Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Coucou tous ! Que dire ? Hum... Eh bien : bonne lecture ! XD (Ah, si : j'ai failli mettre un grand sourire en note de fin de chapitre :P )

Guest (qui me découvre) : Je pense que tu as dû poster ta review en même temps que je publiais mon dernier chapitre, le 30 ;) Merci beaucoup pour ton message. J'espère que la suite continuera à te plaire :)


Chapitre 75

— Alors, que t'a répondu Albus ?

Scorpius, assis dans le fauteuil et son père en face de lui comme la veille, secoua doucement la tête de gauche à droite.

— Il ne sait pas non plus. Mais…

Le garçon rougit.

— Il m'a embrassé.

— Oui, j'ai vu ça...

— Non. Je ne parle pas de son bisou sur ma joue, mais… il m'a embrassé sur la bouche, tout à l'heure.

— Oh.

Un léger silence s'installa avant que Draco ne cède à sa curiosité.

— Et donc ? Qu'as-tu ressenti ?

Scorpius posa ses doigts sur ses lèvres. Il était un peu troublé.

— Je… je ne sais pas trop. Je ne peux pas dire que c'était désagréable, mais je n'arrive pas à savoir non plus si c'est correct de s'embrasser comme ça. Pourquoi je n'arrive pas à savoir, papa ?

Le regard perdu de son fils lui donna un coup au cœur.

— Je ne sais pas, Scorp'. Je n'ai pas de réponse à tes questions, alors que j'aimerais vraiment t'aider. Peut-être faut-il juste laisser le temps au temps de vous apporter cette réponse, qu'en penses-tu ?

— Oui... Et Al' m'a dit : amour ou amitié, ce qui compte, c'est qu'on soit ensemble, expliqua-t-il.

— Ton ami a bien raison. Je sais qu'il est la meilleure chose qu'il te soit arrivée. Et j'espère pour toi que votre relation durera très longtemps.

Cela sembla redonner de l'énergie au plus jeune qui acquiesça vivement.

— J'espère aussi. J'espère qu'on ira dans la même Maison à Poudlard. C'est l'une des toutes premières discussions qu'on a eue ensemble, avec Albus. À l'époque, je lui avais répondu que tu préfèrerais sûrement que j'aille à Serpentard. Maintenant, je me rends compte que tu seras fier de moi, peu importe la Maison dans laquelle j'irai, hein, papa ?

Ce dernier sourit chaleureusement à son fils.

— Exactement, mon bonhomme. Le principal, c'est que tu sois heureux et que tu te sentes à ta place là où tu seras envoyé. J'espère aussi pour toi que vous serez ensemble à l'école.

Le garçon se leva et alla serrer son père dans ses bras.

— Merci de m'avoir écouté, papa. Ça m'a fait du bien. Même si j'avoue que c'était un peu gênant de… de dire ce genre de chose devant toi.

L'homme le serra en retour.

— Même si c'est gênant, sache que je serais toujours là pour t'écouter et t'aider du mieux que je peux, d'accord ?

Scorpius acquiesça tout contre son père.

— Merci, papa…

Draco ferma les yeux pour profiter de cet amour aveugle que semblait lui donner son fils.

-x-

— Je dois t'en apprendre une belle, indiqua Harry à Ginny en s'installant à ses côtés sur le canapé du salon.

Il sortit sa baguette et lança son habituel sort d'intimité.

— Tu m'intrigues, se redressa la sorcière pour se placer en tailleur face à son mari.

— Ça concerne les garçons.

— Je t'écoute, insista Ginny qui voyait bien que l'homme ménageait son suspens.

— Eh bien, il semblerait que Draco ait dévoilé notre relation à son fils.

— C'est pas vrai ? Tu veux dire qu'Albus est au courant aussi ? s'inquiéta-t-elle.

Harry secoua la tête négativement.

— Non. Scorpius va garder cette information pour lui, Draco me l'a garanti. Par contre, savoir qu'on était ensemble a fait s'interroger Scorpius sur sa relation avec Albus.

Ginny se mit à rire après avoir correctement intégré l'information.

— Non ?

— Apparemment, si.

— Et du coup, tu en penses quoi ?

L'homme haussa les épaules.

— Rien en particulier. Je trouve ça mignon, surtout. Et toi ?

— Pareil. Même si ça me fait bizarre d'envisager Albus gay… Enfin, je pense qu'ils ne calculent pas les choses de cette façon. Fille ou garçon, ils sont juste dans leur bulle pour le moment. Mais s'il s'avère qu'ils sont vraiment amoureux l'un de l'autre et pas juste des amis, il va falloir les mettre en garde contre l'extérieur, soupira-t-elle.

Son mari acquiesça tristement.

— Tu as raison. Il ne faudrait pas que d'autres leur tombent dessus à cause de leur « différence ». On n'y est pas, mais tu as raison d'y penser. Après, je sais qu'à Poudlard James sera là pour garder un œil sur son frère et le défendre au besoin.

— Oui…

Ginny sembla se perdre dans ses songes. Harry se demanda comment réagirait la communauté sorcière en apprenant que leur « héros » aimait finalement les hommes. Enfin… il semblait aimer les deux, sinon il n'aurait pas vécu toutes ces années avec Ginny. Mais désormais, il s'intéressait à un homme. Un homme dont le nom était également connu du public, qui plus est.

— Parfois, ça me fait un peu peur tout ça… souffla-t-il alors.

— De quoi ? s'intéressa sa femme en semblant se reconnecter au monde réel.

— Cette situation. Nous. Mon couple avec Draco. Que se passera-t-il lorsque quelqu'un découvrira la vérité ou qu'on décidera de la divulguer ?

— Ouais, ça sera compliqué. Mais on arrivera toujours à tout surmonter et tu sais pourquoi ? Parce qu'on sera toujours unis face à l'adversité. On saura toujours qu'on peut compter les uns sur les autres et ça, ça nous aidera à surmonter n'importe quel obstacle !

Harry resta à la regarder plusieurs secondes avant de cligner des yeux et d'éclater de rire.

— Eh ben ça ! Je suis prêt à affronter une armée de dragons avec un discours pareil !

— Tsss ! répondit-elle en lui donnant une tape sur la cuisse. Et à part ça, ta journée avec ton beau Draco ?

— Et si on allait dans la chambre pour en parler ?

— Oui, ça m'a l'air d'être une bonne idée.

Ginny se leva du canapé et s'étira. Harry l'imita, annula son sortilège et suivit sa femme dans la pièce qui leur était réservée. Ils attendirent de s'être chacun préparé pour la nuit avant de reprendre leur discussion où ils l'avaient arrêtée.

— Alors ? relança la sorcière.

— Géniale. Tout simplement géniale ! Bon, il m'a dit qu'il n'était pas prêt à avoir une relation plus poussée avec moi pour le moment, dans le sens où il préfère régler son histoire de divorce avant.

— C'est con. Au contraire, ça lui changerait les idées et lui ferait beaucoup de bien de s'envoyer en l'air avec toi ! rétorqua-t-elle.

Harry se mit à rire.

— Après, il m'a eu l'air très réceptif à d'autres types de caresses, indiqua-t-il avec un clin d'œil coquin et un sourire très fier de lui.

— Soit tu m'en as trop dit, soit pas assez, là, Harry ! grimaça Ginny, un peu frustrée.

— Je pense que tu as très bien compris ce que je voulais dire.

— Tu sais que ça a un petit effet aphrodisiaque de vous imaginer tous les deux en train de faire des bêtises ensemble ?

— Euh, non, ça, je ne le savais pas. Essaye de penser à autre chose, alors, car je ne vais pas pouvoir t'aider.

— Ah non ?

— Non. J'ai promis à Draco de ne plus avoir de relation de ce genre avec toi. Mais même sans ça, je me sentirais mal de te toucher alors que…

— J'ai compris, Harry. Et ne t'inquiète pas, c'était juste pour te taquiner, glissa-t-elle avec un clin d'œil. Je ne pense pas que Stéphane apprécierait d'apprendre qu'on couche ensemble, lui non plus.

— Normal, quoi. Je me vois mal avec deux partenaires en même temps.

— Pourtant, y'en a plein qui n'ont aucun scrupule, tu sais ?

— Oui. Mais je te dirai : c'est leur problème, pas le mien. J'appartiens à Draco, désormais. Et à lui seul, ajouta-t-il avec un grand sourire rêveur.

— N'empêche que je continue à me demander ce que tu entends par « d'autres types de caresses », râla-t-elle. Enfin. Je comprends dans le principe, mais lesquelles en particulier…

Elle souffla à nouveau. Le sourire d'Harry s'était quant à lui agrandi sous le souvenir de ce moment partagé dans le bureau du blond.

— Je l'aime tellement… soupira-t-il.

Ginny vint s'allonger à son côté.

— Je sais, Harry. Allez, ferme les yeux pour mieux revivre tout ça. Bonne nuit, mon cœur.

L'homme acquiesça, ôta ses lunettes et se couvrit correctement de la couette tandis que sa femme éteignait la lumière.

-x-

Un Patronus les réveilla en pleine nuit. Ginny était attendue d'urgence au Journal.

La sorcière s'habilla donc en quatrième vitesse pour rejoindre son lieu de travail. Harry était inquiet et il l'aurait bien accompagnée, mais il ne pouvait pas laisser les enfants seuls à la maison.

— Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu me préviens ? précisa-t-il à sa femme, tandis qu'elle enfilait ses chaussures.

— Promis !

— En fait, j'aimerais bien que tu me préviennes aussi si tout va bien, grimaça-t-il en voyant les flammes vertes s'élever dans l'âtre de la cheminée.

— J'essaierai de te tenir au courant, d'accord ? fit-elle en déposant un baiser sur sa joue. Tu diras aux enfants que je les aime fort, que je pense fort à eux et que je suis désolée d'être partie au travail en pleine nuit comme ça !

L'homme acquiesça en la regardant disparaître, puis se dirigea vers la cuisine pour se préparer un café et grignoter quelque chose. Il était tellement inquiet qu'il se voyait mal retourner se coucher. Il s'en voulait de ne pas avoir pu accompagner Ginny pour voir ce qu'il en était.

Un cheval argenté fit rapidement irruption dans la cuisine.

— Tout va bien, mon cœur. Juste que le temps presse. Je vais rassembler toute l'équipe au plus vite et sortir un numéro spécial qui n'attendra certainement pas jusqu'à vendredi. Prends soin des enfants. Je vous aime ! annonça l'animal avec la voix de sa femme avant de s'évaporer.

Harry soupira, soulagé. Il avait hâte de connaître le fin mot de cette histoire. Par contre, il espérait vraiment que Ginny et son équipe n'auraient pas de problème avec le Ministère de la Magie, suite à ça. Il se demanda si Ron était également au courant.

-x-

— Papa ?

Harry grogna en se redressant ; il s'était endormi dans le canapé.

— Hum... Bonjour, Al'. Tu as bien dormi ? Il est quelle heure ? demanda-t-il en se levant pour regarder la pendule. Ouf, c'est bon, on n'est pas en retard…

— Maman est partie ? interrogea le garçon au lieu de répondre aux questions de son père (dont une à laquelle il avait répondu lui-même).

— Oui. Elle a reçu un message d'un collègue de travail cette nuit. Elle a dû se rendre au Journal. Elle vous embrasse fort.

— D'accord, acquiesça le garçon.

— Au fait, Al'…

Harry lança un regard vers l'escalier menant à l'étage et préféra faire signe à son fils de l'accompagner dans la cuisine. Il jeta le sort d'intimité pour que la conversation puisse rester entre Albus et lui.

Il commença néanmoins par préparer le lait pour le petit-déjeuner de son fils, tandis que ce dernier sortait la nourriture du placard. Enfin, ils s'installèrent l'un en face de l'autre, Harry une tasse de café fumant devant lui.

— Je voulais savoir ce qu'il se passe entre Scorpius et toi…

Albus se mit à rougir violemment. Il était un peu gêné que son père lui en parle.

— Eh bien... apparemment, il vient tout juste de découvrir que c'était possible pour un garçon d'aimer un autre garçon et il se demandait si… si tous les deux, on est seulement amis ou plus.

— D'accord. Et ? Tu sais s'il y a autre chose ?

Bien que toujours gêné par la discussion, Albus répondit :

— Je ne sais pas trop. Je l'aime beaucoup, c'est vrai. Je tiens beaucoup à lui et je sais que je suis possessif à son égard…

— Ah oui ?

— Oui. Je n'aime pas quand Lily lui tourne trop autour, par exemple. Je m'en suis rendu compte et j'essaie de me contrôler et de faire des efforts, mais c'est difficile.

L'homme acquiesça.

— Mais tu ne sais pas si votre relation va au-delà d'une amitié, si je comprends bien.

— Non, je ne sais vraiment pas, papa. Quand j'ai embrassé Scorpius…

Harry tenta de ne pas trop montrer sa surprise, tandis que le garçon portait ses doigts à ses lèvres.

— Rien qu'à y penser, je ressens encore ces picotements qui me reviennent dans les lèvres. Est-ce normal, papa ?

— C'était ton premier baiser, Al'. Je pense que oui, c'est normal. Et je trouve que vous êtes vraiment trop mignons tous les deux. Peu importe ce qui vous lie, l'important, c'est que vous puissiez savoir que vous pouvez compter l'un sur l'autre.

Albus sourit.

— Oui. C'est à peu près ce que j'ai dit à Scorpius, hier. Par contre, papa…

Il hésita à poser sa question.

— Oui, Al' ? l'incita à poursuivre son père.

— Il se passe quoi entre Draco et toi ?

Harry rougit, ne s'attendant pas du tout à ce retour de question.

— Pourquoi tu me demandes ça ?

Le garçon baissa les yeux et haussa les épaules.

— Je n'aurais pas du poser la question, désolé.

— Non, non. Il n'y a pas de mal, mon grand. Comment dire ? Entre Draco et moi, c'est un peu comme entre vous deux, avec Scorpius. C'est… On s'entend vraiment très bien et on s'apprécie énormément, tenta-t-il d'expliquer sans rien révéler.

— Vous vous aimez ?

Les yeux d'Harry s'écarquillèrent de stupeur et il sentit son cœur rater un voire plusieurs battements. Que devait-il répondre à ça ? Devait-il mentir à son fils ?

— Je… je l'aime beaucoup, en effet, décida-t-il finalement.

— Mais… et maman ?

Non, il n'avait vraiment pas envie d'aborder ce sujet avec son enfant. Il ne voulait pas démolir l'image qu'il avait de leur famille.

— Je l'aime aussi beaucoup.

— Mais lequel des deux tu aimes le plus fort ? insista alors Albus, ne prenant pas vraiment conscience de l'enjeu des réponses sur sa vie.

— Draco, avoua Harry.