encore plus que Draco. Parce que Draco, en tant qu'adulte, se doit de prendre parfois des décisions un peu plus difficiles et qui ne plaisent pas à tout le monde.
— Ah, d'accord.
L'homme fut certain qu'elle n'avait pas dû tout comprendre. Il espérait qu'elle oserait parler de son problème à Scorpius la prochaine fois qu'elle le verrait, car il n'aimait pas la voir aussi triste.
— Et si tu donnais à manger à Grignote ? proposa-t-il pour lui changer les idées.
C'eut l'effet escompté : Lily s'empressa d'aller chercher le paquet de Miam'hibou et s'approcha du perchoir de la chevêchette.
— D'ailleurs, où as-tu mis le dessin pour ton frère que tu as fait hier après-midi ?
Lily montra la bibliothèque. En effet, le dessin était posé sur une étagère.
Elle attendit que Grignote s'intéresse à elle pour pouvoir commencer à lui donner des petits morceaux de biscuits.
Son père la regarda faire, tout en récupérant le dessin de sa fille. Il l'ajouta au parchemin qu'il avait rédigé et à la note que lui avait rendue Albus. Il glissa l'ensemble dans une enveloppe qu'il cacheta.
— Coucou, Grignote ! fit-il en s'installant près de sa fille. J'ai une mission pour toi, expliqua-t-il en lui montrant l'enveloppe.
La chouette poussa aussitôt un hululement et vint se poster près du courrier.
Harry lui caressa affectueusement les plumes avant de lui confier son chargement. Grignote monta ensuite dans sa paume et il la conduisit à la fenêtre qu'il ouvrit. La chevêchette prit son envol aussitôt.
— Et voilà, soupira l'homme en la regardant s'éloigner.
— Elle est trop forte, Grignote ! T'as vu l'enveloppe : elle est plus grande qu'elle et elle arrive quand même à la porter !
— C'est vrai, ma chérie. Notre Grignote, c'est la plus forte ! sourit fièrement Harry, faisant rire sa fille.
— Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?
— Et si tu préparais un petit quelque chose à offrir à Mamie, ce midi ?
L'idée sembla enchanter Lily, même si elle n'avait encore aucune idée de ce qu'elle allait bien pouvoir faire, et Harry non plus, il fallait bien l'avouer.
Ce dernier attrapa une boîte contenant des affaires de loisirs créatifs et se rendit dans la salle à manger, sa fille sur ses talons.
— Je vais faire quoi, papa ? s'intéressa Lily.
— Et si tu utilisais ces papiers…
Il sortit des feuilles cartonnées de teintes orange, marron et beige, ainsi qu'une paire de ciseaux, un crayon à papier, une gomme et un feutre fin noir.
— … pour faire un renard en découpage ?
Lily sembla analyser l'idée avant que ses yeux ne se mettent à pétiller.
— Oh oui ! C'est une super idée, ça, papa ! Je vais faire un très beau renard pour Mamie !
— Est-ce que tu as besoin d'un modèle ?
La fillette haussa les épaules. Son père prit ça pour un oui et retourna dans le salon. Il consulta les livres de la bibliothèque pour en sortir un sur les animaux de la forêt et l'apporta à sa fille. Il l'ouvrit à la page concernée et le déposa sur la table près d'elle pour qu'elle puisse s'inspirer des images qu'elle voyait si jamais elle avait des doutes sur l'anatomie de l'animal.
Harry jeta un œil sur la silhouette que Lily avait déjà commencé à tracer au crayon à papier sur le carton orange et se dit que, finalement, elle n'aurait peut-être pas besoin de modèle pour mener à bien son projet.
