Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Bonsoir ! Je poste tardivement et avec une journée de retard : veuillez m'en excuser, s'il vous plaît. J'ai une très bonne raison : j'ai mon gamin qui a quelques petits soucis de santé en ce moment. Hier, j'ai donc dû choisir entre poster ce chapitre ou Les enquêtes de Dawn et Matthew : j'ai opté pour celui qui nécessitait le moins d'être retravaillé. Je vous souhaite une bonne lecture. Bizz !

Brigitte et Fleur d'Ange : Désolée de ne pas vous avoir répondu... Merci beaucoup pour vos reviews, et je suis contente que vous ayez aimé les réactions des enfants. À bientôt ! ;)


Chapitre 77

Harry regarda la pendule quand il entendit sa cheminée s'activer. Il eut rapidement confirmation qu'il s'agissait de Draco et ses deux élèves. Il restait inquiet concernant sa femme et le Chicaneur, et ça commençait sérieusement à jouer sur ses nerfs. L'homme sourit néanmoins aux nouveaux arrivants et leur proposa de prendre un goûter, ce que les garçons et la fillette se joignant à eux acceptèrent aussitôt.

Le brun retourna donc s'affairer en cuisine. Tout le monde l'y suivit et, bien qu'un peu serrés les uns contre les autres, s'installa autour de la table.

Les enfants se retrouvèrent rapidement tous avec un bol de chocolat chaud devant eux et les adultes, leur thé. Ce thé vert à la menthe que Draco avait découvert ici et qu'il appréciait tant.

— Vous avez passé un bon après-midi ? lança alors le sorcier à lunettes.

— Très bon, répondit Albus qui regarda Scorpius et Draco en souriant.

Harry remarqua l'échange et se demanda ce qu'il pouvait bien s'être passé pour qu'ils aient tous les trois l'air si complices.

— C'était un cours sur quoi ? interrogea Lily, qui avait envie de participer à la conversation.

— Nous avons parlé des boursoufs et des boursouflets, Lily, l'informa Draco.

— Oh ! Fred et Roxane avaient tous les deux ramené des boursouflets à Noël, l'année dernière. Même qu'ils étaient trop mignons ! J'ai demandé à papa et maman si je pouvais en avoir un aussi, mais ils n'ont pas voulu, fit-elle en envoyant un regard de reproches à son père. Même que maman m'a expliqué qu'elle en avait eu un quand elle était plus petite, avant qu'elle habite avec papa.

— Maintenant que tu le dis, reprit l'ancien Serpentard, je pense me souvenir d'avoir vu Ginny, lorsque nous étions encore à Poudlard, se promener dans le château avec l'une de ces créatures sur son épaule.

— C'est vrai ? s'étonna la fillette.

Les deux adultes acquiescèrent, le sourire aux lèvres.

— J'espère quand même que j'aurai le droit d'en avoir un, un jour ! ajouta Lily.

Harry préféra faire mine de n'avoir rien entendu pour ne pas répondre à sa fille.

— D'ailleurs, tu n'as toujours pas de nouvelle de ta femme ? s'informa Draco.

— Non. Et j'avoue que ça me stresse un peu de ne pas savoir où ça en est…

— Pourquoi ? Il se passe quoi avec maman ? demanda Albus, doublant de peu sa petite sœur qui s'apprêtait à poser la même question.

— Eh bien, son équipe est sur un gros projet et elle va tout faire pour sortir un numéro spécial le plus rapidement possible, c'est-à-dire pour demain matin au plus tard, je pense.

— Et pourquoi ça te stresse, alors ? insista le garçon.

— Parce que ce projet contient des informations sensibles que maman et ses collègues ne sont pas censés savoir, donc ils peuvent avoir des problèmes avec le Ministère à n'importe quel moment.

— Ah, d'accord, souffla Albus. Mais ils ne peuvent pas leur faire grand-chose d'autre que supprimer leurs papiers, de toute façon.

— Leur effacer la mémoire ? suggéra Lily.

Elle avait gardé en tête la dispute qui avait eu lieu entre son père et sa mère plusieurs semaines auparavant.

Tous portèrent sur elle un regard grave. Harry acquiesça.

— Mais ce serait ridicule, intervint Scorpius. Parce que toi, Harry, tu sais aussi ce qu'il y a dans ce dossier, non ?

— Pas complètement, mais oui.

— Donc ils ne peuvent pas faire complètement disparaitre les recherches des journalistes. Ce serait donc ridicule de leur effacer la mémoire.

Draco observa son fils avec un sourire et acquiesça. Ce n'était pas aussi simple, mais les paroles du petit blond avaient l'air d'avoir rassuré les enfants Potter, c'était une bonne chose.

— Je suis sûr que maman arrivera à sortir son numéro spécial, ajouta Harry avec un sourire encourageant. C'est maman, après tout !

Albus et Lily se mirent à rire. Oui, leur père avait raison. Quand leur mère avait une idée derrière la tête ou qu'elle avait décidé quelque chose, rien ne pouvait l'empêcher d'atteindre son objectif.

Scorpius et Draco se laissèrent porter par le mouvement et se mirent à rire aussi. Draco, parce qu'il connaissait bien Ginny et savait qu'Harry avait raison au sujet du caractère de la sorcière. Quant à Scorpius, du peu qu'il avait vu de la mère de son ami, il l'imaginait également mal se laisser marcher sur les pieds.

— Et si vous alliez jouer un peu, maintenant ? proposa l'homme brun.

— Tu viens dans ma chambre, Scorp' ?

— Oh, non ! Vous ne voulez pas jouer un peu avec moi ? implora Lily.

Les deux garçons se regardèrent. Ils avaient vraiment envie de se retrouver rien que tous les deux.

— Je dois montrer quelque chose à Scorpius, puis on redescend jouer avec toi après, d'accord Lily ? proposa Albus.

La fillette soupira, mais acquiesça. C'était mieux que rien, après tout.

Son frère sourit à son ami et tous deux s'empressèrent d'aller s'enfermer dans la chambre du garçon. Ils se serrèrent tous les deux l'un dans les bras de l'autre.

— Tu m'as dit que tu me laisserais essayer, aujourd'hui, indiqua Scorpius avant de lever sa main et de la glisser dans la chevelure brune.

Albus ferma les yeux et apprécia le toucher. Il sourit.

— Comme je le pensais, ça ne me dérange pas si c'est toi, Scorp'.

Le blond sourit à cette affirmation, bien que la réaction du garçon lui avait déjà fourni la réponse. Il continua à glisser ses doigts entre les mèches brunes.

— Ils sont tout doux tes cheveux…

— Les tiens aussi, rétorqua l'enfant aux yeux verts en glissant sa main, à son tour, dans les cheveux blonds.

Ils restèrent un moment ainsi enlacés, se caressant doucement les cheveux. Albus finit par tourner légèrement la tête pour poser ses lèvres sur la joue de Scorpius qui en rougit aussitôt. Le blond s'éloigna légèrement de son ami pour mieux l'observer, puis, avec un petit sourire, joignit ses lèvres aux siennes. Il fit ensuite doucement frotter leurs nez l'un contre l'autre avant de reprendre sa place, son menton sur l'épaule du brun.

Albus sentait son cœur battre la chamade. Il n'avait pas osé franchir ce pas à nouveau et été ravi, bien qu'étonné, que l'autre l'ait fait. Et il aimait beaucoup ces petits gestes tendres qu'ils partageaient. Il serra Scorpius un peu plus fort contre lui puis se détacha.

— Allez, on a dit à Lily qu'on irait jouer avec elle… soupira-t-il tout en replaçant les cheveux du blond correctement.

Il déposa ses lèvres sur les siennes une dernière fois avant d'ouvrir la porte.

-x-

— Les chanceux, murmura Harry en les regardant monter, Lily étant retournée près du canapé pour jouer avec sa poupée. Moi aussi j'aimerais beaucoup t'emmener dans ma chambre pour te montrer quelque chose… sourit-il.

— Hum. Mais tu m'as déjà montré quelque chose dans ta salle à manger, ce midi… indiqua le blond avec un petit sourire pervers.

Harry rougit sous le souvenir du traitement que lui avait fait subir son employeur quelques heures plus tôt.

— C'est vrai. J'ai adoré te montrer ça, éclata-t-il alors de rire. Je me ferai un plaisir de te le montrer à nouveau, d'ailleurs, expliqua-t-il, en insistant sur le mot « plaisir ».

— Je pense que ça me plait vraiment, confia Draco.

— De quoi ? voulut savoir le brun, ne sachant pas bien à quoi il faisait allusion.

— Nos tournures de phrases pleines de sous-entendus. J'adore. Vraiment. Ça a quelque chose d'un peu excitant, non ? Tu ne trouves pas ?

— C'est… J'aime beaucoup, c'est vrai. Un petit jeu très savoureux, sourit-il en acquiesçant.

— C'est tout à fait ça : savoureux, approuva Draco en le dévorant du regard..

Le Sauveur sentit une vague de chaleur le traverser.

— Arrête ça, Dray. C'est de la torture… souffla-t-il alors.

Le blond soupira.

— Je sais. C'est frustrant de se dire que je n'aurais qu'à me pencher un peu pour pouvoir prendre possession de ta bouche, expliqua-t-il tout en se penchant légèrement en avant et murmurant ces mots à quelques centimètres de ses lèvres, laissant ainsi son souffle les caresser doucement.

Harry ferma les yeux, tandis que l'autre reprenait sa place.

— Tu as de la chance que Lily soit là, l'avertit alors le brun en rouvrant les yeux.

Draco fut surpris : ses pupilles s'étaient tellement dilatées que le noir semblait avoir pris le pas sur le vert.

— Je ne pensais pas que de simples mots pouvaient produire un tel effet sur toi, avoua-t-il, décontenancé.

— Eh bien, maintenant, tu le sais, rétorqua gentiment son employé.

Le blond acquiesça, flatté, quelque part, d'avoir autant d'ascendant sur lui.

— Je suis ravi de l'apprendre. Ça pourrait m'être fort utile à l'avenir, sourit-il de manière perverse.

Harry fut heureux que Draco tournât le dos au salon. Il se demanda ce qu'aurait pu penser sa fille en le voyant agir de la sorte.

— Tu m'excuseras, il faut que j'aille aux toilettes.

— Tu veux que je t'accompagne ? suggéra le blond.

— Ce serait du plus mauvais effet, répliqua Harry, en levant les yeux au plafond tout en secouant négativement la tête.

Draco se tourna alors pour regarder Lily jouer.

— J'imagine, oui. J'aimerais tellement t'aider à régler ton problème, pourtant…

Sa voix lascive était un véritable supplice pour le sorcier à lunettes.

Un sourire éclaira leurs visages à tous les deux lorsqu'ils entendirent les garçons revenir dans le salon.

— Voilà qui arrange bien les choses, n'est-ce pas, Harry ?

— Je vais montrer vos chambres à Draco, indiqua-t-il aux enfants. Il n'est encore jamais monté là-haut…

Et c'était un fait.

Albus et Scorpius, pas dupes, échangèrent un regard entendu. Tandis que Lily avait déjà sauté sur ses pieds pour les accompagner.

— Lily, on est redescendus exprès pour jouer avec toi, tu ne vas pas nous abandonner, si ? l'interpella Scorpius.

Les yeux de la fillette naviguèrent à plusieurs reprises entre le garçon et les deux hommes. Elle finit par répondre par un signe négatif de la tête.

Harry soupira. Tel père, tel fils. Il n'attendit néanmoins pas une seule seconde de plus avant de commencer l'ascension. Une fois en haut, il invita le blond à entrer dans une pièce.

— Alors ici, tu vois, c'est la chambre de James…

Et il ferma la porte, lui jetant un sort de verrouillage, et insonorisa la pièce, comme il l'avait fait quelques heures plus tôt un étage plus bas.

— Il parait que tu as un petit problème à régler… souffla Draco en posant sa main sur son entrejambe. Oh, excuse-moi, je rectifie : un GROS problème à régler…

-x-

— Ils sont longs, quand même pour visiter, fit remarquer Lily.

— Ils ont dû s'asseoir quelque part pour parler tranquillement tous les deux, pendant qu'ils étaient là-haut. Laisse-les un peu tranquilles, Lily. Ils sont grands, tu sais ?

La gamine haussa les épaules. Son frère avait raison, même si elle répugnait à l'admettre.

— Et puis, dis-toi que, quand ils vont redescendre, ça va sûrement signifier notre départ, à papa et moi, ajouta tristement Scorpius.

Lily acquiesça. Vu comme ça…

Et en effet, quand les deux hommes arrivèrent tous les deux dans le salon, Draco signala :

— Il est temps pour nous de rentrer, Scorpius !

Les enfants s'observèrent puis soupirèrent de concert.

— Tu vois, qu'est-ce que je t'avais dit ? sourit tristement le blond en se levant.

Lily le regarda faire en secouant lentement la tête de haut en bas.

Albus s'empressa d'imiter son ami et le serra dans ses bras.

— J'ai hâte d'être à demain, Scorp'. Passe une bonne soirée.

— Moi aussi, j'ai hâte de te retrouver, Al'. Merci beaucoup pour ces moments qu'on a passés ensemble aujourd'hui, sourit-il en s'écartant légèrement.

Le brun lui sourit en retour.

— Et il y en aura plein d'autres des comme ça, désormais, lui promit-il, en pressant les mains du blond dans les siennes.

Scorpius acquiesça, heureux. Il pressa ses mains en retour.

Harry et Draco échangèrent un regard et un sourire complices. Oui, pour eux aussi, il y en aurait plein d'autres des moments comme ceux qu'ils avaient pu partager au cours de cette journée. Le brun attrapa la main du blond, surprenant ce dernier.

— À demain, Draco…

— À demain, Harry.

Le sorcier à lunettes le relâcha à contrecœur et alla se poster près de la cheminée.

— Bonne soirée, Scorpius, souhaita-t-il au garçon lorsqu'il s'approcha également.

Le jeune blond fit un léger mouvement positif de la tête en guise de remerciement et entra dans la cheminée en compagnie de son père.

Harry plongea une dernière fois ses yeux dans ceux de l'autre homme avant qu'il ne s'éclipse.

Les deux bruns poussèrent alors tous deux un soupir. Lily se mit à rire, trouvant ça amusant. En même temps, elle ne comprenait pas bien pourquoi son père et son frère semblaient soudain si abattus. Juste parce que Draco et Scorpius étaient partis. Elle les appréciait beaucoup, mais ça ne la rendait pourtant pas triste comme les deux autres. Peut-être parce qu'ils passaient plus de temps en leur compagnie ? Lily secoua la tête. Peu importait la raison, après tout.

La cheminée s'activa et Ginny en émergea. Elle fit courir son regard dans la pièce, déçue.

— Je suppose que je les ai manqués de peu ? interrogea-t-elle sans préambule.

— Euh… oui, ils viennent de partir.

— Ils ne doivent pas être loin, alors ? Peux-tu leur demander de revenir, s'il te plait ?

Il y avait une certaine urgence dans sa voix. Aussi, Harry s'exécuta-t-il aussitôt. Il s'installa devant la cheminée et indiqua le Manoir Malfoy.

— Draco ? appela-t-il alors.

Le blond sursauta et se retourna pour trouver le visage de l'homme dans sa cheminée.

— Je suis là, dit-il en se plaçant devant lui.

— Ginny est là et elle te demande de revenir avec Scorpius, c'est possible ?

— Euh… oui. On arrive.

Harry rompit la communication et se redressa. Moins d'une minute plus tard, les deux blonds étaient de retour dans le salon des Potter.