Disclaimer : HP ne m'appartient pas, tout comme cette fic que je ne fais que traduire. Elle appartient à Jocelyn.

Merci à toutes pour vos reviews adorables, vos follow et vos favorites ! J'ai de la chance d'avoir autant de lectrices pour cette traduction.

Comme j'ai tardé à poster ce chapitre (qui est très long d'ailleurs), j'ai décidé de le couper en deux. La seconde partie arrivera le plus vite possible ! Du coup ce chapitre est assez calme, mais j'ai vraiment voulu ne pas vous laisser encore plusieurs semaines sans rien vous mettre sous la dent !

Un merci tout particulier à Zeugma412, à Daidaiiro30 (tes reviews sont toujours autant adorables et me font toujours autant plaisir !), à stormtrooper2, à Karozthor the Necromagus, à Morgane93 et enfin à Rulime Qiadateg ! Merci de me laisser une petite review à chaque chapitre, vous êtes des lectrices en or !

Assez parlé, voilà donc la première partie de ce chapitre !


Chapitre 9 : C'est la tête de qui, d'abord ? (partie 1)

La gargouille se retourna pour révéler le Professeur Dumbledore, qui se tenait à l'entrée du bureau. « Cornelius. Harry, pile à l'heure. Pourquoi ne pas tous rentrer et nous assoir ? »

Harry lança un regard vers Percy derrière Fudge, mais le frère de Ron évita de croiser ses yeux. Fudge fixait Remus avec une anxiété palpable, ce dernier se tenait derrière Harry et lançait à Fudge un regard, indiquant clairement qu'il valait mieux pour lui qu'il garde ses distances, que Sirius n'aurait pas renié. Ils s'engouffrèrent tous dans le bureau, et Harry et Remus s'assirent à coté du bureau de Dumbledore. Fudge s'installa sur une autre chaise, et Percy se tint debout derrière lui. Se raclant la gorge, accompagné d'un regard nerveux tourné vers Dumbledore, Fudge débuta, « Bien…Potter. Comment avez-vous su ce que Lord…Vous-Savez-Qui était en train de faire ? »

« Vous n'avez nul besoin d'être si accusateur, Monsieur le Ministre, » dit Lupin calmement.

Percy se hérissa. « Je suis certain que le Ministre tentait uniquement d'obtenir les faits ! »

Harry regarda Dumbledore silencieusement. Quoi lui dire ? Dumbledore acquiesça furtivement. « Je… » Fudge et Percy plantèrent leur regard sur lui. Bon…la moitié de l'école le sait de toute façon. « Je l'ai vu. »

Fudge cligna des yeux, confus, tandis que Percy semblait seulement horrifié. « Vu ? »

Dumbledore s'éclaircit la gorge. « Il apparaît, Cornelius, que les douleurs qu'Harry a enduré ces dernières années à travers sa cicatrice étaient en effet une indication de sa connexion magique avec Lord Voldemort. »

Fudge et Percy eurent tous deux un mouvement d'effroi à l'énonciation du nom et s'échangèrent un regard, puis fixèrent Harry. « Donc il s'agissait…d'hallucinations ? » demanda Fudge.

« Ce ne sont PAS des hallucinations ! » répliqua vivement Harry, les faisant sursauter. « J'avais raison, n'est-ce pas ? »

Il y eut une note claire et chantante de la part de Fawkes, comme si le phénix se levait pour Harry, et il s'envola pour se retrouver sur son genou, à nouveau. Le Professeur Dumbledore sourit. « Je pense que vous découvrirez, Cornelius, que les phénix sont d'excellents juges à l'égard des gens. Fawkes ne soutiendrait pas Harry si son cœur n'était pas du côté du bien. »

En regardant Harry caresser les plumes scintillantes de l'oiseau, Fudge sembla se détendre légèrement. « Bon… » murmura t-il, « juste, très juste…mais…Dumbledore…comment empêcher que cette…connexion…ne marche dans l'autre sens ? »

Si Flawkes n'avait pas fait une roulade à ce moment même, Harry aurait tressailli. Il ne leva pas le regard, mais il sentit clairement le regard de Fudge et de Percy sur lui. Calmement, Dumbledore dit « Je crains que ce ne soit une possibilité. »

Harry amorça un regard vers lui, mais il sentit soudainement une pulsion de colère qu'il reconnut comme n'étant pas la sienne, et il baissa rapidement le regard. Sors de ma tête, espèce de stupide…SORS DE LA ! Frottant vigoureusement son front, il jeta un regard à travers ses doigts et les vit tous en train de le fixer. « Désolé, » murmura t-il. « Cet après-midi…ça m'a donné un mal de tête. »

Fawkes chantonna des notes claires, et Harry prit une profonde inspiration. Son cœur battait la chamade. Si Voldemort le possédait ici et maintenant, il n'avait aucune idée de ce que Fudge serait capable de faire. Il entendit Fudge dire « Une affaire déplaisante, Dumbledore, bien déplaisante pour tous. Mais je me dois de poser cette question…le garçon est-il…sans danger ? »

La pression de la main de Remus sur l'épaule d'Harry aurait dû être réconfortante, seulement Harry se détestait toujours de souhaiter que ce fût Sirius à la place. « Je pense que beaucoup seront d'accord sur le fait qu'il n'existe aucun lieu en Europe ou même dans le monde où Harry serait en sécurité qu'à Poudlard. » répliqua Dumbledore.

« Tout juste, je pense, certainement. » murmura Fudge, mais alors Percy se mit à parler.

« Mais qu'en est-il de la sécurité des autres élèves de Poudlard ? »

Les mots transpercèrent Harry, semblables à des crochets de serpents, et il releva brusquement la tête, fixant Percy avec effroi-parmi d'autres émotions. Percy ne croisa pas son regard, mais il fixait Dumbledore avec le regard le plus dur qu'Harry n'avait jamais vu sur le visage du frère Weasley.

Pire, Fudge se mit à acquiescer. « Weasley soulève un point intéressant, Dumbledore. Vous-Savez-Qui ne pourrait-il pas l'utiliser contre Poudlard ? Il y a de nombreux enfants ici, vous êtes autant responsable d'eux que vous l'êtes pour Potter. Que diriez-vous à leurs familles ? »

Harry se leva brusquement, obligeant Fawkes à s'envoler, et se dirigea vivement vers la porte. « Harry ! » s'exclama Lupin.

« Où va-t-il ? »

Mais Harry fût arrêté par la porte qui refusa de s'ouvrir. Il tira d'un coup sec sur la poignée, en vain, puis abandonna, frustré. « Harry, » dit Dumbledore calmement. « Reviens, s'il-te-plaît. »

Harry laissa échapper un soupir, puis se retourna, gardant les yeux fixés sur le sol, et rejoignit sa chaise. Il n'avait pas voulu partir parce que les mots de Fudge et Percy l'avaient offensé, il l'admettait amèrement. Il n'avait pas supporté d'entendre cela parce qu'ils avaient raison. Qu'est-ce qui pourrait empêcher Voldemort de le posséder ici, à Poudlard ? Harry était dangereux !

Dumbledore se mit à parler. « Je comprends bien vos inquiétudes, Cornelius, Percy. Mais je ne vois aucune raison d'en arriver à des actions drastiques. Tenter de pénétrer à l'intérieur de Poudlard, peu importe la manière, serait un grand risque pour Lord Voldemort – et les avertissements d'Harry l'ont déjà empêché de se munir d'une nouvelle source de pouvoir. Je peux vous assurer que les efforts de chacun ici, à Poudlard, seront dirigés pour lui résister – Harry plus que quiconque. »

Pour sûr, j'essaye, pensa Harry. J'ai juste l'impression que ça ne fait pas la moindre différence.

« Et c'est tout ? » répliqua Percy. « Vous croyez ça sur parole, avec tous les risques que cela comporte ? »

« Je n'entreprendrais pas d'actions contre quelqu'un qui n'est coupable d'aucune sorte ! » dit Dumbledore, la voix légèrement plus forte. Percy se recula. Plus doucement, Dumbledore poursuivit. « Harry a un combat difficile devant lui. Et, aussi longtemps que je serais Directeur, Poudlard lui ouvrira toujours ses portes. »

Harry aurait souhaité pouvoir regarder Dumbledore, maintenant plus que jamais. Une partie de son ressentiment et de sa rancœur qu'il ressentait depuis l'année dernière s'évanouit avec les mots de Dumbledore. Ca voulait dire beaucoup, mais…Harry était effrayé que Voldemort ne revienne frapper à la porte de son esprit s'il regardait Dumbledore.

A la suite d'un long silence, Fudge s'éclaircit la gorge. « Et bien…je suppose qu'il n'y a rien à faire, dans ce cas. Vous me tiendrez informé, bien entendu, si Potter…voit autre chose ? »

« Bien sûr, Cornelius. »

« Très bien ». Fudge se leva. « Sur ce nous partons. Dumbledore, Lupin, Potter. »

Réajustant son chapeau, il se dirigea vers la porte, laquelle (à l'intense irritation d'Harry) s'ouvrit pour lui. Percy suivit Fudge sans un regard vers Harry.

Alors que la porte se referma, Harry la fixa longuement. « Je peux partir maintenant ? »

« Dans un instant, Harry, » dit Dumbledore, comme si Harry n'avait jamais été enfermé dans ce bureau et n'avait jamais pratiquement menacé de tout démolir s'il ne le laissait pas sortir. « Remus, pourriez-vous nous excuser ? ». Remus se dirigea immédiatement vers la sortie, bien qu'Harry aurait souhaité avoir le courage de protester. Il se sentait mieux avec Remus à ses côtés. Il garda ses yeux ailleurs que sur le visage de Dumbledore alors que le Directeur se mit à parler. « Nous devons discuter de la question de l'Occlumencie. »

Harry se retient de justesse de croiser le regard de Dumbledore alors qu'un sentiment de pur découragement l'envahit. « Vous voulez que je retourne avec Snape. »

« Le Professeur Snape, Harry. » répliqua Dumbledore, légèrement sévère. « Etant donné les circonstances, je crains qu'il n'y ait pas d'autre choix. »

« Mais il ne veut plus me donner des cours, » dit Harry, en désespoir de cause. « Vous l'avez dit il n'a pas pu passer outre ses opinions sur mon père. Et c'était toujours Snape qui cherchait… » Il coupa net, détournant le regard.

Soudainement, il ressentit le besoin accablant que Dumbledore lui enseigne lui-même. Je ne peux faire confiance à personne sans les mettre en danger ! Je veux avoir quelqu'un de proche à qui je fais confiance que Voldemort ne peut pas tuer ! Pourquoi vous ne pouvez pas m'enseigner l'Occlumencie !

Cela avait dû transparaître sur son visage. Dumbledore soupira. « J'ai bien peur que le Professeur Snape soit le seul qualifié à t'enseigner l'Occlumencie, Harry, au vu des circonstances. »

La colère et la frustration éclatèrent comme une bulle à l'intérieur de lui. « Comment vous, vous arrivez à toujours le maintenir en dehors ? » lança-t-il d'un ton cassant. « S'il sait que vous savez la prophétie, pourquoi il n'a pas essayé de vous tirer les vers du nez ? Pourquoi le Professeur Snape est le seul soi disant qualifié si Voldemort n'a jamais réussi à percer votre tête ? »

Dumbledore n'esquissa même pas un mouvement alors que le barrage de colère d'Harry se fissurait soudainement. Harry supposait qu'il devrait probablement arrêter net ce torrent avant que Dumbledore ne s'en impatiente et ne commence à le réprimander d'être aussi insolent. Mais, d'un autre côté…je déteste Snape ! Vous comprenez pas ça ? Si y a quelqu'un d'autre à blâmer que moi pour être un idiot complet et vous pour m'avoir gardé dans l'ignorance, c'est lui pour ce qu'il a fait à Sirius ! Sirius serait resté où il était sans les piques de Snape ! Il se souvint de ce que Dumbledore lui avait dit sur le fait que Sirius était trop âgé et intelligent pour ne pas être atteint par Snape, mais quand même entre le fait d'être forcé de rester à l'intérieur la majeure partie du temps, et subir les sarcasmes de Snape, Harry ne blâmait pas Sirius d'avoir quitté la maison. Je n'avais pas cette excuse. Et finalement Sirius a dû venir me secourir. Je déteste Snape…je le déteste…

Mais c'était Snape qui l'avait sauvé. Et Harry ne comprenait encore pas pourquoi.

« Harry, » dit Dumbledore, patiemment. « Voldemort n'a jamais, et ne tentera jamais, de pénétrer mon esprit. Je possède d'autres moyens de défense qui rendrait toute tentative vaine. Mais ces méthodes ne comprennent pas l'Occlumencie. »

« Pourquoi vous ne pouvez pas me les apprendre alors ? » demanda Harry d'une voix forte, tout en tentant de prendre de grandes inspirations dans un effort vain pour se calmer. Il n'avait pas crié cela dit, mais l'envie se faisait sentir de plus en plus. « Pourquoi ça doit être forcément l'Occlumencie ? »

« Parce qu'il s'agit de ton esprit que Voldemort a ciblé, encore et encore. Pour cette raison, tu dois apprendre à te défendre contre les méthodes d'attaque qu'il a choisi. Je te promets Harry, » la gentillesse dans la voix de Dumbledore força Harry à détourner le regard « j'aurai une longue conversation avec le Professeur Snape sur le sujet de ces leçons. Certaines blessures sont trop profondes pour guérir, mais elles peuvent être mises de côté pour le bien de notre cause. Tu sais que le Professeur Snape l'a déjà fait. »

Harry se leva et se dirigea vers la cheminée, sans but précis que celui de bouger. Sa voix sonna à ses oreilles comme ridiculement petite et tremblante lorsqu'il dit « Vous m'aviez dit auparavant que vous auriez dû me l'apprendre vous-même. Vous connaissez l'Occlumencie. »

« Oui, je la maîtrise. Je connais ce que j'ai lu dans les livres, appris à l'école, ce que j'ai pratiqué parmi les Aurors, ou même dans le passé, j'ai eu à me défendre face à des esprits peu amicaux déterminés à me soutirer des secrets. » déclara Dumbledore. « Mais, Harry, je n'ai jamais été dans la position de défendre mes pensées face à Lord Voldemort lui-même. Il ne l'a jamais tenté, et il échouerait probablement s'il essayait, car, pardonne mon manque de modestie, mais il me craint. »

Par-dessus ses lunettes, le regard de Dumbledore se fit bleu acier. « Cela ne t'aiderait pas. C'est de la prophétie que Dumbledore a peur, Harry, pas de toi. Il sait déjà qu'il peut envahir ton esprit selon ses envies tenter la Légilimencie contre toi ne lui fait absolument pas peur. C'est vrai, je pourrais t'apprendre ce que je sais, mais je ne peux être sûr que mes propres expériences seraient suffisantes pour te préparer. »

« Mais celles du Professeur Snape le sont. » soupira Harry, baissant les épaules en signe de résignation.

« Oui, Harry. Je ne te forcerai pas toi, et Severus, si je n'étais pas certain que, si vous mettez vos rancœurs respectives de côté, il puisse t'aider à défendre ton esprit contre Voldemort. »

« Et vous pensez vraiment qu'on puisse mettre tout ça de côté ? Maintenant ? » demanda Harry, se détachant de la cheminée mais parlant avec plus de désespoir dans la voix que de colère. « Ce n'est pas juste de mon père qu'il s'agit, vous savez ce que je pense de lui et…et de Sirius. Maintenant plus que jamais je ne le veux pas en train de fouiner dans mon esprit ! Je ne lui fais pas confiance ! »

« Je sais. Et c'est là tout le drame, » Dumbledore secoua la tête, « toi et Severus êtes du même camp, quand tout est dit, Harry. Tu le sais, et il le sait aussi, sinon il n'aurait pas risqué ce qu'il a risqué pour te sauver la vie. Mais votre méfiance mutuelle – et votre rancœur – est également une autre raison pour laquelle il va encore plus te fournir…un entraînement convaincant. » Ses yeux pétillèrent d'un éclat soudain, et Harry s'étonna de s'entendre lui-même glousser.

« Je suppose que c'est vrai. » Harry secoua la tête il était toujours autant amer, frustré, ressentant le manque de Sirius plus que jamais qu'il pourrait le crier à la face du monde, il détestait toujours autant Snape, seulement à peine moins que Voldemort et Bellatrix Lestrange…il ressentit cependant un léger mieux. Il ne pouvait toujours pas accorder autant de confiance et d'admiration pour Dumbledore qu'il en avait avant l'année dernière, mais…il ignora le mélange confus d'émotions qui l'animait et demanda « Donc, qu'est-ce que je dois faire ? »

Dumbledore sourit. « Le Professeur Snape te contactera, et te considérera avec tout le respect que tu mérites. » Harry acquiesça, malgré un goût amer à l'idée de travailler avec Snape à nouveau. « Et, Harry ? »

« Oui ? »

« J'attends de toi que la même considération à son égard. »

« Oui, Monsieur. »


De retour dans la salle commune, Harry ne voulait rien d'autre que d'enfiler son pyjama et de dormir pendant plusieurs jours. La vision, la rencontre avec Fudge, l'idée de plus d'Occlumencie avec Snape, et la notion que Voldemort attendait la moindre occasion, juste derrière ses yeux, d'atteindre Dumbledore, tout cela lui avait laissée une migraine colossale, sa cicatrice n'avait pas arrêté de le lanciner, et il désirait plus que tout de demander à Hagrid de le mettre dans un sac et de l'enterrer.

Mais il prévu plutôt de s'enterrer lui-même dans les draps et les couvertures avant même l'heure du diner.

Malheureusement, il devint rapidement clair que même cela lui serait refusé. A peine eût-il le temps de monter la moitié des marches qu'il entendit deux voix familières dans le dortoir des sixièmes années, en train de pratiquement se hurler dessus.

« Tu n'avais aucun droit de lui parler comme ça ! »

« Il est dangereux, Ron, pourquoi ne le vois-tu pas ? »

« Ouais, ouais, l'année dernière il était dangereux parce que Voldemort n'était soi-disant pas de retour, maintenant il est dangereux parce que Voldemort l'est – c'est quoi, ton problème ? T'as peur du nom de ce salaud ? Moi pas ! »

« Je suis ton frère ! »

« C'est marrant, tu n'agissais pas vraiment comme tel l'année dernière ! »

« Pourquoi tu es si déterminé à te faire tuer ? Ce qui s'est passé au Ministère l'année dernière ne t'as rien appris ? »

« Ca t'as rien appris, à toi ? Harry a sauvé la vie de Papa ! »

« Et après ça, tu as pratiquement eu le cerveau démoli, à la suivre dans tous ses problèmes ! »

« Il avait besoin de mon aide ! »

« Pas tant que ça, apparemment, je ne vois pas pourquoi toi et Ginny n'arrêtez pas de lui coller aux baskets… »

« Tais toi ! FERME LA ! »

« Tu-Sais-Qui pourrait le posséder, et vous seriez les premiers sur sa liste ! »

« Percy, je le sais, ça ! Et je m'en fiche ! Après tout ce qui lui est arrivé…il a besoin de nous. »

« Il n'est PAS DE NOTRE FAMILLE ! »

« SI, IL L'EST ! C'EST MON MEILLEUR AMI, ET JE NE LUI TOURNERAI PAS LE DOS ! »

« ET QU'EST-CE QUI ARRIVERA QUAND L'UN DE NOUS SE FERA BLESSER A CAUSE DE LUI ! TU FERAS PASSER MAMAN OU PAPA OU L'UN DE NOUS APRES TON CELEBRE AMI- OW ! »

« TAIS TOI, ESPECE D'ABRUTI, FERME LA ! TU ES JALOUX, VOILA CE QUE TU ES ! »

Il y eu un long silence. « Je ne suis pas jaloux d'Harry Potter. »

« Harry est un meilleur sorcier et une meilleure personne que tu ne seras jamais. »

« Tu te soucies plus de lui que de ta propre famille. »

« C'est faux ! »

« Si, ça l'est. »

« Harry fait partie de notre famille, Percy. On ne peut pas l'abandonner, tout comme on ne l'a pas fait avec Ginny, quand Tom Riddle l'a possédée avec son journal ! »

« Ce n'est pas la même chose. »

« Ca l'est maintenant. Maman et Papa aiment Harry autant que s'il était l'un de nos frères. Il a sauvé la vie de Papa, de Ginny, et même la mienne tellement de fois que je ne peux même plus les compter ! »

« Mais Ron… »

« OUBLIE ça, Percy ! Si tu ne peux pas accepter Harry, alors il en va de même pour moi. »

« Très bien, » dit-il d'une voix glaciale. « Très bien, Ron. Je vois vers où va ta loyauté. »

« Ce n'est pas une question de loyauté. »

« Ah bon ? »

« Perce, si pour toi t'être loyal signifie abandonner mon meilleur ami, alors tu es vraiment jaloux ! »

« JE VEUX JUSTE QUE NOTRE FAMILLE SOIT EN SECURITE, C'EST SI COMPLIQUE A COMPRENDRE ? »

« VOLDEMORT EST LOIN, IL S'EST ENCORE ECHAPPE, ESPECE D'IDIOT, PERSONNE N'EST EN SECURITE ! C'EST PAS UNE RAISON SUFFISANTE POUR QUE J'ABANDONNE HARRY ! »

« Ron, tu sais que ce n'est pas si simple. Pas après ce qui s'est passé aujourd'hui. La planète entière n'est pas en danger d'être possédée par…lui. Est-ce que cet ami importe tant que tu donnerais les vies de ta famille ? »

Un plus long silence encore se fit. Et puis « Je lui donnerai la mienne. »

Le coin froid et dur de la pierre impacta douloureusement les jambes d'Harry alors qu'il se laissa tomber sur les genoux. Non ! NON ! Ron ne réalisait pas…Percy avait raison…Harry ne valait pas qu'on puisse…il entendit quelqu'un se diriger vers la porte, et se mit sur ses pieds, dévalant les escaliers pour rejoindre la salle commune, ignorant les regards étonnées de ses camarades de Maison. Il se jeta dans un fauteuil, faisant face à une étagère lorsqu'il entendit quelqu'un descendre rapidement les marches – quelqu'un qui respirait bruyamment et rapidement – et quitter précipitamment la Tour de Gryffondor.

Un certain moment ensuite, une autre paire de pieds descendit les marches des escaliers, et il entendit la voix de Ron. « Hé, Katie, je dois parler avec ma sœur. Tu peux la faire descendre ? »

« Hum…tu peux monter si tu es escorté avec un préfet de septième année, si c'est…privé. »

« Oh, d'accord. »

« Suis-moi. »

Aussitôt qu'ils furent partis, Harry retourna dans le dortoir. Katie dira probablement à Ron qu'il était dans les escaliers, donc Harry espérait qu'il serait endormi lorsque Ron reviendrait. Avec un peu de chance, Ron serait trop embarrassé pour – des bruits de pas se firent entendre. Visiblement, la chance n'était pas du côté d'Harry aujourd'hui.

Il plongea dans son lit et ferma les yeux au même moment que la porte s'ouvrit.

Les pas ralentirent et se tinrent à côté de lui. « Tu sais, Harry, si tu veux que les gens pensent que tu dormes, tu devrais retirer tes lunettes. »

Harry soupira, se redressa, et retira les couvertures pour enlever ses chaussures. « Je m'en souviendrais la prochaine fois. »

Ron s'assit sur le bord du lit d'Harry. « T'en as entendu beaucoup ? »

S'emmitouflant à nouveau sous les couvertures, Harry détourna le regard de Ron. « Assez…Ron, Percy a raison. »

« Percy a…quoi ? Ne sois pas stupide ! »

« Je suis dangereux. Tu n'as pas vu ce qu'il s'est passé dans le bureau de Dumbledore. »

Il y eu un long silence. « Bon sang…Voldemort t'a possédé ? »

« Il aurait pu. A chaque fois que j'ai regardé Dumbledore, j'ai senti la haine de Voldemort, j'ai senti qu'il voulait le…blesser. Je ne pouvais…c'était comme si c'était moi qui le voulait. »

Le matelas rebondit lorsque Ron se leva, puis il se dirigea vers son propre lit, en face d'Harry. « et Percy et Fudge l'ont vu ? »

Harry secoua la tête. « Je ne pense pas. Mais Dumbledore m'a dit de leur dire comment j'ai su pour les gobelins, donc j'ai du admettre que j'étais dans la tête de Voldemort, puis Fudge a découvert que le contraire pouvait arriver. »

« Mince, je commence à espérer qu'il aurait dû être aussi idiot qu'on le pensait de lui. » murmura Ron.

« Au final il n'a pas réalisé que ça s'était vraiment passé, » dit Harry sèchement. « Mais, avec notre chance cette année, toute cette satanée école finira par avoir une démonstration dans pas longtemps. A ce moment là, je n'ai pas pu regarder Dumbledore pendant toute la discussion. »

« Mais Voldemort ne t'a pas possédé, » répondit Ron d'un ton pressant.

« Non, » admit Harry. « J'ai juste gardé mes yeux sur le sol. »

« Alors apparemment il ne peut pas t'avoir si facilement ! »

« Ron ! Tu…tu ne comprends pas ! » protesta Harry, enfouissant à moitié son visage dans l'oreiller. Il savait que sa voix n'était pas assurée, mais il devait faire voir la vérité en face à Ron. « Toi et Ginny…et Hermione…et le Professeur Lupin, et tout ceux auxquels je tiens…vous serez les premiers juste après moi s'il réussit ! Et je ne sais pas si je peux l'arrêter ! Tu ne sais ce dont il est capable ! »

Ron croisa les bras. « Bon, tu as entendu ce que j'ai dit à Percy juste avant – et je ne le répèterais pas parce que ça serait bien trop embarrassant. » Il sourit, tenant d'alléger l'atmosphère, et à d'autres moments, Harry aurait pu sourire en retour. « Hermione avait raison sur cet article. On est déjà des cibles. Et même si toute ma famille coupait totalement les ponts avec toi, est-ce que tu penses vraiment que ça arrêterait Voldemort ? »

« Je…et bah.. »

« Oublie ça, mon pote. La seule façon de gagner cette guerre est de se serrer les coudes. Hermione a raison là-dessus aussi on a tous choisi d'être tes amis. »

« Hermione a raison sur pas mal de choses, hein ? »

« Ne me dis pas que tu viens seulement de le réaliser ! »


Juste une petite précision, certains noms dans cette fic ne sont pas traduits car je n'aime pas la traduction qu'il en a été faite. C'est le cas pour Snape, Slytherins et Ravenclaw (Serpentard et Serdaigle), Fawkes (Fumseck), et Tom Riddle (Jedusor).

J'espère que vous avez apprécié la traduction, n'oubliez pas de laisser une petite review en sortant !