Quel retard, mais quel retard ! Vraiment désolée de vous avoir laissés sans aucun chapitre à se mettre sous la dent. Il faut dire que j'ai été embauchée mi-septembre, et mon travail me prend du temps, certes, mais également beaucoup d'énergie en rentrant chez moi, ce qui explique très maladroitement que je n'avais pas la motivation à traduire après avoir passé 8h au travail.

Mais, ne voulant pas vous laisser sans rien, j'ai décidé de publier une première partie du chapitre 12, en espérant pouvoir terminer la suite prochainement.

Merci toujours et encore à vous de me suivre, de me lire, de laisser des reviews, bref de soutenir cette traduction !

Un merci tout particulier à :

- bdf007

- Zeugma412

- Stormtrooper2

- Daidaiiro30, fidèle parmi les fidèles, toujours des longues reviews bien écrites et justes !

- Chloay

- Dodo (ne t'inquiète pas, il y a près de 50 chapitres dans cette fanfic, elle est donc loiiiiiiin d'être finie =D)

Voici donc la première partie de ce chapitre. Enjoy et n'hésitez pas à laisser des reviews =)


Chapitre 12 : Les Jeux de la guerre (partie 1)

« Tu vas avec qui ? » s'exclama Ron.

Harry acquiesça d'un air grave. « Je me suis réveillé ce matin en espérant que ce n'était qu'un mauvais rêve. Mais non, il semblerait que je vais passer tout un week end à devoir parader au Congrès de Sorcellerie Américain comme un vulgaire trophée de guerre – et avec Snape comme compagnon de voyage. Est-ce qu'ils ont conscience, tous ces gens, que je ne sais pas comment arrêter Voldemort ? »

Ils s'étaient attardés dans le dortoir des garçons après que tout le monde ne soit descendu prendre le petit déjeuner. Les rayons du soleil passaient timidement à travers les fenêtres, et même la pensée de récolter des Cosses d'Huîtres et de jouer au Quidditch avec ce beau temps d'automne n'était pas suffisante pour distraire Harry de son appréhension du week end.

Hermione, perchée sur le lit d'Harry et retirant avec un air absent des peluches de la robe de Ron, secoua la tête. « Honnêtement, c'est vraiment dommage que le Professeur Lupin ne puisse pas venir à la place. Si quelqu'un d'autre venait à t'accompagner, j'en serai jalouse ! » A leurs expressions étonnées, elle s'expliqua. « La chance de voyager dans un autre pays, de découvrir leur société et de parler avec leur dirigeants ? C'est une opportunité incroyable ! » Elle se frotta le nez. « Enfin, ça aurait été une opportunité incroyable. »

Avec un soupir, Harry attrapa son sac. « Au moins la pensée d'être coincé avec moi pendant tout le week end a assez distrait Snape pour éviter de me mettre le cerveau sens dessus-dessous comme il fait d'habitude. J'ai même réussi à lui lancer des sorts plusieurs fois. »

Cette nouvelle eut le mérite de réjouir ses amis. « Ca, c'est une bonne nouvelle ! » s'exclama Hermione. « Ginny nous a dit que tu avais l'air moins misérable que d'habitude quand tu es revenu la nuit dernière. On se demandait si ça s'était mieux passé. »

Alors qu'ils se mirent en chemin vers les escaliers, Harry haussa les épaules. « Comme je l'ai dit, Snape était distrait. Je ne sais pas si c'est moi qui me suis amélioré. »

« T'as fait des rêves la nuit dernière ? » demanda Ron.

Harry s'arrêta au milieu des marches. « Laisse-moi y réfléchir…non ! »

Il repensa intensément aux dernières vingt-quatre heures, et réalisa, avec un étonnement qui fit accélérer son cœur, que son esprit avait semblé ne lui appartenir qu'à lui. Il n'y a eu aucunes tensions étranges ou d'émotions étrangères, alors qu'il s'y serait attendu, hier plus que jamais.

Ron et Hermione regardèrent en arrière, vers lui, alors qu'il s'assit à l'endroit même où il se tenait, souriant pour lui-même. « Je viens juste de réaliser…ils ont pénétré dans les quartiers de Voldemort hier. Il a beau s'être échappé, il aurait dû être furieux – et je n'ai rien ressenti ! »

« C'est fantastique, Harry ! » s'exclama Ron, se penchant pour mettre une tape amicale sur la tête d'Harry. « Tu fais des vrais progrès, on va pouvoir arrêter de s'inquiéter que tu deviennes possédé ! »

Mais Hermione fronçait les sourcils. « A moins que cela ne soit un autre piège de quelque sorte, et qu'il voulait que son quartier général soit retrouvé. »

Harry baissa les yeux vers elle, consterné. « Hermione, t'es vraiment une rabat-joie ! » lui lança Ron.

Harry soupira. « Non, elle a raison. Aucune raison d'être trop confiant. »

« Toujours est-il qu'en ce moment, l'un et l'autre sont tout autant possible. S'il a tout manigancé et qu'il a réussi à te garder en dehors de ses humeurs, et bien, il est devenu plus puissant sur un plan psychique. D'un autre côté, si ce n'est pas le cas, et que tu ne ressens rien, alors tu deviens plus puissant dans ton esprit. » résuma Hermione alors qu'ils reprirent leur marche.

Ron croisa les doigts. « En espérant que ça soit la dernière. »

« Amen. » dit Harry en accord avec Ron.

« N'oublie pas, on a un essai de Quidditch cet après-midi. Tu te sens bien, hein ? »

« Mieux que d'habitude. Et en plus j'ai plutôt faim ! »


Harry se souvint de ce jour comme de celui le plus reposant depuis un bout moment. Lui et ses amis eurent un plaisant –et long- petit-déjeuner, pendant lequel ils écoutèrent la Société de Musique de Poudlard qui répétait pour le concert d'Halloween. Hermione prit part à une vive conversation avec un groupe de Ravenclaw sur leur devoir de Coopération de Magie Internationale, au sujet de la Confédération internationale des Sorciers, au terme de laquelle ils décidèrent de demander au Professeur Churchill d'avoir des débats de classe. Harry, Ron et Katie Bell se concertèrent sur la marche à suivre aux essais de Quidditch de cet après-midi, alors qu'un hibou, provenant de Fred et George, arriva pour les avertir qu'ils seront présents. Snape brillait par son absence dans le Grand Hall, et Harry – se sentant particulièrement en forme – ensorcela les saucisses de Malfoy afin qu'elles roulent et échappent à sa fourchette à chaque fois qu'il essayait d'en piquer une. Personne ne vit que cela venait de lui.

La Botanique était une affaire brillante. Depuis le début de l'année, ils cultivaient les Plantes de Cosse d'Huîtres, précieuses mais affreusement délicates, toujours avec l'assurance du Professeur Chourave que ce dur travail porterait ses fruits aux moments les plus difficiles. Ce matin là, sous les rayons brillants du soleil qui illumine un ciel d'un bleu pur, avec une légère brise d'air au niveau des jardins, les Gryffondors et les Poufsouffles collectèrent les cosses gonflées dans de nombreux paniers, puis ils s'assirent en groupes dans l'herbe pour écosser les Pois de Perle chatoyants et colorés et les mettre dans des bols afin de les trier par couleur.

« Je suis presque tentée d'en garder certaines et de les enfiler sur une chaîne. » rit Hermione, vidant une cosse dans leur plus gros bol, et qui ressemblait au contenu d'un coffre de pirate. « Ils sont tellement jolis ! »

« Ils sont connus pour imiter des perles. » leur dit Neville. « Mais ils sont très utiles dans les Potions, les amulettes et les talismans aussi. »

Hermione acquiesça. « Passe-moi une autre Cosse, Seamus. Ils sont vraiment adorables, enfin des ingrédients utiles en Potions qui ne sont pas dégoûtants à toucher, contrairement aux sangsues et aux chrysopes. Je préférerais porter un collier de Pois de Perles autour de mon cou que de devoir faire un talisman à partir d'œufs de limaces et d'intestins de salamandres. »

Le reste du groupe émirent des sons dégoûtés. « Evidemment, tu devrais avoir les bonnes couleurs pour faire fonctionner la protection, sinon tu aurais juste un beau collier. » dit Neville. Il en tendit une en direction du soleil. « Est-ce que celle-ci est dorée ou couleur bronze ? »

« Donne-la-moi, Neville. » Ron prit la perle et la compara avec une perle dorée, puis avec une perle bronzée. « Bronze. »

« Je pense que celle couleur pêche est ma couleur préférée. » dit Hermione.

« J'aime bien la grise. » lança Lavande.

Harry contemplait les perles. « Les dorées. »

« Mets en quelques unes autour d'une chaîne pendant les matchs, Harry ! » plaisanta Ron. « Comme ça, peut être que les Cognards ne t'auront pas ! » Harry, en signe de vengeance, lui lança une coquille vide. Tout le groupe s'esclaffa. « Je pense que je préfère les bleues. »

« Mets en une sous ton oreiller pour dormir, ça améliore ton intellect. » dit Susan Bones.

« Ne…dis…rien, Hermione ! »

Au moment où le cours se termina, les sixièmes années avaient récolté, écossé et trié aux alentours d'une centaine de Pois de Perle, et une Professeur Chourave ravie donna aux Gryffondors et aux Poufsouffles trente points chacun. « Vous avez fait du très bon travail, mes chers ! » leur dit-elle avec fierté. « Les Perles d'Huîtres peuvent être cultivées seulement pendant ces quelques semaines de fin d'été, et celle ci est l'une des meilleures récoltes dont je me souvienne ! »

En cours de Défense contre les Forces du Mal, le Professeur Lupin les emmena dehors afin de travailler les Sortilèges de Bouclier. Lui aussi semblait d'être de très bonne humeur aujourd'hui, et il autorisa même quelques duels à la fin de la classe, où tous les coups semblèrent être permis. Alors qu'ils retournaient vers le château, il fit la remarque à Harry : « Tu as l'air en forme, aujourd'hui. »

« Je me sens bien. » lui répondit Harry chaudement. « Ca doit être l'air frais. »

Lupin lui fit un sourire. « Alors, garde cette journée en mémoire quand tu auras besoin de faire le vide dans ton esprit. Tu vois de quoi je veux parler. » Harry acquiesça. Il réalisa, avec surprise, que l'idée fugace de l'Occlumencie n'obscurcit pas son humeur comme d'habitude. « Fin du cours ! » Ron donna une légère tape sur la robe de Lupin, et celui-ci, en riant, ajouta : « Ah, oui, votre annonce : ceux qui souhaitent essayer d'intégrer l'équipe de Quiddicth de Gryffondor, soyez sur le terrain à trois heures, dixit votre Gardien ! » Tout le monde se mit à rire, et Harry fit un geste à Lupin en s'éloignant.


« Fred et George vont être les juges. » dit Ginny à Harry sur le chemin vers le terrain. « Mme Bibine a dit qu'ils pouvaient aider l'équipe même sans jouer – et dès qu'on aura choisi un capitaine, on décidera ensuite comment se répartir les tâches. » T'es prêt ? »

« Plus que prêt. » lança Harry. « Allons-y ». Il donna un coup de pied au sol et les suivit dans les airs.

Fred et George profitaient de leur incursion dans le « vrai monde », pour ce que cela valait. Ils regardaient le match depuis les tribunes, arborant les écharpes de Gryffondor, tout en gribouillant sur des bloc-notes avec des moues de concentration, comme s'ils étudiaient avec précision chaque mouvement que l'équipe entamait. Cinq Gryffondors s'étaient déplacés pour les sélections, dont un deuxième année ambitieux, un septième année qui avait échoué à chaque sélection mais qui s'obstinait toujours, un autre cinquième année, ainsi que Dennis Creevy, et Seamus Finnegan. « Ca nous donne un bon échantillon pour choisir. » avait observé Ron.

Les membres actuels de l'équipe de Gryffondors votèrent à l'unanimité pour laisser Fred et George superviser les sélections. Ils les séparèrent tout d'abord en deux mini-équipes : les Rouges et les Jaune. Harry était l'Attrapeur des Rouge, Ginny des Jaunes. Ron tenait le poste de Gardien des Rouge, face à Seamus pour les Jaune. Les Batteurs de l'équipe Rouge étaient Fred et Lavinia Watson (la septième année), et ceux des Jaune étaient Giles Filtzgerald (le deuxième année) et Andrew Kirk. Les Poursuiveurs Rouges étaient Dennis Creevy et Katie Bell, face à George et Jonathan Long (un autre cinquième année).

Une fois tous réunis, un bandeau autour du bras de leur équipe respective, Fred et George prirent la parole avec des voix si suffisantes et posées que Ron gloussa et Ginny dû se couvrir la bouche de la main pour cacher son rire. Même Harry ne pu s'empêcher de ricaner.

« Maintenant, je sais qu'aucun d'entre vous n'a joué dans ces équipes auparavant. » déclara Fred d'un ton si pompeux qu'Harry crû entendre Percy. « Ne vous inquiétez pas si vous n'êtes pas aussi à l'aise que vous aimeriez. Chacun d'entre vous connaît la position que vous voulez. Faites juste attention de faire ce qu'il faut pour votre équipe ; nous allons juger sur votre anticipation et votre intelligence plutôt que l'exécution pure du geste. On changera les positions plusieurs fois pour que l'on voie quel poste vous convient chacun le mieux. Ensuite on prendra notre décision. Mme Bibine, si vous voulez bien. »

« Certainement, M. Weasley. Ainsi que nos huitièmes années vous l'ont expliqué, amusez-vous et jouez. » ajouta-t-elle, causant des ricanements chez les membres actuels de l'équipe. « Essayez d'occulter le fait qu'on vous regarde jouer et concentrez-vous. Prêts ? » Elle ouvra la caisse contenant les différentes balles, libérant le Vif d'Or et les Cognards, puis lança le Souaffle à George et Katie, qui donnait le coup d'envoi pour les nouveaux arrivés.

Harry, en vol au dessus des autres joueurs, en recherche du Vif d'Or face à Ginny, gardait un œil sur la mêlée organisée sur le terrain. Tout bien considéré, les candidats ne se débrouillaient pas trop mal. Dans « son » équipe, les Rouges, le deuxième année Giles Fitzgerald montrait quelques talents de Poursuiveurs qui rappelait à Harry le jeu d'Angelina Johnson. Une petite tentative -ratée- pour attraper le Souaffle, mais il poursuivit…hmm, une bonne possibilité. Seamus était étonnement bon en tant que Gardien de l'équipe dorée ; il avait arrêté près de la moitié des tirs de Katie (ce qui, considérant l'expérience de Katie, était plus qu'honorable). Lavinia Watson avait abandonné l'idée de postuler pour le poste de Poursuiveur, mais elle était une plutôt bonne Batteur, elle suivait les Cognards et les envoyait au coin opposé du terrain – bien qu'elle faillit percuter Harry quand il volait au dessus du terrain.

Les équipes avaient bien été constituées, se disait Harry, car le score était plutôt serré, les Rouges en tête d'uniquement dix points. Soudainement, en face de lui, Ginny plongea. Harry hésita une fraction de secondes alors qu'Andrew Kirk chassa un Cognard de son champ de vision. Ginny n'allait quand même pas tenter une feinte de Wronski avec son Brossdur ! Elle allait s'écraser au sol ! Il prit sa décision, se pencha en avant et fonça vers elle.

Virevoltant autour des Poursuiveurs, avec Dennis en tête qui tenait le Souaffle, Harry entraperçut un éclat doré. Ginny avait bien vu le Vif d'Or. Il se pencha davantage sur son Eclair de Feu, le poussant un peu plus pour prendre de la vitesse afin de rattraper Ginny. Cela ne lui prit pas beaucoup de temps ; le Brossdur de Ginny ne faisait pas le poids. Alors qu'il accélérait derrière elle, elle se balança devant lui et vola à ras de la partie la plus sableuse du terrain. Derrière elle, Harry ralentit brusquement pour éviter de pendre une vague de sable en plein visage. Pas mal, Ginny !

Il continua à voltiger autour d'elle, gardant un œil sur le Vif d'Or qui se dirigeait vers les tribunes des Slytherins. Ginny lui lança un regard et leva son balai presque à la verticale pour tenter de passer au dessus d'Harry, comme si elle sentait vers où se dirigeait le Vif d'Or. De manière plus qu'assurée, le Vif d'Or s'éleva rapidement, et les deux Attrapeurs suivirent sa direction, envoyant les Poursuiveurs valser autour d'eux. Le vent bourdonnant dans ses oreilles, Harry entendit soudainement un lourd « whack » derrière lui et se baissa instinctivement. Un Cognard vint le frôler lorsqu'il atteignit presque le Vif d'Or, et il entendit un son lourd et un cri de surprise de la part d'un joueur malchanceux derrière lui, tandis qu'il gagnait du terrain. Ginny s'était retirée de la course, et le Cognard avait été dévié de l'autre côté par sa dernière collision, donc il poussa son Eclair de Feu aussi rapidement que possible, de plus en plus vite, et, petit à petit, il parvint à se saisir du Vif d'Or.

Son trophée à la main, Harry lança un regard vers le bas, et plongea aussitôt vers le sol. Les équipes Rouge et Dorées s'étaient rassemblées autour d'un joueur au sol – apparemment ce Cognard avait fait du mal. Un regard vers la chevelure rousse contre la poitrine de Ron et Harry descendit à la hâte de son balai et rejoignit le groupe.

« Ginny ! Ron, est-ce que c'est grave ? »

Mme Bibine s'était avancée avant lui, et Harry était donc forcé de regarder par-dessus son épaule. Ginny était consciente, mais avait le regard dans le vide, les yeux qui clignaient « Miss Weasley ? Pouvez-vous me dire quel jour nous sommes ? »

Ginny secoua sa tête et leva une main à sa tempe, de laquelle perlait du sang. « On est jeudi. » répondit-elle avec une grimace de douleur. Ils laissèrent tous échapper un soupir de soulagement. « Oh, ça fait mal. »

« T'es sûre que tu vas bien ? » lui demanda Ron d'un ton urgent.

Ginny acquiesça lentement, tout en fermant les yeux. « J'ai l'impression que les Batteurs ont pris ma tête pour un Cognard, mais ça va aller. »

Mme Bibine hocha la tête et tendit ses mains. « Allez, on se remet sur pieds et vous allez retourner à la Tour Gryffondor, Miss Weasley. Allongez-vous et si ça ne va pas mieux demain matin, allez voir Mme Pomfrey. »

« Okay. »

A ce moment précis, Fred et George accoururent depuis les tribunes. « Ginny ! Tu vas bien ? »

« Calmez-vous, tous les deux. C'est rien, juste une grosse bosse. »

Hermione apparut à côté de Mme Bibine. « Tu veux que je te ramène à la Tour Gryffondor ? »

« Merci Hermione. »

« Et qu'est-ce qu'on fait pour l'équipe ? On doit choisir… » débuta Andrew Kirk, d'un ton hésitant.

Ginny se mit assise sur sur sol, entourée par ses trois frères avec une attitude protectrice, et soupira. « Laissez-moi simplifier ça. On sait tous qu'Harry est le meilleur Attrapeur. »

« Ne soit pas ridicule, Ginny, tu as fait du bon boulot l'année dernière et aujourd'hui ! » protesta Harry.

« J'étais peut être bonne. » répondit-elle impatiemment. « Toujours est-il que tu as toujours été brillant. Soyons honnête, tu es le seul qui puisse prétendre au poste. Pas besoin de le cacher je ne vais pas mal le prendre. » Elle soupira à nouveau. « Je voulais postuler pour un poste de Poursuiveur. »

« Mme Bibine ? » lança Hermione, pensive. « Le règlement ne permet-il pas à des joueurs remplaçants d'être entraînés au cas où quelqu'un se blesse et ne puisse pas jouer plusieurs matchs ? »

Mme Bibine acquiesça. « On peut entraîner autant de joueurs que l'on veut, mais il n'y a pas de changements pendant un match. Si Potter débute le match comme Attrapeur, il doit finir, ou si Miss Weasley commence en tant que Poursuiveur, elle l'est jusqu'à la fin. »

Tout le monde sauta sur l'occasion. « Mais si, imaginons, Ginny était Attrapeur pendant un match, Harry pourrait toujours prendre la place au suivant ? » tenta Ron. « Ou si, pourquoi pas, Harry est prévu comme Attrapeur, mais il se fait toucher par la foudre juste avant de jouer… »

« …ou attaqué par un Mangemort… »

« Chut, Seamus ! »

« Bref, » grogna Ron, ce qui fit rire les autres. « Si quelque chose arrive au joueur juste avant que le match commence, on pourrait toujours envoyer un autre joueur pour jouer ce match ? »

Mme Bibine hocha à nouveau la tête. « C'est correct, M. Weasley. »

« Là on tient quelque chose. » murmura Fred, les yeux fixés sur le tableau.

« C'est parfait ! » s'exclama Katie. « T'en dis quoi, Ginny ? Ca te dit d'être notre Attrapeur remplaçante au cas où quelque chose arrive à Harry ? »

« Comme souvent… » marmonna Harry.

Ron le fixa pendant un moment. Puis il se leva sans bruit, contourna la boîte où étaient rangées les balles, se munit d'une batte de Batteur, revint sur ses pas calmement et asséna un coup solide de balai sur le crâne d'Harry.

« Ouch ! »

« Allons, assez de ça, M. Weasley. » lança Mme Bibine d'un ton sévère, contredit par le très léger sourire qui pointait sur ses lèvres. Les autres membres de l'équipe dissimulaient leur sourire.

« Désolé, Mme Bibine. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris ! »

« Un petit conseil, M. Weasley. Si vous désirez gagner la coupe cette année, il ne vaudrait mieux pas que les punitions corporelles sur vos coéquipiers n'occasionnent des traumatismes crâniens. »

« Prends note, Watson ! » lança Fred, en tendant à Lavinia le carnet, laquelle écrivit consciencieusement ce qu'il s'était dit. Harry se demanda intérieurement à qui il devrait lancer un sort après que Mme Bibine ait quitté le terrain.

« Maintenant que cette affaire est réglée, t'en dis quoi, Ginny ? » demanda Ron avec insistance.

« Evidemment j'aimerais être Attrapeur remplaçante ! Mais est-ce que je peux quand même postuler pour être Poursuiveur ? »

« Tu te sens d'attaque ? »

« Ouais, je pense. Allez, on se fait une dernière mini-partie ! »

« Okay, alors ! » Ron se leva. « Fred, George, faisons une composition d'équipe où Ginny serait Poursuiveur. Quelqu'un d'autre veut essayer une autre position dans l'équipe ? C'est le moment ! »

Les joueurs en essai se pressèrent autour d'eux. Fred gribouilla sur son carnet pendant un moment, puis prit la parole. « Okay, voilà la nouvelle compo. Equipe rouge : Ginny, Dean, et… »

Et ils se lancèrent. Harry découvrit qu'il appréciait de jouer en tant que Batteur et Poursuiveur, et pensa que c'était peut être une bonne stratégie de s'entraîner sur plusieurs postes de l'équipe.

Finalement, Harry réussit à ne pas se faire élire capitaine, arguant le fait que l'équipe ne voulait sûrement pas d'un leader potentiellement traumatisé crânien, et Ron fût élit, au grand plaisir de Ginny et des jumeaux.

Harry pensait que Ron ferait mieux l'affaire de toute façon ; des deux c'était Ron le stratège, au vu de leurs parties d'échecs. Ron restait Gardien, avec Seamus comme remplaçant. Dennis, Ginny et Katie eurent le poste de Poursuiveurs, avec Giles Fitzgerald et Jonathan Long comme remplaçants. Ginny, bien entendu, était également la remplaçante d'Harry, et la plupart de l'équipe était tacitement d'accord sur le fait que l'habitude d'Harry de finir régulièrement à l'infirmerie, au moins un match par an, permettrait à Ginny d'avoir l'occasion de remplir ses fonctions comme Attrapeur. Andrew Kirk et Lavinia Watson prirent le poste de Batteurs et l'équipe Gryffondor était finalement au complet.