Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Notes : Bonjour bonjour ! J'espère que vous allez bien en ce dernier jour d'août. Je vous souhaite une bonne lecture !
Guest : Je suis contente que le chapitre précédent t'ait fait sourire. Merci beaucoup pour ta review.
Chapitre 72
Ginny était en effet déjà arrivée. Mais lorsqu'Harry lui sourit, les yeux pétillants de joie, elle comprit qu'il avait enfin obtenu ce qu'il désirait, c'est-à-dire : Draco Malfoy.
— Alors : j'avais raison ou j'avais raison ? le taquina-t-elle.
— Tu avais raison, Gin'. Je… j'aimerais tellement pouvoir t'en parler maintenant !
En effet, il semblait vraiment fébrile et il était nécessaire qu'il partage son bonheur avec quelqu'un.
— Désolée, mon cœur, mais il va falloir attendre qu'on soit rentrés pour ça.
— Je sais bien, soupira-t-il.
Il lui fit néanmoins un autre sourire qui allait jusqu'aux oreilles.
— Je suis contente pour toi. J'ai hâte que tu me racontes.
— À table ! appela Molly, mettant ainsi fin à leur conversation.
-x-
— J'ai cru que la soirée n'allait jamais se terminer ! souffla Harry en entrant dans la chambre avec Ginny, après avoir couché les enfants.
— Maman et papa apprécieraient sûrement de t'entendre dire ça !
L'homme leva les yeux au plafond, un sourire aux lèvres.
— Tu sais très bien ce que j'ai voulu dire et que ça n'a rien à voir avec tes parents. D'ailleurs, j'étais surpris de ne pas y voir Dawn. Tu m'as bien dit qu'elle logeait au Terrier, non ?
— En effet. Elle a prévenu maman de ne pas l'attendre pour le dîner. Je suppose qu'ils doivent être sur une piste importante, avec Matt…
Il acquiesça, songeur. Mais un projectile en pleine tête le coupa dans ses pensées. La sorcière éclata de rire.
— Je te propose qu'on se mette en pyjama avant que tu me racontes ?
Harry approuva et passa rapidement par la salle de bain pour se préparer pour la nuit.
Ginny ferma la porte derrière elle et s'élança sur son lit comme une gamine qui attend qu'on lui confie un grand secret.
— Alors ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Son mari la regarda faire, amusé. Puis, constatant qu'il ne valait pas mieux qu'elle niveau maturité, en ce moment, il lui expliqua :
— Il m'a embrassé ! L'initiative est venue de lui. Puis il m'a dit toutes ces choses…
Il soupira de bonheur et se laissa tomber sur son oreiller, en serrant le « coussin-projectile » contre lui.
— Je crois bien que je suis amoureux, Gin.
Cette dernière se mit à rire.
— Comment tu m'avais dit, déjà ? Ah oui : l'amour te va bien, Harry !
Et en effet, il se sentait vraiment bien. Il aimait Draco et Draco, de ce qu'il avait compris, avait des sentiments pour lui. C'était vraiment merveilleux…
— N'empêche, tu me casses mon plan… souffla Ginny, boudeuse.
— Quel plan ? se redressa-t-il, les sourcils froncés.
— D'en profiter d'être au Manoir pour mettre Draco dans tes bras. J'aurais tellement aimé participer à votre mise en couple ! Je suis un peu déçue, il faut bien l'avouer.
Harry éclata de rire et vint la serrer dans ses bras.
— Je suis content que tu n'aies pas à le faire, mais c'était gentil de te part de vouloir m'aider à l'avoir.
Elle lui rendit son étreinte.
— Je suis vraiment contente pour toi, Harry. J'aime te voir heureux comme ça. Par contre, c'est sûr que maintenant, toi comme moi, on va devoir faire très attention à ne pas se faire griller par notre entourage.
Il acquiesça en soupirant.
— Ouais, c'est vraiment ce qui va être le plus compliqué. Ça et résister aux pulsions de le serrer contre moi quand il est à mes côtés. Surtout que maintenant que j'ai goûté à ses lèvres, j'en veux encore !
Sa femme se mit à rire en le repoussant doucement.
— Je pense que j'ai saisi. Est-ce que ça t'a mis dans le même état, la première fois que je t'ai embrassé, dis-moi ?
— Attends que je m'en souvienne… Je crois que la première chose que j'ai pensé, c'était « Ron va me tuer ! »
Ce qui les fit sourire tous les deux.
— Sinon, oui, je crois bien que j'étais à peu près dans le même état à ceci près que je n'avais pas vécu une semaine entière sous tension avant que tu m'embrasses. C'était vraiment une surprise, car je ne m'attendais vraiment pas à ce que tu t'intéresses encore à moi.
Ginny, attendrie par la réponse de son mari, lui caressa affectueusement les cheveux.
— Je t'aime, mon beau Harry. Et je suis ravie que tu aimes Draco davantage et qu'il partage tes sentiments, vu que ton cœur l'a choisi. Vous méritez vraiment d'être heureux, tous les deux.
— Merci, ma Gin', t'es vraiment la meilleure.
Il l'embrassa doucement sur la joue.
— Je sais, répliqua la sorcière dans un sourire fière qui fit encore sourire Harry. Allez, dormons… Demain, première journée juste tous les quatre, depuis longtemps. Ça va nous faire du bien.
— Oui, j'imagine que ça fera du bien à notre petite famille qu'on se retrouve un peu entre nous. Mais je pense que je vais surtout mourir d'impatience d'être enfin dimanche. Et je crois bien qu'Albus aussi, pour retrouver Scorpius, et Lily pour pouvoir voler avec nous tous, surtout avec toi. Elle n'a pas encore eu l'occasion de voir à quel point tu es douée sur un balai. Disons qu'elle n'en a eu qu'un aperçu, lors de notre match au Terrier, ajouta-t-il avec un clin d'œil.
— C'est vrai. J'ai enfin mon balai. Mais je ne le connais pas encore très bien. Je manque un peu d'entrainement.
— Je comprends ce que tu veux dire. Heureusement, tu as la chance de connaître son inventeur pour qu'il puisse te donner des cours particuliers ! la charria-t-il, ce qui la fit rire.
— Tout à fait ! Allez, fais de beaux rêves, Harry.
Elle l'embrassa sur la joue avant de se glisser correctement dans son lit.
L'homme sourit bêtement tout en ôtant ses lunettes et s'allongea à son tour avant d'éteindre la lumière. Oh oui, ses rêves promettaient d'être très beaux.
-x- (Dimanche)
— Tout le monde est prêt ? demanda Harry.
Les quatre Potter étaient en tenue pour aller voler et tenaient chacun leur balai dans leur main.
— Viens, Lily, on y va les premiers, indiqua-t-il à sa fille qui s'empressa de venir lui donner la main. Manoir Malfoy !
Ginny les regarda disparaître avant de se tourner vers son fils.
— Je crois bien que c'est notre tour, sourit-elle.
Albus lui rendit son sourire, ravi de partager ce moment avec sa mère.
Celle-ci jeta sa poignée de poudre dans le feu, puis ils entrèrent à leur tour dans l'âtre. Les deux Potter se donnèrent la main.
— Manoir Malfoy ! indiqua la sorcière.
Quelques secondes plus tard, elle mettait, pour la première fois, les pieds dans ce salon.
— Bienvenue chez moi, Ginny, l'accueillit Draco, conscient de sa première visite.
— Merci, Draco, sourit-elle en retour. Bonjour, Scorpius ! Tu vas bien ?
Le garçon sourit à la mère de son ami. Il n'avait pas eu l'occasion de la voir depuis plus d'une semaine, il s'en rendait compte.
— Bonjour, retourna-t-il simplement la politesse, n'étant pas très à l'aise à l'idée de l'appeler « Ginny ».
— Eh bien, n'attendons pas plus longtemps pour aller voler ! les invita à sortir le maître des lieux. Tu ne m'en veux pas de te faire visiter plus tard, Ginny ?
— Non, non, ne t'en fais pas. J'ai vraiment hâte de tester mon nouveau balai !
La joyeuse équipe sortit donc du bâtiment pour se rendre au terrain de Quidditch.
Ayant conscience de la volonté des deux hommes de se retrouver un peu seuls, Ginny se fit conduire par les enfants, les laissant en arrière.
— Ça me fait bizarre, quand même… souffla Draco.
— Quoi ? interrogea le sorcier à lunettes.
— Ta femme. De savoir qu'elle sait pour nous et qu'elle soutient cet adultère.
— On ne peut pas vraiment parler d'adultère puisque nous n'avons pas…
Harry rougit.
— Enfin, tu comprends. Et moi, je soutiens bien son couple à elle, alors nous sommes quittes.
Il regarda le blond qui arborait, lui aussi, une jolie teinte rouge au niveau des joues. Était-ce d'avoir évoqué la partie sexuelle de leur relation qui le mettait dans cet état ? Dans tous les cas, il le trouvait vraiment craquant quand il rougissait.
— Papa ! Draco ! On vous attend ! cria Lily.
— Je pense que cet après-midi va être mémorable, sourit doucement le brun.
— Peut-être… approuva Draco.
Harry s'empressa de sortir son balai de sa housse pour ne pas faire attendre les autres davantage.
D'un accord de la tête, ils s'envolèrent tous en même temps, accompagnés du cri de joie de Lily, toujours aussi heureuse de prendre de l'altitude.
— Regarde, maman, ce que je sais faire !
Et la voici partie dans une démonstration de pirouettes que Ginny félicita au fur et à mesure. Elle était vraiment étonnée de la facilité et la vitesse à laquelle Lily apprenait à maîtriser son balai. Poudlard trouverait sûrement une excellente joueuse lorsqu'elle intégrerait l'école. La journaliste espérait juste que des places seraient disponibles dans l'équipe de sa Maison lorsqu'elle voudrait jouer. Ce serait dommage de casser un si bel espoir dans l'œuf.
Pendant ce temps, Scorpius et Albus ne volaient pas trop haut. Le blond tentait de rassurer le brun pour lui faire prendre un peu de vitesse.
Ginny fut fière de son fils. Pas de la même façon qu'elle l'était de Lily, mais elle se rendait compte des efforts fournis par le garçon et elle ne pouvait que l'en féliciter.
Plus loin, Harry et Draco semblaient se taquiner. Elle vit le blond descendre à sa housse pour en extraire quelque chose. Un grand sourire s'étira sur les lèvres de la sorcière : Draco avait apporté un Vif d'or. L'après-midi promettait d'être vraiment amusant.
Il était temps, pour elle, d'apprendre à connaître un peu mieux son balai.
— Lily, ma chérie, tu veux bien venir voler avec moi ? Je dois apprendre à contrôler mon Frôlelune correctement. On va toutes les deux jusqu'aux poteaux de but, là-bas ?
— Oh oui ! Je suis prête à faire la course !
Ginny hésita à lui dire qu'elle ne comptait pas faire de course, mais finit par se soumettre à l'envie de sa fille. Après tout, pourquoi pas ?
— Ok, ma chérie. Alors, allons-y !
— Go ! s'écria la gamine avant de foncer à toute allure.
-x-
— Prêt, Potter ?
— Toujours, quand il s'agit de te battre, Malfoy ! répliqua ce dernier avec un clin d'œil.
Draco acquiesça. Il avait lâché le Vif d'or quelques secondes plus tôt pour permettre à ce dernier de se « volatiliser » un peu afin que la recherche soit plus intéressante.
Ils prirent donc tous deux de la hauteur pour commencer leur traque visuelle.
Harry délaissa rapidement sa recherche pour reporter son attention sur l'autre homme.
— Tu sais que t'es vraiment beau en vol ?
Draco rougit, touché par le compliment, avant de rétorquer :
— Mais je suis beau tout le temps, voyons !
— C'est bien vrai, approuva le brun.
La réponse déstabilisa un peu le blond qui s'attendait plutôt à une remarque sur sa vanité.
— Tu n'es pas mal non plus, souffla-t-il alors, ce qui fit rire Harry.
— Merci. Ravi de te plaire ! fit-il avec un sourire entendu.
Draco sentit son cœur s'accélérer doucement face à ce que le brun faisait naître en lui, comme une vague de tendresse. Il avait envie de les serrer contre lui, là, maintenant. Et l'embrasser. Lui prouver qu'en effet, il lui plaisait vraiment, que ce qu'il ressentait allait bien au-delà d'une simple attirance physique.
Ginny, arrivée à destination face à sa fille, jeta un regard en hauteur. Elle secoua la tête en souriant : elle ne savait pas de quoi ils parlaient, mais leurs regards en disaient vraiment long sur ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre.
— Tu as filé vite, maman !
— Oui. Mais tu voles vraiment vite aussi, ma chérie.
— Je sais. Papa, il m'a dit que je pourrai aller encore plus vite quand j'aurai un plus grand balai, plus tard.
— C'est vrai. Et là, je suis sûre que tu iras vraiment plus vite que moi !
La réponse fit rire de joie la petite sorcière qui s'arrêta soudain en pointant un endroit du doigt.
— Là !
Ginny observa aussitôt la direction indiquée. Lily venait de repérer le Vif d'or.
— Et si on essayait de l'attraper avant papa et Draco ? proposa-t-elle à sa fille qui, en guise de réponse, s'élança vers la petite balle ailée.
L'attention des deux hommes se focalisa sur ce mouvement soudain et ils comprirent tous deux ce qu'il en était. Ainsi, ils s'élancèrent vers Lily.
— Regarde ! signala Albus à son ami. Ils vont tous se rentrer dedans, c'est pas possible !
Scorpius acquiesça avec un sourire. Lui aussi se serait bien précipité pour attraper le Vif d'or, mais il était bien trop loin des autres. Il était donc trop tard pour lui, désormais.
— Qui va l'attraper, d'après toi ?
— Aucune idée, répondit le brun avant de retenir son souffle devant la scène qui se déroulait quelques mètres plus loin.
Le Vif d'or changea de direction. Lily s'empressa de le suivre, suivie de près de sa mère. Les deux hommes les rejoignirent rapidement. La petite balle piqua vers le sol. Ginny prit soudain peur pour sa fille qui ne quittait plus le Vif d'une semelle.
— Lily, freine !
Les trois adultes retinrent leur souffle en ralentissant. Ils ne pouvaient plus faire grand-chose dans cette situation. La fillette tendit la main, attrapa la petite balle et remonta dans les airs juste avant de toucher le sol.
Harry, Ginny et Draco se posèrent au sol.
— Ton portrait craché ! souffla Draco.
— Je préfèrerais qu'elle prenne moins de risque : j'ai bien failli faire une attaque !
— Et moi, je vais avoir des cheveux blancs, ajouta Ginny.
— Parce que ce n'est pas déjà le cas ? la taquina Draco.
Elle le foudroya du regard.
— Au moins, maintenant, je sais ce que pouvaient ressentir nos parents… Enfin, les miens, en tout cas, indiqua la sorcière.
Elle n'était pas sûre que Lucius Malfoy se fût un jour inquiété pour son fils. Quant à Harry…
— Merlin ! Mais qu'est-ce que ça va être quand James va s'y mettre aussi ? gémit ce dernier.
— Oh, ne m'en parle pas ! fit mine de pleurer Ginny.
Draco éclata de rire. Lily se posa à ses côtés, après être allée montrer son trophée à Scorpius… et Albus, bien sûr.
— T'as vu, Draco ? C'est moi qui l'ai attrapé !
— Oui, princesse. Bravo ! C'était super ! Surtout la figure : dangereuse, mais très bien exécutée. Par contre, tu as donné une belle frayeur à tes parents !
Lily se tourna vers eux.
— Oups, pardon. J'étais tellement concentrée sur le Vif d'or que j'ai pas vraiment fait attention…
— C'est pas grave, ma puce. Il ne t'est rien arrivé, c'est le principale, sourit Harry en lui caressant les cheveux.
— Et on est très fiers de toi. C'était vraiment un joli spectacle que tu nous as proposé.
— Merci ! rougit Lily, vraiment fière d'obtenir des compliments de ses parents.
— Allez, ma chérie. Et si tu remettais le Vif en jeu, qu'on puisse jouer l'une contre l'autre ? Je crois que Draco et papa ont des trucs importants à se dire…
Draco secoua négativement la tête devant le toupet de la sorcière. Puis il leva les yeux au ciel en voyant le sourire que cela avait provoqué sur les lèvres de l'autre homme.
— Je tiens quand même à ce qu'on se dispute ce Vif d'or quand on aura terminé notre « discussion », Harry, ajouta-t-il alors.
— J'avoue que j'en ai très envie aussi… répondit le brun en plongeant son regard dans les yeux gris.
Le blond se sentit rougir.
— On revient vite, indiqua-t-il aux sorcières en prenant la direction du Manoir sur son balai pour aller plus vite.
Harry s'empressa de le suivre.
Frustrant, non ? À dans 2 semaines pour la suite ! ;)
