Base : Harry Potter
Titre : L'amour d'un père
Genre : Romance, slash (relation homosexuelle)
Rating : T = pour les ados, peut légèrement aborder quelques thèmes "adultes" (13 ans et +)
Personnages : La famille Potter & la famille Malfoy principalement
Disclamer : Eh oui, tout appartient à la grande JK Rowling qui nous autorise à jouer avec son univers et ses personnages. Merci à elle. Par contre l'intrigue m'appartient, même si je ne toucherai pas d'argent dessus.
Résumé : Draco veut donner une bonne éducation à son fils Scorpius avant qu'il n'aille à Poudlard. Il se sent compétent pour lui enseigner la plupart des matières, mais songe à Potter et aux cours qu'il donnait en 5è année, pour la DCFM. Il va donc lui proposer de devenir professeur particulier au manoir Malfoy. Harry accepte à condition que son fils Albus puisse aussi assister à l'ensemble des cours.
Avertissement : Il sera question, dans cette fic, de romance entre deux hommes (sans lemon). Homophobes, passez votre chemin ! Il s'agit d'une fic plutôt familiale ; ne vous attendez pas à un Drarry tout de suite !
Notes : Coucou tout le monde ! Eh oui, je suis en retard. Désolée. Disons que je n'étais pas en très bonne santé ces 10 derniers jours, mais ça va un peu mieux. J'espère que ce chapitre sera quand même à la hauteur. Je vous embrasse tous ! Bonne lecture !
Chapitre 84
Lorsqu'il eut fini sa part de tarte, Scorpius quitta la salle à manger pour aller retrouver son meilleur ami. Il eut un léger pincement au cœur en le voyant dans le salon, installé sur les genoux de sa mère, sur le canapé, la main de cette dernière glissant dans ses cheveux.
Il ne savait si sa réaction était due au fait que lui n'avait jamais eu ce genre d'échange privilégié avec la sienne ou si parce que, finalement, Albus ne semblait pas si embêté que ça par les caresses de Ginny dans ses cheveux alors qu'il pensait être le seul à pouvoir le faire sans que ça le gêne.
La sorcière le remarqua. Elle sourit doucement.
— Merci beaucoup pour ce gros câlin, Al', mais je pense que tu devrais aller t'occuper de ton ami, maintenant…
Le jeune brun se retourna et sourit en apercevant Scorpius, avant de reporter son attention sur la femme.
— Tu es sûre que ça ne te dérange pas, maman ?
— Non, bien sûr que non, mon chaton. Merci encore.
Elle déposa un baiser sur ses cheveux et il descendit rejoindre le blond à qui il proposa d'aller dans sa chambre. Scorpius acquiesça. Il lança un dernier regard vers Ginny avant de suivre Albus dans l'escalier.
Ginny quitta le canapé à son tour, inspira profondément et retourna se donner un coup d'eau sur le visage avant de rejoindre les deux hommes. Un léger sourire s'étira sur ses lèvres. Ils étaient là à discuter ensemble, mais se mangeaient du regard sans aucune discrétion.
— Si vous vous regardez de cette manière quand vous êtes au Manoir, c'est normal qu'Astoria se doute de quelque chose !
Harry se mit à rire doucement, tandis que de légères rougeurs prenaient place sur les joues du blond. Ginny ne pouvait qu'admettre que ça le rendait plus séduisant encore.
— Ça va mieux ? Tu veux de la tarte ? l'interrogea son mari.
— Oui, ça va. Et je veux bien de la tarte… et même un petit café avec ça, si tu veux bien !
— Très bien, Madame. Et toi, Draco ? Un café ? Un thé ? proposa-t-il en se levant.
— Non, merci, Harry, ça va aller.
L'homme acquiesça. Il termina de servir le dessert de sa femme avant de se rendre dans la cuisine pour la boisson réclamée. Mais il n'eut pas le temps de remplir une tasse que le blond l'attira à lui pour l'embrasser. Harry répondit avec ardeur à cette étreinte surprise ; il ne l'avait pas vu ni même entendu le suivre. Il le serra davantage contre lui. Il aimait tellement sentir la chaleur de ce corps pressé contre le sien.
— Je vais finir par être jalouse ! finit par les interrompre Ginny en les observant depuis la porte de la salle à manger.
Draco s'éloigna juste suffisamment pour poser son front contre celui de l'autre homme et glissa amoureusement ses doigts sur l'une de ses joues.
— Je n'arrivais plus à me retenir, expliqua-t-il alors, sur un ton d'excuse.
— Je ne m'en plains pas, sourit le Sauveur.
— Mais moi, j'attends toujours mon café, s'amusa la sorcière.
— Quelle rabat-joie, ta femme ! souffla le blond en se détachant enfin de lui.
— La rabat-joie soutient votre relation, tu ne devrais pas te plaindre ! rétorqua-t-elle aussitôt.
Il haussa les épaules. Harry profita de l'échange pour enfin finir de préparer le café demandé, puis décida de s'en servir un aussi.
Ils retournèrent tous les trois s'installer dans la salle à manger, mais, cette fois-ci, Draco prit place à côté du brun. Ce dernier fronça les sourcils :
— Que se passe-t-il, Draco ? Pas que ça me dérange, au contraire, mais je te trouve très câlin depuis hier soir. Est-ce parce que tu t'inquiètes pour notre relation ? supposa Harry.
Draco se détourna, légèrement gêné.
— Tu me trouves ridicule ? demanda-t-il alors à voix basse.
Ginny les observait et écoutait sans intervenir, bien que surprise par cette facette du blond qu'elle n'aurait jamais pu imaginer jusqu'alors.
— Jamais. Donc, c'est ça ? Tu as peur de ce qu'il pourrait nous arriver ? Que notre relation prenne fin d'une façon ou d'une autre ?
Le regard toujours posé sur la table, Draco acquiesça. Harry eut un léger sourire. Le malaise de l'ancien Serpentard ne devrait pas lui faire plaisir, mais… le fait est que c'était le cas. Vraiment. Cela signifiait que leur relation comptait réellement pour Draco et cela lui faisait vraiment chaud au cœur.
— Hey… Tu sais qui je suis. Je n'ai jamais abandonné face à un obstacle, donc tu peux me faire confiance : je ne te laisserai pas tomber, peu importe ce qu'il pourrait se passer, d'accord ?
L'ancien Serpentard soupira puis fixa enfin son regard dans le sien.
— Je le sais bien, Harry. Ce n'est pas en toi que je n'ai pas confiance ! Je n'ai jamais eu ton courage, tu sais…
Harry lui attrapa la main et la serra possessivement.
— Je n'abandonnerai pas. Et toi non plus. Tes réactions, tes doutes, tes craintes me prouvent que tout ça, c'est important pour toi aussi, donc je me battrai pour toi. Même si tu renonces et que tu me tournes le dos, je viendrai te chercher. C'est une promesse.
— Hum… Ça sonne aussi étrangement comme une menace.
— Prends-la comme telle si tu penses que c'en est une, approuva le brun avec un léger sourire.
Draco lui sourit en retour. Il lui aurait bien répété qu'il l'aimait, mais n'osait pas prononcer ces mots qui n'appartenaient qu'à eux devant Ginny.
-x-
— Quelque chose ne va pas, Scorp' ? s'inquiéta Albus, installé sur son lit avec son ami.
— Non, ça va. Je me sens un peu bête, c'est tout…
— Bête pour quoi ?
Le blond rougit.
— Dis-moi, s'il te plaît, insista l'autre garçon.
— Je… j'ai ressenti de la jalousie, tout à l'heure. Juste parce que ta maman te caressait les cheveux, avoua-t-il en baissant les yeux.
— Tu étais jaloux de qui ? De ma mère ou de moi ?
— Je ne sais pas trop… mais je pense bien que c'était de ta mère. Qu'elle glisse ses doigts dans tes cheveux comme ça, alors que je pensais être le seul que tu autorisais à le faire, expliqua-t-il en rougissant davantage.
Albus se mordit la lèvre pour ne pas rire. Scorpius lui semblait tellement mignon, comme ça, entre ses paroles et sa gêne. À la place, il s'allongea sur le dos, de sorte à placer sa tête près de son ami.
— Ce n'est jamais aussi bien que lorsque c'est toi qui me le fais, Scorp', je te le promets.
Il espérait que ses paroles rassureraient ce garçon si important pour lui. Il ne voulait pas le savoir embêté ou triste par sa faute. Albus ferma les yeux en sentant les doigts de Scorpius se glisser enfin entre ses mèches. Il ne mentait pas lorsqu'il disait qu'il considérait que c'était meilleur venant du blond. Il sentit d'autres doigts glisser sur son visage et parfois sur ses lèvres, semblant comme le dessiner. Cela le fit frissonner à plusieurs reprises, bien que ce ne fût pas désagréable.
— Ça va ? lui demanda Scorpius d'une voix qui lui sembla lointaine.
— Très bien. Merci, Scorp'. Je t'aime.
Les mouvements s'arrêtèrent l'espace d'une seconde avant de reprendre doucement.
— Je t'aime aussi, Al'.
Le brun ouvrit les yeux et son cœur rata un battement devant le visage de son ami concentré sur lui et ce qu'il lui faisait. Quittant ses caresses, Albus se redressa pour aller le serrer contre lui, déposant un baiser sur sa joue en passant. Scorpius lui rendit son bisou et le serra fort à son tour. Puis l'une de ses mains retrouva sa place dans la chevelure brune. Il entendit Albus soupirer d'aise et en fit de même quelques secondes après en sentant les doigts de son ami glisser dans la sienne.
-x-
— Tu es vraiment sûr de ne pas vouloir rester ?
— Oh, Harry, s'il te plaît ! Tu sais que ce n'est pas que je ne veux pas... soupira tristement Draco.
L'homme brun l'attira à lui pour une dernière étreinte.
— Et pour Scorpius ? intervint Ginny.
— Je…
Il croisa le regard de son fils à la fois triste et suppliant, avant de s'éloigner d'Harry.
— Bon, d'accord. Scorpius peut rester là.
Ces paroles provoquèrent des cris de joie de la part des deux garçons. Ils étaient tellement heureux de ne pas avoir à se quitter !
— Et moi, je ne peux pas venir dormir avec toi ? proposa le sorcier à lunettes.
— Papa ! s'indigna Albus, tandis que Ginny se mettait à rire et que Draco répliquait d'un air las :
— Je pense que ce serait encore pire que d'accepter de dormir ici ! Franchement, Harry, tu es parfois vraiment incorrigible !
— Tant que ce n'est que parfois… s'amusa l'ancien Gryffondor.
— Donc, je t'attends demain matin avec nos deux fils ?
— Exact.
Harry s'approcha de l'oreille du blond :
— Bonne nuit, mon ange, lui glissa-t-il vraiment doucement, de façon à s'assurer que les autres personnes ne l'entendent pas, avant de déposer un baiser sur sa joue, puis sur ses lèvres avant de s'éloigner.
— Bonne nuit à toi aussi, lui répondit Draco, le regard pétillant. Bonne nuit à vous tous, se reprit-il.
Il lança ensuite une poignée de poudre de cheminette, puis rentra chez lui.
Ginny se retint de faire des commentaires à son mari devant les enfants.
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Chose qu'elle ne manqua pas de faire une fois les toilettes faites et les enfants couchés dans la chambre d'Albus.
— Tu te rends compte de tout l'effet que tu lui fais ? l'interrogea-t-elle en se glissant dans son lit.
— Hum ? Tu parles de Draco ?
— Bien sûr, de qui d'autre ?
Harry s'allongea sur le dos et sourit.
— Je pense m'en rendre compte, oui. Il suffit de voir ses réactions… et toutes ses craintes, aussi. Si notre relation ne lui semblait pas importante, il ne flipperait pas autant, n'est-ce pas ?
Il se tourna vers sa femme devant son absence de réponse et sourit en constatant qu'elle s'était déjà endormie.
— Bonne nuit, Gin'… murmura-t-il alors avant de plonger leur chambre dans le noir.
Il ôta ses lunettes puis ferma les yeux, songeant comme toujours à cet homme magnifique qu'était Draco Malfoy.
-x-
De retour chez lui, Draco prit conscience de sa soudaine solitude. La présence solaire d'Harry et l'amour de son fils n'étaient plus là pour le réchauffer. Il avait tellement peur que ce froid, ce vide deviennent son quotidien d'ici quelque temps. Et même sans Astoria, si Harry venait à sortir de sa vie, il se retrouverait seul, une fois Scorpius à Poudlard. Il inspira profondément pour tenter de calmer ses tremblements. L'ancien Gryffondor lui avait promis qu'il serait toujours là pour lui… et maintenant qu'il avait un minimum goûté à ce bonheur qu'était l'amour que lui portait le brun, il n'avait vraiment aucune envie de le perdre. Et cette constatation l'effrayait, car jamais il n'avait été dépendant de qui que ce soit, même à l'époque de son mariage avec Astoria. Jamais sa femme ne lui avait semblé si indispensable à sa vie qu'il le pensait désormais d'Harry.
Draco eut l'impression de fournir d'énormes efforts pour parvenir jusqu'à sa chambre. Il se laissa tomber sur son lit, vidé de toute énergie, son avant-bras devant ses yeux. Il n'arrivait pas à juger si sa dépendance envers l'autre homme était une bonne ou une mauvaise chose. Et il ne comprenait pas comment lui, Draco Malfoy, en était venu à ce point.
Il se mit à rire nerveusement. Il avait ressenti cette attraction envers Potter dès les premières semaines à force de le côtoyer. Ce besoin de contact, trouver le réconfort dans ses bras, mais jamais il n'aurait pensé qu'une relation amoureuse aurait été possible entre eux. Mais Harry était arrivé changé un matin et voilà qu'il lui avouait ressentir une certaine attirance envers lui. Comment Draco était-il censé maintenir ses barrières, face à ça ? Les révélations d'Astoria avaient réussi à occuper suffisamment son esprit après ça, du moins, jusqu'à ce que les sentiments d'Harry semblent lui exploser au visage. Il avait donc cédé. Il l'avait embrassé et ses propres sentiments l'avaient complètement submergé. Il avait goûté au bonheur que lui proposait l'autre homme et s'en était brûlé les doigts. Désormais, il était bien incapable de s'en passer et voilà dans quel état il se retrouvait à juste supposer que ça prenne fin un jour… Il se sentait tellement pathétique !
Il n'osait même pas imaginer ce que cela pourrait donner lorsqu'Harry et lui pourraient enfin faire l'amour ensemble. Draco sentit ses joues le brûler à cette simple allusion. Il ne doutait pas que ce serait quelque chose de fort entre eux. Il suffisait de constater à quel point Harry réussissait déjà à lui faire perdre la tête, juste avec ses mains et ses lèvres… Mais à en juger par les réactions du brun, il ne devait pas être mauvais pour lui retourner la pareille. Un sourire s'étira sur ses lèvres. Oh oui, il était clair qu'il aimait faire perdre pied à l'ancien Gryffondor. Sentir que lui aussi avait un certain pouvoir sur l'autre…
Après un profond soupir, Draco se leva pour rejoindre sa salle de bain. Il aspirait désormais à une bonne douche et une bonne nuit de sommeil. Cependant, la vision d'un Harry dévêtu semblait ne plus vouloir quitter son esprit et encore moins calmer son désir naissant.
— Harry… murmura-t-il, une fois sous le jet d'eau.
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Il eut beaucoup de mal à se contenir lorsque son employé arriva le lendemain matin avec les enfants. L'homme brun fronça d'ailleurs les sourcils en l'apercevant.
— Tu as passé une mauvaise nuit ? l'interrogea-t-il aussitôt.
— Bonjour à toi aussi, Harry. Ça me fait plaisir de constater que tu trouves que j'ai une sale tête… grimaça alors le blond, vexé.
— Désolé de m'inquiéter pour toi. Et on dira que c'est de bonne guerre. Toi aussi, tu m'as déjà sorti sans préambule que j'avais une mine affreuse, un matin…
Draco fronça les sourcils pour tenter de se souvenir à quand cela faisait référence.
— Ah oui, c'est vrai ! Tu avais passé ta soirée à courir après des méchants, en même temps…
— C'est pas tout à fait exact, mais je constate que tu as une bonne mémoire.
— En doutais-tu ?
Scorpius se mit à rire.
— Tu penses qu'ils arrêteront de se chamailler de cette façon, un jour ?
— Je n'en suis pas sûr… sourit Albus en réponse.
Son ami acquiesça, amusé. Le sorcier à lunettes se tourna vers eux.
— Je sais que tu n'aimes pas mentir à ta sœur, Al', mais peut-être faudrait-il ne pas lui dire que Scorpius a dormi chez nous cette nuit, d'accord ?
— Papa : tu radotes. Tu nous l'as déjà dit pendant qu'on prenait notre petit-déjeuner, soupira le garçon.
Le jeune blond cacha son rire derrière sa main.
— Par contre, ta mémoire à toi, ça n'a pas l'air d'être ça ! le taquina Draco, profitant de cette belle occasion.
— Certes. Je vous retrouve ce midi… J'ai hâte, ajouta-t-il en plongeant son regard dans celui du blond.
Celui-ci inspira profondément puis acquiesça. Oui, lui aussi avait hâte de le retrouver… vraiment. Ça lui semblait tellement difficile lorsqu'ils ne faisaient que se croiser, comme ça, sans même pouvoir se toucher un minimum.
— Allons-y, les enfants, invita-t-il ceux-ci à se rendre dans leur salle de classe. À ce midi, Harry.
Ce dernier réactiva la cheminée et, une fois à l'intérieur, observa les trois autres quitter la pièce avant de retourner chez lui.
