Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Hello, everybody tout le monde les gens ! Ça y est, nous sommes en automne. Et il ne faisait pas très chaud, ce matin. 2°C dans ma cour à 8h30. Brrrrrr ! J'espère que ce chapitre vous plaira ! – Je sais : aucune rapport avec la météo XD – Je vous retrouve après ! ;)

Guest : Ouf ! J'ai eu peur ! ^^ Merci beaucoup pour ta review, elle me fait vraiment plaisir. J'espère que la suite te conviendra :)


Chapitre 74

— Le Manoir me parait bien vide, tout à coup, soupira Draco.

Scorpius fut surpris par la remarque de son père, mais ne put que confirmer d'un mouvement de tête. Heureusement, la nuit allait venir vite, désormais, et il retrouverait son meilleur ami très rapidement.

— Papa ?

— Oui, Scorp' ?

— Est-ce que tu trouves que je passe trop de temps avec Albus ?

Draco fronça les sourcils et l'attira vers le canapé avant de répondre.

— Pourquoi est-ce que tu me demandes ça ?

— C'est Lily qui m'a fait une remarque, tout à l'heure. Elle m'a dit qu'elle aimerait bien que je laisse un peu Albus pour être avec elle quand elle est là…

Les yeux de l'adulte papillonnèrent de surprise.

— Vraiment ?

Le garçon acquiesça.

— C'est juste qu'elle doit se sentir un peu seule, parfois, maintenant que ses frères ne sont plus avec elle. Et il est évident qu'elle aimerait bien devenir ton amie, elle aussi. Surtout que vous partagez cette même passion pour le vol.

Les yeux de Scorpius restèrent baissés vers le sol.

— Mais c'est tout à fait normal que tu préfères passer du temps avec ton meilleur ami, surtout après qu'il a été là pour toi quand tu avais besoin de lui. Ça a créé un lien très fort entre vous.

Le regard se leva enfin vers lui.

— C'est vrai ? Tu ne penses pas que Lily a raison ?

— Non, mon fils. Tu as le droit de passer autant de temps que tu veux avec Albus. Je te comprends parfaitement. Tu as pu voir que j'aimais bien passer du temps avec Harry, moi aussi, n'est-ce pas ? sourit-il.

— Harry est devenu ton meilleur ami, papa ?

— Je pense qu'on peut dire ça comme ça, Scorp'. Harry a vraiment toute ma confiance. Je l'apprécie vraiment beaucoup.

— Comme moi avec Albus, alors. Je suis content qu'on ressente tous les deux la même chose. Je me dis que, comme ça, tu me comprends vraiment, expliqua Scorpius, un grand sourire aux lèvres, ravi de partager cette complicité avec son père.

Ce dernier l'attira à lui pour le serrer dans ses bras. Scorpius le serra en retour, appréciant vraiment ce moment.

— Viens avec moi dans mon bureau, j'ai un secret à te confier, décida Draco sur un coup de tête.

Scorpius l'observa, intrigué, avant de se lever et d'aller avec lui dans la pièce désignée. Son père lui indiqua le fauteuil pour qu'il s'asseye et il vint se placer devant lui, à genoux.

— Je ne devrais pas t'en parler, car il ne faut surtout pas que ça s'ébruite, mais… je ne veux vraiment pas avoir de secret pour toi, Scorp'.

L'enfant était un peu perdu.

— Tu me dis qu'on ressent tous les deux la même chose pour nos amis, mais ce n'est pas vrai.

— Comment ça ? Je ne comprends pas.

— En fait, je… j'éprouve plus que de l'amitié envers Harry.

Scorpius fronça les sourcils. Que son père essayait-il de lui dire par là ?

— Plus que de l'amitié… Tu veux dire quoi, papa ? Je suis désolé, mais je n'arrive pas à comprendre, s'en voulut le garçon.

Draco fit un léger mouvement positif de la tête. Il inspira profondément en fermant les yeux pour se donner du courage, puis fixa son regard sur son fils afin de pouvoir guetter chacune de ses réactions.

— Je suis amoureux de lui.

Scorpius resta figé quelques instants puis ses joues se teintèrent en rouge.

— Mais… c'est un garçon ! Je veux dire : c'est possible qu'un garçon puisse être amoureux d'un autre garçon, papa ?

— Manifestement, oui, répondit Draco avec un léger sourire amusé.

La réaction de son fils était mieux que ce qu'il attendait.

— Mais… comment je peux savoir si je suis amoureux d'Albus, moi aussi ?

Par contre, il ne s'attendait pas du tout à cette question.

— Je ne sais pas, Scorp', avoua-t-il en lui posant tendrement une main sur sa joue.

Puis il déposa l'autre sur le torse du garçon.

— C'est ici que ça se passe. Je ne suis pas dans ta tête ni dans ton cœur. Toi seul peux le savoir. Je sais que tu tiens beaucoup à lui, mais je ne suis pas en mesure de te dire ce qu'il en est vraiment. Par contre, il faut que tu me promettes de ne pas lui répéter ce que je t'ai dit, d'accord ?

— Que tu aimes Harry ?

Draco rougit.

— Oui.

— Mais Harry, il aime la mère d'Albus, non ?

L'homme secoua négativement la tête.

— Harry m'aime aussi, souffla-t-il, le sourire aux lèvres, son cœur battant à tout rompre.

C'était vraiment quelque chose de prononcer ces mots-là à haute voix.

— Ginny le sait et nous soutient. Mais leurs enfants ne savent pas qu'Harry et Ginny ne s'aiment plus vraiment. C'est pourquoi tu dois garder le secret. Tu penses que tu vas y arriver ? Que tu vas résister à l'envie de tout répéter à Albus ?

— Je crois que ça va être difficile, papa. J'aime pas lui cacher des choses, à Albus… Pourquoi Harry et Ginny, ils ne leur disent pas la vérité ?

— En fait, ils ont peur que leurs enfants le prennent mal, qu'ils se retrouvent blessés par cette nouvelle.

— Mais c'est toujours mieux de dire la vérité, non ? C'est bien ce que tu crois, sinon tu ne me l'aurais pas dit, à moi, que tu aimes Harry. Et tu ne m'aurais pas raconté ce qu'il s'était passé avec Mère non plus… Et c'est vrai que même si c'était difficile à entendre – pour Mère, je veux dire – j'ai compris pourquoi tu me l'as dit. Et je suis content que tu l'aies fait, maintenant. Alors que je t'en ai beaucoup voulu… Mais Albus m'a aidé à surmonter ça. Et te parler, aussi. Je pense vraiment que Ginny et Harry devraient dire la vérité à leurs enfants.

— Ce sont des paroles très sages, mon fils. Mais c'est à eux de prendre cette décision. Je répèterai ce que tu m'as dit à Harry, d'accord ? Peut-être que ça le fera réfléchir…

— D'accord. Mais je peux parler de l'amour entre garçons, à Albus ? rougit Scorpius.

Draco sourit.

— Oui. Tu pourras lui en parler si tu veux. Mais il risque de te demander d'où tu sors ça. À ce moment-là, que répondras-tu ?

— Je lui dirai juste que je m'interroge sur mes sentiments, confia le garçon en rougissant davantage.

L'homme l'observa un moment sans rien dire puis acquiesça. Son bébé avait vraiment bien grandi et était devenu quelqu'un de bien. Il avait peut-être fait un choix malheureux le jour de l'accouchement, mais il n'en restait pas moins que s'il pouvait être fier de son fils aujourd'hui, ce n'était certainement pas grâce à Astoria.

— Je t'aime, mon fils.

Le garçon sourit et se blottit dans les bras de son père.

— Je t'aime aussi, papa.

Oui, ils étaient bien, là, tous les deux. Draco espéra que la Justice Magique ne viendrait pas déranger tout ça.

-x-

Lorsqu'Harry arriva au Manoir avec ses enfants, le lendemain matin, Scorpius ne put s'empêcher de rougir. Et maintenant qu'il était au courant, il ne pouvait que s'apercevoir des regards que se lançaient les deux hommes. Ils semblaient si complices sans pour autant pouvoir s'afficher tous les deux. Il porta ensuite son attention sur Albus. Que ressentait-il pour lui, en vrai ? Était-ce de l'amour aussi ou juste une très forte amitié ? Il n'arrivait pas à savoir. Il s'empressa néanmoins de saluer son professeur de DCFM et Lily avant d'embarquer son meilleur ami plus loin.

— Tu m'as manqué, Al' !

— Tu m'as manqué aussi, Scorp'. Comment vas-tu, aujourd'hui ?

— Ça va et toi ? Je suis pressé d'être à ce soir pour qu'on puisse parler tous les deux tranquillement dans ma chambre !

— Ah bon ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ? chercha à savoir le brun.

Scorpius rougit.

— Je… Rien. C'est juste que je veux parler de quelque chose avec toi, c'est tout.

— Ok, acquiesça Albus qui comprit qu'insister ne servirait à rien.

— À ce midi, Harry, Lily, les salua Draco alors qu'ils repartaient déjà.

Il reporta son attention sur les deux garçons. Scorpius rougit à nouveau en croisant son regard. Draco sourit en secouant distraitement la tête.

— Allez, les garçons, au boulot ! les incita-t-il à prendre le chemin de la Salle de Potions.

-x-

Draco avait de nouveau invité Harry à le retrouver dans son bureau après les cours et ce fut avec empressement que le brun l'y rejoignit.

L'ancien Serpentard n'eut même pas le temps de réagir à son entrée qu'Harry plaqua ses lèvres contre les siennes. Tout en poursuivant le baiser, Draco se leva pour pouvoir le serrer dans ses bras.

— À moi aussi, ça m'a manqué, murmura-t-il, amusé.

Il cala ensuite son menton sur son épaule dans une véritable étreinte.

— Ça aussi, ça me manquait, indiqua-t-il dans un souffle.

Le sorcier à lunettes brisa néanmoins l'étreinte, puis se mit à lui caresser tendrement la pommette de son pouce.

— Je n'en reviens toujours pas que tu répondes à mes sentiments, Draco.

Ce dernier sentit son cœur bondir dans sa poitrine devant ce sourire si amoureux qu'affichait l'autre homme.

— Et moi donc ! répliqua-t-il alors. Comment aurais-je pu imaginer qu'un jour tu t'intéresserais à moi de cette façon ? Cela m'avait déjà tellement paru formidable quand tu m'avais proposé ton amitié !

Le blond attrapa la main posée sur sa joue pour la faire doucement glisser vers sa bouche et il l'embrassa avec douceur, tout en restant plongé dans le regard émeraude.

Harry sentit son cœur s'accélérer devant la sensualité de la scène. Il se demanda si Draco avait conscience de l'état dans lequel il le mettait. À en croire la petite étincelle de malice qu'il crut discerner dans ses yeux, l'ancien Serpentard savait pertinemment ce qu'il faisait.

— Draco… soupira-t-il.

Le blond scella alors à nouveau leurs lèvres ensemble. Harry le poussa contre le bureau et glissa ses mains sous ses vêtements. Il avait envie de sentir sa peau glisser contre la sienne.

— Tu me rends fou, Dray, avoua-t-il à un moment où ils s'arrêtèrent pour reprendre leur souffle.

— Et moi, dans quel état crois-tu que je me trouve ? répliqua son patron en haussant l'un de ses sourcils.

Puis il le repoussa doucement, laissant néanmoins ses paumes sur son torse, là où il les avait placées pour ce faire.

— Mais on doit se montrer un minimum raisonnable, n'est-ce pas ?

— Je… euh… répondit brillamment Harry.

Ce dernier secoua la tête puis se redressa complètement pour l'observer.

— À vrai dire, on ne s'est pas posé de barrière. Enfin, je veux dire : on n'en a pas parlé…

Draco le trouva de nouveau adorable ainsi. Il se redressa à son tour et chercha à mettre un peu plus de distance entre lui et le brun pour qu'ils puissent avoir cette conversation ensemble.

— C'est vrai. En même temps, on n'a pas vraiment eu le temps d'en reparler depuis que je… Depuis que j'ai décidé de céder à tes avances, dirons-nous, sourit-il.

Harry acquiesça.

— En effet. Donc ?

— Donc… À la base, je ne comptais même pas… Je veux dire, je ne voulais pas céder à cette attraction tant que la démarche du divorce n'était pas terminée. Mais comme tu as pu le constater, j'ai échoué…

— Oui. Et j'en suis bien heureux, s'amusa le brun.

— Mais, du coup, j'aimerais quand même qu'on attende le verdict final avant d'aller plus loin, expliqua-t-il, un peu mal à l'aise.

— C'est déjà bien que tu envisages d'aller plus loin avec moi un jour, Dray. Après tout, on est deux hommes et les choses vont forcément se passer… différemment.

— J'en ai bien conscience, oui. Et bizarrement, cet aspect ne me dérange pas plus que ça, tant que c'est avec toi.

Comment ne pas retomber amoureux de Draco une nouvelle fois quand il vous dit une chose pareille en vous regardant droit dans les yeux ?

— J'attendrai, Dray. Pas de problème, j'attendrai. Mais après, qu'est-ce que tu entends par aller plus loin ? ajouta Harry avec un grand sourire aux lèvres en se rapprochant de lui dangereusement. Par exemple, ça, c'est déjà trop loin ? demanda-t-il en pressant la paume de sa main contre l'entrejambe du blond et amorçant une caresse des plus suggestives.

Draco gémit et s'accrocha aux épaules du brun…

-x-

— Alors, de quoi voulais-tu me parler ? l'incita à se dévoiler Albus, assis en face de lui.

Le garçon rougit, soudain mal à l'aise d'aborder le sujet avec son meilleur ami. Mais il décida de se lancer quand même.

— Tu le savais, toi, qu'un garçon pouvait être amoureux d'un autre garçon ?

Albus rougit à son tour, comprenant les rougeurs de Scorpius.

— Je euh… oui, je le sais. Mais à en comprendre ta question, c'est une découverte pour toi.

Le blond acquiesça. Le garçon aux yeux verts se rappela qu'en dehors de lui, et de sa famille, désormais, Scorpius ne connaissait pas grand monde de l'extérieur. Et il n'y avait pas de relations de ce genre dans les livres qu'ils avaient l'habitude de lire.

— Comment en es-tu venu à te poser cette question ? l'interrogea-t-il alors en retour.

Scorpius songea à Harry et son père, mais il avait promis de ne pas en parler à Albus. Il se lança donc sur un terrain beaucoup plus personnel, le faisant rougir davantage.

— Eh bien. C'est que je t'aime vraiment beaucoup et… en fait, je me demande comment savoir si ce n'est qu'une forte amitié ou… plus ?

Les yeux d'Albus s'écarquillèrent de surprise. Il ne s'attendait vraiment pas à ça. Néanmoins, il comprenait les interrogations du blond. Lui-même se posait parfois la question, notamment quand il sentait sa possessivité prendre le dessus.

— Je ne sais pas, Scorpius.

Il poussa un gros soupir avant de répéter :

— Je ne sais vraiment pas. Je t'aime vraiment beaucoup aussi et je tiens très fort à toi. Je sais aussi qu'il m'arrive d'être jaloux quand Lily arrive à te séparer de moi, avoua-t-il, un peu gêné.

Le blond sourit à cette déclaration.

— Je préfère être avec toi qu'avec ta petite sœur, si ça peut te rassurer.

Le brun eut un petit rire. Scorpius continua :

— Et j'aime quand tu es avec moi et quand tu me serres dans tes bras. Je me sens bien. Tu es très important pour moi, Al'.

Albus ne put se retenir : il se leva et fit descendre l'autre garçon du lit pour le prendre justement dans ses bras et le serra fort contre lui.

— Et tu es très important pour moi aussi, Scorp'. Je t'aime vraiment très fort.

Il s'éloigna légèrement pour pouvoir regarder le blond dans les yeux.

— Amour ou amitié, peu importe, ce qui compte, c'est qu'on soit ensemble, non ?

— Oui. C'est vrai. Merci Al', d'être là pour moi.

Le brun secoua négativement la tête.

— Tu n'as pas à me remercier pour ça.

Et il le serra à nouveau dans ses bras.

— Ah, aussi, je me souviens que j'aime quand tu passes tes doigts dans mes cheveux. Ça fait longtemps que tu n'as pas fait ça…

Il reprit place sur le lit et attendit qu'Albus s'y asseye pour s'allonger en posant sa tête sur sa cuisse. Le brun sourit et commença à glisser ses doigts dans les beaux cheveux blonds de son ami. Puis, curieux après la conversation qu'ils venaient d'avoir, il déposa sa bouche sur la sienne. Il ressentit comme un léger fourmillement dans ses lèvres. Il s'éloigna en les étirant dans un sourire. Scorpius le fixait, souriant doucement aussi, le rouge aux joues. Peut-être étaient-ils plus que des amis, finalement ?

Albus était toujours en train de caresser les cheveux de Scorpius quand Brody vint leur indiquer que leurs pères les attendaient dans le salon pour le départ.

— Merci, Al'. C'était vraiment agréable, sourit le blond, une fois Brody repartit.

— Pour moi aussi. Ça a quelque chose d'apaisant de glisser mes doigts dans tes doux cheveux.

— Dommage que tu n'aimes pas qu'on touche aux tiens…

— Peut-être devrait-on essayer, demain ? Je ne réagirai peut-être pas de la même façon si c'est toi…

— C'est vrai, approuva Scorpius, échangeant un grand sourire avec lui.

-x-

Albus observa les deux hommes avec attention quand il arriva dans le Salon en compagnie de Scorpius. Il avait l'impression que quelque chose avait changé entre eux, mais il n'arrivait pas à savoir quoi. En tout cas, ils paraissaient vraiment heureux à discuter ensemble. Il jeta un regard à Scorpius qui observait la scène avec un petit sourire tendre. Une suggestion passa alors fugacement dans sa tête, mais il était hors de question qu'il en tienne compte. Son père aimait sa mère, après tout, il n'avait aucune raison de s'intéresser à un homme. Lui et Draco n'étaient qu'amis, comme Scorpius et lui… Enfin…

Il se tourna vers l'autre garçon pour lui souhaiter une bonne soirée. Ce dernier le serra naturellement dans ses bras. Albus en profita pour lui faire un bisou sur la joue. Le blond sursauta et se tint naturellement la joue.

— Eh bien ça ! Je pense que Scorpius a été surpris, commenta Harry en les voyant faire.

Draco acquiesça.

— Ah oui, je ne te l'ai pas dit, mais il sait pour nous.

Harry reporta son attention sur lui, affolé.

— Comment ça ?

— Je lui ai dit qu'on était plus que des amis. Et il m'a posé des questions sur sa relation avec Albus. À mon avis, ils sont en train de tester ce qu'ils ressentent vraiment l'un envers l'autre.

L'homme brun reporta son regard sur les enfants. Se pourrait-il que ceux-ci partagent les mêmes sentiments que leurs pères ? Il ne savait pas trop quoi en penser.

— C'est… Je ne m'y attendais pas, pour tout t'avouer.

— J'avoue que je ne sais pas quoi en penser non plus. On verra bien, hein. Et ne t'en fais pas, Scorp' ne dira rien à Albus. Il sait que cette info détruirait son ami.

Harry acquiesça. « L'info détruirait son ami ». C'était douloureux à entendre, mais il supposait que le blond était dans le vrai.

— D'ailleurs, selon lui, ce serait mieux que Ginny et toi disiez la vérité à vos enfants.

Le brun rougit légèrement, mal à l'aise face aux paroles rapportées.

— Je… je ne suis pas sûr que ce serait une bonne idée. Je comprends Scorpius, car tu préfères toujours être honnête avec lui, mais… ce n'est pas pareil, chez nous. Et tu sais que les journalistes persistent à être sur mon dos.

— Je ne te juge pas, Harry. Je ne faisais que répéter les mots de mon fils, c'est tout.

Le sorcier à lunettes acquiesça sombrement.

— Bon, allez, on y va ! déclara-t-il à Albus pour l'inciter à le rejoindre devant la cheminée.

Et ils furent rapidement dans l'âtre, l'un tenant la main de l'autre.

— Le Terrier !

— Toi, je crois que tu as des choses à me dire ! sourit aussitôt Draco en reportant son attention sur son fils.

Ce dernier s'empressa d'acquiescer et ils prirent ensemble la direction du bureau paternel.


Voilà. Si vous vous souvenez de la question que je vous avais posée concernant Albus et Scorpius, nous y voilà. J'ai essayé de retirer le côté"amoureux" entre eux, mais j'ai pas réussi... Je l'ai modifié, mais ça reste présent. Ça "s'imposait" trop dans ma tête pour que je le supprime tout simplement. Et disons que ça me semble être la suite logique à l'histoire, dans leur façon d'être, de penser, de réagir...
Pour certains, je vous retrouve en review, pour les autres : à dans 2 semaines ! ;)