Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Notes : Bonjour, tout le monde ! J'espère que vous allez bien... et que cette suite vous plaira. Bonne lecture !
Guest : "Mais pourquoi une telle insolence envers vos lecteurs. On veut la suite..." Merci pour la review, mais euh... Insolence ? Vraiment ?!
Chapitre 73
Une fois à l'intérieur, Draco l'entraina dans la première pièce disponible qu'il verrouilla avant de jeter un sort d'insonorisation. À peine eut-il fini que le brun le pressa contre un mur, ses lèvres sur les siennes.
— Ça m'a tellement manqué, soupira Harry, avant de prendre possession de la bouche du Serpentard, laissant sa langue aller à la rencontre de sa consœur.
Il gémit de bonheur en sentant Draco approfondir volontiers le baiser. Il poussa un nouveau soupir de bonheur lorsqu'il sentit les mains du blond se glisser sous ses vêtements pour se poser dans son dos. Il ressentait leur chaleur, comme si leurs paumes étaient en train d'imprimer leurs empreintes sur sa peau.
Il glissa tant bien que mal une main sous la chemise de son patron et effleura son ventre qu'il sentit aussitôt se contracter sous ses doigts. L'autre main, quant à elle, avait trouvé refuge dans les cheveux blonds. Il aimait leur douceur, leur fluidité et surtout savoir à qui ils appartenaient.
Draco se sentit frissonner sous les caresses du brun.
Harry sourit en le sentant perdre contenance sous son toucher.
— J'aime savoir que j'arrive à te faire réagir, Draco, souffla-t-il, avant de glisser ses lèvres dans son cou.
L'ancien Serpentard rejeta sa tête en arrière, en appui contre le mur, afin d'offrir un meilleur accès au brun. Si Harry aimait le faire réagir, lui aimait ce qu'il lui faisait. Il n'avait même pas envie de lutter. L'une de ses mains quitta le dos du sorciers à lunettes pour venir se fourrer dans ses cheveux.
Puis les lèvres du Sauveur remontèrent lentement le long de son menton pour venir se poser à nouveau sur sa bouche dans un baiser qui se fit d'abord fougueux puis de plus en plus tendre, éteignant doucement le feu du désir qui s'était allumé en eux. Lorsqu'ils finirent par se séparer, encore légèrement pantelants, Draco se nicha dans le cou du brun, faisant sourire ce dernier qui continuait de lui caresser tendrement les cheveux.
— Merci, Harry, murmura le blond.
L'autre homme eut un léger rire avant de répondre :
— Merci à toi, Dray. Merci de rendre ça possible.
Draco se redressa et lui sourit tendrement, avant de l'attirer dans un baiser tout en douceur.
Ils se rhabillèrent ensuite correctement et se recoiffèrent l'un l'autre afin de ne rien laisser paraître. Ce qui était difficile : le rouge sur leurs joues et leurs yeux brillants n'étant pas aisés à masquer.
— Ne t'en fais pas pour les rougeurs. Il suffira qu'on vole à fond, aussitôt sur nos balais, et nos enfants mettront ça sur le compte du vent, tenta l'homme aux yeux gris.
— Ça m'a l'air d'être un bon plan, acquiesça Harry. Il ne faudrait juste pas qu'on ait le malheur de croiser ta femme.
— Ouais, grimaça Draco. Surtout maintenant que la procédure de divorce est en cours. Elle pourrait s'en servir contre moi pour avoir la garde de Scorpius.
L'ancien Gryffondor secoua la tête tristement.
— En tout cas, ça fait longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de la croiser. Ce serait vraiment pas de bol, n'est-ce pas ?
— Brody ? appela alors le blond.
La créature apparut aussitôt devant eux.
— Sais-tu où se trouve Astoria ?
— Maîtresse Astoria est dans sa chambre, maître.
— Parfait. Merci, Brody. Je vais sûrement t'appeler à nouveau un peu plus tard pour que nos invités puissent prendre une collation avec nous, d'accord ?
— Bien sûr. Brody remercie maître Draco de le prévenir. Mais Brody se doutait bien que maître Draco ferait quelque chose pour ses invités, sourit l'elfe de maison avant de s'incliner et de disparaître.
— Ton elfe de maison a l'air de t'apprécier, en tout cas, sourit Harry, tandis que l'autre homme levait les sorts jetés sur la pièce.
— C'est vrai. Et je l'apprécie aussi. Ça doit jouer. Je pense que je réussirais à marquer des points auprès de Granger, grâce à lui.
— C'est une Weasley, désormais, ne put s'empêcher de corriger le brun. Et elle commence déjà à t'apprécier à travers moi et par ce que les enfants ont pu lui dire de toi. Et elle est curieuse de visiter ta bibliothèque...
— C'est une bonne chose. Après, je ne la connais pas, hein. Je n'ai d'elle que les souvenirs de Poudlard et… voilà. Les choses ont changé depuis. Nous avons changé.
— Oui. Tu verras, c'est vraiment une chic fille. Tu ne t'en es pas rendu compte à l'époque à cause de tes préjugés sur la supériorité des sangs, mais aussi parce qu'elle était mon amie.
— Et à Gryffondor. C'est complètement ça.
Draco soupira.
— Ce qu'on peut être bête quand on est encore à l'école, hein ?
— Certains le restent même au-delà, fit remarquer Harry.
Il songea à son oncle Vernon et à toute la merde que son discours avait permis de s'installer.
— Ça n'a pas l'air d'aller, tout à coup… chercha à comprendre Draco.
— C'est rien. Je pensais juste à certaines personnes dont la connerie n'a fait qu'aller en grandissant au fil des années, tenta-t-il d'expliquer au blond sans avoir à préciser de nom.
Apparemment, cela fonctionna, car ce dernier répondit :
— Ça, c'est bien vrai ! Je suis bien content de ne pas en faire partie.
Il vola un rapide baiser à Harry avant d'ouvrir la porte pour sortir de la pièce.
— Allons enfin nous disputer ce Vif d'or ! sourit-il une fois dehors, avant de remonter sur son balai et de filer vers le ciel.
Le sorcier brun sourit à son tour et l'imita aussitôt. Ils rejoignirent le petit groupe qui s'était formé en hauteur.
— Alors, qui a attrapé le Vif d'or, cette fois-ci ? entendit-il demander Draco.
— C'est moi, indiqua Ginny. Mais je l'ai relâché, puisqu'il me semble que vous devez toujours vous battre l'un contre l'autre.
Elle insista sur le « contre », faisant lever les yeux au ciel à Harry. Sa femme ne perdait vraiment pas une occasion de le taquiner.
— C'est vrai. Je te remercie, répondit-il alors avec un grand sourire.
Draco acquiesça, un sourire en coin.
— Dans ce cas, qu'attendons-nous pour partir à sa recherche, Harry ? proposa-t-il.
Le brun acquiesça et prit davantage de hauteur pour pouvoir scruter plus attentivement le terrain.
Il vit le groupe composé de Ginny et les enfants aller se poser au sol. Après tout, ils avaient déjà bien volé.
Puis Harry aperçut le scintillement doré. Il plongea dans sa direction. Apparemment, Draco aussi devait l'avoir remarqué, puisqu'il piqua quasiment en même temps que lui en direction du Vif d'or.
La petite balle fit une embardée et la course commença entre eux pour savoir qui allait la saisir le premier, malgré tous ses changements de direction.
Ils y étaient presque. Leurs doigts s'effleuraient tant ils étaient près l'un l'autre.
— Je t'aime.
Le murmure déstabilisa Harry, permettant ainsi la victoire de Draco.
Mais peu importait au brun, désormais. Son cœur battait tellement fort que ça cognait dans sa tête. Le blond avait triché pour parvenir à ses fins, mais là, Harry n'en avait cure. Il avait entendu ces trois mots et c'était tout ce qui lui importait pour le moment.
Draco s'approcha du brun et tendit sa main renfermant le Vif d'or devant son nez pour le narguer. Mais à la place, Harry plongea ses yeux dans les siens.
— C'est vrai ?
— Que j'ai gagné, oui, c'est vrai.
— Tu as triché, ça ne compte pas vraiment.
— Si, ça compte quand même. Et oui, je le pense, ce que je t'ai dit, précisa-t-il, ses joues se colorant davantage.
Harry ferma les yeux et se laissa envahir par le bien-être que lui procurait cette validation.
— Eh bien, je ne savais pas que ça te ferait cet effet-là…
— Attends un peu que je te les dise, on verra bien comment tu réagiras.
Draco haussa nonchalamment les épaules, alors que les paroles du brun l'avaient quelque peu ébranlé. Ne venait-il pas, indirectement, de lui retourner sa déclaration ? En tout cas, il était fier de l'effet que cela avait eu sur Harry. C'était euphorisant de savoir que ces quelques mots pouvaient avoir autant de pouvoir.
— Rejoignons les autres, proposa-t-il au sorcier aux magnifiques yeux verts.
— Bravo papa ! le félicita Scorpius.
— Il a triché, répliqua Ginny. Ça s'est vu d'ici qu'il s'est passé quelque chose qui t'a plus ou moins figé sur place, Harry.
Son mari haussa les épaules. Il n'avait pas envie de s'étendre là-dessus devant les enfants.
— Il aurait pourtant dû s'y préparer, répliqua Draco. Donc ma victoire est valable. Non, mais ! Allez, rentrons manger un bon goûter ! indiqua-t-il aux plus jeunes.
Ginny resta volontairement en arrière pour discuter avec Harry.
— Alors, il s'est passé quoi exactement ?
— Tu parles de quand, exactement ? sourit le brun.
La femme lui retourna son sourire, avant de préciser.
— Du Vif d'or. Ce que vous avez fait en privé ne me regarde pas. Même si ça a un petit quelque chose d'excitant…
— Gin' ! la gronda Harry.
Elle éclata de rire.
— Alors ?
— Est-ce que tu mérites vraiment que je te le dise ?
— Je crois bien que oui, à vrai dire.
— C'est vrai, fut forcé d'admettre le brun. Il m'a dit… Il me l'a dit.
— Il t'a dit quoi exactement ? Parce que là, c'est pas très précis.
Il s'arrêta et la regarda intensément. Si bien qu'elle finit par comprendre sans qu'il ait besoin d'ouvrir la bouche.
— Vraiment ? Il t'a vraiment dit ces trois mots magiques ?
Harry rougit, ses lèvres s'étirant en un merveilleux sourire, en guise de réponse.
Ginny ferma les yeux, tout aussi heureuse pour son mari.
— Tout va pour le mieux, donc. Je suis vraiment contente que ça se passe si bien pour toi, mon cœur.
— Oh oui, moi aussi, soupira-t-il d'un air radieux.
— Tu m'étonnes, s'amusa-t-elle en le forçant à presser un peu le pas pour rattraper les autres.
— Madame a satisfait sa curiosité ? leur demanda Draco quand ils arrivèrent à sa hauteur.
— En effet, répondit Ginny avec un sourire taquin. Et j'aime beaucoup ce que j'ai appris.
Harry ne put s'empêcher de rougir devant le verbe employé par sa femme. Ce qui le soulagea fut que Draco vira également au rouge.
— Tu es sûre que tu n'aurais pas dû aller à Serpentard, toi ? releva le blond.
— Qui sait ? répondit sournoisement la journaliste.
— Je suis sûr que tu te serais bien entendue avec Pansy…
— Ça va, on s'entend plutôt bien, c'est vrai.
Draco fronça les sourcils devant cette réponse.
— Pansy travaille au Chicaneur, l'éclaira Harry.
— Oh, vraiment ? Pansy, journaliste… Oui, ça lui va bien, approuva-t-il.
— Ça fait combien de temps que tu n'as pas pris contact avec elle ? chercha alors à savoir la sorcière.
— Depuis Poudlard, je crois bien.
Ginny acquiesça.
— Elle a appris ce qu'il s'est passé pour Astoria. C'est Daphné qui le lui a raconté. Et… elle m'a demandé de tes nouvelles. Je crois bien qu'elle aimerait reprendre contact avec toi.
— Eh bien, qu'est-ce qui l'en empêche ? rétorqua le blond en secouant négativement la tête. Elle sait où j'habite, hein. Ou elle peut tout aussi bien m'envoyer un hibou.
— Ah ah. Mais on parle de Pansy, là, Draco. Si toi tu as un peu changé, elle a conservé toute sa fierté de l'époque.
La réponse amusa le sorcier. Ça lui faisait bizarre de parler d'une ancienne camarade comme ça.
— Eh bien, tu pourras lui rapporter la conversation qu'on vient d'avoir.
Ils arrivèrent dans la salle à manger où Brody avait déjà disposé de nombreux gâteaux.
— Installez-vous, les invita leur hôte.
Enfants comme adultes prirent rapidement place autour de la table.
— On va se régaler, commenta Ginny, qui observait les pâtisseries en se mordant la lèvre avec envie.
Harry leva les yeux au plafond, amusé par sa femme.
Draco était toujours surpris de les voir aussi complices, tous les deux, surtout maintenant qu'il savait qu'ils n'étaient plus réellement un couple. Et il arrivait à comprendre ce qui avait pu attirer Harry chez Ginny.
— Eh, ce n'est pas correct de regarder ainsi la femme d'un autre, lui murmura Harry, mais que tout le monde entendit.
— Vraiment, Draco ? s'intéressa Ginny. Jaloux, mon cœur ? ajouta-t-elle à l'attention de son mari.
Cela remplit parfaitement son rôle de diversion auprès des enfants qui reprirent leur discussion sans vraiment faire attention à eux.
— Tu devrais éviter ce genre de remarque, Harry. La moindre petite chose pourrait venir contrecarrer le divorce. C'est déjà bien assez pénible comme ça…
— Oui, on imagine bien, grimaça le brun.
La sorcière confirma d'un mouvement de tête en lançant un regard aux enfants.
— C'est compliqué par le caractère magique du lien, mais c'est encore plus compliqué dans certaines familles… ajouta-t-elle.
Harry et Draco acquiescèrent.
— Que souhaitez-vous prendre ? Thé ? Café ? Chocolat chaud ? Autre chose, peut-être ? proposa le blond.
Ginny demanda un café et son mari un thé.
— Les enfants ? Chocolat chaud pour tout le monde ?
Ils acquiescèrent tous les trois.
Semblant n'attendre que ça, Brody fit son apparition pour servir les boissons chaudes, puis repartit.
— Il est vraiment super, ton elfe, sourit Harry.
— Je sais, approuva Draco.
La journaliste ne répondit rien, trop occupée qu'elle fût à croquer dans une viennoiserie : elle avait fini par céder à la tentation avec l'arrivée des boissons.
— Est-ce que je viens de découvrir l'un des points faibles de ta femme, Harry ? s'amusa l'homme blond.
— Oh, ça… Je ne sais pas si on peut parler de point faible. Je dirais plutôt qu'il s'agit d'un pêché mignon.
— Exactement ! confirma Ginny, avant de se saisir d'une autre douceur proposée sur la table.
— En même temps, difficile qu'elle ne soit pas tentée, là, s'amusa Harry.
— Ce n'est pas faux, confirma Draco en attrapant un pain en chocolat tant qu'il y en avait encore.
L'homme brun sourit en le regardant faire. Il avait beau faire des remarques sur Ginny, leur hôte semblait apprécier les viennoiseries, lui aussi. Et particulièrement les pains au chocolat, de ce qu'il venait d'apercevoir. Voyant tous les autres manger, Harry se dit qu'il aurait tort de ne pas en faire autant. Il attrapa donc un croissant et commença à le tremper dans sa tasse.
-x-
— Merci beaucoup pour cet après-midi, Draco. On a vraiment passé un très bon moment, sourit Ginny alors qu'ils se tenaient dans le salon, prêts à rentrer chez eux.
— Mais de rien. Ça nous a vraiment fait plaisir de vous avoir avec nous, sourit-il en retour.
— Je reviendrai pour que tu me fasses visiter ! le prévint la sorcière.
— Sans problème. Tu peux venir quand tu veux… Enfin, en m'avertissant préalablement quand même, hein !
— Merci, Draco. Et je suis vraiment ravie de… tout ce qui se passe en ce moment. J'espère que ton divorce se passera bien. C'est très courageux de ta part d'avoir sauté le pas, appuya d'elle d'un mouvement positif de la tête.
— Merci, Ginny. C'est un peu bizarre d'avoir ton soutien, je dois bien l'admettre, mais c'est plutôt agréable de savoir que je peux compter sur toi.
La sorcière rougit légèrement. Jamais elle n'aurait cru que le blond penserait de cette façon à son sujet.
Harry sourit chaleureusement devant cette conversation. Il avait très bien saisi le second degré de leur échange et était vraiment heureux que ces deux-là s'entendent bien.
Ginny se détourna pour s'occuper des enfants et surtout saluer Scorpius.
— J'aime beaucoup que ça se passe comme ça, indiqua le brun au maître des lieux.
Ce dernier releva les yeux vers lui.
— Moi aussi, Harry. Tu vas sûrement trouver ça bête, mais… c'est comme si on avait passé un après-midi en famille. Je ne sais pas comment ça se passe quand vous faites ce genre de chose au Terrier, mais c'est ce que j'ai ressenti. Vous nous avez si bien intégrés à vos côtés que j'ai l'impression qu'on fait partie des vôtres, avoua-t-il, gêné.
Harry ne put se retenir de l'attirer dans ses bras pour l'étreindre.
— Tu ne peux pas savoir à quel point tes mots me touchent, Draco, lui murmura-t-il à l'oreille. Et au vu de la situation, tu as raison, c'est un peu ce que l'on est désormais : une famille.
Draco ferma les yeux sous la portée des paroles du brun, puis s'éloigna de lui.
— J'espère pouvoir poursuivre cette conversation avec toi demain, Harry.
L'homme à lunettes acquiesça.
Ginny sourit. Elle n'avait encore jamais eu l'occasion de les voir si proches, ces deux-là, et il fallait vraiment être aveugle pour ne rien voir de leurs sentiments l'un envers l'autre. Heureusement, cela semblait passer complètement inaperçu aux yeux des enfants. En même temps, comment pourraient-ils aller s'imaginer que leurs pères pouvaient s'apprécier « autrement » ?
— Prêt ? demanda-t-elle alors à Harry.
— Prêt, confirma son mari. On se dit à demain, de toute façon, ajouta-t-il à l'attention des deux blonds qui acquiescèrent, chacun avec un sourire aux lèvres. Je te laisse partir devant avec Lily, Gin' ?
Moins d'une minute plus tard, les deux bruns entrèrent à leur tour dans la cheminée et regardèrent une dernière fois leur « ami » respectif avant qu'Harry n'annonce :
— 19 Woodfield Way !
