Enfin ! Bon sang, j'ai cru que je n'arriverai jamais à finir ce chapitre. Pas très intéressant à traduire, je le crains. J'espère toutefois qu'il va vous plaire !

Merci à nouveau pour toutes vos petites attentions, vos reviews, d'avoir mis cette traduction dans vos follow et vos favorites. Un merci tout particulier à :

- Daidaiiro30

- Stormtrooper2

- Chloay

- Zeugma412

- Lord Harold James Gryffondor

- Quetsche

- Auriane07


Ils empruntèrent une autoroute chargée vers Arlington, Virginie. Sur le chemin, Spalding tendit à Harry, Snape et Percy des badges d'identification sur lesquels on pouvait lire Sommet sur les Relations internationales des Jeunes Leaders, Membres de Poudlard.

Les gardes arboraient pour leur part des badges mentionnant CIA.

« Vous arrivez à passer avec ça !? » s'exclama Harry, sachant pertinemment ce qu'est la CIA.

« Bien sûr qu'on peut. » répondit Spalding en riant. « La vérité, c'est que ces badges sont authentiques. La SFM est en fait une branche de la CIA, même si nos collègues moldus pensent que cela veut dire Section des Fraudes Musicales. On leur raconte souvent des histoires de fous autour de la fontaine à eau ils pensent toujours que c'est nous qui avons jugé Milli Vanilli. »

Harry était déconcerté mais ne pouvait pas s'empêcher de rire, comprenant, mieux que ses compagnons de voyage, de quoi Spalding parlait. Le front de Snape était plissé par la confusion, et Percy semblait carrément méprisant.

La voiture se faufilait à travers le trafic vers un pont, et Spalding pointa une direction vers l'avant. « Tu vas avoir droit à une vue impressionnante, Harry. »

Harry regarda avec curiosité et après un dernier virage, les buildings laissèrent place à une tour en forme d'obélisque, pointant fièrement vers le ciel et plantée dans un vaste parc bordé de grands arbres. Des grands buildings blancs entouraient ce complexe, et, au fond du parc se trouvait un édifice massif en forme de dôme qui semblait scintiller sous le ciel blanc d'automne.

Harry ne réalisa pas qu'il avait retenu son souffle avant de le laisser s'échapper.

Spalding le regarda avec un grand sourire. « Tu le sens, hein ? »

C'était très étrange Harry ressentait effectivement quelque chose. La ville toute entière semblait dégager de la magie, mais pas de la même manière qu'à Poudlard. C'était une sensation troublante, mais pas menaçante comme lors de ses multiples duels avec Voldemort. « Qu…qu'est-ce c'est ? »

« Washington DC est une capitale puissante, du point de vue moldu et magique. » déclara Spalding. « La population de sorciers doit gérer ses bâtiments autant que les moldus – et nos gars ont ajouté leur touche personnelle. C'est la ville qui possède le plus de barrières magiques au monde entier. Voici la Maison Blanche. » ajouta t-il tout en pointant un bâtiment semblant plus petit, niché au milieu d'arbres et de buissons. La voiture longea le côté gauche de l'obélisque. « On est sur le National Mall là. Et au fond voici le Washington Monument. » fit-il en désignant l'obélisque gigantesque.

« Ce n'est pas très discret de la part des sorciers. » lança Percy.

« Oh, vers la Maison, Coop, va vers la Maison. » lança Spalding au conducteur. Il répondit à Percy : « Les sorciers n'ont pas construit tout ça – ce sont les Moldus. Enfin, le concepteur du Capitole était un sorcier, mais à part ça, nos ancêtres ont juste ajouté quelques touches magiques. Les Pères Fondateurs voulaient créer une cité qui intimide et qui donne une leçon d'humilité aux visiteurs étrangers. » gloussa Spalding. « Disons juste que les Sorciers Fondateurs se sont assurés que si l'architecture urbaine ne remplissait pas son rôle, les enchantements s'en chargeraient. »

Visiblement, cela fonctionnait, pensa Harry avec appréciation tout en essayant de lire les noms sur le marbre blanc des bâtiments qu'ils dépassaient. Ils roulèrent jusqu'en face du Capitole…mais, avec amusement, Harry réalisa qu'en dépit de son étendue, de ses côtés carrés et du dôme gigantesque, le bâtiment n'était pas si grand, il semblait grand. Magique.

Finalement, la voiture s'arrêta au bord du trottoir en face de la rue du côté droit du Capitole. « Terminus, tout le monde descend ! » lança Spalding.

« Gardez la tête baissée, Potter. » murmura Snape à Harry en descendant de la voiture. Il s'exécuta, tout en pensant qu'il ressemblait plus à un dangereux criminel qu'à un visiteur d'une école étrangère au milieu des hommes en costume autour de lui. Percy semblait confortable dans son manteau gris et son pantalon en velours (il aurait pu vivre ici en fait), mais Snape avait l'air de vouloir faire payer celui qui l'avait forcé à porter un costume moldu noir assorti d'une cravate (qui, selon Harry, aurait été bien plus adapté pour des funérailles que pour un rendez-vous diplomatique).

Spalding leur montra du bras les buildings aux formes étranges en face d'eux. « Les Buildings House Office. Le quartier général des bureaux des membres de la Chambre des représentants des Etats-Unis – les deux d'entre eux. » ajouta t-il avec un sourire. « Celui qu'on veut est le Building Cannon, là, tout au bout. » Ils parcoururent l'allée en marbre jusqu'à une porte tourniquet, et Spalding leur chuchota « Laissez vos montres ou votre argent dans le bac et laissez vos baguettes cachées. Les détecteurs de métal ne les détecteront pas. »

« Quoi ? » s'exclama Percy, confus.

« Juste, faites comme moi. » Spalding déposa quelques pièces de monnaie et la montre en or qu'il portait dans un bac, puis passa à travers le portique en plastique. Harry se surpris à imaginer faire des blagues avec le détecteur de métal et secoua la tête il avait vu des détecteurs de métal bien avant qu'il ait entendu parler de magie, comment pouvait-il réagir comme ça ?

Cela dit, l'arche, ou du moins sa forme, le fit grimacer.

Avec des haussements d'épaule, Percy et Snape lachèrent leurs pièces dans la caisse et suivirent Spaling. Harry en fit de même. L'officier de police leur rendit leurs affaires, et eut une expression perplexe. « D'où ça vient, ça ? »

Le cœur d'Harry manqua un battement : lui, Percy et Snape avaient déposé des Gallions, des Mornilles et des Noises. L'officier semblait plus curieux que suspicieux, donc il lui répondit : « Des pièces de collection. On les a acheté aujourd'hui. ». Il récupéra les pièces de monnaie qu'il rendit à Percy et Snape.

« Bien joué, gamin. » lui murmura Spalding. « Désolé, j'ai oublié de vous prévenir. »

« Utilisez-vous de la monnaie Moldue également ? » demanda Percy.

Spalding haussa les épaules. « On a essayé de les faire utiliser notre monnaie, mais ils préfèrent les garder pour en faire des collections. » Il sortit de sa poche plusieurs pièces et les montra à Harry. « Double-Aigle, Sacajaweas et Kennedys. L'étage est par là. »

Le gouvernement américain des Moldus était assez impressionnant, pensa Harry, au vu de la rotonde qu'ils dépassèrent en se dirgeant vers les couloirs. Le bruit de leur pas résonnait sur le sol brillant, et la lumière douce associés aux portes des bureaux en bois donnait aux murs de marbre blanc un aspect doré. Harry lisait quelques noms sur les portes au passage : US Rep. Clint Verne, R-Floride, 6ème District, US Rep. Gill Flounder, R-Californie, 22ème District, US Rep. Ray Bryce, D-Caroline du Nord, 4ème District.

Ils empruntèrent une porte sur le côté avec le symbole des toilettes pour homme, ce qui étonna Harry jusqu'à ce qu'il réalisa que les urinoirs étaient disposés d'un seul côté, et la porte vers laquelle Spalding les conduisait s'ouvrit sur une étroite cage d'escalier où, pour une raison qui lui échappait, se nichait un salon de coiffure juste à côté des antiques marches d'escalier. « C'est pour les sorciers ? » chuchota Harry à Spalding, alors que le barbier leur faisait des grands gestes amicaux.

« Nope, les étages supérieurs sont uniquement des espaces Moldus » lui répondit Spalding. « Nos bureaux se trouvent au sous-sol entre deux des buildings de la Maison Blanche. »

« Entre deux Buidlings ? » répéta Harry, confus.

« Ils sont tous reliés par des tunnels – l'œuvre des Moldus. » ajouta-t-il à Harry avec une pointe de fierté qui lui rappelait M. Weasley. « Mais il y a plus de pièces en bas qu'on aurait pu avoir besoin, donc on s'en est approprié quelques unes. Et on s'est assuré que les Moldus oublient que cet endroit existe. »

Le couloir du sous-sol dans lequel ils arrivèrent était tout aussi bondé qu'aux étages supérieurs, et, grâce au regard d'avertissement de Spalding, Harry comprit qu'il s'agissait aussi de Moldus ! Ils passèrent devant une autre rotonde – celle çi tenait uniquement dans le sous-sol et arborait une gigantesque représentation du Capitole, en marbre, sur le centre de l'édifice, et le buste d'un homme qui fit un clin d'œil à Harry lorsqu'ils passèrent devant – et là Harry s'arrêta net.

Ils avaient pénétré dans un autre tunnel qui semblait descendre il avait vu cet endroit auparavant. Snape lui donna un léger coup de coude et Harry força ses jambes à avancer vers un corridor pavé de briques.

Harry se rendit compte qu'il était bouche bée comme un touriste, mais les Moldus avaient bâti une véritable ville sous leur Capitole ! Il y avait une banque, un bureau de poste, un magasin de souvenirs, une épicerie, un pressing – et même un vendeur de glaces ! L'endroit était véritablement bondé, et Harry était coincé entre Snape et Spalding, ce qui l'empêchait de profiter de la vue. Le tunnel continuait à s'enfoncer jusqu'à un escalator au dessus duquel on pouvait lire Longworth HOB. Ils quittaient le gros de la foule derrière eux pour entrer dans un espace constitué apparemment de placards à balai et de bureaux de tri.

Ils s'arrêtèrent devant une porte maculée de peinture grise écaillée sur laquelle était noté Espace fermé pour rénovation, et Spalding pressa discrètement son badge contre la porte. Il y eut un léger éclair, et la mention sur la porte se changea en Congrès Américain Sorcier, Bureaux de la Maison des Représentants et s'ouvrit en les laissant passer.

« On va déjà aller au bureau de Kate Leland, elle siège au Comité de la Défense Magique. » leur lança Spalding. « Vous allez pouvoir parler avec elle au sujet des futurs plans de Lord Vous-Savez-Qui avant le déjeuner avec les Membres, et ensuite les rendez-vous individuels cet après-midi et demain. Oh, et le diner avec le Comité de la Défense magique, le petit-déjeuner demain avec le Comité des Relations internationales puis le déjeuner avec l'IRS. » Il s'engouffra par la première porte, non conscient du regard abasourdi d'Harry. Bon sang, on a un planning chargé. Il n'osait pas regarder Snape.

Spalding les guida vers une porte massive en bois à côté d'un écriteau disant USW Rep. Katherine Leland, D-Floride, 5ème District. La porte s'ouvrit et révéla non pas un placard à balai poussiéreux mais un bureau grouillant d'activité.

Une sorcière blonde de l'âge de Percy se tenait derrière un bureau niché dans le coin à droite de la porte. « B'jour, M. Spalding. » Puis elle remarqua Harry, et elle fût bouche bée. « Ohmondieu ! C'est… »

« Hé, doucement, Pat. » l'avertit Spalding. Une fois la porte fermée, il lui répondit. « Oui, oui, c'est Harry Potter. Et voici le Professeur Snape, de Poudlard, et M. Weasley du Ministère. »

Pat s'était remise du choc, mais lançait néanmois un grand sourire à Harry, ce qui le faisait rougir. Percy semblait offensé qu'on ait oublié son titre. « Informez votre patron que nous sommes ici. »

Pat se leva et se dirigea vers une grande porte de l'autre côté du bureau. Elle toqua, puis ouvrit la porte qui craqua. Harry l'entendit chuchoter « Kate, ils sont là ! »

« Pile à l'heure ! » répondit quelqu'un, et deux femmes arrivèrent rapidement. La première était grande, sa chevelure était brune et bouclée et son visage était illuminé par un sourire chaleureux qu'Harry lui retourna. La seconde sorcière était plus petite qu'Harry. Elle avait une coupe au carré, ses cheveux étaient blonds foncés, un sourire éclatant et des yeux pétillants qui rappelaient étrangement à Harry Dumbledore. Elle lui tendit sa main et lui dit avec un léger accent. « Hey, Harry, comment ça va ? Bienvenue à Washington, ton voyage s'est bien passé ? Ca va être quelques jours chargés, mais pas d'inquiétude, nous allons gérer. »

Tout en se demandant comment une femme aussi petite pouvait donner une impression de tant de puissance et sembler en même temps autant sympathique, Harry lui rendit sa poignée de mains. « Je suis ravi de vous rencontrer, Madame »

« Oh, désolée, j'imagine que vous n'avez pas été présentés. » dit Pat. « Harry, je te présente la Député Kate Leland, et notre Chef de Cabinet, Lila Brandon. »

« Salut Harry, ravie de te rencontrer. » lui lança la deuxième femme dans une poignée de main.

« Et tu viens de rencontrer Pat, c'est notre Directrice des Opérations. » enchérit la Député. Harry acquiesça tout en essayant de ne pas paraître aussi perplexe qu'il était. « Allons nous installer dans mon bureau. Nous avons environ dix minutes avant d'aller prendre le déjeuner à la Chambre du Comité. »

Elle les guida vers une grande pièce composée d'une table, un certain nombre de fauteuils et d'un sofa en face d'un gigantesque bureau en chêne massif, qu'elle délaissa en faveur d'un coin du sofa sur lequel elle s'asseya joyeusement en invitant Harry de l'autre côté. Il s'exécuta, avec hésitation, et vit en face de lui Percy et Snape. Percy semblait quelque peu boudeur, quant à Snape, bien que son expression était totalement neutre, quelque chose dans son regard avertit Harry que cette attention quasi-constante qu'il recevait des sorciers américains ne resterait pas impuni.

La Membre du Congrès Leland avait une expression bienveillante lorsqu'elle regardait Harry. « Donc, nous avons entendu que tu es la dernière personne à avoir vu Alex vivant ? » La gorge nouée, Harry acquiesça. « Et Tu-Sais-Qui n'a rien dit sur ce qu'il voulait par ici ? »

« Non. » répondit Harry avec calme, les yeux fixés sur les couvertures des livres parsemant la table. « C'est comme si il en avait après quelque chose dans ces bureaux. J'avais vu les tunnels. »

« Donc tu penses qu'il va venir ici lui-même ? » lui demanda Lila Brandon d'une voix inquiète, comme si elle lui demandait s'il se sentait ben.

« Je…je ne sais pas. » admit Harry. « Si vous avez quelque chose qu'il veut suffisamment fort, il pourrait envoyer des Mangemorts. » Les Américains firent une moue. « Mais si les Mangemorts échouent, il pourrait tout à fait venir. »

« Le Seigneur des Ténèbres met son intégrité en jeu uniquement lorsque les autres méthodes échouent. » ajouta Snape sèchement. « S'il s'agit d'informations qu'il recherche, il enlèvera et tuera autant que nécessaire jusqu'à trouver quelqu'un qui les possédera. »

« lls disent qu'il utilise la Legilimencie ? » demanda la député Leland.

« Avec aisance. » répondit Snape. Harry parvint tout juste à ne pas frissonner.

« Mais si c'est un objet qu'il recherche, il serait probable que les Mangemorts tentent de rentrer dans le Département R et DM. » dit Spalding.

« R et DM ? » demanda Harry.

« Recherche et Développement Magique. » lui expliqua Lila Brandon. « Comme votre Département des Mystères – ça va, mon grand ? » Harry n'avait pas pu réprimer un tressaillement.

« Le Mage noir avait des vues sur quelque chose dans le Département des Mystères l'année dernière, paraît-il. » s'interrogea Spalding. Harry acquiesça, les yeux rivés sur ses mains.

La Députée changea de sujet, au grand soulagement d'Harry. « Donc, qu'est-ce que vous prévoyez de demander à ces bons vieux Etats-Unis comme aide ? »

« N'importe quoi. » s'entendit Harry répondre calmement. « Tout ce que vous pourrez donner, Aurors, sortilèges, n'importe quoi. » Les mots sonnèrent très stupides à ses oreilles, et il était trop embarrassé pour lever les yeux. Pourquoi Dumbledore et McGonagall pensaient qu'il serait capable de demander de l'aide à des leaders américains ? Il ne connaissait rien de la guerre !

Mais, à sa grande surprise, la député Leland lui tapota la main « Tu sais, pas mal de personnes pensent qu'on aurait dû s'impliquer pendant la dernière guerre. Après ce qu'il s'est passé pour Alex, je doute qu'il faudra énormément les forcer pour avoir leur soutien complet. Surtout si la demande vient de toi. »

Harry la regarda et se sentit rougir ; elle souria. « Et bah, rien qu'avec ton charme, ils feraient tout ce que tu demandes. » S'il pouvait, il rougirait encore plus. Son sourire n'en fut que plus large. Harry souhaitait pouvoir se cacher dans le sofa et mourir. Snape ne permettrait jamais qu'il n'oublie ce moment. Il fût soulagé lorsqu'elle se leva. « Mettons-nous en route. Ne soyez pas surpris si les gars du bureau de Darren Hoynes font appel à vos lumières sur le chemin. »

Se sentant comme une marionnette balancée de toute part au bout de fils, disant ce qu'on veut lui faire dire sans qu'il n'y connaisse rien, Harry la suivit hors de son bureau. Ils avaient dépassé plusieurs portes lorsque plusieurs personnes surgirent d'un autre bureau quelques pas devant eux. « C'est qui je pense ? » demanda un homme dans un costume gris.

« Harry, je te présente le député Darren Hoynes. Il vient de mon Etat natal. Tu pourras le passer au grill plus tard, Darren, nous allons à la Chambre du Comité d'abord. Toute cette affaire est confidentielle. »

Derrière eux, Pat avait tenté, en vain, d'engager la conversation avec Percy, et avait abandonné pour finalement venir à hauteur d'Harry, sans remarquer son intense embarras. « Alors, à quoi ressemble Poudlard ? » lui demanda-t-elle.

« C'est merveilleux. » répondit Harry avec enthousiasme. « Je préfère être là-bas que n'importe où ailleurs. »

« Même ici, hein ? » lui répondit-elle avec un clin d'œil. « Quoi, la célébrité ne te plaît pas ? »

« Non. » répondit-il avec une fermeté qui la fit sourire, et il entendit Snape ricaner derrière lui.

Alors que Pat secouait la tête, le regard d'Harry fût attiré par un pendentif en argent noir qu'elle portait autour du cou. Son cœur marqua un arrêt. C'était l'image d'un pilier, sculpté finement, avec rien d'autre qu'un amas de roches au pied et au dessus du pilier.

Et Harry l'avait déjà vu auparavant. « Qu'est-ce… » Sa voix était rauque, et il s'éclaircit la gorge. « Qu'est-ce que c'est sur votre collier ? »

« Ca ? » Elle lui montra. « C'est le Pilier de Storgè. Un grigri porte-bonheur. Tu en as déjà entendu parler ? »

« Et bien…non. Enfin, je l'ai peut être déjà vu. » bégaya Harry tout en essayant de ne pas laisser paraître son anxiété.

Heureusement, Pat regardait son pendentif. « Je ne vois pas comment tu pourrais l'avoir vu récemment, le vrai est ici, au Département R et DM. On l'a depuis des années, sans que ça n'ai changé quoi que ce soit. » dit-elle avec un sourire.

« Le Ministère de la Magie l'avait en sa possession avant les Américains. » lança Percy derrière eux.

« Oui, et votre Ministère ne savait pas quoi en faire non plus. » rétorqua-t-elle avec malice.

« Alors pourquoi ils l'ont gardé ? » demanda Harry.

Pat haussa les épaules. « Personne ne sait d'où ça vient. La légende dit qu'il y a des milliers d'années, d'anciens sorciers créèrent un bâtiment fait de piliers qui contenaient toute les plus puissantes forces magiques de l'existence. Ce qu'étaient ces forces, on ne sait pas, et comment elles pouvaient être contenues dans un pilier, on en a aucune idée – tout comme vous. » ajouta t-elle à Percy avec une moue moqueuse. « Mais l'histoire dit que si la bonne personne s'associe avec les pouvoirs que renferme le pilier, ils pourraient fusionner et devenir très, très puissant. » Elle roula des yeux. « Et, à nouveau, ce qu'ils veulent dire par « s'associer » au pouvoir du pilier, on n'en a aucune idée, ni comment ils pourraient fusionner. »

« Et qu'est-il arrivé aux autres piliers ? » demanda Harry.

« Personne se sait. Voici tout ce qu'il en reste à notre connaissance. Mais ce qui est vrai, c'est que toucher le pilier semble donner de la chance. D'où le fait qu'ils aient fait un grigri porte-bonheur. » ajouta-t-elle tout en portant la main à son collier.

Harry déglutit. « Intéressant. » murmura-t-il. « Excusez-moi un instant. » Il fit volte face pour se diriger vers Snape.

Celui-ci fronça les yeux lorsqu'il vit Harry ; ce dernier devait sembler assez retourné. Alors qu'il ouvrit sa bouche, un mouvement derrière Snape attrapa son regard. Il écarquilla les yeux et fut stupéfait de voir un minuscule chat noir qui les suivait dans le couloir. « Bastet ? » lança t-il de surprise, tout en sachant que le chat de Ginny ne pouvait possiblement pas être ici.

A ce moment là, Pat et la député lancèrent un regard derrière elles et elles aperçurent le chat. « Bon sang ! REGARDE ! » lança quelqu'un.

La réaction des américains prit Harry totalement au dépourvu. Des baguettes furent dégainées et des cris et des exclamations furent lancées. Certaines portes s'ouvrirent d'un coup et soudain le couloir fut envahi par plusieurs personnes vociférant contre le chat.

« Oh non ! »

« Oh bon Dieu ! »

« Les gars, il est là, il est là ! »

Snape n'avait pas plus qu'Harry la moindre idée de ce qu'il se passait, mais il agrippa Harry loin du chat et pointa sa baguette vers le petit félin. « Ne faites pas ça ! » cria Leland. « Ça ne va pas arranger ! »

Snape ne bougea pas, une main tenant sa baguette qu'il pointait vers le chat, l'autre derrière lui, protégeant Harry. Ce qu'était ce chat manifestement inoffensif, Harry n'en avait aucune idée, mais il restait néanmoins immobile derrière Snape et se préparait au pire. Le chaton se déplaça lentement, reniflant en l'air comme Bastet ou Pattenrond avaient l'habitude de faire avec une attitude curieuse, puis il pointa son regard droit sur Harry.

Harry sentit Snape se raidir juste devant lui, et Leland dit d'une voix tendue. « Il n'a jamais blessé quelqu'un jusqu'à présent. »

« Les règles habituelles ne s'appliquent pas à Potter. » grogna Snape. « S'il s'approche, je le tue. »

« Professeur… »

« Taisez-vous, Potter ! »

Le chaton inclina sa tête tout en regardant Harry avec ses yeux jaunes pendant un long moment, puis se tourna lentement face aux sorciers Américains. Doucement, il se mit à avancer vers eux. « Oh, mince… » murmura quelqu'un.

« Laissons le juste dire ce qu'il a à dire, et il s'en ira. » lança Leland fermement sans quitter le chat des yeux.

Ce qu'il a à dire ? Harry regarda le chat, confus. Il pouvait l'entendre ronronner alors qu'il marchait nonchalamment vers les sorciers apeurés, et là…il se mit à grandir. « Qu'est-ce que… » murmura Snape.

Maintenant, à la taille d'un chat adulte, l'étrange créature ne cessait de grandir, jusqu'à atteindre la taille de Pattenrond, voire même plus. Harry remarqua que le bruit qu'il entendait n'était plus vraiment un ronronnement mais plutôt un grognement.

Les membres du Congrès Américain respiraient lourdement, mais personne ne tenta de lancer un sort au chat, qui avait désormais la taille d'un petit tigre et s'était arrêté juste devant eux. Il s'assit sur son arrière-train, et Harry poussa un cri en même temps que les Américains lorsque la créature laissa échapper un énorme rugissement et se lança dans la groupe des sorciers.

Un sortilège émanant de Snape vers les sorciers terrifiés, mais personne ne fut touché – et personne ne fut griffé ni mordu par ailleurs. Aussitôt qu'elle avait atteint le sol, la créature disparut.

« Oh bon sang, je déteste quand cette chose apparaît ! » dit Leland. Elle tapota l'épaule d'une jeune sorcière en pleurs assise par terre. « Calme toi, on aurait probablement dû s'en douter. » Elle fit un geste en direction d'Harry, qui souhaita à ce moment précis disparaître sous sa Cape d'Invisibilité.

« Qu'est-ce que c'était ? » demanda-t-il.

« Personne ne sait vraiment. » lui répondit-elle. « Mais on sait ce qu'il fait, et je suppose que ton Professeur a raison les règles habituelles ne s'appliquent pas à toi. » En voyant le regard confus d'Harry, elle s'expliqua. Si ce chat a deux règles, c'est qu'il n'a jamais blessé qui que ce soit – bien que plusieurs personnes ont frôlé la crise cardiaque en le voyant – et qu'il saute après la première personne qu'il voit. Là, il t'a regardé longuement. »

« Peut-être parce que je ne suis pas Américain. » tenta Harry désespérément.

Plusieurs personnes ricanèrent ils ne semblaient pas adhérer à cette explication.

« Mais que fait cette créature si ce n'est effrayer les gens à mort ? demanda Snape.

« Il apparaît toujours juste avant une crise nationale majeure. » dit Leland dans un soupir. « Même les Moldus le voient quelquefois. » Elle tapota l'épaule d'Harry. « Et bien, une raison de plus pour le Congrès d'approuver une alliance avec le Royaume-Uni dans cette guerre. Le chat ne ment pas. » Elle marqua une pause, puis se remit en marche. « Okay, la fête est finie, allons à la salle du comité ! »

Ce fut la vue de Pat, toujours pâle et serrant dans ses doigts son pendentif qui rappela à Harry ce qu'il était sur le point de faire. Il attrapa le bras de Snape. « Monsieur, je crois savoir ce que V…ce que Vous-Savez-Qui cherche ici. Est-ce que vous connaissez le Pilier de Storgè ? »

Snape lui lança un regard dégoûté. « Il s'agit de l'un des nombreux artefacts inutiles étudiés par les sorciers britanniques et américains, M. Potter. »

Gardant sa voix aussi basse que possible, Harry murmura. « Mais je l'ai vu. La nuit dernière, dans un rêve. Et une de ces sorcières dit que c'est ici, dans le Département R et MD.