Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Bonjour tout le monde en ce dernier jour de l'année 2021 ! J'espère que vous avez passé une bonne année, malgré le contexte économique et sanitaire... Et surtout une bonne année à mes côtés ? =D Je vous souhaite une bonne lecture, pour commencer...


Chapitre 79

Draco souriait un peu dans le vide, installé à table avec les enfants. Sa famille… C'était un peu bizarre de considérer les enfants de Ginny et Harry comme les siens, mais il les appréciait tous les deux beaucoup et s'il venait un jour à se mettre officiellement en couple avec le sorcier à lunettes, il est vrai qu'il deviendrait leur beau-père. Tout comme Harry deviendrait celui de Scorpius. Il ferma lentement les yeux et secoua la tête. Peut-être ne devrait-il pas se projeter si loin dans l'avenir. Après tout, il respectait le choix des Potter de vouloir faire croire à leur couple uni.

— Oh, la jolie dame ! C'est ta maman, Scorpius ? fit la voix de Lily, le tirant brutalement de ses rêveries.

Astoria s'avançait doucement vers la table. Que croyait-elle faire, là ?

— Je peux savoir ce que nous vaut l'honneur de ta présence ? demanda-t-il à l'intruse.

— Je viens dîner, répondit simplement la voix glaciale.

Il reporta son attention sur les enfants. Lily ne semblait pas vouloir la quitter des yeux. Elle paraissait fascinée par cette femme qu'elle voyait pour la première fois. Scorpius avait plongé le nez dans son assiette, clairement mal à l'aise en sa présence, et Albus oscillait entre les deux. Il ne savait s'il devait sourire à la mère de son ami ou bien soutenir ce dernier.

— Moi, c'est Lily. Et toi comment tu t'appelles ?

La femme sonda la gamine quelques secondes avant de s'asseoir en bout de table.

— Astoria.

Draco ne savait que penser de cette scène étrange qui se déroulait sous ses yeux. Brody apparut presque aussitôt pour servir sa maîtresse. Le blond aurait très bien pu laisser faire, mais la réaction de Scorpius l'inquiétait. Il soupira alors.

— Albus ?

— Oui ? répondit le garçon en tournant aussitôt son regard vers lui.

— Peux-tu conduire Scorpius à sa chambre, s'il te plaît ?

Albus acquiesça et sauta aussitôt de sa chaise, attrapa la main de son ami pour le forcer à l'imiter et tous deux quittèrent la pièce.

— Pourquoi ils sont partis ? demanda tristement la fillette.

— Scorpius ne se sentait pas très bien, expliqua Draco. Mais tu peux continuer ton repas, Lily jolie.

Tout en acquiesçant, elle sourit au surnom qu'il venait de lui donner, puis reporta son attention sur cette dame qui devait être la maman de Scorpius.

— Dis, pourquoi je ne t'ai jamais vue avant ?

Draco se demanda s'il devait intervenir ou laisser Astoria se débrouiller avec la petite. Il attrapa sa fourchette et continua de manger. Il serait là si sa femme venait à dire des choses blessantes à Lily. Sinon il ne voyait aucune raison de s'interposer.

Astoria observa la fillette. Elle ne savait pas quel comportement adopter avec cette dernière. Ses questions l'irritaient, mais n'étaient pas dérangeantes pour autant venant d'une enfant de son âge.

— Disons que je ne suis pas la bienvenue auprès de ma famille.

La voix polaire donnait quelques frissons à Lily, mais elle trouvait qu'elle convenait vraiment bien à cette femme.

— Tu es très belle, lui dit-elle.

La sorcière reposa le couvert qu'elle venait de saisir sur la table et regarda la gamine, surprise. Ça faisait longtemps qu'on ne lui avait pas fait ce genre de compliment. Que devait-elle répondre ?

Cela fit sourire Draco de voir sa femme ainsi déstabilisée par une petite fille. Ça aurait même pu le toucher s'il n'avait pas toute cette rancœur envers elle bien logée en lui.

— Merci.

— Eh ben ça, alors ! Je te croyais désormais incapable de politesse. Ça me fait bizarre de t'entendre dire un mot comme « Merci », grinça son mari.

Astoria lui envoya un regard meurtrier.

— C'est pas gentil, ce que tu dis, Draco ! pleurnicha Lily.

Elle ne comprenait pas pourquoi il se montrait si méchant avec la belle dame. Surtout qu'elle devait être son amoureuse, si c'était la maman de Scorpius, non ?

— Est-ce que tu es une princesse ? Parce que tu es belle comme une princesse. Une princesse des glaces, lui sourit à nouveau Lily.

Si elle avait été capable de sourire, peut-être lui en aurait-elle retourné un. Cette petite était mignonne avec toute son innocence. Mais voilà, elle n'en était pas capable. Elle décida donc de reprendre sa fourchette pour commencer son repas.

Draco préféra ne plus intervenir. Il n'aimait pas savoir que ses paroles avaient fait de la peine à Lily.

Cette dernière entreprit d'imiter Astoria, tout en continuant toutefois à la dévorer des yeux.

-x-

— Ça va, Scorpius ? l'interrogea Albus dans le couloir.

— Je ne sais pas. J'imagine que oui, vu que tu es là avec moi...

Le brun sourit doucement et ouvrit la porte de la chambre de son ami. Il l'entraina à l'intérieur et le serra aussitôt dans ses bras.

— Merci, Al'. Merci d'être toujours là pour moi, près de moi.

— Arrête de me remercier pour ça, Scorp'. C'est normal que je sois là avec toi, non ?

En guise de réponse, le blond le serra davantage contre lui.

— Je ne peux pas m'empêcher de remercier le destin de t'avoir mis dans ma vie, Al', finit-il par murmurer.

— Je l'en remercie aussi, Scorp'. Je t'aime vraiment fort, tu sais.

-x-

— Tu as fini, Lily ? demanda doucement Draco tout en évitant de regarder vers Astoria.

La fillette acquiesça.

— Très bien. On va tous les deux aller dans le salon, d'accord ? Et tu vas pouvoir me raconter l'histoire de ta princesse depuis le début, si tu veux.

— C'est vrai ? Tu veux vraiment que je te raconte tout, Draco ? sourit Lily.

— Bien-sûr. Allons-y…

La petite rousse sauta sur ses pieds. Alors qu'elle s'apprêtait à quitter la pièce en compagnie de l'homme, elle se retourna :

— Tu veux écouter l'histoire aussi, Astoria ?

Les deux adultes se défièrent alors du regard. La femme fit un léger mouvement positif de tête, faisant sauter Lily de joie et exaspérant profondément Draco.

Astoria les suivit alors jusqu'au salon où elle s'installa dans un fauteuil, tandis que Draco s'asseyait dans le canapé avec la fillette.

L'homme se concentra sur l'histoire racontée pour occulter la présence d'Astoria près d'eux.

— Le prince sauve la princesse des flammes, sur son balai ? Vraiment ? souleva-t-il à un moment du récit.

Pourquoi cette scène lui semblait-elle familière ? Il sourit tristement en songeant à ce qu'il s'était produit dans la Salle sur Demande, ce jour-là. Il n'avait pas pu récupérer le corps de son ami qui avait péri dans les flammes qu'il avait invoquées.

— Ça ne va pas ? Tu as l'air triste ? Pourtant, c'est pas triste ! Tout finit bien, hein. Tu sais, s'il a le courage de sauver la princesse des flammes, c'est parce qu'il est très amoureux, le prince !

Un doux sourire s'étira alors sur les lèvres du sorcier.

— J'imagine qu'il l'aime très fort, oui.

Lily lui sourit en retour avant de reprendre le cours de son récit. Draco, lui, songeait à Harry. Puis il sentit les yeux de sa femme fixés sur lui et se sentit comme mis à nu sous son regard. Se doutait-elle de quelque chose ? Il avait réussi à oublier sa présence et s'était relâché, mais à quel prix ? Non. Il se faisait des idées. Il n'y avait aucune raison qu'elle devine ce qui les liait, désormais, Harry et lui.

— Tu t'en vas ? demanda l'enfant à l'attention d'Astoria.

Il ne l'avait même pas entendu se lever. Elle posa à nouveau son regard sur lui, comme si elle tentait de lire en lui. Draco savait ses barrières mentales fortement érigées et qu'il ne risquait rien de ce côté-là. Enfin, elle détourna les yeux pour saluer la petite.

— Merci pour l'histoire, Lily, glissa-t-elle avant de quitter la pièce.

Draco était comme congelé de l'intérieur. Avait-elle quand même réussi à deviner quelque chose ? Il sentait bien que cette question allait le perturber encore un long moment.

La fillette reprit le cours de son histoire, réussissant à le distraire un peu. Mais la crainte était désormais bien ancrée en lui.

-x-

Draco fut soulagé en voyant enfin la cheminée s'activer près de lui. Harry et Ginny en sortirent rapidement, lui envoyant aussitôt un sourire attendri : Lily avait fini par s'endormir sur lui.

— Où sont les garçons ? demanda Harry à voix basse pour ne pas réveiller sa fille.

— Ils ont rejoint la chambre de Scorpius pendant le repas. Je ne les ai pas revus depuis. Brody ?

Ce dernier, les yeux un peu ensommeillés, se présenta aussitôt devant lui.

— Est-ce que tu peux aller voir comment vont les garçons, s'il te plaît ? S'ils sont encore réveillés, tu peux dire à Albus que ses parents sont là. Sinon, laisse-les dormir, d'accord ?

L'elfe acquiesça puis s'éclipsa. Il revint quelques secondes plus tard.

— Brody a placé une couverture sur les enfants, Maître Draco.

— Merci, Brody. Tu peux retourner te coucher, sourit le blond.

— Bonne nuit, Maître Draco ! répondit l'elfe avant de partir à nouveau.

— J'espère que ça ne vous pose pas de problème qu'Albus passe la nuit ici ?

— Vu comme c'est parti, ça reste le mieux à faire, en effet, confirma Ginny d'un mouvement positif de la tête.

— Donc, le numéro est prêt à être distribué ? s'intéressa Draco.

— Tout à fait, confirma la sorcière. Ça s'est bien passé, sinon, avec les enfants ?

— Plutôt bien, oui. Mais je vous raconterai ça demain, si ça ne vous dérange pas…

— Non, bien sûr, répondit Harry. Merci beaucoup de les avoir gardés.

— De rien. Ça m'a fait plaisir de passer un peu de temps avec eux. Et l'histoire de la princesse de Lily est très intéressante.

— Non !? s'amusa Ginny, impressionnée que Draco ait eu la patience d'écouter Lily lui raconter ça.

— Si si, sourit le blond. Et sinon, vous comptez la reprendre ou la laisser dormir sur moi encore longtemps ?

— Eh bien… t'en dis quoi, Harry ? La seconde proposition me tente bien, je dois bien l'avouer.

Le brun sourit aussi avant de s'approcher du canapé. Il se pencha pour récupérer sa fille, mais Draco ne résista pas : il l'attrapa par la nuque pour l'approcher de lui et lui voler un baiser.

Harry, surpris, se rattrapa au canapé pour ne pas perdre l'équilibre, mais ne put que répondre à cette invitation.

Ginny les regarda faire, mi-amusée, mi-paniquée qu'ils se fassent surprendre par Astoria. Ou encore leur petite fille qui pourrait se réveiller. Heureusement, rien de tout cela ne se produisit et les deux hommes se séparèrent, un sourire aux lèvres.

— Désolé, je n'ai pas pu résister, soupira Draco.

— Eh bien, j'avoue avoir été pris de court… mais tu n'as pas à t'excuser, je pense, s'amusa Harry.

Il se pencha à nouveau et put attraper Lily dans ses bras, cette fois-ci.

Le sorcier blond sourit en l'observant faire. Comment lui expliquer cette peur qui lui serrait le cœur ?

— Tu es sûr que tout va bien, Draco ? demanda la sorcière, tout de même inquiète de ce manque de discernement de la part de l'ancien Serpentard.

L'interpellé glissa son regard sur la femme rousse.

— Je… Oui. Je pense que je suis juste fatigué, répondit-il avec un sourire d'excuse.

Il se passa une main lasse sur son visage avant de se lever.

— Je passerai demain matin te ramener des affaires pour Albus, indiqua Harry.

Draco acquiesça. Il ne comprenait pas pourquoi il avait ces pulsions, mais il avait encore envie d'embrasser le brun.

— Peut-être pourrais-je vous accompagner ? Les garçons ne risquent rien, dans la chambre de Scorpius…

Harry échangea un regard avec Ginny.

— Ne viens-tu pas de nous dire que tu étais fatigué, pourtant ? le taquina-t-elle. Allez, allons mettre Lily dans son lit avant qu'Harry ne sente plus ses bras…

-x-

Après avoir couché Lily, Harry en profita d'être à l'étage pour préparer le sac de vêtements pour Albus.

— Je vais rester sur le canapé pour le moment, lui annonça Ginny lorsqu'il redescendit.

Il fronça les sourcils. La sorcière lui désigna alors la porte de leur chambre. Draco sourit en voyant son geste. Le brun acquiesça. Il passa d'abord par la salle de bain pour compléter le bagage de son fils puis attrapa la main de Draco pour l'emmener dans la pièce indiquée par Ginny

Après avoir refermé la porte, Harry plaça tendrement ses mains en coupe sur les joues du blond et l'embrassa. Ce dernier l'enlaça alors, se perdant complètement dans ce baiser.

— Je t'aime, Draco. Je t'aime tellement… murmura le sorcier à lunettes lorsque leurs lèvres se séparèrent enfin, le serrant également dans ses bras.

Draco sourit dans son cou.

— Moi aussi, je t'aime, Harry. Ta présence m'a tellement manqué, ce soir, quand j'étais avec les enfants.

Le brun frissonna de ce souffle chaud contre lui et se mordit la lèvre quand il sentit celles de Draco se déplacer sur sa peau. Un soupir de bonheur lui échappa lorsque les mains de son partenaire se glissèrent sous son haut pour le caresser lentement.

— Dray…

Celui-ci se décala pour lui faire face.

— Je pense que tu ne réalises pas à quel point tu as réussi à capturer mon cœur, Harry… se confia-t-il, le rose aux joues.

— Draco…

Harry avait tellement envie de lui montrer à quel point son cœur et son corps lui appartenaient aussi. Mais son employeur avait été clair sur les limites à ne pas franchir. Ce qui n'était peut-être pas plus mal, car ça permettait à leur tendresse de s'exprimer, alors qu'ils auraient surtout succombé à la passion dans le cas contraire.

À la place, il alla s'étendre sur le lit, invitant le blond à l'imiter. Ils se placèrent l'un à côté de l'autre, face à face. Draco lui ôta délicatement ses lunettes, qu'il déposa sur la table de nuit près de sa tête. Puis ils laissèrent chacun leur main courir sur l'autre, se caressant les cheveux, le visage, les hanches, sans se quitter des yeux, comme des milliers de douces promesses d'amour.

— Je ne sais pas de quoi demain sera fait, Dray, et je redoute un peu la sortie du Chicaneur.

Draco prit appui sur son coude, surplombant légèrement le brun.

— J'avoue qu'à t'écouter, j'ai un peu peur aussi.

— Désolé, sourit tristement Harry.

Sourire que le blond couvrit rapidement de ses lèvres.

— Il va falloir que je retourne au Manoir, indiqua-t-il ensuite, dans un souffle.

— Je sais.

Harry continuait à faire glisser ses doigts sur les reliefs de ce visage qu'il aimait tant.

Draco ferma les yeux, appréciant vraiment la caresse. Mais il fallait vraiment qu'il rentre. Il se redressa davantage jusqu'à être assis près de l'autre. Il attrapa la main errante et l'embrassa doucement avant de lui-même tendre la sienne pour caresser la joue du brun.

Ce dernier soupira d'aise et le laissa faire quelque temps avant de se décider à se lever. Draco avait raison. Les garçons étaient peut-être en sécurité dans la chambre de Scorpius, mais ce n'était pas raisonnable de les laisser seuls au Manoir trop longtemps. Enfin, seuls… avec Astoria.

— Je rêve d'une nuit que l'on pourrait passer entièrement ensemble, avoua-t-il au blond avec un sourire tendre.

— Moi aussi, Harry.

Draco lui rendit son sourire et se leva à son tour. Lui non plus ne savait pas de quoi demain serait fait. Et ce n'était pas le Chicaneur qui l'inquiétait, mais ce qu'il avait cru percevoir plus tôt dans le regard de sa femme. Son cœur battait la chamade et surtout, il éprouvait cette tendresse qui l'avait envahi plusieurs minutes auparavant et semblait ne pas vouloir le quitter.

— Tu es vraiment quelqu'un d'exceptionnel, Harry Potter. Je n'en reviens toujours pas d'avoir autant de chance de t'avoir…

Harry rougit. Il n'était vraiment pas familier de ce genre d'affirmation de l'ancien Serpentard. Et ça lui faisait toujours un sacré effet de l'entendre prononcer de telles paroles.

— Tu es exceptionnel aussi, Dray. C'est moi qui ai de la chance de t'avoir, répliqua-t-il alors.

Draco s'avança d'un pas et colla son front contre le sien en fermant les yeux.

— Disons qu'on est chanceux tous les deux de s'être trouvés, alors… proposa-t-il doucement.

— Ça me convient parfaitement, approuva le brun avant de sceller à nouveau leurs lèvres dans un baiser toujours aussi tendre.

Harry alla ensuite récupérer ses lunettes pour les remettre sur son nez et ils durent se résoudre à sortir de la chambre.

Un sourire s'étira à nouveau sur leurs lèvres en voyant Ginny endormie dans le canapé.

— Je te laisse y aller, d'accord. Je vais la réveiller pour qu'elle aille se coucher dans notre lit.

Il fut un peu gêné en utilisant le « notre », mais Draco acquiesça et attrapa le sac d'affaires pour Albus.

— À demain, Harry.

— À demain, Dray. Je t'aime, se permit-il de lui souffler.

Le blond ne put se retenir de lui voler un dernier baiser avant d'entrer dans la cheminée.

— Manoir Malfoy !

Harry soupira. Il avait l'impression que sa bulle venait d'éclater. Il serait bien resté avec Draco plus longtemps. Bien plus longtemps… Il poussa un second soupir puis alla s'accroupir près de sa femme.

— Gin'…

Il lui caressa doucement les cheveux. La sorcière grogna avant d'ouvrir les yeux.

— Il est parti ?

— Il vient de s'en aller, oui. Allez, viens te coucher. Tu seras mieux que sur le canapé…

Ginny se leva, toujours ensommeillée. Elle se déshabilla rapidement et se glissa en sous-vêtements dans son lit. Elle était trop fatiguée pour faire l'effort de passer un vêtement de nuit.

Harry la regarda faire puis se rendit dans la salle de bain. Lorsqu'il se glissa enfin sous la couette, il songea à Draco qui s'était allongé sur cette place quelques minutes plus tôt et s'endormit ainsi.


... puis une bonne St Sylvestre ! Et comme je ne vous revois pas avant plusieurs jours : une bonne et heureuse année pour 2022 ! Tout plein de gros bisous à vous tous ! Et à l'an prochain ! ;)
May'