Disclaimer : HP ne m'appartient pas, ainsi que cette fic que je ne fais que traduire. Elle appartient à Jocelyn.

Bonne année à tous et toutes !

Comme d'habitude, un très grand merci à toutes celles qui me suivent, qui suivent cette traduction pour laquelle je prends toujours un grand plaisir à traduire. Certes, l'histoire prend du temps à se dérouler, mais les prochains chapitres seront plus palpitants !

Un merci particulier à Zeugma 412, stormtrooper2, AdelheidRei et Daidaiiro (ta review m'a fait chaud au cœur si tu savais ! Elle m'a remotivée à 200% !) qui postent des reviews fidèlement, c'est un plaisir de vous avoir parmi « mes » lectrices !

Je dois vous avouer honnêtement que ce chapitre aurait pu être posté depuis au moins lundi, mais seulement le décès de David Bowie, pour qui j'avais un grand respect, une grande admiration et une affection certaine, m'a franchement secouée et du coup ça a été deux-trois jours assez difficiles, j'avais la tête un peu ailleurs et la traduction n'était pas ma priorité…

Assez parlé, bonne lecture et n'oubliez pas de laisser une petite review en sortant !


Chapitre huit : En arrière, en avant, sur les côtés

Le monde se reforma autour d'Harry et de Ron au 12, Square Grimmaurd. Harry hoqueta, n'étant pas revenu là depuis la mort de Sirius, et Ron eut une grimace. « Désolé, j'aurais du te prévenir. »

« Ca va, » répondit Harry, prenant une grande inspiration pour se calmer.

Ron pointa les marches de l'escalier « Nous voilà. »

Harry se retourna et vit Ron et Hermione, assis sur les marches, leurs bras entourant leur genoux, tendus et silencieux. Ron se tenait légèrement contre la rampe, et Hermione s'était serrée contre lui.

« Ca fait combien de temps maintenant ? » demanda-t-elle.

Ron jeta un œil à sa montre. « Presque une heure. »

« Ca va aller, » chuchota Hermione, pour elle-même visiblement. « Il ira bien. » Ron acquiesça, déglutissant avec difficulté.

Il y eu un whoosh venant de la cheminée, et Ron et Hermione sautèrent sur leur pied et se ruèrent dans le petit salon. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » crièrent-ils simultanément.

C'était un membre de l'Ordre, Emmeline Vance, Harry la reconnut. Elle était couverte de contusions, débraillée et sale, on aurait dit quelqu'un qui s'était battu et qui avait perdu une bataille. Elle tressaillit à la vue de Ron et Hermione. « Je ne peux pas vous dire, mes chéris. Je suis juste venue récupérer quelques potions. » Elle courut vers la cuisine, et retourna rapidement avec une boîte noire avant de disparaître dans un whoosh de flammes vertes.

Ron et Hermione échangèrent un long regard. « Je pense que c'est fini, » dit Hermione. « Elle aurait été bien plus pressée sinon, et les Aurors ne traitent pas les blessures pendant que la bataille fait rage. »

« Alors où est Harry ? » lança Ron dans un murmure.

« Je ne sais pas. » répondit Hermione d'une voix rauque, luttant contre les larmes.

Ron fixa la cheminée. « Hermione…ça va chez Mme Figg. La voisine Cracmol d'Harry. »

Il pointa la boîte de Poudre de Cheminette se trouvant juste à côté.

Les yeux d'Hermione s'ouvrirent grand. « Oooohh…ils nous tueraient… »

« Mais je veux découvrir si Harry va bien. Maintenant. ». Les mains de Ron tremblaient alors qu'il prit une poignée de Poudre. « Tu n'es pas obligée de venir je vais fureter un peu, voir ce qu'il se passe et je reviens te dire. »

Mais Hermione se dirigeait déjà vers la Poudre. « On ferait mieux de rester hors de leur chemin. On apparaît, on jette un coup d'œil par la fenêtre, et on revient. Prêt ? »

Ensemble, ils s'écrièrent « Numéro Deux, Privet Drive ! » et Harry et Ron furent embarqués avec eux.

Le salon de Mme Figg était vide, mais il résonnait des bruits de dehors. Ron et Hermione serrèrent fermement leur baguette et rejoignirent la fenêtre rapidement. « Je ne vois pas la maison d'Harry. » murmura Hermione. « Ca doit être fini en tout cas. Les Aurors se tiennent juste là et…regarde les maisons ! Oh, les pauvres gens ! »

« Pauvres vieux Moldus, » lança Ron dans un souffle, jetant un regard aux ruines dans la rue. « Ils ne sauront jamais ce qui les a frappé. La bataille doit être finie. Voyons voir si on peut jeter un œil par la porte. »

Hermione lui prit la main. « Non, essayons une autre fenêtre. Si on débarque dehors comme ça, ils pourraient nous renvoyer avant qu'on ne voie quoi que ce soit. ». Main dans la main, ils se hâtèrent hors du salon de Mme Figg vers la cuisine et tirèrent les rideaux de la petite fenêtre.

« Hermione ! » Ron fit un bond en arrière, figé d'horreur, et Hermione prit rapidement sa place.

« Oh non…oh mon Dieu… Harry ! Sa pauvre famille ! » sanglota Hermione.

Ron n'eut pas à le dire, et Harry n'avait pas besoin de regarder, pour savoir ce que ses amis avaient vu : la Marque des Ténèbres flottant au dessus du Numéro Quatre de Privet Drive, alors que la maison brûlait. Il pouvait voir l'éclat des flammes. S'il n'avait pas eu la main de Ron sur son épaule, il ne pensait pas qu'il aurait pu regarder ça en face.

Hermione et Ron avaient laissé tomber la discrétion et se ruaient vers la porte d'entrée de Mme Figg. Ils l'ouvrirent et firent irruption sur le perron, où ils virent Mme Figg occupée à prendre soin comme elle le pouvait des Aurors blessés sur son gazon.

« C'est pire que ce que Papa disait, » dit Ron dans un murmure, ses yeux fixés sur la Marque des Ténèbres.

« Ron, où est Harry ?! » demanda une Hermione à moitié en pleurs.

« Je ne sais pas ! Par la barbe de Merlin, je ne sais pas ! Viens ! »

Ils avaient atteint la moitié du chemin à travers le jardin de Mme Figg avant qu'elle ne les remarque. « Hé ! Qu'est-ce que vous faites là tous les deux ? »

« Cours ! » siffla Ron à Hermione, et ils coururent loin d'elle.

« Revenez ici ! Ce n'est pas…Alastor ! Ce n'est pas un endroit pour des enfants ! »

« OH ! VOUS DEUX, REVENEZ ICI ! »

Harry et Ron suivirent Hermione et Ron vers la maison des Dursleys, où les Aurors utilisaient plusieurs sortilèges pour éteindre le feu. « Professeur Dumbledore ! » cria Hermione à sa vue.

Harry n'avait jamais vu Dumbledore si…défait. Il parlait à un des Aurors, ses épaules tombantes, le front dans la main, la tête baissée. A l'appel d'Hermione, il se retourna, et une expression de pur chagrin emplit ses traits, à la vue des meilleurs amis d'Harry. Les deux amis s'arrêtèrent net.

« Professeur… ». La voix de Ron était basse et tremblante alors qu'il approchait de Dumbledore, ignorant les Aurors qui les réprimandaient, furieux, autour d'eux. « Où est-il ? » dit-il en scrutant les alentours, espérant visiblement voir Harry émerger de la foule d'Aurors.

Harry n'avait jamais vu ses amis aussi bouleversés. Les deux respiraient convulsivement, et ils se tenaient par les coudes, pâles, clairement au bord de l'hystérie. Puis un mouvement attira l'attention d'Harry au même moment que les personnes présentes dans le souvenir : plusieurs Aurors venaient de la maison toujours fumante, déposant des affaires en piles dans le jardin.

Les deux derniers sortirent plus lentement, et leurs bras n'étaient pas chargés comme les autres. Harry manqua un battement de cœur : c'était Tonks et Remus. Tonks avait l'Eclair de Feu d'Harry dans une main, et son bras libre supportait Remus. Ce dernier tenait dans ses mains la baguette d'Harry, et reposait fortement contre Tonks il pouvait à peine marcher.

Hermione laissa échapper un sanglot. « Professeur Lupin ? »

La tête de Remus se releva, et le reflet des flammes dans ses yeux laissa apparaître tant de chagrin, tant d'horreur et de désespoir qu'Harry fit un pas en arrière. Dans le passé, ceci avait eu un impact encore plus grand sur Ron et Hermione. « NON ! » cria Ron, comme s'il était en colère. « Harry n'est pas mort ! Il ne PEUT PAS être mort ! »

« Non, Weasley, » dit Maugrey, avec une voix étonnamment douce. « Pas mort. Il a été enlevé. »

« Enlevé, » souffla Hermione, des larmes roulant de ses yeux. « Enlevé…où…par qui. »

Dans le jardin, Remus se laissa tomber à genoux comme s'il n'avait plus de force pour tenir debout, agrippant la baguette d'Harry et se balançant doucement. Harry sentit des larmes rouler sur ses joues et n'osa pas regarder Ron qui l'accompagnait et se tenait derrière lui. Hermione et Ron accoururent vers Remus, jetant leurs bras autour de lui alors qu'il pleurait, la baguette d'Harry serrée contre son front.

« Sirius, » sanglotait Remus. « Lily, James, je suis tellement désolé ! J'ai essayé, je suis tellement désolé ! »

Tonks s'était reculée pour laisser passer Hermione et Ron, mais désormais elle tentait, avec Maugrey et Mme Figg, de les attirer plus en sécurité. « Venez, vous deux. Ce n'est pas sûr ici. Vous devez rentrer. »

« Il ira bien, hein ? » hoquetait Hermione, en sanglots, agrippant le devant des robes de Tonks. « Vous allez le récupérer, hein ? »

« On se reposera pas tant qu'on le l'aura pas récupéré. » répondit Maugrey. « Debout, maintenant. Y a rien que vous puissiez faire ici. »

Ron ne s'éloigna pas si facilement. « Remus, c'est pas votre faute ! » disait-il sans relâche.

« J'ai promis, » gémissait-il, comme s'il était en proie à une douleur physique. « J'ai promis que je prendrai soin de lui ! »

« Ca va aller ! » insistait Ron, ignorant les mains qui essayaient doucement de l'éloigner de Lupin. « On va le récupérer, ça va aller ! »

« RON ! » Une voix familière les fit lever les yeux. Mme Weasley courait vers eux, les mains couvrant sa bouche. Lupin s'effondra à nouveau alors que Ron se reculait doucement de lui pour se jeter dans les bras de sa mère.

« Maman, ils ont Harry ! Ces salauds ont Harry ! »

« Je sais, je sais, » répondit Mme Weasley dans un sanglot, le serrant dans ses bras.

« Molly, » dit le professeur Dumbledore. « On fait tout ce qu'on peut pour le retrouver. Mais Ron et Hermione ne peuvent rien faire ici. »

Essuyant ses yeux furieusement, Mme Weasley tendit son bras libre vers Hermione, qui accourût auprès d'elle. « Allons y, » dit-elle d'une voix étrangement ferme, gardant ses bras autour d'eux. « On attendra les nouvelles ensemble. »

Comme s'ils n'avaient aucune force pour obéir, ils la laissèrent les guider plus loin.

Harry suivit jusqu'au retour au Square Grimmaurd. La voix de Ron derrière lui, légèrement tremblante, le fit sursauter. « On a attendu toute la nuit. Hermione a même jeté un sort à Kreattur quand il a commencé à dire n'importe quoi sur toi. Elle lui a lancé un Silencio et l'a enfermé dans son placard. » Harry était impressionné. Il n'avait pas d'affection, ni même de pitié pour Kreattur, mais qu'Hermione soit assez agitée pour lui jeté un sort, cela semblait inimaginable. Ron pointa sa baguette en avant et déclara « Deux juillet, sept heures du matin. »

Le monde changea peu autour d'eux, seules quelques ombres étaient apparues sur les murs. Il était tôt le matin, et Ron et Hermione étaient pelotonnés sur le canapé, Mme Weasley entre eux. Ils avaient chacun leur tête sur une de ses épaules. « Les parents d'Hermione étaient encore au lit, » lui expliqua Ron. « Je…je ne pense pas qu'ils avaient tout à fait compris ce qu'il s'était passé. Elle leur a raconté plus tard dans la matinée. »

« Où… » La voix d'Harry se brisa, et il s'éclaircit la gorge. « Où était Ginny ? »

« Au magasin avec Fred et George. Ils l'ont gardée avec eux quand on a tous appris. Elle arrive, là. » lui expliqua Ron, pointant la porte d'entrée de la tête.

Le bruit de plusieurs arrivées dans la maison et des hurlements du portrait de Mme Black firent lever Ron, Hermione et Mme Weasley rapidement. Un moment plus tard, le salon vit l'irruption de M. Weasley, qui alla immédiatement étreindre sa femme, Ginny (qui se lança dans les bras de Ron), Bill, Charlie, et les jumeaux, visiblement la mine sombre et inquiets, qui allèrent réconforter Hermione. Les parents de celle-ci descendirent les escaliers quelques instants plus tard, et Hermione se lança vers eux, en pleurs, pour leur expliquer qu'Harry avait été kidnappé. Ils enveloppèrent leur fille dans leur bras, en lançant par-dessus elle un regard apeuré et confus vers les Weasleys.

« Ils n'avaient évidemment aucune idée de ce que Voldemort était capable de faire. » dit Ron. « En fait, ils n'avaient aucune idée de ce que la moitié d'entre nous était capable. Kreattur leur avait donné une belle frayeur, imagine, la première fois qu'il voyait des Moldus dans la maison. Et Mme Black. Je pense qu'ils auraient aimé plusieurs fois remmener Hermione, mais Dumbledore les en avait dissuadé. »

M. et Mme Weasley parlaient doucement aux Granger dans un coin tandis que le reste de la fratrie Weasley et Hermione s'étaient rassemblés à nouveau sur le canapé, tous pâles et silencieux, quand la porte d'entrée s'ouvrit à nouveau, et Remus en surgit. Il avait une mine terrible, ses yeux étaient rouges et son visage était encore maculé de sueur, de cendres et de larmes, et il tenait toujours la baguette d'Harry dans ses mains. Les Weasleys et les Grangers restèrent silencieux, attendant qu'il ne dise quelque chose.

« Il n'y a pas de nouvelles, » commença t-il d'une voix éteinte qui fit trembler Harry. « Ils cherchent…tout le monde cherche…mais aucune nouvelles. Ils continuent leur recherche. Ils m'ont renvoyé. C'est la pleine lune demain. Je devrais y aller… » Il se traîna vers les escaliers.

Hermione et Ron se levèrent d'un bond et coururent vers lui. « Remus ! » lança Hermione, anxieuse, le rattrapant aux pieds des escaliers. Lupin s'immobilisa et posa ses yeux sur elle. Elle le regarda fixement, comme si elle avait oublié ce qu'elle voulait dire. Puis, soudainement, son visage se décomposa et elle se lança dans ses bras, éclatant en sanglot. « Remus, j'ai tellement peur ! »

Remus ferma les yeux et l'étreignit avec force, alors que les larmes roulaient sur son visage. « Moi aussi, Hermione. » murmura t-il. Ron s'était appuyé contre le mur, les yeux rougis. « On doit tenir, » leur dit Remus, tenant Hermione par les épaules, regardant les deux amis. « Pour lui, on ne doit pas abandonner. Harry a besoin de tout l'espoir qu'on peut lui donner. » Ils acquiescèrent vigoureusement. Remus leur fit un léger sourire. « Je dois y aller maintenant. ». Il se retourna et gravit les escaliers, d'un pas lourd.

« Et voilà, » dit Ron alors qu'ils regardaient son double du passé se laisser tomber sur les escaliers avec Hermione, passant ses bras autour d'elle. « Pendant deux mois entiers. J'ai entendu Hermione chanter « Joyeux Anniversaire » par la fenêtre le 31 juillet à minuit, et Ginny a refusé quoi que ce soit de Maman quand elle est passée Préfète. Elle ressentait plus ou moins que si elle continuait à refuser, te voir revenir aurait été son cadeau. Parfois…j'ai pensé que j'allais devenir fou, à ne pas savoir si tu étais…vivant ou pas. » Il sourit faiblement à Harry. « Bon sang, je suis content que tu sois revenu. »

« Moi aussi, » répondit doucement Harry. Ils évitaient de se croiser du regard, mal à l'aise. « On peut avancer à la dernière partie ? Là où vous avez vu Snape ? »

« Okay, alors, ». Ron pointa sa baguette. « Le premier septembre, 19h30 ! »

Le square Grimmaurd disparut, laissant place au Grand Hall de Poudlard. Ron et Hermione regardaient la Répartition. Harry était secoué de voir le changement chez ses amis. Ils semblaient visiblement amaigris, et leur visage étaient blêmes et fermés, comme s'ils avaient oublié comment sourire. Aucun des deux ne semblaient vraiment intéressés par la Répartition parfois ils oubliaient même d'applaudir quand de nouveaux Gryffondors rejoignaient la table. Ginny avait sa tête sur l'épaule de Ron et Hermione avait le regard perdu dans le vide. Plusieurs personnes à la table des Gryffondors avaient les yeux rouges. Draco Malfoy, quant à lui, souriait d'un air suffisant.

Le professeur Dumbledore se leva pour énoncer son discours habituel.

« J'aimerais dire quelques mots avant que l'on ne débute ce festin de rentrée… »

Il eut seulement le temps de dire ces quelques mots. Car, dans un grand bruit, les portes du Grand Hall s'ouvrirent, par quelqu'un qui se jeta contre elles, et une silhouette fit irruption. Harry eut un hoquet de surprise-à l'instar de tout le monde dans le Grand Hall. Même Dumbledore en fut bouche bée.

C'était Snape. Il avait la démarche peu assurée, son visage était en sang et sale, et, reposant mollement entre ses bras se trouvait un Harry inconscient mais clairement vivant.

Quelqu'un poussa un cri. Un vacarme assourdissant rompit le calme du Grand Hall.

Snape tomba sur ses genoux, incapable de porter le poids d'Harry plus longtemps, alors que Ron et Hermione bondirent de leur place et se ruèrent vers lui. Curieusement, Dumbledore le rejoignit avant eux, et, d'une main levée, il stoppa la ruée. « Que tout le monde retourne à sa place immédiatement ! » ordonna t-il. Haletant et chuchotant, les élèves obéirent-tous, exceptés Ron et Hermione, qui eux étaient restés où ils étaient. « Hagrid ? Pourriez-vous venir nous aider s'il vous plait ? »

Hagrid se fraya un passage à travers les enseignants. « Par la barbe de Merlin ! Harry ! Dieu merci ! ». Il récupéra Harry des bras de Snape et se hâta vers l'Infirmerie, suivant les pas de Mme Pomfrey qui s'était déjà dirigée à pleine vitesse hors du Grand Hall.

Le professeur Dumbledore aida quant à lui Snape à se relever, supportant le poids de l'homme blessé. « C'est fini, Directeur. » siffla Snape à travers ses dents serrées. « Il sait. Il sait tout. »

« Je sais, Severus, c'était inéluctable, » répondit Dumbledore, aidant Snape à quitter le Grand Hall. « Bon travail. Très bon travail. »

Le professeur MacGonagall avait toujours les yeux rivés sur l'endroit où Hagrid était sorti, mais elle secoua la tête pour s'éclaircir les idées, et vit Ron et Hermione, se tenant debout, obstinément. Elle ouvrit la bouche, ayant à l'idée de les renvoyer s'assoir, puis soupira et leur dit « Miss Granger M. Weasley. Si vous venez, je veux que vous restiez hors du passage. »

« Nous le ferons. » jura Hermione dans un souffle.

Le professeur MacGonagall hocha la tête. « Alors suivez-moi. » Et Ron et Hermione se hâtèrent derrière elle vers l'Infirmerie.


Après avoir émergés du journal, de retour dans le dortoir, Harry et Ron restèrent silencieux pendant un long moment. « Je suis content de ne pas avoir été réveillé pour voir ça, » dit finalement Harry.

Ron ferma le journal et leva le regard vers lui, sans sourire. « Moi aussi. »


Le vendredi suivant, Harry avait son premier cours de Défense spécialisée avec Ron et Hermione. A leur arrivée dans la salle de classe, Harry était étonné (et franchement déçu) de voir un Professeur inconnu occuper le bureau. « Qui est-ce ? » chuchota t-il à Ron et Hermione. « Où est le Professeur Lupin ? »

« Il ne fait pas ce cours, » répondit Hermione. « C'est le Professeur Smyhte-Wellington. Elle travaille avec Mme Bones au Ministère, mais elle a été Auror. »

« Elle a fait ça pendant quinze ans, puis s'est mise à enseigner aux stagiaires. » dit Ron. « Tonks l'a sûrement eue. Elle est allée dans le Bureau de Mme Bones seulement l'année dernière quand on lui a demandé d'enseigner ces cours. »

« Elle est comment ? » demanda Harry, lui jetant des regards avec une certaine dose de suspicion.

La femme, d'un âge mûr, était très grande, et quelque chose dans sa charpente fine, dans ses traits aristocratiques et dans la façon qu'elle portait ses robes élégamment brodées, criait « Sang-Pur». Sa chevelure était blonde, pas d'un blond presque blanc comme Malfoy, mais d'un teinte plus miel montrant les premiers signes d'une future couleur plus grise, et elle avait assurément un air condescendant. Mais elle portait une broche de bronze et saphir de la forme d'un aigle : une Ravenclaw. Ceci, finalement, tranquillisa légèrement Harry elle ne pouvait pas ne moins ressembler encore à Dolores Ombrage.

Hermione remarqua son examen approfondi. « C'est dur à dire dès le premier cours. La semaine dernière elle avait l'air…plutôt directe. »

La cloche avait sonné, et le regard fixe et sévère du Professeur Smythe-Wellington se darda sur eux d'une telle manière qu'ils s'empressèrent de rejoindre leur place. « Bienvenue, M. Potter, » dit-elle d'une voix qui, sans aller jusqu'à l'évidente hostilité de Snape, n'était pas des plus accueillantes. « Je crois que vous avez un devoir à me rendre ? »

Harry eut un moment d'arrêt il n'avait pas fini son devoir de Défense spécialisée, pensant que le Professeur Lupin lui aurait accordé plus de temps que les autres enseignants pour le rendre. « Je suis désolé…il n'est pas fini. » finit-il par répondre.

Un sourcil dessiné se leva, et la nouvelle enseignante répondit sèchement « Vous avez été libéré de l'infirmerie il y a six jours, et les règles de l'école précisent qu'il ne faut pas plus d'une semaine pour rattraper les devoirs en retard, M. Potter. J'attends votre travail complet dans mon bureau pas plus tard que lundi, si vous voulez que je le note. »

Son visage brûlant sous son regard, Harry marmonna « Oui, M'dame. »

Elle se retourna comme si elle l'avait complètement chassé de son esprit et s'adressa à la classe. « Veuillez s'il-vous-plait ouvrir vos livres - qu'y a-t-il de si drôle, M. Malfoy ? »

Tout le monde sursauta. Draco, qui ricanait sans retenue aux dépens s'Harry, resta bouche bée pendant un moment avant de finir par dire « Rien du tout ! »

« Il vaudrait mieux pour vous. » répondit le Professeur Smythe-Wellington d'un ton sec. Lançant un regard à toute la classe, elle lança froidement « Puisqu'il s'agit d'un cours destiné aux élèves ayant de sérieuses intentions de poursuivre une carrière dans le Département de la Justice magique, je ne tolèrerais sous aucune circonstances le chahut, le tapage ou quelconque interruption, est-ce clair ? »

« Oui, Professeur » répondit d'une seule voix les élèves.

« Ouvrez vos livres à la page 236 aujourd'hui nous allons parler des Aurors. ». Harry ne put restreindre une montée d'excitation à l'idée qu'ils parlent directement du sujet qu'il l'intéressait le plus. « La profession d'Aurors est la mieux connue du département de Justice Magique, cependant elle est aussi celle qui exige une sélection des plus rigides, un entraînement intensif, et c'est un des plus dangereux choix de carrière de tout le monde magique. Ceci, jeunes gens, est la raison pour laquelle la majorité de ces cours se concentreront sur les Aurors, et également la raison pour laquelle nous mettrons l'accent sur les entraînements, les tests, les conduites et les aptitudes que le métier d'Auror requiert. Si vous aviez une quelconque illusion de glamour ou de grandes aventures dans la vie d'Auror, cela sera bien vite dissipé. » Tout d'un coup, ses yeux bleus glacés se centrèrent à nouveau sur Harry. Celui-ci déglutit. « Quelque chose qui vous a amusé, M. Potter ? »

Bon sang, c'est contraire au règlement de sourire dans ce cours ! pensa Harry de désespoir. A voix haute, il dit « Non Professeur, j'étais juste…content d'en apprendre plus sur les Aurors. Je veux en être un, ». Il espérait qu'en lui révélant cela, il pourrait apaiser sa colère.

« Vous m'en direz tant. » dit-elle en reniflant, puis elle se remit à son cours où il était maintenant question du manque complet d'éclat dans la vie d'un Auror, comme si rien ne s'était produit. Harry eut le besoin urgent de soupirer. Y a-t-il qui que ce soit d'autre que le professeur MacGonagall qui le soutiendrait dans son choix de carrière ? D'ailleurs, est-ce que le professeur MacGonagall se serait portée garante pour lui si elle n'avait pas été aussi déterminée à humilier le professeur Ombrage à l'époque ? Il finit effectivement par soupirer, mais heureusement le Professeur Smythe-Wellington était occupée à clouer le bec de Mafloy à nouveau, tournant donc le dos à Harry.

Pour le reste du cours, le Professeur Smythe-Wellington les fit répondre à une série de ce qu'elle nommait des questions de « résolutions de problèmes » que, du peu qu'Harry lut, n'avaient rien à voir avec le fait de combattre des mages noirs – ni avec la Justice magique non plus, d'ailleurs. Hermione s'était vite penchée dessus avec enthousiasme, mais pratiquement tous les autres se regardaient, confus. Néanmoins, Harry s'y mis (réfrénant une envie soudaine d'écrire des réponses complètement folles comme ils l'avaient fait dans le cours de Trelawney avec Ron), et il garda une expression aussi neutre que possible en se dirigeant vers le bureau de Smythe-Wellington pour lui rendre son travail.

Elle tendait un parchemin à chaque élève qui venait lui rendre leur travail, donc il attendit pendant qu'elle examinait ses réponses à ses questions de non-sens. Le regard qu'elle lui rendit par-dessus les feuilles était tellement semblable à ceux de Snape, signifiant « vous allez assurément avoir un T pour ce devoir » qu'Harry faillit presque reculer. Posant ses questions sur la pile avec les autres, elle lui tendit un parchemin. « Vos devoirs pour cette semaine, M. Potter, et je les attends pour vendredi, comme le reste de vos camarades. »

Ses yeux semblaient lui lancer le défi de demander un délai supplémentaire, même si de toute manière, entre les devoirs habituels, son devoir à finir, et maintenant celui là, il serait chanceux de pouvoir sortir de la bibliothèque cette semaine. Mais il était déterminé à ne rien lui laisser qui pourrait être sujet à un ricanement, donc il acquiesça sèchement (tout en se mordant l'intérieur des joues), se retourna et se dirigea vers son bureau.

Il n'y arriva pas. Tout d'un coup, la pièce se mit à tourner autour de lui, le forçant à s'arrêter et à prendre appui sur le bureau le plus proche pour garder l'équilibre. « Ca va, Harry ? » demanda Dean Thomas.

« Asseyez-vous M. Thomas, la cloche n'a pas encore sonné… »

« Harry ? » s'exclama Hermione, bondissant sur ses pieds.

Harry ne parvenait pas à fixer son regard sur quoi que ce soit. Ni à se concentrer sur ce qu'il se passait autour de lui quelque chose qu'il ne parvenait pas à identifier attirait son attention ailleurs. Il entendit vaguement Smythe-Welligton se lever. « M. Potter, qu'est-ce que… ? »

« Hé ! Qu'est-ce que…Potter va encore tomber dans les pommes ! »

« Il fait ça souvent, hein ? »

« Silence ! Vingt points en moins à Slytherin ! Potter ! »

Quelqu'un attrapa ses épaules. Il capta vaguement un éclair de cheveux roux. « Harry ! Tu m'entends ? »

Harry n'était même pas conscient qu'il s'était laissé tomber sur ses genoux. Les mains sur ses épaules et une paire de bras étaient les seules choses qui l'empêchaient de s'étaler de toute sa longueur sur le sol. Le salle de classe autour de lui, les voix, les mains, s'effacèrent et disparurent…


Il croisa ses longs doigts blancs, l'anticipation et la concentration se répandant en lui. Les cris et les hurlements faisaient écho dans la grande chambre d'audience en pierre. Les sorciers drapés de robes noires portaient les captifs, attachés mais non bâillonnés, et les enchaînaient ensemble à l'intérieur d'un cercle formé par des torches. Le sol dessiné par le cercle de torches sous les captifs – qui étaient tous des gobelins – était tâché par quelque chose d'épais et rouge qui luisait sous la lumière des torches.

Un des sorciers en robe noire se présenta derrière Harry et s'inclina. « Tout est prêt, mon Maître. »

Harry n'avait pas eu besoin qu'on lui dise il était bien conscient de ce qu'il se passait, mais il se concentrait sur la tâche à accomplir. Cette magie, la force nécessaire pour attirer la puissance, les pouvoirs, le savoir des gobelins, tout cela allait requérir toute sa concentration…toute son attention…

« Garde les bien nourris, » dit-il d'une voix aigue et froide qui ne souciait aucunement du confort des prisonniers. « Leur force ne doit pas être dilapidée avant minuit. »

« Oui, mon seigneur. » Queudver s'inclina à nouveau et s'attela à sa tâche.

Harry croisa ses doigts à nouveau et se dirigea vers le cercle lumineux, ignorant les sifflements et les crachats des gobelins autour de lui. Il ordonna à une femme et un homme, en noir également, qui se tenaient hors du cercle : « Le sort de drainage sera complet trois heures après le lever du soleil. Veillez à ce que je ne sois pas interrompu. »

« Oui, Maître. » répondit le couple en s'inclinant.

Harry ferma les yeux, sentant le pouvoir de la magie des gobelins l'entourer de leur peur, de leur colère, attendant leur sort…il en appela à toute sa force, toute sa concentration, toute sa puissance qui attirait inlassablement leur puissance…


« NOOOOOOONNNN ! »

« HARRY ! Tu m'entends ? » s'écria une voix féminine, juste à côté de son oreille.

Les yeux d'Harry s'ouvrirent. Sa cicatrice ne le brûlait pas comme habituellement, elle était plutôt lancinante, elle palpitait d'une étrange façon. Il lutta contre les bras qui tentaient de le maintenir. « Potter ! Arrêtez de vous débattre ! »

« C'est quoi son problème ? »

L'environnement autour de lui cessa de tourner, mais il y avait tellement de visages au dessus de lui qu'il en était encore confus. « Quoi…où… »

« Vous avez perdu connaissance Potter, en Défense spécialisée, » répondit une femme d'un âge mûr aux yeux bleus glacés. « Vous devriez aller à l'Infirmerie… »

« Non ! » haleta Harry, se remémorant ce qu'il avait entrevu et réalisant finalement ce que cela signifiait. « Dumbledore ! Allez chercher Dumbledore ! Maintenant….Voldemort... » Des murmures effrayés se firent entendre. Toute la classe était encore là.

« Je suis là, Harry, » répondit une voix familière, et des mains le redressèrent. Il trouva Dumbledore, agenouillés à ses côtés, le visage légèrement baissé pour éviter de croiser le regard d'Harry. « Qu'as-tu vu ? »

« Des gobelins, » répondit-il d'une voix tendue, sa cicatrice toujours lancinante sous l'effet de la concentration de Voldemort. « Voldemort…un sort…essaye...drainer leur magie… »

« Par la barbe de Merlin, mais qu'est-ce qu'il raconte ? » lança quelqu'un.

« Silence ! » fit la femme d'une voix sèche, qu'Harry reconnut finalement pour être la Professeur de Défense spécialisée.

Incapable de se concentrer sur autre chose que sur les actions de Voldemort, Harry agrippa les robes de Dumbledore. « Vous devez...l'arrêter, » balbutia t-il. « Ca va le rendre plus fort, il se concentre vraiment fort – il veut leur pouvoir… »

« Chut, Harry ! » dit Dumbledore. « Nous allons agir. Miss Granger, M. Weasley, veuillez s'il-vous-plaît accompagner Harry à l'Infirmerie. » Puis il sauta sur ses pieds avec une souplesse surprenante pour un sorcier de son âge et se dirigea rapidement hors de la pièce.

Harry secoua la tête, frottant sa cicatrice. « J'aimerais qu'il arrête ! » gémit-il.

« Arrêter quoi ? »

« Il essaye un sort vraiment difficile…il se concentre…ça me rend dingue ! » Harry était trop désorienté pour réaliser que la classe entière le dévisageait, mais le Professeur Smythe-Wellington en avait apparemment assez entendu.

« Très bien, Potter, taisez-vous. Granger, Weasley, vous avez entendu ce que le Directeur vous a dit. Pour le reste d'entre vous, sortez immédiatement de cette salle et retournez à vos propre affaires : »

Ron et Hermione aidèrent Harry à se remettre sur pieds, mais il réussit à marcher seul à travers la porte (bien que Ron ait insisté pour porter son sac). Quelques membres de l'AD qui s'étaient retrouvés dans cette classe (en fait, il s'agissait de presque tous les membres de sixième année) lui emboîtèrent le pas. « Harry… » débuta Dean d'une voix timide. « Les gens disent…tu peux lire dans l'esprit de Tu-Sais-Qui ? »

Harry soupira lourdement, ce qui effraya Ron et Hermione qui s'empressèrent de lui tenir les bras au cas où il s'évanouirait à nouveau. « Non, je ne peux pas. Pas vraiment. » répondit-il, et sans vraiment le vouloir, il se mit à s'expliquer. « Juste quand il est vraiment colère ou heureux pour quelque chose, parfois je le ressens…Je suppose qu'il concentrait son esprit et sa puissance tellement fort sur ce sort que ça m'a attiré, en quelque sorte… »

« Comment est-ce possible ? » demanda doucement Parvati.

Harry se tourna vers elle, et sans un mot il tapota sa cicatrice. Ses yeux s'agrandirent. « Donc ce n'est pas un tas d'âneries que la Gazette du Sorcier a inventé ? » s'exclama Michael Corner.

« Crois moi, j'aurais préféré, » marmonna Harry, causant quelques rires nerveux autour de lui. « C'est un sacré embêtement. Ca me distrait de mes devoirs, tout ça… » Les rires vinrent de manière un peu plus naturelle.

« Donc c'est quoi ce sort qu'il est en train de lancer ? » demanda Neville. « Et qu'est-ce que Dumbledore peut faire pour le stopper ? »

« Je ne sais pas, » répondit Harry. « J'espère juste… »

Une douleur fulgurante traversa sa tête, le pliant en deux alors qu'il agrippait sa cicatrice qui le brûlait, et en lui il sentit monter une explosion d'une telle fureur…une rage terrible…suffisantes pour l'écorcher vif…la chaleur le consumait…tant de hâte…il y aurait une vengeance, sans aucun doute, il ne pouvait y avoir qu'un responsable…le gamin paierait…

Un rugissement frénétique de fureur monta de sa gorge, explosa à ses oreilles, faisant écho dans sa tête. Il avait l'impression que ses yeux allaient lui sortir de ses orbites, il y avait tant de force derrirèe tout ça…

« H-Harry ? »

Harry revient à lui le coin dur d'une pierre de l'escalier lui meurtrissait son dos. Autour de lui, tout était silencieux. Tout ce qu'il pouvait entendre était des murmures étouffés et des chuchotements, et sa propre respiration hachée. Sa gorge le tiraillait fortement, mais le pire était sa cicatrice. Il avait l'impression que quelqu'un y avait planté un couteau – mais elle ne le lançait plus. Il ferma les yeux et dit d'une voix tremblante. « Et bien…il est…franchement…très…mécontent… »

« Harry…qu'est-ce qu'il s'est passé ? » murmura Hermione d'une voix tremblante.

Il se redressa lentement, frottant ses yeux, et il entendit des pas près de lui. Quelqu'un lui mit ses lunettes dans sa main, et il les enfila pour finalement voir tout le monde dans le couloir, excepté Ron et Hermione, se tenir loin de lui et semblant plutôt terrifiés. De quoi parlaient-ils…oh.

Bon sang. Il s'est juste donné en spectacle.

« Je pense » Il toussa douloureusement. « Je pense que Dumbledore a fait quelque chose…pour obliger Voldemort à arrêter le sort. Et il est vraiment…vraiment furieux. Il s'est beaucoup donné pour ça, et maintenant c'est ruiné. »

« Harry ? ». Le Professeur Lupin remontait le couloir dans leur direction. « Tu vas bien ? »

« Je crois. » répondit Harry, se redressant sur ses pieds avec l'aide de Lupin. « Dumbledore les a arrêté ? »

« Je n'ai pas pu lui parler encore, mais à en juger par ta réaction, je pense que oui. » Lupin l'examina attentivement. « Est-ce que tu penses que Voldemort sait que tu l'as vu ? »

Harry s'adossa contre la pierre froide du mur. Il sentit son visage rougir. « Je ne suis pas sûr. Il était très…concentré. Mais quelque chose…quand il était en colère, c'était vraiment contre quelqu'un…je ne me souviens pas vraiment. » Il grimaça et dit doucement « Queudver était là. Il l'aidait pour ce sort. »

Remus se raidit légèrement. « Je vois. As-tu reconnu d'autres personnes ? »

« Bellatrix Lestrange et Lucius Malfoy. » La voix du Professeur MacGonagall fit écho dans le hall, renvoyant les élèves à leurs affaires. Ron et Hermione échangèrent un regard et restèrent où ils étaient.

Alors que le bruit dans le couloir diminuait, Lupin donna à Harry un petit coup de coude. « Allons au bureau du Directeur, alors. Je ne doute pas qu'ils veuillent un rapport complet. Les autres… » Remus sourit vers eux. « Retournez à votre dortoir. Vous pourrez arracher tous les détails d'Harry plus tard. »

Avec des sourires penauds, ils obéirent, et Harry laissa Lupin le guider jusqu'au bureau de Dumbledore. Mais au moment de rejoindre la gargouille de pierre, ils découvrirent Cornelius Fudge se diriger vers eux, suivi par Percy Weasley. Fudge sursauta à la vue d'Harry. « Ah…Potter. Juste le garçon que nous voulions voir. »

A suivre...


Et pour conclure ce chapitre, je voulais rendre hommage à Alan Rickman, qui est malheureusement décédé ce jeudi. Il aura joué avec brio Snape, et je pense que son jeu, son talent nous a plus ou moins rassemblés ici et nous a donné la passion de HP. Merci, M. Rickman, pour tout !