Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Hello tout le monde ! Avant toute chose, je voulais vous remercier pour votre fidélité. Je suis ravie de savoir que vous êtes encore si nombreux à me lire. Et je souhaite particulièrement remercier celles qui me laissent des reviews, encore et encore, chapitre après chapitre. Vraiment, merci à vous et à votre soutien. C'est grâce à vous que j'ai eu l'agréable surprise de passer la barre des 500 reviews en début de semaine. Je vous embrasse toutes très fort ! *plein de petits cœurs qui volent* Allez, je vous laisse à votre lecture. J'espère vraiment-vraiment-vraiment que ce chapitre vous plaira *croise les doigts*


Chapitre 71

— C'est chouette de se dire qu'on se verra après-demain, sourit Scorpius, installé sur son lit face à Albus.

Le garçon brun acquiesça. En effet, la séparation semblait moins difficile que les semaines précédentes.

Depuis sa chute, il n'avait pas eu l'occasion de recroiser Astoria. Il avait l'impression qu'elle se cachait encore plus qu'avant. Il avait de la peine pour cette femme et s'inquiétait de ce qu'elle allait devenir. Et son ami lui avait rapporté la volonté de Draco de divorcer. Qu'allait-il se passer pour lui ensuite ?

Albus imaginait mal devoir vivre sans l'un de ses parents dans la même maison que lui. Mais contrairement à Scorpius, il vivait dans une famille unie, malgré les chamailleries entre frères et sœur, ce qui était tout à fait normal. Mais qu'adviendrait-il de Scorpius s'il se trouvait être obligé de vivre avec sa mère ? Cette femme qu'il haïssait, malgré le sacrifice qu'elle avait fait pour lui…

— Ça va, Al' ? Tu étais perdu dans tes pensées.

— Oui, excuse-moi. J'étais en train de penser à la séparation de tes parents et… je m'inquiétais pour toi.

— Oh ! Al'…

Le blond le serra contre lui. D'un autre côté, il n'avait rien à lui répliquer : lui aussi s'inquiétait de savoir s'il pourrait rester vivre avec son père comme il l'avait toujours fait ou s'il devrait suivre une sinistre inconnue qui semblait ne lui vouloir que du mal. Il ferma les yeux et serra davantage son meilleur ami. Cela ne se produirait pas. C'était juste impossible, n'est-ce pas ? Il avait tellement hâte que toute cette histoire prenne fin, histoire d'être enfin rassuré de se savoir en sécurité au Manoir. Hélas, son père l'avait prévenu que les démarches risquaient d'être longues.

— Même s'il s'agit de la Justice, je ne pense pas que nos pères te laisseront entre les mains de ta mère, le rassura Albus.

— Nos ? s'étonna Scorpius en se détachant du garçon pour pouvoir lui faire face.

Le brun ne put qu'acquiescer.

— Oui. Je suis sûr que mon père ne te laissera pas tomber.

— Tu penses qu'il jouerait de son statut pour m'aider ?

— Qui sait ? valida Albus d'un mouvement positif de la tête, malgré son haussement d'épaules.

Un sourire s'étira sur les lèvres du blond.

— Merci, Al', de me redonner confiance en l'avenir.

Le garçon aux yeux émeraude sourit.

— Y'a pas de quoi, Scorp'. Tu te rends compte de comment on parle ? J'ai l'impression qu'on est déjà vieux ! souligna-t-il en éclatant de rire.

Son ami approuva d'un mouvement de tête.

— Est-ce notre faute, aussi, si on se trouve confronter à des problèmes de vieux ? ajouta-t-il, tout sourire également.

— Allez, on devrait peut-être y aller, indiqua le brun.

Scorpius haussa les épaules.

— Attendons que Brody nous prévienne, d'accord ?

Albus acquiesça.

-x-

Draco avait proposé à Harry de le rejoindre dans son bureau à la fin de son cours.

— Entre ! entendit-il après avoir toqué à la porte.

Le brun s'exécuta rapidement, refermant derrière lui et prenant place dans le fauteuil qui lui était dédié. Son employeur avait l'air absorbé par la lecture d'un parchemin. Harry attendit patiemment en silence, en profitant pour le détailler du regard.

Le blond dut s'en rendre compte, car il releva les yeux puis rougit, ce qui fit rougir l'autre à son tour de s'être ainsi fait surprendre.

Draco posa son document. Il se voyait mal reprendre sa lecture, maintenant qu'il était troublé de la sorte. Même si, depuis une semaine, il savait ce qu'il en était de l'attrait du brun envers sa personne, il était troublé quand Harry posait un tel regard sur lui. Il se sentait comme mis à nu.

L'ancien Gryffondor gigota dans son fauteuil, mal à l'aise.

— Tu voulais que je te rejoigne ici pour… ? demanda-t-il pour rompre le silence gênant qui s'était installé entre eux.

Draco le fixa encore quelques secondes sans rien dire avant de cligner des yeux à plusieurs reprises, comme si l'information venait enfin de lui parvenir au cerveau.

— Euh… oui, excuse-moi. Je voulais qu'on parle des enfants, de leur niveau en classe… Faire un petit topo de ces trois premières semaines, t'en penses quoi ?

— Ah, oui, d'accord, très bien… Mais euh… je n'ai pas grand-chose à dire, en fait, réalisa finalement le brun. Ce n'est pas comme si on ne pouvait pas se le dire directement quand il y a quelque chose qui cloche, n'est-ce pas ?

— Oui, c'est sûr, rit-il doucement. Dans ce cas, je te remets juste ceci, fit-il en attrapant un papier qu'il avait placé dans un coin de son bureau.

Devant le froncement de sourcils d'Harry, il précisa :

— Il s'agit de ton premier bulletin de paie. Eh oui, je fais les choses dans les formes !

— Je vois ça. Merci, Draco.

— Tu ne vérifies pas ? s'enquit celui-ci d'un ton redevenu un peu plus sérieux.

L'ancien Griffondor soupira et parcourut attentivement le document pour faire plaisir à son employeur.

— Je pense que c'est bon. Je demanderai à Ginny de vérifier pour moi à la maison, ajouta-t-il en haussant les épaules avant de reposer le document sur le bureau.

— D'accord.

— À défaut d'analyser les enfants, je peux te faire un compte-rendu de mon propre comportement de cette semaine, si tu veux…

Les yeux du blond s'écarquillèrent. Par Salazard ! Mais qu'était donc en train de raconter Harry ?!

— J'ai beaucoup travaillé sur moi, je dois bien avouer, car tu ne peux pas savoir à quel point j'ai dû lutter contre la tentation de céder à mes pulsions… Désolé, mais je dois t'en parler. Le dire à Ginny ne me suffit apparemment pas. Je ne ferai jamais rien sans ton consentement, bien sûr, mais il faut que tu saches que ça me fatigue. Mais ce qui me travaille encore plus, ce sont ces regards en coin que tu me lances parfois et qui me laissent, malgré moi, espérer des choses.

Draco ne sut pas trop comment réagir à cette confession. Le brun n'avait peut-être pas tort de lui en parler, car il était loin de s'imaginer à quel point cette histoire pouvait le torturer.

— Harry… tu… C'est bien plus que de l'attirance, si je comprends bien, n'est-ce pas ? questionna-t-il délicatement.

L'homme à lunettes porta sur lui un regard étonné.

— Oui. Bien sûr que oui ! Tu pensais quoi ? Que je voulais seulement coucher avec toi ?

Harry fut le premier surpris des mots qu'il laissa s'échapper. Bien que vraiment troublé, Draco rétorqua :

— Disons que tu n'as jamais…

Il secoua la tête. L'homme aux yeux émeraude lui avait dit une fois que ce qu'il éprouvait pour lui était plus que de l'amitié, mais…

— Alors, dis-moi : que ressens-tu réellement ? finit-il par demander.

Cela restait encore le meilleur moyen d'en avoir le cœur net.

Harry rougit violemment et baissa les yeux.

— Il me semble pourtant que c'est évident, murmura-t-il, mal à l'aise.

Draco leva les yeux au plafond en soupirant avant de quitter son siège. Il rejoignit rapidement celui du brun et s'installa à genoux devant lui pour être à sa hauteur. Il glissa une main sous son menton pour l'obliger à lui faire face.

— Qu'est-ce que tu fais ? demanda alors ce dernier, perturbé.

— Je n'en sais rien, avoua le blond.

Et, ne se posant pas plus de question, il posa ses lèvres sur les siennes. Ce simple contact l'électrisa et il sut qu'il avait fait le bon choix. Il sentit les mains d'Harry se placer de part et d'autre de son visage, et la pression sur ses lèvres s'accentua. Draco commença à délicatement bouger les siennes pour découvrir celles du brun. Puis, tout aussi naturellement, leurs langues vinrent se rencontrer et l'exploration se fit plus profonde. D'abord doux et tendre, le baiser se changea donc rapidement en quelque chose de plus enflammé. Les corps se pressèrent l'un contre l'autre et leurs mains se firent exploratrices, se frayant un chemin pour caresser la peau de l'autre dissimulée sous les vêtements encombrants.

Bien plus tard, la frénésie du baiser diminua peu à peu, refaisant doucement place à la douceur et à la tendresse.

— Tu me rends fou, Draco Malfoy, murmura Harry, le souffle court.

Le blond s'écarta de façon à pouvoir observer le brun, la main dans son dos l'empêchant de toute façon de s'éloigner davantage. Il glissa lentement ses doigts en une caresse le long du visage d'Harry, en suivant la ligne de sa mâchoire.

— J'espère bien ! répondit-il dans un sourire doux qui déstabilisa complètement le sorcier à lunettes.

À regret, Draco se releva.

— Les enfants vont finir par se demander ce que l'on fait, indiqua-t-il.

— On est vendredi. Ils ne s'inquiètent jamais le vendredi… rétorqua Harry en se levant à son tour. Par contre, je crois que nous, on doit parler après ce qui vient de se passer, non ?

— Il me semble pourtant avoir été clair, s'amusa Draco.

— Dray… Ce n'est pas un jeu pour moi.

— On a déjà eu cette discussion-là, il me semble, répliqua-t-il sèchement, ce qui surprit Harry. Est-ce si dur pour toi d'imaginer que j'ai envie d'être avec toi, moi aussi ?

— C'est que… ce n'est pas ce que tu me disais jusqu'à maintenant...

Le blond souffla et se laissa tomber dans le fauteuil que venait de quitter l'ancien Gryffondor.

— Pour tout t'avouer, j'étais prêt à répondre positivement à tes avances…

— Je ne t'ai pas fait d'avances ! s'offusqua Harry.

Draco lui lança un regard noir avant de reprendre :

— J'avais décidé de nous laisser une chance. Quand tu m'as laissé seul, vendredi dernier, j'ai décidé de me laisser le week-end pour y réfléchir, mais j'avais vraiment envie de tenter quelque chose avec toi. Puis il y a eu les révélations d'Astoria et j'ai préféré mettre cette histoire de côté pour me concentrer sur le divorce. Mais c'est vraiment dur de te résister, Harry, tu ne peux pas savoir à quel point !

Quitte à avouer, autant aller jusqu'au bout…

— Et d'un autre côté, tu m'avais parlé d'attirance et tu avais déjà beaucoup de mal avec cette idée, au début, donc je ne voulais pas non plus risquer de te perdre en te cédant trop tôt… Je n'arrive pas à le formuler correctement.

— Je pense comprendre. Mais, alors, pourquoi ce soir ?

— Ce que tu m'as dit sur ce que tu ressentais… Je me suis senti mal de te laisser comme ça, il fallait que je te rassure, que je te fasse comprendre que... enfin tout ça, quoi.

Harry posa sur Draco un regard vraiment profond avant d'acquiescer et d'expliquer :

— Je pensais que notre séparation de ce soir allait être plus simple que celle des autres vendredis, vu qu'on va se voir après-demain, mais en fait… après ça, j'ai juste envie de rester près de toi...

Il ne put se retenir de tirer le blond à lui pour l'embrasser encore, doucement. Et lorsque leurs lèvres se séparèrent à nouveau, il le serra contre lui, son nez dans son cou. Draco lui rendit son étreinte : il aimait tant être dans ses bras !

— Je n'ai pas envie de partir, Dray.

— Je sais. Je ne veux pas que tu partes non plus, avoua-t-il tendrement.

Harry finit par pousser un long soupir avant de se détacher du blond, ses mains se liant alors aux siennes.

— Si je n'y vais pas, c'est Molly Weasley qui va débarquer dans ton manoir et ça risquerait de faire désordre !

Draco se mit à rire. Il ne connaissait pas bien Molly, mais il savait de qui Ginny tenait son caractère enflammé. Et du peu qu'il en avait vu, elle savait très bien se battre quand il s'agissait de défendre sa famille.

— Et je préfère éviter ça, sourit-il alors doucement en réponse.

Il pressa les doigts de l'autre homme puis lâcha ses mains.

— Allons-y. N'oublie pas ton bulletin !

Il fit bien de le lui rappeler, car le papier lui était complètement sorti de la tête. Et pour cause. Un sourire bienheureux s'étira alors sur ses lèvres.

Draco secoua la tête en l'apercevant ainsi dans le couloir.

— Harry… Ce n'est pas très discret !

— Hein ?

— La tête que tu fais ! C'est flatteur, j'aime beaucoup savoir l'effet que je te fais, mais tout le monde risque de deviner ce qui s'est passé, y compris les enfants.

Harry songea à Albus et à sa capacité à comprendre les gens. Ce n'était peut-être pas la peine de lui faciliter le travail.

Il fit un léger signe de tête à Draco et tenta de se reconstituer un visage neutre.

— Toi… soupira le blond, attendri.

Il se mordit la lèvre pour ne pas lui attraper la main et le conduire à nouveau dans son bureau… ou dans sa chambre, au choix. Il réalisa que la semaine à dissimuler son attirance réciproque à l'autre sorcier avait été difficile, mais que ce n'était rien face à ce que leur préparait l'avenir. Maintenant qu'il avait goûté à Harry, il pensait bien qu'il lui serait difficile de s'en passer.

— On y arrivera, s'encouragea-t-il à haute voix.

— Bien sûr qu'on y arrivera, répondit l'autre avec un sourire complice.

— Tu vois, qu'est-ce que je te disais ? indiqua Draco en voyant que Scorpius et Albus n'étaient pas dans le salon. Brody ?

Harry se mit à rire devant la mauvaise fois du blond.

L'elfe apparut et ce dernier lui demanda d'aller prévenir les enfants.

— Ils ont bien raison d'en profiter, sourit le brun, une fois l'elfe parti.

— Au fait ! s'exclama soudain l'homme aux yeux gris.

— Oui ?

— J'étais en train de penser à dimanche après-midi et au fait que ta femme sera là… Et ça m'a rappelé quelque chose : maintenant qu'Astoria nous a tout révélé, j'imagine qu'elle a arrêté de faire ses recherches dans son coin, n'est-ce pas ?

Un voile sombre sembla s'abattre devant le visage du brun.

— Qu'est-ce qu'il y a ? l'interrogea le blond en fronçant les sourcils, légèrement inquiet.

— Disons que… qu'il y a de fortes chances pour que le nom du guérisseur qui a accepté de pratiquer le sortilège de Magie noire le jour de l'accouchement d'Astoria apparaisse dans un prochain numéro du Chicaneur.

Les yeux de Draco s'écarquillèrent.

— Elle ne va pas ébruiter cette affaire, j'espère ?

— Je ne pense pas. Ce guérisseur et sa femme ont malheureusement bien d'autres choses à se reprocher…

Il songea à tout ce qu'il avait entendu cette nuit-là, aux côtés de Ron et Matthew, dans la fameuse résidence des Kahn.

— Tu m'inquiètes, Harry, grimaça l'ancien Serpentard.

— Désolé. Et pour tout te dire, il y a de quoi s'inquiéter.

— Mais tu n'entreras pas dans les détails, n'est-ce pas ?

— Non. Désolé.

L'arrivée des enfants marqua la fin de cette discussion. Au moins, à leurs mines désormais soucieuses à tous les deux, ils n'avaient plus à faire semblant de quoi que ce soit devant eux.

— Mamie va s'inquiéter de ne pas nous voir arriver... et maman aussi, indiqua Harry à son fils.

— Oui. Désolé, papa.

— Mais non, ne t'excuse pas pour ça. Nous comprenons très bien, avec Draco, que vous ayez envie de passer du temps ensemble. Mais on doit vraiment y aller, maintenant.

Albus sourit à son père avant d'acquiescer. Il serra Scorpius dans ses bras, puis dit au revoir à Draco avant d'aller à la cheminée. Harry s'empressa de saluer les Malfoy à son tour avant de rejoindre son fils. Une poignée de poudre et ils disparurent pour le Terrier.

— Je crois qu'ils ne sont jamais partis aussi vite, soupira l'adulte.

Il regarda son fils qui secouait la tête négativement en fixant tristement la cheminée.

— Allez, on les revoit très vite ! l'encouragea-t-il alors.

Un sourire éclaira le visage qui se leva enfin vers lui.

— Oui. J'ai hâte d'y être !

— Moi aussi, mon chéri, moi aussi, avoua Draco en serrant son garçon contre lui.

Puis, doucement, il porta une main à ses lèvres et un soupir de bonheur s'en échappa. Scorpius releva à nouveau le regard vers lui, intrigué.

— Ça va, papa ?

— Oh oui, mon fils, je vais parfaitement bien.

Et l'enfant réalisa que cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas vu son père dans cet état. D'ailleurs, l'avait-il déjà vu ainsi ? Il ne savait pas de quoi il s'agissait, mais, ce soir, son père avait particulièrement l'air heureux.