Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Notes : Coucou tout le monde ! Vous allez bien ? Je vous souhaite une bonne lecture, en espérant que ce chapitre vous plaira. À bientôt ! Bizz !
Chapitre 82
— Vos pères vous attendent dans le salon…
Les deux garçons acquiescèrent.
— Merci, Brody ! s'exclama Scorpius.
L'elfe de maison s'inclina prestement et s'éclipsa.
— Ça doit être bien de pouvoir se déplacer comme ça, souffla Albus d'un air rêveur.
— Eh bien, on pourra, avec le transplanage, rétorqua aussitôt le blond.
— Oui, mais non. Le transplanage, ce n'est pas pareil. Le sorcier a besoin de sa baguette et risque de se désartibuler s'il ne se concentre pas assez, alors que Brody a juste à claquer des doigts. Il me semble même que les elfes de maison peuvent transplaner dans des endroits où les sorciers ne le peuvent pas, comme Poudlard.
Scorpius acquiesça, convaincu par les arguments avancés par son meilleur ami.
Ils sortirent tous les deux de la chambre avant que le blond reprenne :
— Tu crois que des elfes de maison pourraient entrer dans des coffres de chez Gringotts ?
— Je ne sais pas. Il s'agit de magie gobeline, donc je n'en sais rien…
— Tu crois que nos pères sauraient nous répondre ?
Albus haussa les épaules.
— Peut-être. On peut toujours leur poser la question…
— Quelle question ?
Les enfants sursautèrent en entendant cette voix. Le brun se mit automatiquement légèrement devant Scorpius, comme pour le protéger, même s'il appréciait Astoria.
— Rien. On se posait des questions sur les pouvoirs des elfes de maison, c'est tout, expliqua-t-il.
La femme le sonda du regard avant de glisser celui-ci sur son fils, qui en frissonna, avant de s'éloigner.
Les deux garçons échangèrent un regard inquiet et s'empressèrent de rejoindre le salon.
Draco fronça les sourcils dès qu'il aperçut son fils.
— Que s'est-il passé ?
— On a croisé Mère…
— Hum… Peut-être devrions-nous en parler chez moi, dans ce cas, proposa Harry.
Scorpius et Albus levèrent des yeux étonnés sur lui.
— Draco a accepté l'invitation à dîner, les informa-t-il alors.
Cette affirmation sembla chasser toute trace d'inquiétude de leur visage, tant ils étaient contents de pouvoir passer la soirée ensemble, à défaut de pouvoir passer la nuit.
-x-
— Alors, pour Astoria ? reprit sérieusement Draco, installé dans l'un des fauteuils du salon des Potter.
Scorpius détourna les yeux. Albus, installé sur le canapé à côté de lui, acquiesça doucement et raconta :
— Nous étions en train de nous interroger sur les elfes de maison, quand elle nous a interrompus. Je venais de dire qu'on devrait vous poser la question et là, elle nous a surpris en demandant « quelle question ? » Quand je lui ai expliqué de quoi on était en train de parler, elle est juste repartie.
Draco lança un regard inquiet à Harry qui déposait des tasses de chocolat sur la table basse, devant les enfants.
— Qu'en penses-tu ?
— Je pense que cela confirme le fait qu'elle a des doutes sur notre relation, soupira l'homme brun en secouant doucement sa tête de haut en bas.
Les enfants grimacèrent. Albus demanda :
— Et ça ferait quoi, concrètement, si elle découvrait que vous êtes amoureux ?
Harry retourna en cuisine pour continuer de préparer le thé, laissant le soin à Draco de leur répondre. Celui-ci soupira.
— Disons que ça poserait problème dans le sens où je n'ai pas respecté les termes de notre mariage. C'est pour ça que je ne voulais pas…
Il souffla à nouveau et lança un regard vers la cuisine avant de le reporter sur le jeune brun :
— C'est pour ça que j'aurais préféré résister à ton père, tant que le divorce n'a pas été validé.
Les deux garçons échangèrent un sourire amusé.
— Et qu'est-ce que ça ferait si ça se savait ? insista alors Albus.
— De quoi, exactement ? Que j'ai une liaison extra-conjugale ? Ou ma relation avec ton père ? Dans le premier cas, tu as raison, ce serait plus des compensations financières et elle pourrait mettre la main sur une partie du patrimoine Malfoy… Ce qui, en soit, ne serait pas si grave…
— Mais bien sûr ! intervint Harry en revenant près d'eux avec les tasses de thé. Tu travailles depuis des années et des années à gérer les affaires de ta famille et ce ne serait pas grave si Astoria mettait la main dessus ?
— Franchement ? Ça m'emm-m'enquiquinerait, mais s'il faut ça pour m'en débarrasser, ce serait un moindre mal.
L'homme aux yeux émeraude lui offrit un sourire triste tout en s'asseyant dans l'autre fauteuil.
— Mais ça risque aussi de me décrédibiliser pour obtenir ta garde, ajouta-t-il à l'adresse de son fils. D'accord, elle m'a annoncé ne pas vouloir la réclamer…
Il jeta un œil à Harry en constatant que les enfants n'avaient pas plus de réactions que ça à son annonce. Celui-ci rougit légèrement et détourna le regard, le rendant coupable, ce qui fit lever les yeux au plafond au blond avant qu'il ne poursuive :
— ... mais je n'y crois pas trop. Sinon, pourquoi insisterait-elle pour découvrir si l'on a vraiment une aventure ensemble ?
Harry reporta finalement son attention sur lui et acquiesça gravement. Draco reprit :
— Ensuite, si elle divulguait l'information…
Il secoua négativement la tête. Le brun continua à sa place :
— Ce serait un énorme bordel. Tant pour la famille Malfoy que pour la nôtre. Surtout pour la nôtre, en fait, grimaça-t-il.
Albus acquiesça. Oui, il réalisait ce qu'une information comme celle-ci pourrait avoir comme effet sur leur famille. Lui n'avait finalement pas eu trop de mal à comprendre la situation de son père, ses sentiments pour Draco, mais qu'en serait-il de James à Poudlard, de Lily encore si petite, de sa Mamie et tous les autres Weasley ? Que se passerait-il pour sa mère, sa réputation ?
Il attrapa la main de son meilleur ami : il avait besoin de soutien. Celui-ci la lui pressa aussitôt et lui offrit un léger sourire qui se voulait rassurant.
— Bref, dans tous les cas, ce ne serait bon pour personne, reprit Draco.
Et tous secouèrent la tête en accord avec lui.
— Il faut juste que vous soyez discrets et prudents, alors, non ? suggéra Scorpius.
— Sauf que, même avant de savoir par papa, j'avais déjà remarqué qu'il y avait quelque chose entre Draco et lui, grimaça Albus.
— D'où le « discrets », répliqua son ami.
Albus haussa les épaules et acquiesça.
— Et si vous buviez vos chocolats avant qu'ils ne soient trop froids ? intervint l'homme à lunettes.
Les deux garçons s'exécutèrent.
— Mais Albus et Scorpius ont raison, souffla Draco.
— Je sais. Et on en a déjà parlé tous les deux, plus tôt.
Le blond se mit à rougir lorsque d'autres images de « plus tôt » lui vinrent en tête, ce qui fit rire Harry.
— Oh, tu peux rire, Potter ! Je suppose que ça te donne l'impression de retomber en enfance !
— C'est vrai, Malfoy, mais toi aussi, tu as passé toute une année à cacher des choses, non ?
Les deux anciens ennemis s'affrontèrent du regard avant d'échanger un sourire complice.
— C'est bizarre de les entendre utiliser nos noms de famille, tu ne trouves pas ? murmura Scorpius, ce qui fit éclater de rire Albus, qui ne pouvait qu'être d'accord avec lui.
Apparemment, c'était comme un jeu entre eux, donc il valait mieux ne pas chercher à comprendre.
— Bon, je n'avais pas prévu de vous avoir à dîner ce soir, donc j'espère que ce que je vous proposerai vous conviendra. Et je n'ai aucune idée de l'heure à laquelle va rentrer Ginny. D'ailleurs, j'espère que tout va bien pour elle au Journal…
Il fronça les sourcils et regarda Draco.
— En fait, tu ne m'en as pas parlé.
— Je ne suis pas abonné au Chicaneur, rétorqua le blond.
Harry fronça les sourcils. Certes, mais il savait que ce numéro était spécial.
— Draco… ?
Celui-ci souffla.
— Bon, ok, je l'ai lu. Mais que veux-tu que je te dise ?
— Et moi, je pourrai le lire, papa ? les interrompit le petit brun.
— Non, Al'. Il y a certaines images et informations qui ne sont pas vraiment de ton âge.
Albus fronça les sourcils, un peu vexé. Mais son père lui avait parlé de son enfance, de la guerre… donc s'il lui disait qu'il était trop jeune, ce n'était peut-être pas exagéré.
— Je confirme, acquiesça Draco pour appuyer les propos de son employé.
Le garçon finit alors par hocher positivement la tête. D'après les conversations qu'ils avaient eues avec sa mère, il comprenait que ce numéro comportait des données sensibles que le Chicaneur n'aurait pas dû avoir.
— Viens, Scorp', apparemment, nos pères ont besoin de se parler, indiqua-t-il à son ami qui avait également terminé sa tasse de chocolat chaud.
Celui-ci se leva volontiers pour suivre Albus dans sa chambre. Les adultes les suivirent du regard, surpris.
— Les chiens ne font pas des chats… s'amusa Draco.
— Je suis fier de mon fils, sourit alors Harry.
L'autre leva les yeux au plafond et acquiesça.
— Je t'écoute…
Le brun fut surpris par cette demande.
— C'est plutôt moi qui devrais t'écouter. Tu n'as vraiment pas envie d'en parler ?
— Eh bien, ça ne me concerne pas vraiment. Et tu m'avais prévenu pour les Kahn.
Harry s'enfonça dans son fauteuil et croisa les bras sur son torse.
— Et pour Vernon Dursley ?
Draco laissa son regard courir sur lui.
— Tu veux en parler ? demanda-t-il en échange.
Le Sauveur fut vraiment surpris par cette proposition.
— Je… eh bien, je ne sais pas. Je ne m'attendais pas à ça… répondit-il en se passant une main dans les cheveux.
Le blond lui sourit.
— Seulement si tu en as envie, d'accord ? De ce que j'ai pu lire du moldu en question, je ne peux que supposer que ton enfance n'a pas dû être aussi rose que je l'ai toujours imaginée…
— Surprenant, hein ?
— Pas tellement, en fait, maintenant que je repense au petit garçon tout maigre de notre première rentrée… Heureusement que la cuisine de Poudlard a pu te remplumer !
— Je ne sais pas comment je dois le prendre…
— J'aime ton corps, Harry. Donc, d'après toi ? répondit Draco avec un sourire en coin.
Harry acquiesça puis poussa un profond soupir avant de reprendre.
— À la perte de mes parents, Dumbledore m'a placé chez les Dursley pour que je puisse bénéficier de la protection de sang liée à ma mère. C'est comme ça que Jedusor a été vaincu la première fois : ma mère s'est sacrifiée pour me sauver, ce qui a généré une magie ancienne. Le sort de Mort de Jedusor s'est donc retourné contre lui lorsqu'il me l'a jeté.
Draco acquiesça. C'était la première fois qu'il entendait cette version des faits.
— Sauf que les Dursley n'aimaient vraiment pas les sorciers. Ils ont accepté de me garder seulement parce que Dumbledore faisait planer une sorte de menace sur ma tante. Je ne l'ai appris qu'après sa mort.
Leurs regards se croisèrent avant que Draco ne détourne le sien, un sentiment de culpabilité le rongeant, même s'ils avaient déjà évoqué cet épisode ensemble.
— Bref, ils m'ont gardé sous leur toit parce qu'ils n'avaient pas le choix. J'ai grandi en devant me rendre le plus discret possible. À l'école, j'étais le défouloir favori de mon cousin et ses amis.
— À l'école ?
— L'école moldue, oui. Je n'ai appris que j'étais un sorcier que le jour de mes onze ans, lorsqu'Hagrid est venu me chercher.
— Pourquoi est-il venu te chercher ?
Harry soupira à nouveau.
— Disons que des lettres mystérieuses ont commencé à arriver là où j'habitais. Il était évidemment hors de question que je puisse mettre la main sur ce courrier, même s'il m'était adressé. Sauf que les lettres se sont faites de plus en plus nombreuses, si bien que mon oncle a décidé qu'on aille s'installer ailleurs, sur une sorte de petite île perdue en mer…
— C'est ridicule.
Le brun acquiesça.
— C'est là qu'Hagrid est venu me chercher. Il m'a annoncé que j'étais un sorcier, m'a remis ma lettre d'admission à Poudlard, puis m'a emmené au Chemin de Traverse.
Draco opina distraitement de la tête.
— Je comprends mieux ton affection pour lui… Il est en quelque sorte celui qui t'a sauvé de tout ça.
Harry le fixa quelques secondes puis finit par acquiescer avec un léger sourire.
— Je suppose que tu as raison. Donc tu comprendras que je n'ai vraiment pas apprécié lorsque tu l'as insulté, chez Madame Guipure ?
Le blond fronça les sourcils. Puis son regard s'éclaira.
— C'était toi ?! Et dire que je n'avais jamais fait le rapprochement !
— Pourquoi ça ne m'étonne même pas ?
Il se leva de son fauteuil et s'approcha de l'autre.
— Tu n'étais qu'un crétin arrogant, à ce moment-là. Donc je ne suis pas surpris que tu aies oublié ce qui ne concernait pas ta petite personne.
— Tu ne me considères donc plus comme un crétin arrogant ? questionna Draco en levant les yeux vers lui.
— Crétin, non. Arrogant, je suppose que tu peux encore l'être de temps en temps… Mais j'ai appris à accepter chaque partie de toi et de ton fichu caractère, indiqua-t-il avant de se pencher pour lui ravir ses lèvres.
Draco accepta ce baiser et y répondit avec plaisir, plaçant ses mains derrière la nuque du brun.
Lorsqu'Harry commença à s'éloigner, le sorcier aux yeux gris le retint et déposa un léger baiser sur ses lèvres.
— Les actions de ton oncle, le fait que vous soyez liés ne changent rien à l'homme que tu es devenu, Harry. Je ne vois pas pourquoi tu devrais t'inquiéter pour ça…
— Tu es tellement mignon à tenter de me rassurer comme ça.
L'ancien Serpentard le repoussa.
— Hey ! Je ne suis pas mignon !
— Oh si, tu l'es ! s'amusa le brun. Encore plus quand j'arrive à te faire rougir, mais… disons que je vais éviter, ici, dans mon salon. Ça ne ferait pas bon genre d'être surpris, surtout par les enfants…
— Arrête de déblatérer tes âneries, Harry !
— Sinon quoi ?
Le blond secoua la tête de gauche à droite et poussa un soupir, résigné. Il l'avait choisi comme ça, après tout.
— T'as de la chance que je t'aime, toi ! déclara-t-il alors, vaincu.
— Oh oui, j'en ai bien conscience ! confirma le brun dans un grand sourire.
Draco sentit son cœur fondre. Merde, il était vraiment fou de cet homme ! Homme qui se pencha à nouveau pour l'embrasser.
— Et je t'aime aussi.
— Je sais, sourit-il.
Harry se redressa en soupirant.
— Dis-moi, Dray… as-tu déjà cuisiné, dans ta vie ?
— Euh… pas beaucoup, mais oui. Je te rappelle que j'ai été sans elfe de maison durant une certaine période de ma vie.
Son visage s'assombrit.
— Mais c'était plus Astoria qui s'en occupait, je dois bien avouer. Elle aimait ça, la cuisine. Elle aimait tellement de choses. Elle était si débordante de joie de vivre !
Il ferma les yeux douloureusement. Il espérait que l'autre homme ne lui en voudrait pas d'évoquer ces souvenirs-là.
Harry l'observa tristement.
— Oui, tu m'as dit avoir fait un mariage d'amour. Je suppose qu'elle devait être exceptionnelle pour que tu sois tombé amoureux d'elle…
— Serais-tu en train de te jeter des fleurs, Harry ? s'amusa le blond.
— Hein ? Pourquoi ?
— Ne viens-tu pas de dire que je ne peux être amoureux que de personnes exceptionnelles ?
Le brun rougit furieusement en constatant que c'était en effet ce qu'il venait de dire.
Draco quitta le fauteuil et plaça ses mains sur la taille du sorcier aux yeux verts.
— Moi aussi, j'aime beaucoup te faire rougir…
Ce dernier éclata de rire, entrainant le blond avec lui.
— Bon, sinon, pourquoi cette question sur la cuisine ? reprit ce dernier.
— Parce que j'aimerais beaucoup que tu m'apportes ton aide pour préparer le repas de ce soir, bien sûr ! Quelle question ?
— Tu ne veux pas que je demande à Brody ?
— Et passer à côté d'une si belle expérience ?
Ils échangèrent tous les deux un sourire avant de se diriger vers la cuisine.
— Ok. J'attends tes instructions avec impatience, alors, Harry.
Nouvelles rougeurs de la part du brun. Draco secoua la tête, amusé. L'homme avait vraiment l'esprit mal placé ! Et il n'allait sûrement pas s'en plaindre !
