Disclaimer : HP ne m'appartient pas, tout comme cette fic que je ne fais que traduire. Elle appartient à Jocelyn.
Je dois dire que le soutien que vous m'apportez est un rayon de soleil ! Le quotidien dans la « vraie vie » n'est pas facile pour moi actuellement, et vos reviews, MPs, follows me procurent une satisfaction bienvenue. MERCI !
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Chapitre 6 : A tes Côtés, derrière toi !
« Y a-t-il ne serait-ce qu'une chance que quelque chose puisse être fait pour lui, Severus ? » Les mots pénétrèrent à travers les ténèbres, hissant lentement Harry alors qu'il pensait nager à la surface d'un lac très profond.
« Quels sont ses symptômes ? »
« Une fièvre élevée, j'ai du utiliser deux potions pour le faire un peu redescendre. Confusions, délires, et myalgies. Il a été confus pendant plus d'un jour. »
« Sa cicatrice lui fait mal aussi, Professeur. »
« Granger, Weasley, poussez-vous. Et pourquoi vous n'êtes pas en cours ? » Il y eut un souffle près d'Harry, la sensation que quelqu'un se penchait au dessus de lui, mais il ne pu trouver la force d'ouvrir les yeux.
« C'est la pleine lune demain, Monsieur. Professeur Lupin nous a donné un projet de recherche à la bibliothèque. »
Une main se posa sur le front d'Harry, puis se déplaça pour toucher sa nuque « Donc, pourquoi n'êtes-vous pas à la bibliothèque ? »
« On l'a déjà fait, Monsieur. Pas besoin de vous inquiéter des cours du professeur Lupin. »
« Miss Granger, je… »
« Que pensez-vous, Severus ? »
Il y eut un long silence alors qu'Harry luttait pour découvrir où il était. Ces voix, cet endroit, ils étaient trop familiers. Et puis : « A première vue, il semble qu'il s'agit plus ou moins d'un effet secondaire d'avoir été réanimé de la Goute du Mort vivant trop rapidement. Mais il aurait du répondre à vos traitements. »
« Alors qu'est-ce qu'on peut faire ? »
« Je n'en ai pas la moindre idée, Professeur McGonagall, puisque je ne suis plus dans la confidence des plans du Seigneur des Ténèbres. »
Cette remarque sarcastique finit de raviver la mémoire d'Harry, et il émit un faible grognement. « Harry ! Il est réveillé ! Harry ! »
« Pour l'amour du ciel, Weasley, un peu de contenance. Maintenant, si plus rien ne me… »
« Donc vous ne pensez pas qu'il y ait un autre problème que l'on puisse traiter ? Un poison ou un maléfice que Vous-Savez-Qui aurait pu utiliser ? »
« Comme je viens juste de le dire, Mme Pomfrey, je n'ai plus accès à cette information. »
Des talons claquèrent le sol alors qu'Harry obligea ses yeux à s'ouvrir. Ron et Hermione étaient des deux côtés du lit, fixant intensément l'échange, et le professeur MacGonagall avait attrapé le professeur Snape par l'épaule. « Une déduction logique alors, Severus ? »
Snape soupira lourdement, puis vit qu'Harry le regardait, et lui jeta un regard noir. « Le Seigneur des Ténèbres a sous-entendu que la torche verte enflammée lierait le garçon à lui d'une nouvelle façon, en utilisant leurs sangs. Cela a pu lui permettre de jeter un maléfice ou d'empoisonner Potter d'une manière ou d'une autre, à distance. Vous devriez en parler avec le Directeur. »
Le professeur MacGonagall jeta un regard par-dessus son épaule et vit qu'Harry était réveillé. « Merci, Severus. » Snape quitta l'infirmerie précipitamment.
« Harry, » Ron agita sa main lentement devant le visage d'Harry. « Tu nous reconnais ? »
« Ouais, » croassa Harry faiblement. « Combien de temps…. ? »
« Tu as été malade après les cours lundi après-midi, et là on est dans la nuit de mardi. » expliqua Ron, assis sur un coin du lit. Il se pencha vers Harry. « J'ai cru que Mme Pomfrey allait t'étrangler ! »
« Et vous n'êtes pas encore tiré d'affaires, M. Potter, que ce soit de la maladie ou de moi ! » déclara Mme Pomfrey d'un ton cassant, se dirigeant vers le lit. Harry eut un mouvement de recul lorsqu'elle lui tendit un gobelet de potion. « Buvez tout. Cette fois, vous sortirez quand je serai satisfaite de votre état – pas avant. »
« Oui, m'dame, » murmura Harry et il avala la potion pour réduire la fièvre. Ron et Hermione se donnèrent un coup de coude et eurent un large sourire. « Quoi ? »
« Elle a dit au professeur MacGonagall qu'elle allait mettre une plaque commémorative au dessus de ce lit après ta septième année, » gloussa Hermione. « Et le professeur MacGonagall lui a suggéré de peut être te déménager ici de manière permanente. »
Ils paraissaient tellement amusés, qu'Harry gloussa avec eux. « Pas vraiment un bon départ, cette année, hein ? » Ron et Hermione secouèrent la tête en réponse. « Quels cours j'ai manqué ? »
« Sortilège, Métamorphose, Botanique et Défense, » répondit Ron. « Hermione a recopié toutes ses notes pour toi. Elle pensait que tu ne voudrais pas les miennes. »
« Qu'est-ce qui ne va pas avec les tiennes ? » demanda Harry, innocemment. Il essuya son visage mouillé de sueur avec le dos de sa main. « Je ne sais pas pourquoi j'ai froid » murmura-t-il.
« Tu es encore fièvreux, » répondit Hermione. « Harry, à ce propos, la Gazette du Sorcier devient folle. Ils voulaient te sauter dessus à ton retour, puis ils ont su que tu étais malade…je ne suis pas sûre de combien de temps je peux tenir Rita Skeeter tranquille. »
« Oh, bon sang, exactement tout ce dont on avait besoin, » maugréa Harry.
Ron grimaça. « Ca devient pire. Fudge et près de la moitié des sorciers du Ministère espèrent te voir bientôt. »
Harry se retourna et enfouit son visage dans l'oreiller. « Pas grave, dans ce cas faites entrer Rita Skeeter. »
« On a pensé comme toi, » soupira Hermione. « Mais le professeur Dumbledore a dit qu'on devait leur parler. Sinon ils vont commencer à écrire que tu es sur ton lit de mort ou je ne sais quoi. »
Harry grogna encore plus fort. « Quand ? »
« Quand tu te sentiras mieux, je suppose. »
« Aucune chance que je me sente mal le reste de ma vie ? »
« Vous êtes plutôt bien parti pour, Potter –allongez vous ! » aboya Mme Pomfrey, revenant avec une autre potion et lui mettant d'autres oreillers derrière lui. « Buvez tout ça. C'est une potion nutritive. Vous n'avez que la peau sur les os qu'est-ce que vous vous êtes fait ? »
Harry sourcilla alors que le professeur MacGonagall revint. « J'ai dormi pendant deux mois ! »
Madame Pomfrey reprit le verre de potion et exprima son désaccord d'un ton cassant. « A d'autres ! La Goute du Mort Vivant n'a pas d'effets sur le corps. Vous avez perdu tout ce poids avant d'avoir été kidnappé. »
Le professeur MacGonagall interrompit sa marche. Ron et Hermione fixèrent Harry. Il regarda ses mains et murmura « J'avais pas vraiment d'appétit après… »
Ses amis eurent une grimace de douleur et posèrent chacun une main sur son épaule. Le professeur MacGonagall vint auprès du lit et prit une chaise. Harry fixa le mur, mal à l'aise. « M. Potter, » dit-elle calmement. « Je sais à quel point ces derniers mois ont été durs pour vous. Ces dernières années. » se corrigea-t-elle. Harry fixait intensément les couvertures du lit. « Mais vous devez réaliser à quel point il est essentiel, maintenant plus que jamais, qu'aucun d'entre nous ne se permette de perdre sa détermination – vous, moins que quiconque. »
Harry leva le regard avec surprise. Il avait saisi la signification de ses derniers mots, même si ce n'était pas le cas de Ron et Hermione. Il déglutit densément. « Je…je n'avais pas réalisé que vous saviez. »
Le professeur MacGonagall hocha la tête. « Le professeur Dumbledore s'en est assuré, au cas où quelque chose lui arriverait. » Ron émit un son étrange, clairement étonné par cette pensée. « Mais je suis la seule à être au courant, à part vous. »
« Et Snape ? » demanda Harry, ignorant les regards décontenancés de ses amis.
« Professeur Snape, Potter, et non il ne lui a pas dit, bien que la manigance à laquelle il a prit part avec Vous-Savez-Qui a du lui mettre la puce à l'oreille. »
Le soulagement fit remuer l'estomac d'Harry, et il replongea contre l'oreiller pendant un moment. D'un côté, il était immensément satisfait que Snape ne connaisse pas la prophétie, bien qu'il ne pouvait pas dire pourquoi. D'un autre côté, réaliser que le professeur MacGonagall savait le faisait se sentir un peu moins seul au monde.
« Harry ? Harry, tu vas bien ? » demanda Hermione.
Il ouvrit les yeux et murmura « Ouais, ouais. Mais je… » il lança un regard au professeur MacGonagall. « Il y a quelque chose que je…que je dois vous dire… »
Le regard du professeur MacGonagall passa de Ron et Hermione à Harry. « Je ne vous empêcherais pas de parler avec vos amis, Potter. Mais vous devez être conscient du grand danger dans lequel vous placez quiconque obtient cette information »
Lentement, Harry hocha la tête, et le professeur MacGonagall tendit le bras et serra brièvement sa main, puis se leva et quitta l'infirmerie. Madame Pomfrey dut retourner à son bureau, et la porte se ferma avec un bruit sourd.
Ron et Hermione le fixaient intensément. « Quelle information, Harry ? » demanda Hermione.
Il déglutit à nouveau et se redressa légèrement dans le lit. Ses deux amis se rapprochèrent. « Tu peux nous dire, » dit Ron. « On se fiche de combien ça peut être dangereux. »
« Le professeur MacGonagall a raison, » les avertit Harry. « Voldemort s'en prendrait à vous s'il découvre que vous savez. Il vous tuerait. Ou vos familles. »
Ron et Hermione se regardèrent. Puis Ron redressa le menton. « Tu fais partie de la famille, mon pote. Mes parents feraient n'importe quoi pour t'aider. Et moi aussi. »
Alors qu'Harry évitait leur regard et détournait les yeux, Hermione ajouta, « Et mes parents sont Moldus. Ils ne comprendraient pas tout de tout ça, mais ils sont des cibles déjà, comme moi. Et je t'ai choisi. » Elle ébouriffa légèrement ses cheveux alors qu'il baissa les yeux à nouveau et fixa son regard sur les couvertures. « Donc, peu importe ce que c'est, on t'aidera autant qu'on peut. »
Harry tourna sur le côté et posa sa tête sur son bras, faisait face à Ron. Le matelas s'affaissa alors qu'Hermione s'assit de l'autre côté du lit derrière lui, et posa sa main sur son épaule. « Dis-nous, » dit doucement Ron.
La gorge d'Harry se serra. « C'est la prophétie, » croassa-t-il. « Dumbledore m'a dit ce qu'elle disait, juste après notre retour du Département des Mystères. » La prise d'Hermione sur son épaule se fit plus forte, et Ron approcha sa chaise. « Ca dit…elle dit que je suis celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres. Qu'il m'a marqué comme son égal. » Il porta la main à sa cicatrice sur son front. « Et…soit je dois tuer Voldemort…soit il sera celui qui me tuera. 'L'un devra mourir de la main de l'autre car aucun de peut vivre tant que l'autre survit.' »
L'infirmerie fur silencieuse pendant un long moment. Harry ferma les yeux, n'entendant rien d'autre que des respirations légèrement nouées. Puis Hermione se pencha et posa sa tête contre son épaule, et se serra contre lui sur le côté, et Ron se pencha également et passa son bras autour d'eux. Aucun ne dit un mot, mais peu importait pour Harry – après tout, que dire ? Et que faire ? Il n'y a rien que Ron et Hermione ne puissent faire. Harry tuerait, ou Harry mourrait. C'était aussi simple – aussi horriblement simple – que ça.
Quand Madame Pomfrey revient vers minuit, elle les trouva encore ainsi, et se retourna et les laissa tranquille. Harry n'eut aucune idée de quand elle eut finalement insisté que Ron et Hermione aillent se coucher, parce qu'ils étaient encore avec lui quand il s'endormit.
Pour son « complet manque de discernement à vouloir en faire trop et trop tôt », Harry fut consigné pour le reste de la semaine à l'infirmerie. Ce n'était pas si mal Ron et Hermione venaient chaque jour après les cours, et Mme Pomfrey les avait même autorisés à prendre leur repas avec Harry. Plusieurs de ses amis passaient par là régulièrement pour parler à Harry du déroulement des cours, des nouvelles (sombres pour la plupart) dans la Gazette du Sorcier, et pour lui ramener des confiseries.
Les jumeaux Weasley lui envoyèrent une boîte de Farces et Attrapes expérimentales via Ron et Ginny (que Mme Pomfrey lui a interdit d'ouvrir dans l'infirmerie) et une note lui promettant qu'ils allaient trouver le temps de lui rendre visite dimanche, avec Bill, Charlie et leur parents. Et, évidemment, il y avait un flux constant de visiteurs de l'AD, tous voulant savoir s'ils allaient à nouveau travailler ensemble cette année.
Aussi frustrant que cela pouvait être de manquer sa première semaine de cours, Harry devait admettre qu'il n'était pas encore assez en forme pour n'importe quelle activité. Sa fièvre n'était pas réapparue à nouveau, mais elle ne l'avait quitté que vendredi après-midi, le laissant alité toute la semaine. Mercredi, Harry et Ron jouaient aux échecs dans l'infirmerie quand Hermione revint du cours de Potions. « C'était comment ? » demanda Ron, voyant son air renfrogné en s'avançant vers eux dans l'infirmerie.
« Insupportable ! » soupira Hermione, se laissant tomber sur la chaise près du lit d'Harry. « Cet homme est un Détraqueur, aspirant tout le bonheur des gens ! On est en guerre on aurait pu penser qu'il pourrait être un peu conciliant avec nous ! »
« Ca voudrait dire qu'il a un cœur, » dit Ron.
Hermione soupira, secouant la tête. « Après ce qu'il s'est passé cet été…ce qu'il a fait…je pensais vraiment qu'il aurait été différent. Je veux dire, pas nécessairement agréable, mais au moins…un minimum correct. »
« Qu'est-ce qu'il a fait ? » demanda Harry.
Elle fit une grimace. « Et bien, déjà il nous a dit qu'on était dans son cours car on avait tous eu un O à nos BUSE de Potions, puis il m'a regardé droit dans les yeux et nous a informé que nos notes d'avant ne voulaient rien dire. »
Ron ricana. « Les chiffres.. »
« Et, en plus des créneaux habituels, on va aussi l'avoir en « Défense spécialisée », où on va apprendre certains types de potions que le Ministère et le Professeur Dumbledore jugent utiles pour nous dans cette guerre, » continua Hermione. « Il a aussi dit que quiconque n'aurait pas de bonnes notes pour ces leçons sera interdit de cours et d'autres privilèges seraient révoqués pour leur propre sécurité personnelle. » Elle eut un regard noir.
« Tu aurais du voir sa tête à ce moment là. »
« Joyeux ? »
« Fou de joie. Probablement parce que c'est ce qui se rapproche le plus d'enseigner la Défense contre les Forces du Mal qu'il n'ai jamais fait. » dit Hermione. Elle regarda Harry d'une manière pensive. « Il a eu quelques remarques bien senties pou moi, mais il ne t'a pas du tout mentionné. Je me demandais s'il allait le faire, puisque tout le monde sait qu'il t'a sauvé de Voldemort. »
Ron se pencha vers elle. « C'est vrai que les Slytherins se rebellent ? »
« J'imagine que certains d'entres eux. Malfoy, certainement – quoi, Harry ? »
La mémoire d'Harry de la fuite du repaire de Voldemort était, au mieux, incomplète, mais la mention de Malfoy lui ramena une partie si rapidement qu'il en haleta. Ron et Hermione sursautèrent. « Qu'est-ce qui se passe ? » s'exclama Ron.
Avec un effort, Harry parvint à contrôler sa respiration. « Juste…quelque chose que je me suis rappelé. Sur Lucius Malfoy et Snape, la nuit où il m'a sorti de là. »
« Qu'est-ce qu'il s'était passé ? » demanda Hermione, dans un soupir.
« Voldemort…il savait d'une façon ou d'une autre, aussitôt que Snape m'avait réveillé. Ils étaient revenus avant qu'on puisse s'échapper, et Snape a combattu Lucius Malfoy. Il a utilisé le Sortilège de l'Imperium sur lui. Ca a marché. Je pense que c'est comme ça qu'on a réussi. » Le cœur d'Harry battait dans sa poitrine rien qu'en s'en remémorant.
Ron, assis comme un indien au pied du lit d'Harry, posa son coude sur son genou et mis son menton sur sa main. « Voldemort était là aussi ? »
Hary fronça les sourcils. « Peut être. Je me souviens de l'avoir entendu, mais je ne sais plus quand. Ca pouvait être la nuit où ils m'ont eu. Pourquoi ? »
Son menton toujours sur sa main, Ron secoua la tête. « Je me demande si l'un de nous comprendra un jour Snape. »
« Ca n'est peut être pas humainement possible » murmura Hermione.
Dimanche, le professeur Dumbledore quitta son bureau pour une réunion avec les membres de l'Ordre, les Aurors, et le professeur Lupin – convaincu que les partisans de Voldemort choisiraient ce moment pour attaquer Poudlard – passa près de toute la matinée avec eux à l'infirmerie. Soi-disant pour donner un cours de soutien à Harry pour lui éviter de baisser dans ses cours de Défense, et, il fallait leur accorder qu'ils avaient vraiment rapidement fait du bon travail. Mais dans un autre sens, la visite de Lupin ce matin là était la meilleure qu'Harry avait eu, parce que quelque part, entre regarder la démonstration de Ron et Hermione bloquant des sortilèges, et écouter les histoires des plus mémorables farces des Maraudeurs et de son père, Harry ressentit que le gouffre brûlant et lancinant en lui commençait à guérir un peu, comme si la douleur de l'absence de Sirius était apaisée par la présence du dernier membre vivant de ce groupe de vieux amis.
Tout au long de la matinée, un certain nombre d'amis d'Harry vinrent faire une halte, et la plupart restèrent, en particulier des membres de l'AD. Madame Pomfrey était étonnement tolérante de leur présence bruyante – peut être parce qu'Harry était le seul qui avait réussi à occuper l'infirmerie si tôt dans l'année.
Et de ce fait, Harry, Ron, Hermione, le professeur Lupin, Neville, Ginny, Luna Lovegood, Seaus Finnigan, Dean Thomas, Parvati et Padma Patil, Cho Chang, Terry Boot, Susan Bones, Justin Finch-Fletchey et Ernie MacMillian étaient tous rassemblés dans l'infirmerie, mangeant un somptueux pique-nique préparé avec enthousiasme par les elfes de maison, quand le professeur MacGonagall surgit avec précipitation, semblant plutôt agitée.
La Directrice des Gryffondors tapa dans ses mains fortement. « Puis-je avoir votre attention, s'il—vous-plait ? » déclara-t-elle, légèrement essoufflée.
Le brouhaha joyeux s'évanouit « Bon sang, je savais que c'est trop bien pour durer. » Harry se tint prêt au pire.
Le professeur Lupin se leva. « Un problème, Minerva ? »
« Pas exactement, Remus, » répondit sèchement le professeur MacGonagall, et au gémissement révélateur venant des étudiants, elle chercha Harry des yeux dans le groupe. « M. Potter a quelques visiteurs distingués qui insistent pour le voir maintenant. »
« Oh non, » grogna Harry, fermant les yeux.
Le professeur MacGonagall sourit avec compréhension. « J'en ai bien peur, Potter. Et il a quelques journalistes de la Gazette du Sorcier avec lui. » Harry pressa son front contre ses genoux. « Je vais vous donner quelques minutes pour vous rendre présentable, puis je les amènerai. Tout comme vos camarades de classe, » ajouta-t-elle, voyant les membres de l'AD, pensivement. « Je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas rester. »
Quand elle se dirigea vers les portes, Harry étouffa un juron et tenta de lisser ses robes, acceptant un coup de main de Remus. « Cinq Gallions que l'une d'entre eux est cette Skeeter, » grogna Ginny.
« Je ne prends pas le pari, » répondit Harry.
Les portes s'ouvrirent dans un grand bang et avec des cris de surprise et d'exaspération, tout le monde bondit sur ses pieds. Mais c'était Peeves qui vint flotter autour des portes. « Elle est revenue ! De retour ! Qui l'a laissée rentrer ! C'était toi, Potty ? Toujours à faire des problèmes, tout ça pour qu'elle revienne. Je te la laisse ! » Il repartit en flottant à nouveau.
Harry et ses amis échangèrent des regards étonnés. « Qu'est-ce que Peeves a contre Rita Skeeter ? » se demanda Hermione.
« Je me souviens pas de ça au Tournoi des Trois Sorciers, » songea Ron.
Harry haussa les épaules, sans réponses, mais alors Ginny leva lentement ses mains à son visage « Oh…bon…sang. Il ne voulait pas dire Rita Skeeter. »
« Hein ? Qu'est-ce que… ». La révélation fondit sur Harry dans une vague de pure indignation qui le fit trembler. « Ils n'auraient pas fait ça. Ils n'ont pas pu faire ça. Ils n'auraient pas osé la ramener ici. »
« Non… » grogna Hermione.
Neville, en même temps, s'était dirigé vers les portes et guettait dehors. Sa mâchoire tomba d'horreur et d'indignation, et il les regarda. « Et si ! »
« J'y crois pas » fut ce qu'Harry eut juste le temps de dire avant que les portes ne s'ouvrent à nouveau pour laisser entrer le professeur MacGonagall (arborant une expression clairement amère), suivie par Cornelius Fudge, Rita Skeeter, son photographe, et un autre journaliste de la Gazette du Sorcier, et enfin, et sans aucun doute, par le professeur de DCFM le plus détesté de toute l'histoire de Poudlard.
Dolores Ombrage, semblait-il, avait le bon sens (ou alors elle était sourde et aveugle) de ne pas sentir la colère dirigée droit vers elle venant de chacune des personnes qui se trouvaient dans la pièce. Mais sa présence, à la traîne de Fudge, et devant Percy Weasley en personne, était juste trop à supporter.
Fudge, pour sa part, paraissait ne se rendre compte de rien, et marchait à grandes enjambées pompeusement vers Harry, les bras grands ouverts. « Mon cher garçon, c'est un tel soulagement de voir que tu as récupéré. Nous avons beaucoup de choses à nous dire. »
Cela donna à Harry l'opportunité parfaite. Reculant et refusant la poignée de main du Ministre de la Magie, il dit froidement : « Pas avec elle dans cette pièce. »
Percy et les journalistes eurent un hoquet de surprise, la face de crapaud d'Ombrage s'affaissa, et Fudge cligna des yeux, lançant un regard derrière son épaule vers elle. « Hum…je ne comprends pas… »
De derrière, le professeur MacGonagall lui fit un léger signe de la main, lui indiquant clairement de rester calme, il prit donc une large inspiration, et déclara d'une voix ferme « Je serais ravi de parler avec vous, Monsieur le Ministre, mais pas avec la personne qui a délibérément saboté notre cours de Défense contre les Forces du Mal, nous a espionné, et a tenté de contrôler chacune de nos pensées. »
Pour la première fois de sa vie, il était heureux de voir Rita Skeeter écrire frénétiquement. Cela lui fit passer l'envie d'enrouler le cou d'Ombrage avec ses mains et de la secouer vigoureusement.
« Oh, et n'oublie pas Harry, » dit la voix d'Hermione doucement derrière lui, « la petite affaire de maltraitance des élèves sous ses bons soins, y compris toi ! »
Les mâchoires de Fudge en tombèrent, et Rita arrêta même d'écrire. Percy apparu à l'épaule du Ministre, et ils échangèrent des regards avant de se tourner vers Ombrage, qui battait lentement retraite vers la porte. « Hum…à quelle maltraitance faites-vous allusion, Miss… »
« Hermione Granger, Monsieur le Ministre, » répondit-elle, tendant sa main avec beaucoup de déférence. Alors qu'il lui rendit sa poignée de main, elle fit la remarque, « Harry, peut être que tu devrais tendre ta main au Ministre après tout. » Elle lui lança un regard plein de sens. « La main droite. »
Ah. Harry hocha la tête et se dirigea vers eux, et Hermione attira Rita vers l'avant, pointant discrètement le photographe. Harry tendit sa main lentement, puis prit un grand plaisir à la tourner lentement pour révéler la cicatrice blanche sur sa peau, toujours clairement lisible Je ne dois pas dire de mensonges.
Fudge et Percy eurent un hoquet de surprise, et l'appareil photo du photographe de Rita se mit à cliqueter. « Elle…elle…le professeur Ombrage a fait ça ? » dit Percy dans un murmure.
Harry acquiesça.
« Monstrueux, » murmura l'autre journaliste, et il se mit à gratter ses parchemins, tout comme Rita
« Harry a reçu cette punition pour avoir dit aux autres que Voldemort était réapparu. » dit Ginny. « Plusieurs fois dans l'année. Bien sûr, il ne disait pas de mensonges, n'est-ce pas, Monsieur le Ministre ? »
« Euh… »
« Ombrage a également donné au concierge Rusard la permission de fouetter les élèves – mes frères ont dû s'enfuir de l'école. » Ginny parlait directement aux deux journalistes pendant que Fudge hésitait. Le professeur MacGonagall était en retrait, haussant les épaules chaque fois que Ombrage ou Fudge jetait un regard dans sa direction. « Et elle a avoué avoir envoyé les deux Détraqueurs à Little Whinging qui ont pratiquement embrassé le cousin d'Harry et qui l'ont forcé à produire un Patronus devant des Moldus – le même Patronus qui a failli le faire expulser. »
Les autres amis d'Harry poursuivirent. « Elle ouvrait nos courriers ! »
« Elle a tendu des pièges à d'autres professeurs ! »
« Elle a poussé certains élèves à en espionner d'autres ! »
« Elle a essayé de lancer un Doloris à Harry ! »
« Elle ne devrait jamais être autorisée à revenir ici ! »
Ombrage, qui avait commencé à ressembler à un mouton qui se serait jeté dans la gueule du loup, se mit à oser prononcer quelque chose. « Monsieur le Ministre, Monsieur, tout ceci n'est qu'un malentendu… » minauda-t-elle, tendant une main apaisante vers Harry.
« Compliqué de mal entendre un Sortilège de Mort, » dit quelqu'un.
Harry recula vivement ses amis se rassemblèrent autour de lui. « Ne vous approchez pas de moi. »
« Professeur MacGonagall, » dit Rita. « Pourquoi rien n'a été fait par les professeurs de Poudlard pour stopper ces abus ? »
« Vous trouverez, » commença le professeur MacGonagall avec calme, « que les Décrets d'éducation passés par le Ministère donnaient à Madame Ombrage le pouvoir illimité de dicter la politique intérieure de l'école lorsqu'elle le jugeait bon, et empêchaient tous les autres membres de l'équipe de Poudlard d'interférer, au risque d'un licenciement immédiat. »
« Hum…et bien…nous n'avions jamais imaginé que ces Décrets seraient détournés… » se défendit Fudge, tout en manipulant compulsivement sa baguette. Son visage tournait légèrement au mauve, ses yeux lançant des regards accusateurs d'Ombrage à Harry, comme si aucun des deux n'avait le droit de l'embarrasser de cette manière. De désespoir, il laissa échapper, « Dans tous les cas, nous…ces allégations seront explorées totalement…une pensée terrible, des élèves maltraités…Madame Ombrage, je pense que vous devriez retourner au Ministère ! » il ajouta alors qu'Ombrage commençait à protester à nouveau. La femme à face de crapaud cligna bêtement des yeux quand Fudge lui enjoignit avec de grands gestes de rejoindre la porte. Finalement, elle s'y dirigea.
Plus d'un élève dans la pièce soupira de soulagement, puis ils durent tous étouffer des gloussements quand ils entendirent Peeves descendit en piqué, criant comme un banshee, et la course effrénée d'Ombrage vers la sortie. « Si je ne vois plus jamais cette créature, ça sera encore trop tôt, » grogna Hermione.
Avec Ombrage partie, Harry sentit que le nœud qui le nouait de l'intérieur se desserrait franchement. Fudge, se tordant encore les mains, se retourna vers lui, d'une manière beaucoup moins gracieuse. « Maintenant, hum, nous avons besoin de parler avec vous, M. Potter, sur Vous-Savez-Qui. Pour l'effort de guerre et tout. »
Harry haussa les épaules. « Ca vous dérange si je m'assoie ? » Rien que parler avec Ombrage l'avait fatigué, à sa grande frustration.
Madame Pomfrey conjura quelques chaises, et Harry et Fudge s'assirent, les journalistes de chaque côté d'eux, impatients, et Percy se tenant derrière la chaise de Fudge. « Bien..je…ravi de voir que tu t'es bien remis, » dit Fudge, son ton plutôt forcé.
« Merci. » répondit Harry, en pleine contemplation de ses genoux. Alors quelqu'un émit un sifflement, et il jeta un coup d'œil derrière lui, pour voir la Plume à Papote de Rita qui traçait Ses yeux vers hantés se lèvent rarement alors qu'il tremble, persistance du traumatisme de… « Je ne tremble pas ! »
« Calme-toi, Harry chéri, » roucoula Rita, « C'est juste un petit peu de création… »
« Oh, Miss Skeeter, je pense qu'Harry en a assez de votre « création », vous ne pensez pas ? » demanda Hermione. Sa voix était mielleuse, mais son regard était dur. Rita lui jeta un regard noir et donna une chiquenaude à la plume, qui effaça les pires embellissements.
Fudge se racla la gorge. « Bien, maintenant M. Potter, pouvez-vous me parler de ce bastion où vous avez été retenus ? »
L'irritation d'Harry laissa la place à une vague de nausée, mais il réussit à garder sa voix assurée alors qu'il répondit : « Je ne peux pas vous dire grand-chose. C'était souterrain, mais très grand. Il y avait beaucoup de tunnels, et une grande pièce où Voldemort (Fudge et son entourage tressautèrent) et les Mangemorts se rassemblaient. » Harry ne tremblait pas, mais au moment où il finit de décrire le repaire de Voldemort et ses activités le mieux qu'il pouvait, pratiquement tous les autres tremblaient. Le Professeur Lupin avait sa main sur l'épaule d'Harry, cela rendait le discours plus facile, bien que cela lui rappelait la nuit de la troisième Tâche, et Harry ressentit une vague de culpabilité de souhaiter qu'en se retournant, il voie quelqu'un d'autre se tenir près de lui.
Lorsqu'il finit son récit, Fudge et Percy échangèrent un regard. « Donc il n'y a rien d'autre ? Rien d'utile ? »
« Vous vous attendiez à quoi, qu'on me fasse visiter ? » répliqua Harry avec vigueur. « Je ne pense pas que les Mangemorts prévoyaient de m'apprendre quoi que ce soit d''utile' sur leur repaire. Et j'étais légèrement distrait – par les maléfices de Doloris, entre autre. » Il prit une satisfaction vindicative de les voir tressaillir à nouveau.
« Ce n'était pas dans mon intention que tu le prennes mal, » murmura Fudge, tournant au rouge.
Rita choisit ce moment pour faire sensation. Ses yeux avaient été fixés sur Lupin – et sur sa main sur l'épaule d'Harry – pendant les derniers moments du récit d'Harry de son emprisonnement, et sa rédaction avait ralenti.
Finalement, de toute évidence elle ne put se contenir plus longtemps. « Donc qu'est-ce que ça fait d'avoir des cours de Défense contre les Forces du Mal par une créature du mal, Harry ? »
Elle s'attendait manifestement à une réaction de la part d'Harry. Ce dont elle ne s'attendait manifestement pas, c'était les réactions outragées de tous les élèves présents dans la pièce. Donc lorsqu'Harry sauta sur ses pieds et se mit à s'écrier, tous les autres l'imitèrent. « Il n'est pas une créature du mal ! » rugit Harry. « Vous – » Les nombreux noms qu'il affubla à Rita furent heureusement noyés par les exclamations de ses camarades.
« Retirez ça tout de suite, madame ! » s'écria Seamus
« Ne parlez pas du professeur Lupin comme ça ! » cria Neville.
« C'est le meilleur professeur de Défense qu'on ait eu ! »
« Espèce de minable, sale fabulatrice… »
« Lupin est bien plus humain que vous l'êtes ! »
Le professeur Lupin était aussi stupéfait que Rita par la tirade massive, mais finalement il se leva et sa voix couvrit les dénégations, insultes et menaces. « Stop ! Ca suffit ! Vous tous, asseyiez vous et calmez-vous ! ». Harry se tut avec les autres, toujours revendicatifs, alors que Lupin s'adressa poliment à Rita. « Miss Skeeter, souhaitez-vous que je sorte ? »
« Ah.. » Rita lança un regard appréhensif aux visages furieux et murmura « Non, tout va bien, M. Lupin. »
« Professeur Lupin, je vous prie, » dit Hermione, fixant Rita d'un regard meurtrier.
Harry se rassit lentement à nouveau. « Le professeur Lupin est le meilleur professeur de Défense contre les Forces du Mal qu'on ai jamais eu. Et il ne nous a jamais mis en danger. » informa-t-il Rita sèchement.
Gardant les yeux sur son parchemin, Rita dit « Il y a eu une rumeur disant qu'il…aperdusesmoyensàsondernierposte. »
« C'était…différent, » dit Harry, jetant rapidement un regard à Hermione, se demandant quoi répondre.
Le professeur Lupin répondit doucement « C'était un regrettable incident, Miss Skeeter. Comme la plupart des personnes atteintes de lycanthropie, j'utilise la potion Tue-Loup pour contrôler mes transformations, mais cet accident s'est produit la nuit où Sirius Black avait été presque appréhendé. Harry et ses amis avaient disparus, et inquiet de leur sécurité je suis sorti les chercher et j'ai oublié la potion. »
« Hm, » fut l'unique chose que Rita dit, puis elle se mit à écrire. Harry était soulagé que tout le monde soit concentré sur Lupin, pour ne pas voir son expression à ce moment là.
Fudge se racla la gorge. « Nous n'avons jamais eu l'occasion de vous demander auparavant…des témoins oculaires ont dit que Sirius Black était avec les Mangemorts au Département des Mystères au printemps dernier. L'avez-vous vu, par hasard ? »
« Hé, vous allez bien ? » s'exclama l'autre journaliste.
La vision d'Harry s'était brouillée et le sang battait à ses oreilles. « Ca va, » murmura-t-il, se penchant en avant et posant sa tête dans ses mains.
Par-dessus les chuchotements inquiets de ses amis, il entendit Mme Pomfrey répondre : « Juste quelques effets récurrents de la Goute du Mort Vivant, Monsieur le Ministre. Il se rétablira avec le temps. »
« A quel moment sera-t-il tout à fait rétabli ? »
« Probablement demain, seulement si il ne se surmène pas, » gronda Mme Pomfrey, les mains sur ses hanches et fixant Harry.
Ron tendit le bras et ébouriffa les cheveux d'Harry. « La plupart des Mangemorts au Ministère avaient des masques cette nuit là, Monsieur. Et c'était plus ou moins le chaos. » Harry lui lança un regard reconnaissant, et Ron fixa Rita, qui les regardait un peu trop intensément.
« Mm. » Fudge ne paraissant pas entièrement satisfait, mais, lentement, il se leva. « Et bien…certaines questions auront besoin d'être posées, vous comprenez. » Harry hocha la tête. « Je…hum…resterait en contact. Et je fais confiance au Directeur Dumbledore pour me notifier un quelconque fait nouveau ? » demanda-t-il au Professeur MacGonagall.
Harry et Ron haussèrent les yeux au ciel. Bien qu'il ait été forcé d'admettre qu'Harry et Dumbledore avaient raison, Fudge avait visiblement encore une dent contre le Directeur de Poudlard. Alors que le Ministre tourna les talons avec Percy et les journalistes, Harry se retourna vers ses amis et les membres de l'Armée de Dumbledore. « Merci. »
« Pour quoi ? » demanda Ernie MacMillian.
« Pour…vous savez…être restés avec moi – avec nous, » dit Harry, gêné, s'indiquant lui-même, le Professeur Lupin, et les autres.
Ron croisa les bras et offrit un large sourire au reste d'entre eux. « C'est pas juste à toi que ce bon vieux Voldemort aura affaire, Harry. On est tous dans le même bateau.
A suivre…
La prochaine fois : Les Weasleys obtiennent leur du dans les journaux, Harry a un premier jour gênant en Potions et en Défense spécialisée, des visions arrivent, et Ginny a un animal de compagnie…d'Hagrid. Que Dieu nous vienne en aide. Tout ça et bien d'autre dans le Chapitre sept : Les Bons et les Mauvais
