Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Coucou tous ! Je vous souhaite un bon Halloween si vous le fêtez. Gros bisous et bonne lecture ! ;)


Chapitre 76

Mais lequel des deux tu aimes le plus fort ? insista alors Albus, ne prenant pas vraiment conscience de l'enjeu des réponses sur sa vie.

Draco, avoua Harry.

Le garçon ferma les yeux douloureusement tandis qu'il intégrait l'information. Il quitta la table en pleurs et monta dans sa chambre pour se jeter sur son lit.

Harry soupira. C'était justement ce qui ne devait pas arriver. Et Draco, la veille, qui lui assurait que Scorpius ne dirait rien à son fils. Et pour cause, il le lui disait directement lui-même. Il fit tourner sa baguette pour annuler le sort avant de monter à son tour. Il entra dans la chambre du garçon, fermant la porte derrière lui.

— Al'… murmura-t-il en s'asseyant à ses côtés, sur le bord du lit. Aurais-tu préféré que je te mente ?

L'enfant bascula sur le côté, en chien de fusil, afin de pouvoir observer son père.

— Je ne sais pas, papa. Mais c'est difficile à…

Il ne termina pas sa phrase.

— Qu'est-ce qui va se passer entre maman et toi ? Elle le sait que tu as des sentiments pour Draco ?

L'homme lui fit un doux sourire qu'il espérait réconfortant.

— Oui, elle le sait. Elle le savait même avant moi.

Le garçon fronça les sourcils et se redressa. Il se frotta les yeux avec les manches de son pull, même s'il sentait des larmes continuer de couler malgré lui.

— Comment ça ?

Il renifla. Harry attira un mouchoir qu'il lui donna avant de répondre.

— Elle a senti que quelque chose était en train de se passer entre Draco et moi. Ne me demande pas comment elle a fait, ce doit être ce qu'on appelle l'intuition féminine, qui sait ?

— Mais, et Draco, il le sait ?

— Oui. Il a même dû annuler son cours quand il l'a su, tellement ça l'a surpris…

— Oh, c'était pour ça ?

Son père acquiesça.

— Oui. Puis il y a eu les révélations d'Astoria et… toute une semaine s'est écoulée avant qu'il me dise qu'il ressent la même chose pour moi, mais que c'est compliqué avec le divorce.

— Mais ça veut dire quoi pour nous ? Vous allez vous séparer, avec maman ?

— On ne sait pas ce qu'on va faire avec maman. Si on ne vous a rien dit, c'est justement pour ne pas vous blesser. Et on sait que les médias ne se priveront pas d'en écrire des tonnes sur cette histoire si ça vient à se savoir. Pour l'instant, on continue « normalement », c'est tout.

Albus hocha positivement la tête.

— Je comprends. C'est… J'avoue que c'est dur à entendre, car je pensais que, contrairement à ceux de Scorpius, mes parents à moi étaient toujours amoureux l'un de l'autre… Et…

Son regard se détourna pour fixer l'un des murs de sa chambre.

— Si vous finissez par vous mettre ensemble, Draco et toi, ça veut dire que Scorpius deviendra mon demi-frère et… on ne peut pas être amoureux de son demi-frère, n'est-ce pas ?

— Oh, mon chéri ! souffla Harry en s'approchant de son fils pour le serrer dans ses bras. Je croyais que tu ne savais pas ce que tu ressentais pour lui…

— Je sais. Mais au cas où… Sincèrement, papa, je crois bien que je l'aime un peu plus qu'un simple ami.

Son père acquiesça. Albus sentit le mouvement de son menton contre sa tempe. Il poursuivit.

— Et Scorpius, il le sait pour vous deux, n'est-ce pas ? Je l'ai vu sourire en vous regardant, hier…

— Oui, il le sait. Draco lui a tout avoué avant-hier soir, après qu'on soit partis du Manoir. Scorpius ne t'a rien dit, car son père lui a expliqué que ça te ferait du mal. Et il avait raison, n'est-ce pas ? Surtout qu'on n'aurait peut-être pas pu en parler ensemble comme nous en avons l'occasion ce matin.

Le garçon secoua doucement la tête de haut en bas à son tour.

— Notre vie a vraiment changé, hein, depuis qu'on va au Manoir ? renifla-t-il à nouveau.

— Je ne te le fais pas dire ! approuva Harry. Allez, je te laisse profiter d'être dans ta chambre pour te préparer. Je vais chercher Lily. Tu voudras finir ton bol ?

— Non. Merci, papa, mais… disons que je n'ai vraiment pas faim, là. Et je voudrais rester un peu seul, s'il te plaît.

L'adulte acquiesça tristement. Il était heureux qu'Albus ait un caractère si posé et qu'il comprenne les choses. Mais cette situation lui faisait de la peine également. Il aurait préféré que son fils ait une enfance « normale », dans une famille « normale ». En l'espace de quelques semaines, il avait appris que son père était l'homme qui avait mis fin à la Seconde guerre des sorciers, et qu'il aimait quelqu'un d'autre que sa mère. Un homme, qui plus est, songea Harry, même si ce détail n'avait pas eu l'air de gêner Albus outre mesure.

Lorsqu'il pénétra dans la chambre de sa fille, il ne put que sourire en la voyant endormie. Elle, au moins, pouvait continuer de profiter de son insouciance. Mais pour combien de temps encore ?

— Ma chérie... murmura-t-il.

Cela sembla suffire, car la fillette se tourna dans son lit avant d'ouvrir lentement les yeux et de bâiller.

— Bonjour, Lily jolie, bien dormi ? demanda gentiment son père.

La petite s'étira puis se redressa dans son lit.

— Bonjour, papa. Il est déjà tard ?

— Un peu. Sinon je ne viendrai pas te réveiller, petit cœur.

Lily sortit du lit pour rejoindre son père, les bras levés en l'air dans une demande très explicite de la prendre dans ses bras. L'homme ne se fit pas prier pour s'exécuter et la serra fort contre lui.

— Tu as de gros bisous de maman.

Il n'avait pas besoin de la prévenir que la femme était partie en pleine nuit, car elle serait tout de même déjà partie, à cette heure-ci.

Lily acquiesça et Harry la reposa au sol, le temps de faire son lit, puis alla lui choisir des vêtements dans son armoire.

— Allez viens, tu dois avoir faim, l'invita-t-il à prendre sa main tout en sortant de la pièce.

-x-

Lorsque Draco s'installa dans sa cuisine, après le déjeuner, Harry lui indiqua :

— Albus le sait aussi, pour nous.

Il n'avait pas pu le lui dire plus tôt, Lily ne quittant pas ses bras lorsqu'ils étaient passés par le Manoir.

— Scorpius ? demanda le blond en fronçant les sourcils.

— Non. Disons qu'il m'a plutôt directement posé la question… et j'ai été bien incapable de lui mentir.

— Et donc, comment a-t-il réagi ?

— Un peu mal, sur le coup. Puis on en a parlé ensemble. Et tu sais ce qui le contrarie le plus dans cette histoire ?

— Non, dis-moi.

— Que si on se met officiellement ensemble, toi et moi, Scorpius et lui deviendraient des demi-frères et qu'il ne pourrait donc plus éprouver de sentiments forts envers lui…

— Vraiment ? s'étonna Draco, en clignant des yeux et un léger rire dans la voix. Ton fils me surprendra toujours, j'ai l'impression.

— Eh oui… sourit Harry, fier de son garçon.

L'ancien Serpentard lui attrapa la main, sur la table, et la lui serra doucement avant de laisser son pouce glisser en douces caresses sur le dos de sa main. Harry sourit. Il aimait quand Draco lui témoignait de la tendresse par des petits gestes comme celui-ci. Ça lui faisait ressentir l'amour que lui portait l'autre homme et ça le rendait à chaque fois tout chose.

— Je t'aime, Dray, chuchota-t-il presque imperceptiblement.

Mais Draco reçut bien le message et lui sourit en retour avant de soupirer légèrement et de retirer sa main. Ce moment n'appartenait qu'à eux, mais ils ne devaient pas prendre le risque de se faire découvrir par les enfants. Enfin… par Lily, du moins, vu que les deux autres étaient désormais au courant.

— Moi aussi, Harry, répondit-il néanmoins.

Il s'amusa des rougeurs qui apparurent sur les joues du sorcier brun. Il aimait sa façon de réagir à ses déclarations, c'était vraiment quelque chose de délectable, qui lui donnait toujours de légers papillons dans le ventre. Oui, il était possible qu'il fût réellement tombé amoureux de cet homme à la personnalité si attachante et aux yeux si magnifiques.

— Je t'ai déjà dit que j'aimais tes yeux ?

Le brun éclata alors de rire.

— Oui, tu me l'as déjà dit, répondit-il en secouant la tête de gauche à droite. J'aime beaucoup tes yeux aussi, si ça peut te rassurer…

— Oh, je n'ai pas besoin d'être rassuré, Harry. Je sais que mes yeux sont magnifiques. Tout comme le reste de mon corps, d'ailleurs. Et tu m'as déjà dit que tu étais d'accord sur ce point.

— Alors toi...

S'il n'y avait pas eu les enfants dans la pièce d'à côté, Harry se serait jeté sur ces lèvres qui le tentaient tant et lui aurait montré à quel point il était en effet complètement fou de ce corps. Mais voilà, il y avait les enfants et il se devait donc de réfréner ses pulsions.

— Tu as de la chance qu'on ne soit pas seuls, indiqua-t-il alors à son employeur.

— De la chance, c'est vite dit... Je trouve ça dommage, plutôt. Ça va être difficile de pouvoir échanger quoi que ce soit aujourd'hui, soupira tristement ce dernier.

Harry grimaça en acquiesçant à ses paroles.

— Sauf si Ginny ne revient pas trop tard, mais ça m'étonnerait vraiment pour aujourd'hui. Elle va tout faire pour sortir son fameux numéro spécial avant que des gens du Ministère ne l'en empêchent…

— Je me demande de quoi il s'agit, releva Draco, indiquant clairement sa curiosité.

— Moi aussi. Je ne dispose que de quelques informations. Bien suffisantes, d'ailleurs, pour foutre un peu la merde dans la communauté sorcière, mais bon… Je sais que ça ne s'arrête pas là. J'espère juste que cette fois les gens ne vont pas se tourner vers moi pour régler leurs problèmes. Après tout, il n'y a pas de prophétie me concernant, dans cette histoire. Enfin, j'espère ! ajouta-t-il sur la fin, en riant doucement.

— Je pense que tu as déjà fait plus que ta part dans l'Histoire sorcière, approuva le blond.

— Oui. Je le pense aussi, merci ! Mais…

Il préféra ne pas poursuivre sa phrase. Cependant, une chose le tracassait vraiment : le nom de Vernon Dursley apparu dans le dossier qu'il avait lu. À quel point son oncle était-il lié à cette histoire de meurtres et d'essais cliniques ? Les fouille-merdes de la presse risquaient de ne pas se priver de rappeler le lien entre eux. Peu de personnes étaient au courant, mais lorsqu'il y avait un scandale à aller déterrer, les journalistes parvenaient souvent à leur fin. La preuve avec ce qui était en train de se passer au Chicaneur en ce moment, bien qu'il songeât que Ginny et son équipe n'apprécieraient sûrement pas d'être qualifiés de « fouille-merdes » de sa part.

— Tu es inquiet.

Ce n'était clairement pas une question.

— Oui. Quelque part, j'ai hâte que le papier de Ginny sorte, afin qu'elle et son équipe en soient débarrassées, mais en même temps… je redoute les retombées de ce dossier spécial.

— C'est si mauvais que ça ? s'inquiéta-il-alors.

— Disons que je ne suis pas rassuré par toute cette histoire, soupira le brun.

— Ok. De toute façon, je ne comprendrai tes craintes que lorsque j'aurai ce numéro spécial entre les mains.

Draco eut alors un sourire pervers.

— Et si tu me montrais ce truc dans ta salle à manger ?

Harry était prêt à répondre « quel truc ? » lorsqu'il comprit où voulait en venir le blond.

— Ah oui, j'ai bien failli oublier. Après toi, Draco…

Il suivit l'homme dans la pièce d'à côté et s'empressa de fermer la porte derrière lui et de jeter un sort d'insonorisation sur la pièce. L'autre le plaqua contre la porte pour dévorer ses lèvres, ses mains se créant rapidement un accès à la peau de son corps.

— Oh, je t'aime ! gémit Harry, profitant pleinement de ce moment interdit.

— Moi aussi. Je ne pouvais pas me résoudre à passer une journée entière sans t'embrasser, sans te toucher… avoua Draco, ses lèvres glissant le long de la mâchoire du brun.

— Il ne faudrait pas que Lily nous découvre, indiqua le sorcier aux yeux émeraude dans un soupir de plaisir.

— Les garçons la retiendront, affirma le blond en retour.

-x-

— Où ils vont Draco et papa ? remarqua Lily.

Les deux garçons échangèrent un regard.

— Oh, ça, papa doit montrer quelque chose à Draco, dans la Salle à manger. Je ne sais pas ce que c'est, apparemment, c'est secret, expliqua Albus qui n'appréciait pas le fait de devoir mentir à sa petite sœur.

— Oui, papa me l'a dit ce midi, pendant qu'on mangeait, ajouta Scorpius. Ce serait lié à des documents, rien de vraiment intéressant pour nous, grimaça-t-il alors.

Albus lui fit un petit sourire, ravi de partager ce nouveau jeu avec lui. Par contre, leurs pères ne géraient vraiment pas niveau discrétion sur ce coup-là, heureusement qu'ils étaient là pour s'occuper de Lily.

Cette dernière, qui était prête à aller voir de quoi il en retournait, plissa le nez et se réinstalla près des garçons, après avoir saisi le sens des paroles de Scorpius. Les papiers, il n'y avait vraiment que les grands que ça pouvait intéresser.

En la voyant faire, les garçons échangèrent un sourire vainqueur et firent de leur mieux pour interagir avec elle pour éviter qu'elle pense à leurs pères qui prenaient manifestement leur temps pour revenir dans la cuisine.

-x-

— C'était quoi comme papiers ? demanda Lily à Draco lorsque les deux hommes arrivèrent dans le salon.

— Des trucs de grands, je t'ai dit, Lily, soupira Albus.

Harry et Draco sourirent à leurs fils, finalement ravis qu'ils soient dans la confidence. Apparemment, ils s'étaient parfaitement acquittés de leur rôle de leur laisser un peu de temps seuls.

— Oh oui, rien d'intéressant pour une petite fille comme toi, approuva Draco en se mettant à sa hauteur. Mais je veux bien un câlin pour m'encourager à faire cours aux garçons…

La fillette s'exécuta de bonne grâce. Harry secoua doucement la tête de gauche à droite : l'homme blond venait de chasser définitivement toutes les questions que pouvait se poser sa fille. Il était quand même fort ! Mais il comprenait que Lily ne pût pas lui résister, en étant lui-même bien incapable.

— Bon, on se dit à ce soir, alors ? lança l'ancien Serpentard à Harry et Lily. Je ramènerai Albus ici.

Harry approuva d'un mouvement de tête. Il attrapa le pot de Poudre de cheminette qu'il présenta à son employeur.

— À ce soir, Draco.

Ce dernier acquiesça et prit place dans la cheminée, tenant la main des deux enfants.

— Manoir Malfoy !

-x-

— Franchement, papa, ce n'était pas du tout discret ! le gronda Scorpius, une fois la porte de la salle de classe refermée derrière eux.

Il n'avait rien dit avant, au risque que sa mère fût quelque part dans les couloirs.

— Je sais, désolé. Merci à vous deux d'avoir assuré auprès de Lily.

Les deux garçons acquiescèrent.

— J'ai encore un peu de mal à me dire que… que vous vous aimez, papa et toi. Vous étiez ennemis, pourtant, du temps de Poudlard.

— Oui, Albus. Nous l'étions. Mais les choses ont bien changé depuis. Et ce, à partir du moment où ton père a accepté de venir travailler ici.

Le brun acquiesça.

— Mais est-ce que tu sais si… si entre papa et maman, ce n'était déjà plus le grand amour avant qu'on vienne au Manoir ?

— Oh. Tu veux savoir si c'est à cause de moi que ton père n'aime plus autant ta mère, c'est ça ?

Albus acquiesça tristement.

— Non, ce n'est pas à cause de moi. Apparemment, de ce que m'a dit ton père, ils ne s'aiment plus comme… comme des amoureux depuis un moment, maintenant. Mais ils font semblant pour votre bonheur à vous, les enfants. Ils ne savent pas non plus comment va réagir votre famille. Ta grand-mère, par exemple, Albus.

Le garçon fit un nouveau mouvement positif de la tête.

— D'accord. Je comprends. Je pense que je ne saisis pas tout, encore, mais je comprends.

— Mais tu pourras toujours vérifier auprès de ton père que je ne t'ai pas dit de bêtises, n'est-ce pas ? Tu n'es pas obligé de me croire sur parole… C'est que ça me mettrait dans une situation un peu plus dérangeante si j'étais la raison de cette distance entre tes parents.

— Non. Je te crois. Merci d'avoir répondu à mes questions, Draco.

— Il n'y a pas de quoi, Albus. Ce serait même plutôt à moi de te remercier de… de réagir aussi bien au sujet de la relation que j'entretiens désormais avec ton père. Vraiment, merci à vous deux. Je ne sais pas ce qui se serait passé si l'un de vous…

Il ne termina pas sa phrase. Il ferma les yeux puis secoua négativement la tête.

— Papa ?

Draco reporta aussitôt son attention sur son fils.

— Oui, Scorp' ?

— C'est la première fois que tu aimes quelqu'un d'autre que… que Mère ?

L'homme lui offrit un doux sourire.

— En effet. Et si tu te poses la question aussi, Albus, je pense bien que c'est la même chose pour ton père. Il aime beaucoup ta maman. Et elle l'aime toujours beaucoup aussi. C'est juste qu'ils ne sont plus amoureux l'un de l'autre. Malgré ça, vous restez une famille et tes parents font tout pour que vous puissiez, toi, Lily et James, grandir dans ce cocon familial. Malheureusement, malgré les années, ton père reste une célébrité dans le monde sorcier et il a très peur des retombées médiatiques et des conséquences que cela pourrait avoir sur vous. Tes parents veulent vraiment vous préserver de tout ça.

Albus, qui avait bu les paroles de son professeur, opina gravement du chef. Scorpius lui attrapa alors la main et la lui serra en lui offrant un sourire de soutien. Le brun répondit aussitôt à son sourire.

— Pouvons-nous commencer le cours ? demanda alors Draco.

Il sourit à son tour en voyant les enfants acquiescer, puis se lança dans leur nouvelle leçon.