Base : Harry Potter

Titre : L'amour d'un père

Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)

Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)

Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement

Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.

Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.

Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !


Notes : Bonsoir tout le monde ! J'espère que vous avez bien profité de ce Mardi gras ? Moi, oui, en tout cas ! Je vous souhaite une bonne lecture ! Bizz à tous !

Guest : Merci pour ta review. Pour ce qui est de ta question de "savoir si elle est encore longue ou si tu as déjà une idée de sa fin", eh bien, je peux juste te dire que tout a été posé, désormais. Le Mystère Astoria a été résolu, le fameux dossier secret du Chicaneur aussi, Harry et Draco sont ensemble... Maintenant, y'a plus qu'à. Je ne peux pas être plus précise, car la suite est encore en cours d'écriture. Et tu n'as pas à avoir peur que j'abandonne l'histoire. Je me suis toujours battue pour elle, pour poster les chapitres dans les temps (certes, parfois avec 1 journée de retard), donc il n'y a pas de raison que ça change ;) Si un jour je ne donne plus signe de vie sans vous prévenir, c'est qu'il me sera arrivé quelque chose de grave et ça, je ne peux malheureusement pas le prévoir :(


Chapitre 83

James se précipita dans la salle de bain et se laissa tomber contre la porte après l'avoir verrouillée. Il laissa les larmes de rage, qu'il avait contenues toute la journée, s'échapper. Il détestait sérieusement sa mère pour ce qu'elle avait fait. Même s'il n'avait pas eu accès à ce fameux numéro du Chicaneur, il ne doutait pas une seule seconde de la véracité de ses propos. Le problème n'était pas là. Avait-elle seulement pensé à lui quand elle avait décidé de publier un tel numéro ? Car, oui, les plus grands qui étaient abonnés n'avaient pas manqué de lui tomber dessus pour cracher sur sa mère, sur sa famille, sur lui. Ses amis l'avaient soutenu comme ils le pouvaient, mais que pouvaient trois Première Année face à des Sixième ou Septième Année, toutes maisons confondues ? En ce moment, il regrettait d'être né dans cette famille. Des menteurs, rien que des menteurs qui cachent la vérité aux plus jeunes, et des parents qui ne pensent même pas aux conséquences de leurs actions sur leurs enfants ! Ils étaient tous devenus amis-amis avec les Malfoy ? Grand bien leur fasse ! Lui, il ne les connaissait même pas. Lily était douée sur un balai, tandis qu'Albus n'aimait pas trop ça ? Mais merde ! Lui n'avait jamais eu la chance d'avoir – ni même de monter – sur un balai avant d'utiliser ceux du cours de Vol ! Et même là, qu'est-ce qu'il avait appris ? Que son père avait été Attrapeur pour Gryffondor, et ce dès sa Première Année ! Il ne savait même pas que son père avait un jour joué au Quidditch !

Assis là, baigné de larmes, James ressassait tout ça. Il détestait sa famille, détestait être l'aîné, détestait sa vie…

-x-

— Eh, Potter ! Tu peux arrêter de monopoliser la salle de bain ! râla l'élève derrière la porte, tout en la martelant de coups.

James n'avait pas vraiment envie d'ouvrir. Il ne voulait pas retourner dans son dortoir, au milieu des autres Gryffondor. Il avait juste envie de ne voir personne pour le moment.

— Bouge, Potter, ou je vais avertir le professeur Londubat !

Le garçon releva la tête et soupira. Certes, s'il pouvait faire venir ses parents à Poudlard à cause de ça, ce ne serait pas un mal. Au moins, il pourrait leur dire en face tout ce qu'il avait sur le cœur. Au moins, il aurait la satisfaction de leur faire un minimum de mal. Mais, d'un autre côté, il n'avait pas vraiment envie d'avoir affaire à leur directeur de Maison.

— Ok, j'ouvre, répondit-il alors avec une voix un peu rauque, tout en se relevant.

— C'est pas trop tôt !

L'autre l'inspecta de bas en haut et soupira. Il s'agissait en fait de l'un des préfets de leur Maison, Keanu Flinch. Il le repoussa dans la Salle de bain et ferma derrière lui, avant de jeter quelques sorts. James n'était vraiment pas rassuré, mais essaya de dissimuler sa peur du mieux qu'il pût.

— Tranquille… Je ne te veux pas de mal, juste discuter, ok ? tenta de l'apaiser l'autre.

Le Première Année opina du menton et croisa les bras, attendant la suite.

— La prochaine fois, j'avertirai le professeur Londubat bien plus tôt, tu es prévenu. Qui sait ce qu'un adolescent persécuté peut bien avoir en tête, seul, dans une salle de bain…

Le plus jeune fronça les sourcils, puis comprit. Il rougit aussitôt.

— Jamais, je ne…

— Chut ! Je sais bien. Pour ce soir, du moins. C'est pour ça que je t'ai laissé un peu tranquille, ok ?

Le regard de James se fit fuyant, mais il acquiesça néanmoins.

— Plutôt que ressasser seul tes idées noires, parles-en à tes amis. Et si tu préfères ne pas les embêter avec ça, n'hésite pas à venir me trouver. Je sers aussi à ça, ok ? Là, tu as passé une très mauvaise journée, car ta mère est la directrice du Chicaneur et qu'ils viennent de lâcher une bombe dans le monde sorcier. Mais ça finira par se tasser. Peut-être pas dans les prochains jours, mais sûrement d'ici la fin du mois.

James ne savait que répondre à cet élève qui poursuivit :

— Ma sœur travaille pour le Chicaneur, elle aussi. Elle a suivi les traces de notre père qui est journaliste dans le monde moldu. J'ai juste de la chance qu'elle ait changé son nom de famille en se mariant, donc personne n'a fait le rapprochement. Ce qui n'est pas le cas des enfants Evermad et Wilder. Je suis sûr que tu ne t'es même pas rendu compte que tu n'étais pas le seul touché par cette histoire…

Le plus jeune renâcla.

— Tu essayes de faire quoi, là ? Me donner encore plus de raisons de détester ma mère, car elle ne pense ni à son fils ni aux enfants de ses collaborateurs ?

Keanu soupira.

— Je veux juste que tu comprennes que tu n'es pas le seul dans cette situation, mais que nos parents pensent avant tout à faire ce qui est juste dans leur travail.

— Les conséquences restent les mêmes, pour moi ! rétorqua James. Est-ce que tu l'as ? Je veux dire : ce numéro dont il est question, t'en as un exemplaire ? Ou t'as moyen de m'en fournir un ? Je pense que le minimum des choses serait que je sache au moins ce qu'il contient réellement, non ?

L'autre le sonda du regard.

— Certaines photos ne sont pas…

— Je sais. J'en ai entendu parler, comme tout le monde dans ce château. S'il te plaît…

Le préfet finit par soupirer.

— Ok. Je t'en procure un exemplaire. En échange…

James fronça des sourcils en attendant la suite.

— … je souhaite que tu écrives à tes parents, que tu leur dises ce que tu ressens.

— Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.

— Pourquoi ? Tu as peur de faire du mal à ta mère avec tes mots ? Pourtant, tu lui en veux, non ?

— C'est vrai, mais…

— Ça te fera du bien. C'est bien ce que tu as fait en début d'année, non ?

— Comment est-ce que…

Keanu balaya la question de la main avant de la tendre vers l'autre :

— Alors ? Deal ?

— Ok, finit par soupirer le jeune Potter en scellant leur pacte.

-x-

Ginny était épuisée. Certes, elle s'y était attendue, mais elle était vraiment crevée et n'aspirait qu'à aller prendre une bonne douche et se coucher.

— Draco ? s'étonna-t-elle en le voyant avec des couverts dans la main.

Celui-ci releva aussitôt la tête vers elle. Il reposa les couverts sur la table de la cuisine et vint à sa rencontre.

— Salut, Ginny ! J'étais en train d'aider Harry à mettre la table, dans l'espoir de te faire arriver. C'est bizarre son truc, mais, apparemment, ça marche !

La sorcière éclata de rire, ce qui attira son mari dans la pièce.

— Bonsoir, Gin' !

Il l'embrassa sur la tempe.

— Pas trop fatiguée ?

— Si : épuisée ! Cette journée m'a paru durer une éternité !

— D'accord. Eh bien, je te laisse te déshabiller, puis tu pourras te mettre à table. J'ai invité Draco et Scorpius à manger. Draco m'a aidé à préparer le repas.

— Vraiment ? s'amusa-t-elle en plaçant ses affaires près et sur le portemanteau.

Le blond acquiesça avec fierté.

— Les garçons ! appela Harry en bas de l'escalier. Et Lily est chez Hermione. Elle était jalouse qu'Albus ait pu dormir chez Scorpius, du coup, je me suis arrangé pour qu'elle puisse dormir chez Hugo.

— D'accord. Du coup, tu dors ici, Draco ? l'interrogea-t-elle, tout en se rendant dans la salle à manger en leur compagnie.

Il lança un regard au brun.

— Harry me l'a proposé, mais j'ai refusé. Ce n'est vraiment pas le bon moment pour ça, surtout que j'ai l'impression qu'Astoria suspecte quelque chose.

Ginny acquiesça et se laissa tomber sur la chaise en bout de table. Harry alla récupérer les couverts laissés dans la cuisine par Draco afin de terminer le dressage. Les garçons arrivèrent à ce moment-là.

— Vous vous êtes lavé les mains ? demanda aussitôt la sorcière.

Les deux garçons hochèrent positivement la tête en souriant et Albus s'approcha de sa mère pour l'embrasser.

— Ça va, maman ?

Elle sourit. Elle était plutôt ravie qu'ils s'inquiètent tous pour elle.

— Oui, ça va, mon cœur. Juste fatiguée de ma journée.

— Allez, tout le monde à sa place ! indiqua Harry en apportant le dîner.

Draco s'installa à gauche de Ginny, tandis que les garçons préférèrent aller se placer l'un à côté de l'autre, à l'autre bout de la table, en face de la sorcière. Harry commença le service. Une fois installé à son tour, en face de Draco, il invita Ginny à leur raconter sa journée.

— On a quasiment passé la journée à ne s'occuper que du courrier…

— Ah ! Je te l'avais dit ! s'exclama son mari, victorieux.

Elle leva les yeux au plafond avant de reprendre.

— On a eu la visite de membres du Ministère. Enfin, ils nous ont contactés et je les ai rencontrés à l'extérieur avec Thomas et Pansy.

— Et pour Dawn et Matthew ? s'intéressa-t-il.

— Ils n'étaient pas là, aujourd'hui, répondit-elle en haussant les épaules. Apparemment, les choses ne s'arrêtent pas là pour eux…

— Et Dawn a sûrement voulu voir sa famille.

— Oui, aussi. Bref, comme on s'en doutait, la Gazette a publié un communiqué spécial pour contrecarrer le Chicaneur. Des beuglantes ont envahi le bureau de Kate… Elle est gentille de les avoir filtrés.

— La pauvre ! releva Draco.

— Je sais, confirma Ginny. Elle a vraiment toute l'admiration de l'équipe. Bref, beaucoup d'indignation, mais aussi des remerciements d'avoir mis tout ça en lumière. Ce ne sont pas les réactions, aussi diverses et variées soient-elles, qui manquent ! Et là, je bénis le fait que notre adresse soit protégée pour empêcher les inconnus d'écrire ici.

— Des réactions me concernant ? demanda alors Harry.

— Bien entendu. Mais surtout de l'indignation. En nous traitant de menteurs, bien évidemment, même concernant ton lien avec Vernon Dursley. Les gens veulent à tout prix garder leurs œillères et croire que tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes !

Les deux hommes approuvèrent d'un mouvement de tête. Les enfants, quant à eux, écoutaient la conversation sans vraiment tout comprendre.

— Et donc, tu disais avoir rencontré des membres du Ministère… rappela son mari.

— Ouais, d'ailleurs, c'était les types qu'on avait surpris au Chicaneur, ce soir-là.

Harry acquiesça, elle enchaîna :

— Apparemment, ils veulent porter plainte contre le Journal pour violation du secret médical. Eux, au moins, n'ont pas cherché à nous mentir.

— En même temps, eux aussi ont été pris en flagrant délit avec leur intrusion au Chicaneur, non ?

— Oui, c'est ce que je leur ai dit, mais ils m'ont répondu que c'était dans le cadre de leur fonction, blablabla…

La rousse soupira en se passant une main dans les cheveux.

— Bref, on fera face, j'en suis sûre, s'encouragea-t-elle en opinant du menton.

— Et le docteur Kahn ? Sais-tu s'ils comptent au moins l'arrêter ? s'intéressa l'homme blond.

Elle lui jeta un regard triste.

— Je n'en sais rien, Draco. La logique voudrait que oui, mais s'il est sous la protection du Ministère…

L'ancien Serpentard acquiesça.

Ils vidèrent ensuite leurs assiettes en silence, avant qu'Harry ne relance Ginny :

— Tu as pensé à envoyer le hibou dont on a parlé ce matin ?

— Oui. J'en ai profité lorsque je suis sortie pour rencontrer les membres du Ministère. Je lui ai expliqué de ne pas me répondre, que je reprendrai contact avec lui lorsque ça se calmera un peu.

— Il a dû être ravi, ironisa le brun.

— Qui ça, maman ?

— Un contact, mon chaton, lui sourit-elle.

— En parlant de hibou, vous n'entendez pas frapper ? souleva Draco.

Tous se turent pour tendre l'oreille. Effectivement. Harry fronça les sourcils et se rendit dans la cuisine pour remarquer qu'un hibou cognait au carreau. Il n'était pas rassuré, après la conversation qu'ils venaient d'avoir. Il ouvrit néanmoins et récupéra le courrier. Albus arriva en courant, le paquet de Miam'Hibou en mains, Scorpius sur ses talons. Harry referma la fenêtre pour éviter que le froid n'entre dans la pièce, le temps que le volatile se nourrisse.

— Qu'est-ce que c'est ? demanda Ginny.

Il retourna s'asseoir à sa place et haussa les épaules en signe d'ignorance avant de déplier la lettre.

— C'est James, avertit-il aussitôt sa femme avant de commencer à lire la missive.

Des rougeurs passèrent à plusieurs reprises sur son visage avant qu'il soupire et confie la lettre à la sorcière. Draco et lui l'observèrent en silence se décomposer, des larmes venant se mettre à rouler sur ses joues. Harry se leva et incita la journaliste à en faire autant, avant de la conduire à la salle de bain. Il fit couler de l'eau chaude sur un gant de toilette qu'il essora avant de le lui tendre.

— Tiens, ça te fera du bien.

— Merci, acquiesça-t-elle doucement.

— Il est juste en colère. Il ne pense pas vraiment tout ce qu'il a dit…

— Oh si, il le pense ! Car il n'a pas tort. Enfin, dans les faits. Car en réalité…

— Je sais bien, Gin'. Tu n'as pas à te justifier devant moi, je sais très bien ce qu'il en est. Dis-toi juste qu'il n'a que onze ans et qu'il a dû affronter les autres élèves du château…

Elle releva aussitôt le regard vers lui et esquissa un sourire amer.

— C'est sûr que tu dois comprendre.

— Un peu, ouais. Sauf que c'est à moi directement qu'on s'en prenait, pas à ma famille, que ce soit en Quatrième ou en Cinquième Année. Donc je ne sais pas comment il le vit réellement. Et comme je le disais : il n'a que onze ans.

Il l'attira à lui pour la serrer dans ses bras.

— Allez, prends ton temps avant de revenir. En plus, comme tu l'as dit : tu es fatiguée, donc ça ne doit pas du tout aider.

— Non, c'est sûr. Merci, Harry. File rejoindre ton homme !

Il cligna des yeux. Son homme ? C'était tellement bizarre de l'entendre formulé de cette façon, venant de sa femme, de surcroit ! Il acquiesça néanmoins et retourna dans la cuisine.

— Il a fini ? constata-t-il.

Les enfants confirmèrent d'un hochement de tête. Harry leur sourit et rouvrit la fenêtre pour permettre au hibou de s'en aller.

— Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda Albus, inquiet.

D'un mouvement de tête, l'homme les invita à retourner dans la salle à manger. Chacun se réinstalla à sa place.

— Désolé pour ça, Dray…

Il entendit un petit rire, qu'il repéra provenir de Scorpius, puis rougit en se rendant compte de comment il venait d'appeler l'autre homme. Ce dernier balaya la situation de la main avant de demander :

— Des reproches, je suppose ?

— Des gens ont trouvé notre adresse ? s'inquiéta aussitôt Albus.

— Non, c'est une lettre de James. Disons que certains s'en sont pris à lui à cause du Chicaneur, donc il en veut à ta mère. Normal, quoi, soupira-t-il.

Draco eut un léger sourire et acquiesça.

— Ben, non, c'est pas normal ! réagit le garçon en fronçant les sourcils. Pourquoi il en veut à maman alors qu'elle n'a fait que partager des informations qui ne plaisent pas ?

Harry eut un léger rire et tenta d'apaiser son fils.

— Ne t'inquiète pas pour ça, Al'. Si tu veux, maman est dans la salle de bain. Je pense qu'elle ne dira pas non à un gros câlin, suggéra-t-il.

Albus ne se fit pas prier. Il sauta aussitôt de sa chaise pour rejoindre sa mère.

— Et moi, j'ai raison d'en vouloir à Mère ? les interrogea Scorpius, surprenant les deux adultes.

Le sorcier à lunettes porta aussitôt son attention sur Draco.

— Oui, mon fils. Tu as plusieurs bonnes raisons d'en vouloir à ta mère. Ce n'est pas comparable avec ce que vit James à Poudlard, je peux te l'assurer.

Le jeune blond acquiesça. Harry soupira puis fit mine de se racler la gorge.

— Chers invités, voulez-vous du dessert ?

Cela arracha un sourire à Scorpius, puis à Draco qui fut soulagé de la réaction de son fils.

— Je prends ça pour un oui, sourit le brun en déposant une part de tarte dans une petite assiette qu'il tendit à son élève.

Il en fit de même pour celui qui le dévorait des yeux.

— C'est la tarte, le dessert, Draco, pas moi, marmonna-t-il alors en rougissant.

— Je ne peux pas avoir des deux ? le taquina l'ancien Serpentard en retour.

— Papa ! Il y a un enfant à cette table ! s'offusqua faussement Scorpius.

Son rire réchauffa à nouveau le cœur de son père, qui échangea un nouveau sourire avec le brun.