Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Hello ! Février est arrivé ! Nouvel an chinois, aujourd'hui ; Chandeleur, demain : de quoi bien se régaler ^^ Bref, je vous souhaite une bonne lecture !
Pour Les aventures de Dawn & Matthew, désolée, je n'ai toujours pas écrit le chapitre 30. Ma Muse a décidé de prendre des vacances. Je l'ai appelée pour lui dire qu'il était temps pour elle de reprendre le travail ! ;)


Chapitre 81

Quand ils arrivèrent à destination, Draco et les garçons les attendaient déjà dans le salon.

— Draco ! s'exclama Lily en tendant ses mains vers lui.

Ce dernier ne résista pas à la demande et attrapa la fillette dans ses bras.

— Hello, ma princesse. Comment vas-tu ?

— Très bien. En plus, tu sais quoi ? Je vais dormir chez Hugo, ce soir ! expliqua-t-elle fièrement.

L'homme blond chercha aussitôt le regard du brun dans lequel il plongea.

— Vraiment ?

— Oui, papa a demandé à Tante Hermione, ce matin ! Elle va venir me chercher chez Mamie, confirma la sorcière.

Draco, lui, n'avait pas quitté Harry des yeux. Ce dernier fit un léger mouvement positif de la tête pour valider les dires de sa fille avec un sourire.

Les garçons, qui n'avaient rien perdu de la déclaration de Lily, échangèrent le même regard ravi : si Harry n'avait pas à aller la chercher chez sa grand-mère, cela signifiait vraisemblablement qu'ils pourraient rester plus longtemps ensemble.

— Eh bien, c'est une bonne nouvelle, sourit Draco en reportant son attention sur la fillette toute radieuse. Mais en parlant de ta Mamie, elle doit être en train de vous attendre pour manger...

Lily acquiesça et l'embrassa sur la joue.

— Bon appétit, Draco. À toi aussi, Scorpius. Et peut-être à demain, leur sourit-elle, tandis qu'Harry la récupérait des bras de son employeur.

— À tout à l'heure, Scorp', indiqua Albus à son ami.

— À tout à l'heure, Al', lui sourit le jeune blond.

Les adultes échangèrent un regard lourd de sens, puis les Potter quittèrent le manoir.

-x-

— Ça te dit de dormir chez moi, ce soir ? Avec Scorpius, bien sûr, proposa Harry à Draco quand il revint avec Albus après le déjeuner.

Les garçons retinrent leur souffle en attendant la réponse. Draco fronça les sourcils.

— Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.

— Oh ! Pourquoi, papa ? chercha à comprendre Scorpius en l'implorant du regard.

L'homme se passa une main lasse devant le visage avant de répondre sérieusement à son fils :

— Que penserait ta mère de cette situation, d'après toi ?

L'enfant haussa les épaules : il n'en avait rien à faire des réactions de sa mère.

Draco, quant à lui, reporta son regard sur l'autre homme.

— Ça aurait été avec plaisir, Harry, mais je pense vraiment qu'il vaut mieux éviter.

— Je comprends. J'aurais dû y penser, souffla-t-il tout en acquiesçant lentement.

Mais on pouvait clairement voir à quel point cette réponse les rendait tous tristes.

— Bon, je pense qu'il est temps qu'on aille en cours, alors, reprit le sorcier à lunettes.

Les trois autres approuvèrent d'un mouvement de tête.

Draco les observa quitter la pièce le cœur lourd. Il avait pris la bonne décision, n'est-ce pas ? Certainement pas celle qui leur aurait tous fait plaisir, mais la plus raisonnable vis-à-vis de sa femme et de la situation. Il soupira et prit la direction de son bureau. Ses sourcils se froncèrent lorsqu'il remarqua Astoria devant sa porte.

— Que fais-tu là ?

— Nous devons parler.

— De quoi ?

Elle le fixa, les lèvres pincées. Draco comprit le message. Il s'approcha pour ouvrir la porte et lui fit signe d'entrer. Il la suivit à l'intérieur et referma derrière eux.

Astoria alla s'assoir dans le fauteuil qui faisait face à son bureau. Celui qu'Harry avait maintenant l'habitude d'utiliser. Ce même fauteuil sur lequel ils avaient échangé leur premier baiser… Voir Astoria installée là lui fit donc une drôle d'impression. Il inspira profondément et alla s'installer face à elle, contre son bureau. Il n'ouvrit pas la bouche, préférant attendre qu'elle lui explique de quoi il retournait.

— J'ai besoin de savoir : m'as-tu déjà trompée ?

Draco eut presque envie de rire tant la situation lui semblait dépasser l'entendement.

— Penses-tu que je vais te fournir des éléments contre moi ?

Le regard d'Astoria ne cilla pas.

— Je ne sais pas ce que tu t'imagines, Draco, mais je ne compte rien faire contre toi, déclara-t-elle de sa voix froide.

Comment Draco pouvait-il seulement la croire ?

— Pourquoi cette question sur ma fidélité, alors ?

— Je veux savoir. Tu peux même me jeter un Fidelitas, si tu veux.

Un Fidelitas ? Après ce qu'elle avait vécu à cause de ce sort ? Le doute s'installa en lui. Il souffla. Il ne la supportait pas, mais trouvait sa question légitime, malgré tout. Et de toute façon, ce n'était pas comme s'il avait quelque chose à se reprocher à ce sujet. Enfin… pas vraiment.

— Non. Je n'ai jamais eu de maîtresse depuis que je me suis magiquement lié à toi par les liens sacrés du mariage.

— Ni d'amant ?

Mais que cherchait-elle, exactement ?

— Je n'ai jamais couché avec qui que ce soit d'autre que toi, affirma-t-il en plongeant son regard dans le sien.

Au moins, il pouvait se targuer de dire la vérité.

— Et qu'en est-il d'Harry Potter ?

— Que cherches-tu à faire, exactement ? répliqua-t-il aussi sec.

— Juste comprendre. Tu as changé, Draco. La présence de Potter t'a changé, souligna-t-elle.

Comment pouvait-elle se rendre compte de ce genre de chose alors qu'ils ne se voyaient quasiment jamais ?

— Est-ce si difficile pour toi d'imaginer que j'aie pu trouver en lui un ami ? Et que la réciproque soit vraie ?

Elle le sonda du regard puis se leva. Elle fit quelques pas vers la porte puis, une fois sa main posée sur la poignée, se retourna vers lui.

— Comme je te l'ai dit, je ne compte rien faire contre toi. J'ai accepté ce divorce, il me semble. Et je comprends.

Draco vit sa mâchoire se crisper. Peut-être comprenait-elle, mais ce n'était pas pour autant que ça lui faisait plaisir, apparemment. Néanmoins, il demanda :

— Et pour Scorpius ? Ne vas-tu pas chercher à en obtenir la garde ?

— Pour quoi faire ?

Cette répartie le déstabilisa. Il n'avait rien à ajouter à cela. Il pensait juste qu'elle chercherait à leur faire du mal en les séparant, Scorpius et lui, qu'elle lui ferait payer sa demande de divorce de cette façon. Il secoua la tête pour reprendre ses esprits. Après tout, il n'était pas non plus certain qu'elle lui disait la vérité.

— Pour le faire souffrir, décida-t-il de répondre quand même.

Il vit la main d'Astoria lâcher la poignée pour retomber le long de son corps.

— Tu ne me le pardonneras jamais, n'est-ce pas ?

Le regard de Draco se fit alors plus sombre.

— Non. Certainement pas. Ni ça ni tes paroles qui l'ont blessé à plusieurs reprises depuis. Il n'a pas eu de mère, Astoria.

— Je sais.

Elle lui jeta un dernier regard avant de quitter rapidement la pièce. Draco sortit sa baguette pour fermer correctement la porte et la verrouiller avant de se retourner vers son bureau. Il posa ses mains à plat sur le meuble, inspira et expira lentement et profondément pour se ressaisir. Il avait envie de relater cette entrevue à Harry, là, maintenant. Besoin d'extérioriser son angoisse. Le brun lui en voudrait-il s'il venait interrompre son cours pour ça ? Draco était prêt à parier que non. Fort de cette constatation, il se redressa, ôta son sort et sortit de son bureau.

-x-

Harry invita à entrer la personne qui venait de toquer à la porte. Il ne fut pas vraiment surpris de découvrir Draco, vu l'endroit où il se trouvait.

— Harry ? Est-ce que je peux te parler, s'il te plait ?

Le Sauveur accepta aussitôt, alerté par le ton pressant du blond.

— Je vous laisse réfléchir à la question, les garçons, d'accord ?

Bien évidemment, ceux-ci acquiescèrent, également un peu inquiets pour l'autre homme.

— Tu crois que ça va aller ? demanda Scorpius à son ami, aussitôt les adultes partis.

— Papa est là pour l'écouter et l'aider, donc je pense que oui, le rassura aussitôt Albus.

-x-

Draco referma la porte de son bureau et se blottit d'emblée dans les bras d'Harry qui, le moment de surprise passé, referma ses bras autour de lui.

— Que s'est-il passé, Dray, pour que ça te mette dans un tel état ? s'enquit-il, vraiment inquiet.

— Astoria, lâcha simplement le blond.

Il avait besoin de rester ainsi encore quelques minutes avant d'entrer dans les détails. Le sorcier à lunettes respecta cela. Il continua de le serrer contre lui, déposant quelques baisers sur sa tempe par moment.

Quand il se sentit enfin un peu rasséréné, Draco s'éloigna.

— Vas-y, assieds-toi, indiqua-t-il à Harry.

Ce dernier s'exécuta, intrigué. Le blond s'installa entre ses jambes, ce qui rappela aussitôt la scène de leur premier baiser à Harry.

— Que fais-tu ?

— Je vais commencer par t'embrasser pour compléter ce tableau, puis je t'expliquerai mon angoisse.

Son angoisse ? Harry mit cette question en arrière-plan de ses pensées, celles-ci se focalisant sur les sensations que provoquèrent en lui les lèvres qui venaient de se poser sur les siennes. Il glissa l'une de ses mains derrière la nuque du blond avant d'approfondir l'échange.

— Raconte-moi, intima-t-il lorsqu'ils s'éloignèrent enfin l'un de l'autre.

— Elle m'a demandé si j'avais eu des amants, en insistant sur ton nom, répondit Draco.

— Oh. Tu crois qu'elle se doute de quelque chose ?

— À ton avis ? rétorqua-t-il, légèrement acerbe. Mais…

Il se laissa retomber sur ses fesses pour s'éloigner davantage et soupira avant de reprendre :

— Elle m'a dit qu'elle ne comptait pas tenter de récupérer Scorpius. Le problème, c'est que je n'ai aucune idée de si je peux la croire ou non.

— Restons prudents, alors.

Harry se pencha pour lui caresser tendrement le visage. Draco baissa la tête.

— Je suis désolé. J'ai l'impression d'avoir interrompu ton cours pour pas grand-chose. C'est juste… J'ai toujours l'impression de surréagir avec Astoria. Hier soir, ça allait, car Lily était là. Disons qu'elle m'a en quelque sorte canalisé, mais…

Le brun glissa sa main sous son menton et lui releva le visage afin de pouvoir le fixer dans les yeux.

— Tu n'as pas à t'excuser, Dray. Je serai toujours là pour t'écouter si tu as besoin de parler, d'accord ? Te voir aller mal me fait du mal aussi, tu sais. Si Astoria ne compte pas se mettre en travers de votre divorce et ne pas non plus réclamer la garde de Scorpius, c'est une très bonne nouvelle. Mais je comprends que cela puisse quand même t'inquiéter, car tu n'as aucune confiance en cette femme. Et, excuse-moi de te dire ça, elle était à Serpentard, elle aussi. Or, le Choixpeau n'avait-il pas chanté que, dans votre Maison, vous étiez « de vrais roublards qui parviennent toujours à leurs fins » ?

Draco fut secoué d'un petit rire.

— Tu te souviens de ça ?

Harry acquiesça en souriant.

— Il y a certaines choses qui marquent. Ma première rentrée à Poudlard m'a fait grande impression. Et il faut dire que tu as bien su illustrer les propos du Choixpeau au fur et à mesure de notre scolarité, donc comment oublier ses paroles ? Quant aux autres années, je n'étais pas toujours là pour l'écouter, donc…

Draco se redressa prestement pour lui voler un nouveau baiser.

— Merci, Harry. Merci de comprendre, d'être là. J'ai du mal à me dire qu'il y a un peu plus d'un mois, je n'aurais jamais songé à une telle relation entre nous. Je ne savais même pas qu'il me serait un jour possible de retomber amoureux. Alors, de là à m'imaginer que ça pourrait être de toi…

Harry le fixait d'un air doux. Il comprenait bien le blond. Lui-même avait été bien loin de s'imaginer une telle chose. La vie était vraiment parfois drôlement faite. Il se releva et aida Draco à en faire autant. Il conserva ses mains dans les siennes

— Il va falloir que j'aille retrouver les enfants. Est-ce que ça va aller pour toi ? Veux-tu venir ?

Draco jeta un œil à son bureau.

— C'est gentil, mais j'avais du travail prévu pour cet après-midi. Je vais me concentrer dessus, ça devrait aller.

— T'es sûr ? préféra s'assurer le sorcier à la célèbre cicatrice en forme d'éclair.

Les mains du blond pressèrent les siennes.

— Oui, Harry, j'en suis sûr. Tu vas vite revenir me retrouver, de toute façon. Il va vraiment falloir que je me concentre pour pouvoir rattraper le retard que j'ai pris. Je t'aime.

Les lèvres du brun s'étirèrent en un sourire en coin.

— D'accord. Je te laisse travailler, alors. Et, même si tu le sais déjà, sache que je t'aime aussi.

Draco se mit à rire doucement. Ils s'embrassèrent rapidement, puis leurs mains se séparèrent et, après un dernier regard, Harry ne fut plus là. Le blond soupira et alla prendre place à son bureau. Il laissa néanmoins sa tête retomber entre ses mains. Qu'était-il donc en train de faire ? Il avait l'impression de ne plus avoir de contrôle sur la situation. Et Draco détestait ne plus avoir le contrôle. Il aimait Harry et n'avait aucun doute sur la réciprocité de ses sentiments, mais pourquoi gardait-il cette impression qu'ils fonçaient tous les deux dans un mur ? Que leur relation ne durerait pas ?

-x-

— Draco va bien, papa ? l'interrogea son fils, dès qu'il pénétra dans la salle.

— Il…

Harry souffla et prit appui contre son bureau.

— Astoria est venue lui parler.

— Elle lui a dit quoi ? s'intéressa aussitôt Scorpius, malgré ses sourcils qui s'étaient froncés au prénom de sa mère.

— Qu'elle ne comptait pas se mettre à travers vous, répondit l'homme en toute franchise.

Il espérait que Draco ne lui en voudrait pas de dévoiler ce genre de choses aux enfants.

— C'est plutôt une bonne nouvelle, non ? s'étonna Albus.

— En soi, oui. Sauf que Draco n'a aucune confiance en Astoria, donc il ne peut pas être certain qu'elle va réellement ne poser aucun problème.

— Oh, grimaça le brun, tandis que son ami approuvait les dires d'Harry d'un mouvement de tête.

Il comprenait parfaitement que son père se méfie de sa mère.

— Il va mieux, maintenant qu'il a pu te parler ? interrogea-t-il alors son professeur.

Ce dernier sourit.

— Je pense que ça n'ira vraiment mieux que lorsque les documents du divorce et comme quoi il aura ta garde seront officiellement signés…

Les deux garçons opinèrent de la tête.

— À défaut de venir dormir à la maison, je peux peut-être tenter de l'inviter à dîner ?

— Oh, oui ! Ce serait bien ! s'enthousiasma Scorpius.

— Nous verrons ça après les cours. Allez, assez perdu de temps, remettons-nous au travail !

-x-

— Entrez !

Le professeur de DCFM s'exécuta.

— Je termine ça et je suis à toi.

— Je t'en prie, sourit Harry en prenant place dans le fauteuil.

Il l'observa en silence, mais le blond finit par relever la tête. Harry en profita :

— Tu es si désirable quand tu es concentré…

— Bien sûr. Et c'est sûrement pour ça que tu choisis justement de me distraire, rit le maître des lieux, néanmoins troublé.

Harry lui offrit un sourire, bien loin d'être innocent. Draco secoua négativement la tête et se concentra sur son document. Il avait presque terminé, après tout, même s'il avait l'impression de se faire consumer par le regard que portait sur lui l'autre homme.

— Terminé ? lui demanda le brun lorsqu'il posa sa plume.

— Eh bien, oui.

Draco vit le sorcier à lunettes se lever et jeter un sort de verrouillage sur la porte tout en contournant le bureau. Harry tourna le fauteuil vers lui et se laissa tomber à genoux devant son employeur.

— « Je termine ça et je suis à toi », tu as dit…

La respiration du blond s'accéléra subitement devant le regard désireux que lui porta le Sauveur. Mince ! Que n'avait-il pas dit là ?