CHAPITRE REVISE LE 22/01/2021
Chapitre 08 – Articulations
L'agitation sur le navire de la septième division des Harusame battait son plein. Les Yato couraient, d'autres marchaient vite, se rentrant même dedans.
Par moment, un des ponts explosait, exposant ses occupants au vide de l'espace ; occupants qui, pas le moins du monde impressionnés, s'agrippaient à tout et n'importe quoi pour continuer d'avancer comme si rien ne venait de se passer. Bien que certains se retrouvèrent en position horizontale dû à la perte de gravité artificielle, voire même la tête en bas.
Ils vaquaient à leurs occupations, même les plus anodines, comme éplucher des pommes de terre en cuisine, dans le calme le plus total, et ce, même si l'instant d'après, la pièce se retrouvait en proie aux flammes.
Faut-il en dire plus ? Les Yato n'ont pas vraiment froid aux yeux.
Et lors d'une bataille spatiale, savoir se raccrocher à ce qu'on pouvait - et rejoindre son poste au plus vite sans être évacué dans l'espace aussi rapidement que la grosse commission du vice capitaine par la chasse d'eau- représentaient les compétences innées requises pour mériter la réputation de clan le plus fort de l'univers.
De plus, il y avait une certaine caractéristique des assauts spatiaux menés par les Yato qui pouvait vous glacer le sang. Ils attaquaient peu importe la situation. Plus de couloir ? Nagez dans l'espace jusqu'à la prochaine pièce pressurisée. Plus de munitions ? Envoyez des gars à la place. Vaisseau ennemi sur le point de s'enfuir ? Explosez les moteurs à coup d'ombrelle.
Un Yato était terrifiant peu importe la situation, même la plus anodine. Mais, me direz-vous, qu'est-ce qui peut-être encore plus terrifiant qu'un Yato qui fout le bordel dans un vacarme incessant ?
La réponse à cette question était très simple. Une réponse avec deux bras et deux jambes, un sourire inaltérable, et une longue tresse rousse. Une réponse qui à présent, se trouvait dans une pièce fermée, en compagnie de deux infortunés. L'un d'entre eux étant un prisonnier nouvellement fait, l'autre étant…
« Capitaine, les troupes ont presque terminé le nettoyage dehors, mais si ça continue, la facture pour les réparations de notre vaisseau risque de nous mettre sur la paille… » Se plaignit Abuto.
« La ferme, Abubu ! Sinon, je t'arrache l'autre bras », dit la réponse, plus connue sous le nom de Kamui.
En réalité, il était devenu par la force des choses - enfin, surtout sa force - Amiral dans la flotte des Harusame. Mais au vu des habitudes de l'appeler Capitaine, et du fait qu'il explosait toute autre unité desdits Harusame qui n'étaient pas des Yato, la probabilité qu'il reste suffisamment de monde pour que Kamui soit considéré comme Amiral s'amenuisait avec chaque jour qui passait.
Mais qu'il soit Amiral ou Capitaine n'était pas la question. La question était de savoir ce qu'un Yato, passablement énervé, faisait dans une pièce silencieuse. Enfin, mis à part les remarques énervantes de son subordonné direct. Et aussi le bruit énervant de bataille à laquelle il ne participait pas. Tout comme cette situation énervante dans laquelle il se trouvait. Tout l'énervait, en réalité. Et comme on dit, c'est toujours le calme avant la tempête. Sauf qu'après cette tempête, y'a pas de beau temps. Juste plus de tempête.
Kamui reporta son regard aux yeux mi-clos vers le prisonnier, qui bien qu'attaché sur une chaise, se débattait violemment. Un espion dans son propre vaisseau. Il l'aurait bien laissé vadrouiller un peu, pour s'amuser. Sauf qu'entre temps, certains évènements s'étaient produits, coupant court à tout amusement en cours.
« Bon, tu vas me dire tout de suite qui est allé sur Terre pour s'en prendre à ma faiblarde de sœur », dit Kamui dans un grand sourire, avec une voix un brin charmante.
« Tu peux crever ! Je dirai rien ! » Cracha le prisonnier.
Il y eut un craquement sinistre dans la pièce, puis un hurlement emplis de douleur.
« Tu m'as cassé le doigt, enfoiré ! » Hurla le prisonnier.
« Ah, je t'avais dit que si tu ne parlais pas immédiatement, je te briserai les doigts un à un », sourit Kamui.
« Capitaine, vous n'avez pas vraiment mentionné cette partie là. C'est généralement plus efficace d'en faire part avant, et non de prétendre l'avoir dit après… » Fit remarquer Abuto.
Kamui ouvrit de grands yeux étonnés.
« Ah oui ? J'étais pourtant sûr d'en avoir parlé... Mais en même temps, ça aurait enlevé tout le fun qu'il sache dès le départ ce qui allait lui arriver… »
« Vous êtes des tarés ! Tous les deux ! » Hurla le prisonnier.
Soudain, son oreille droite fut pincée fortement entre deux doigts, et il se retrouva avec le visage de Kamui aussi près que possible de son visage ; sans que les deux ne se touchent.
« Bon, cette fois, je vais le dire plus clairement : Tu n'ouvriras la bouche que pour dire ce que je veux savoir, si non, bye bye ! »
« bye bye? Et puis quoi encore ? Capitaine, soyez plus clair dans vos explications », railla Abuto.
« La ferme Abuto, et ne l'ouvre plus, sinon je t'arracherai la bouche et les oreilles comme je m'apprête à le faire avec cet individu », Sourit Kamui avec ses yeux à nouveau mi-clos.
Puis, le Capitaine se tourna à nouveau vers son prisonnier.
« Alors ? Prêt à tout déballer ? »
« Pas question ! »
Chlac ! Une oreille tomba mollement au sol, avec une telle rapidité, que le prisonnier ne se rendit même pas compte de ce qui venait de lui arriver. Kamui dû lui montrer sa propre oreille pleine de sang pour que le bougre entende enfin raison.
« Je… Je parlerai ! Arrêtez ! » Plaida le prisonnier. « C'était le Capitaine de la troisième division ! Il a envoyé un homme à lui sur Terre pour attaquer votre petite sœur, et ainsi vous déstabiliser ! »
« Oui… Et ? » Incita Kamui.
« Et …. Et ? » Demanda le prisonnier.
L'instant d'après, son oreille gauche se retrouvait pincée très fortement.
«Il a fait quelque chose, non ? » Insista Kamui.
« Je suis au courant de rien ! Je le jure ! Si vous voulez en savoir plus, allez demander au commanditaire lui-même! » Implora le prisonnier.
Kamui hocha de la tête avant de déclarer :
« Hum… Abuto, on avait l'intention de lui rendre visite, de toute façon. On peut y aller dès que le nettoyage dehors est terminé, n'est-ce pas ? »
« Qui suis-je pour jouer ma vie sur une question pareille ? » Souleva Abuto.
« Ok ! Alors cap sur cet enfoiré de la troisième division ! Mais d'abord, je vais un peu m'amuser ! »
Sur ces mots, Kamui sortit de la pièce, et se joignit à la cohue extérieure qui participait aux combats, laissant Abuto et le prisonnier face à face, seuls. Le vieux Yato se gratta l'arrière de la tête et finit par dire :
« Ne m'en voulez pas, mais la prochaine étape pour vous, c'est le baril de déchets biologiques qu'on va bientôt expulser dans l'espace. J'espère que vous n'êtes pas allergique au citron, c'est le nouveau désodorisant qu'on utilise dans les toilettes. »
A Suivre...
Note d'auteur: Hahaha… Quelle fin de merde, c'est le cas de le dire XD
Mais ça m'a défoulée de faire un chapitre sur le duo Kamui/Abuto ! Ça faisait longtemps !
