CHAPITRE REVISE LE 31/03/2021.


Chapitre 16 – Je suis ton rival…


"K... Kamui..." Dit une voix très faible.

Instinctivement, Sougo se cacha derrière l'angle d'un mur, puis se risqua lentement à jeter un coup d'œil. Une forme allongée derrière deux panneaux de bois, recouverte d'une couverture chaude et confortable par un tel temps.

"Kamui..." Réitéra la voix.

Sougo n'eut pas le cœur de continuer à avancer comme si de rien n'était. Et qui sait, il y avait peut-être une chance que l'individu en question sache quelque chose à propos de cet endroit ou de Kagura. Il se dirigea vers l'endroit où se trouvait l'individu, et eut un mouvement de recul. Une femme aux longs cheveux roux et à la peau extrêmement pâle était allongée. Elle le fixait de ses yeux bleus. Sougo crut l'espace d'un instant qu'il s'agissait d'une autre version de Kagura, mais il se rendit compte que la femme ne voyait plus rien et devait être aveugle. Hypothèse confirmée par le fait que la femme pensait encore avoir affaire à l'autre enfoiré de frère de la jeune Yato.

"Kamui, viens là s'il te plaît..." Dit-elle.

Sougo obéit. Il savait, à cause de sa sœur et de sa condition, qu'une personne malade, même s'il s'agissait d'une erreur sur la personne, avait besoin de quelqu'un auprès d'elle.

"Mon chéri... Tu peux aller chercher ta sœur? Je pense qu'elle est encore perdue dehors..." Demanda-t-elle en faisant un faible sourire.

Quelque chose s'était mis en place dans l'esprit du jeune homme.

Il s'agissait de la mère de Kagura, s'il ne se trompait pas... Il s'attendait à tout, sauf à ça.

Il ne savait pas s'il devait accepter la requête de la malade, ou bien continuer son chemin comme si de rien n'était. Mais si cette femme lui demandait d'aller chercher Kagura, alors elle devait certainement se trouver dans les environs. Il se retourna donc, et commença à chercher une sortie donnant sur les environs noyés par un torrent d'eau.

"Qu'attends-tu, Okita Sougo?" Dit alors une voix.

Le jeune homme se tourna, et vit que la « personnalité » secondaire de Kagura était présente.

"T'étais pas censée avoir disparu, sale garce?" Demanda-t-il, ennuyé.

"Je ne vais pas te laisser te balader à ton gré « ici »." Dit-elle froidement. "Oses encore t'approcher de cette femme, et je te jure que, question de survie ou non, je te tuerai."

"Tu parles de la femme malade qui m'as prise pour un type au visage poupin qui souffre potentiellement d'une crise de foie à cause de tout ce qu'il mange, et qui dirige un syndicat du crime?"

Une main lui serra la gorge. Ça faisait longtemps, tiens...

"Ne me force pas à me répéter, Okita Sougo. Je suis d'humeur à t'arracher les doigts un à un, puis à faire pareil avec tes paupières. Mais vu ma force, je pense que les yeux et le cerveau viendront avec, évidemment. Je parie que tu n 'as jamais senti telle douleur. C'est quelque chose d'unique. Quelque chose qui te fais supplier de te faire tuer plutôt que d'endurer ça une seconde de plus..."

"Hé, t'as quoi à la place du cerveau, enfoirée?" Répliqua Sougo. "Me menacer comme ça, ça reviens à te condamner toi-même. Alors si tu veux que je vous sauve toutes les deux, excuse toi en rampant au sol!"

Il avait à présent un sourire sadique collé sur le visage, fixant la jeune femme. Il pensait ainsi lui faire lâcher prise, mais ce ne fut pas le cas. Pas même une once d'énervement ou d'hésitation dans l'attitude de la jeune femme. Elle n'exprimait aucune émotion. C'était vraisemblablement à ça que ressemblait un Yato parfait.

Puis, après quelques secondes qui parurent des minutes, voire des heures, la Yato le libéra de son emprise, et le fixa, toujours d'un regard inexpressif.

"Implorer ta pitié ? Les Yatos ne connaissent pas ce mot. Si tu crois que des mots peuvent te sauver sur le champ de bataille, tu te méprends au plus haut point, Okita Sougo. Un Yato n'accorde jamais à quelqu'un le bénéfice de la pitié, tout comme la pitié n'est jamais accordée à un Yato."

Elle avait dit ces mots avec une froideur sans précédent, tout en le dévisageant comme si elle venait de rencontrer un parfait inconnu, et qu'elle ne savait pas quoi en faire.

Le tonnerre résonna non loin de là, illuminant par un éclair presque immédiat les environs, laissant deviner à l'extérieur de la bâtisse en ruines des rues et des immeubles effondrés et brisés.

Pour la première fois de sa vie, Sougo ne savait absolument pas comment se comporter face à quelqu'un, même si cette personne était uniquement la manifestation d'une personnalité refoulée. Sauf que là, c'était d'un tout autre niveau. Blâmez le sang si particulier des Yatos pour ça. C'était plus qu'une personnalité. C'était une autre personne, à l'intérieur même de Kagura.

Certes, Sougo avait déjà croisé le fer avec Kamui et savait de quoi il en retournait, lorsqu'au cours d'un combat, il fallait faire face à un Yato. Mais le Yato qui se tenait devant lui, à quelques mètres, ne lui disait rien qui vaille. Il n'arrivait pas à la déstabiliser quoi qu'il dise, et pire encore, il sentait qu'il n'était lui-même pas entièrement calme. Comme si son corps, bien que n'étant pas dans la réalité, tentait de le prévenir d'un danger mortel imminent, à éviter à tout prix.

La Yato tourna soudainement la tête, puis regarda à nouveau Sougo avec une expression grave.

"Ils sont arrivés jusqu'ici. Tu vas devoir courir."

"Hein?" Fit Sougo, comprenant à peine ce qu'il se passait.

Il n'eut toutefois pas le temps de penser plus, qu'il fut violemment poussé dehors par la Yato et roula sur lui-même, se retrouvant soudainement sous une pluie diluvienne.

"ça va pas, espèce de garce!?" Cria-t-il.

Mais à peine avait-il dit ces mots qu'il vit la cause de cette soudaine action. La yato échangeait de violents coups contre plusieurs ombres pas si intangibles que ça, qui tentaient également de la mettre, en pièces.

Voyant qu'il ne réagissait pas, la Yato tourna momentanément la tête vers le jeune homme encore au sol et hurla à son tour:

"Qu'est-ce que tu attends bon sang?! FONCE!"

L'instant d'après, son écart de concentration lui valait un coup dans la figure, ainsi qu'un coup au bras, qu'elle tenta d'éviter sans pour autant y parvenir.

Ni une ni deux, Sougo se releva. Il n'allait pas laisser les efforts de cette « ennemie » rester vains. Il s'éloigna le plus possible, tentant de discerner à travers la pluie battante et l'obscurité due aux épais nuages la route et les possibles traces du passage de la jeune fille qu'il cherchait déjà depuis un bon moment.

La terre détrempée glissait par moments sous ses pas, et ses pieds s'enfonçaient même légèrement dans la boue. Toujours est-il que courir dehors par un temps pareil, même si ce n'était pas le monde réel, semblait tout autant pénible.

Il cherchait encore du regard où pouvait bien se trouver la jeune Yato, quand, tout à coup, il s'écarta à toute vitesse de sa trajectoire. Là où il se trouvait quelques secondes plus tôt, un pied venait de fracasser le sol et le reste de goudron, créant un impact avec une multitude de fissures l'entourant.

Le cœur battant encore rapidement, le sadique observa la personne qui venait de manquer de lui briser le fémur. Il s'agissait de Kagura elle-même.

"Tu te montres enfin, la truie! C'était quoi ce cinéma de « je suis à l'article de la mort » que tu m'as fait tout à l'heure?" Pesta-t-il.

"Tu ne partiras pas d'ici." Dit-elle d'un ton monocorde.

"Ah, je vois, c'est pas vraiment elle..." Soupira Sougo. "Qui que tu sois, t'es sur mon chemin, alors dégage avant que je te débite en petits morceaux!"

"Tu ne partiras pas." Répéta-t-elle comme un disque rayé.

Sur ces mots, la réplique parfaite de Kagura fonça sur lui à toute allure, et bien qu'il puisse enfin à sa grande surprise matérialiser et sortir son sabre à temps pour parer un nouveau coup de pied, il sentit qu'il faisait autant d'efforts que lorsqu'il se battait avec la vraie Kagura. Il répliqua autant qu'il put, entre deux coups bloqués, mais il sentait que si le combat s'éternisait, il n'était pas près de trouver la vraie jeune fille.

"Tu vas me laisser oui? J'apprécie d'être le centre de l'attention d'habitude, mais là t'es vraiment collante comme nana!" Pesta-t-il à nouveau. "Oi, mocheté!"

Sur ces mots, il réussit à entailler profondément le bras de la Kagura inconnue, qui soudainement, laissa échapper une matière noire et flasque comme du goudron chaud.

"Je vois, t'es comme une de ces ombres..." Commenta-t-il pour lui-même.

Il allait s'en donner à cœur joie. Si cette créature les empêchait lui et Kagura de pouvoir se réveiller, il n'allait pas hésiter. Redoublant d'intensité et de rapidité dans ses coups, il entailla plusieurs fois au torse la créature, qui avait de moins en moins un aspect humanoïde.

Bientôt, il ne s'agissait plus que d'une flaque informe se mouvant au sol.

Avec un vil sourire sur le visage, Sougo fixa l'étrange organisme avant de ranger son sabre; et de continuer ses recherches, cette fois à une allure réduite.

A présent, les lieux semblaient un peu plus ouverts. Il était sûrement arrivé à la périphérie du quartier où les immeubles avaient dû par le passé pousser aussi rapidement que des champignons. Devant lui, il n'y avait presque plus rien qui ne puisse tenir debout et être suffisamment résistant pour encore s'étirer vers le ciel à plus d'une demi-dizaine de mètres. Quelques rares maisons dont le toit s'était effondré tentaient encore de résister aux ravages du temps et de la météo, même si à présent, il n'y avait plus qu'une très fine pluie.

La frange encore collée au front, et les vêtements trempés, Sougo parvint à détecter quelque chose dans une des maisons, à une vingtaine de mètres. Il s'agissait au départ d'une petite tâche jaune. Mais à mesure que le capitaine du Shinsengumi se rapprocha, il reconnu la silhouette de sa rivale de toujours, avec ses cheveux coiffés par deux ornements roses en tissu. On aurait d'ailleurs pu croire quelle s'était collé sur la tête des brioches à la viande.

Elle était accroupie dans une des pièces de la maison dont des murs étaient tombés, et semblait jouer avec quelque chose au sol.

Il se demanda si la jeune fille n'avait pas tout un coup pris plusieurs kilos, étant donné le visage poupin qu'elle arborait. Mais quand il ne fut plus qu'à quelques mètres d'elle, et qu'elle leva les yeux vers lui, il comprit que c'est parce qu'il s'agissait d'une petite fille de peut-être 6 ou 7 ans. C'est la première fois qu'il voyait la gloutonne des Yorozuyas ainsi, de grands yeux curieux et un visage rayonnant. Quoique, ça ne dura pas longtemps.

"T'es pas mon grand frère... T'es qui?" Demanda-t-elle, méfiante.

Sougo s'accroupit près d'elle, et vit qu'elle jouait avec un crapaud qui ne semblait pas le moins du monde effrayé.

"Ah, je vois, c'est comme ça que tu es devenue laide. T'as trop joué avec les crapauds." Dit-il d'une voix amusée.

"Hein?" Fit-elle, incrédule. "Tu dis des choses bozarres!"

"Pas aussi bizarres que toi!" Dit-il à nouveau, un sourire moqueur se dessinant sur son visage.

"Bah! C'est toi qui es bozarre!"

"On dit « bizarre »." La rectifia-t-il finalement.

"Ah," fit-elle, avant de soudainement paraître extrêmement intéressée par le crapaud à ses pieds.

Crapaud qui ne demanda pas son reste et se mit à bondir au loin.

Alors c'est comme ça qu'agissait la chinoise quand elle voulait cacher son embarras ? Ça faisait tellement... Pas Kagura. Du moins, pas celle qu'il connaissait.

La petite fille releva les yeux vers lui.

"Tu m'as toujours pas dit qui t'étais, au fait." Dit-elle.

"Ah," fit-il d'une voix neutre. "Disons... Que je suis ton futur rival. Non, en fait, je suis ton rival. Okita Sougo."

"Mon rival?" Demanda-t-elle avec curiosité et étonnement.

"Oui, ton seul et unique rival," dit-il. "Et je suis venu te chercher, pour te ramener chez toi."

"Ah ça nan... Je dois suivre personne que je connais pas. Kamui-nii a été très clair à ce sujet..." Dit-elle en secouant négativement la tête.

"Justement, je viens te chercher, et tu dois absolument venir avec moi," dit-il.

La petite fille ne sembla pas du tout heureuse de cette nouvelle.

"Hé, si tu comptes m'enlever, sache que je te casserai tous tes doigts!" Menaça-t-elle.

"Ah oui ? Pour ça, il faudrait déjà que tu arrives à me battre..." Se moqua-t-il.

La petite fille se releva d'un coup, et malgré ses 90 centimètres de haut, tentait d'intimider son adversaire.

"Te la joue pas, nii-chan. Je peux te botter le derrière aussi rapidement que j'attrape une de ces bestioles gluantes!"

Sougo ne put s'empêcher de rigoler. La petite fille disait d'une voix enfantine des choses tellement sérieuses et aggressives; et le froncement de sourcils était lui aussi ridicule, car le visage encore trop lisse et bouffis de la petite donnait un air tout sauf sérieux; comme un enfant faisant faussement un caprice à ses parents pour qu'ils lui achètent quelque chose.

"Tu me prends pas au sérieux, hein?" Dit-elle.

Elle donna un coup de pied sur le bras de Sougo.

Ouch.

En effet, il entendit quelque chose craquer. Pourvu que l'abrutie ne lui ait pas cassé un os. Rapidement, il vérifia son bras, et voyant qu'il avait juste mal normalement, et pas aux os ou aux muscles, il poussa un soupir.

"Oi, tu comptes rester ici longtemps?" Demanda-t-il.

La petite fille sembla chercher dans sa mémoire, puis répondit :

"Kamui-nii m'a dit de rentrer si je ne le voyait pas revenir avant qu'il commence à faire nuit..."

Parce qu'elle arrivait à faire la différence entre la nuit et le temps nuageux qui assombrissait tout ?

"Ton grand frère ne viendra pas. Il ne reviendra pas." Dit-il.

"Bien sûr que si! Papi lui a dit de me surveiller!" Démentit la petite fille.

"Non," réitéra Sougo. "Tu n'es pas réellement ici, à jouer avec ces bestioles à longueur de journée. Je suis venu te chercher parce que l'autre permanenté a trouvé ça mieux que je m'y rende à sa place. Ici, ce n'est pas le vrai monde."

"Pas le vrai monde?"

"On a déjà eu cette discussion, il me semble... Juste avant que tu ne me fasses cette scène mélodramatique et que tu ne meure."

"Jsuis pas morte!"

"Non, pas réellement. Mais si tu ne viens pas avec moi, c'est ce qui finira par t'arriver. En ce moment, tu es à l'hôpital, inconsciente. Tu es presque sortie d'affaire, mais pour ça tu dois me faire confiance et me suivre."

"Te faire confiance?!" Exclama une nouvelle voix féminine; qui ne semblait plus appartenir à une enfant.

Une autre Kagura, cette fois de l'âge de celle qu'il était venue chercher, se tenait dans l'ouverture du mur. Une sombre aura se dégageait d'elle.

"Encore toi, tas de goudron?" Se plaignit Sougo.

"Te faire confiance? Alors que tu as tout fait pour me pourrir la vie? Alors que tu n'es même pas capable de faire ton boulot? De tenir une simple promesse? Laisse-moi rire!"

Sougo se releva pour lui faire face.

"Tu devrais savoir mieux que quiconque que c'est habituellement ce qu'on fait, tous les deux. On se pourrit la vie mutuellement. Pour ce qui est de mon boulot, je dois d'abord tuer Hijibaka. Quant à la promesse, je vois pas de quoi tu parles..."

"Tu dis toujours ça." Dit la nouvelle arrivante. "Quand est-ce que tu as tenu parole pour la dernière fois, hein?"

La voix semblait pleine de reproches. Non, ce n'était pas qu'une impression. L'entité dégageait un relent de rancune et de colère.

"J'ai pas à te répondre, tas de goudron! Fais-moi plaisir et va dehors te fondre dans le sol!"

L'entité continuait de le dévisager. Il n'y prêta pas attention, et lorsqu'il se retourna, la petite fille n'était plus là. A sa place, se trouvait une autre Kagura, identique à celle à laquelle il venait de parler, sauf que cette fois, elle ne semblait pas faite d'ombre ou de goudron.

"Et, t'es qui toi?" Demanda-t-il, sans expression particulière affichée sur le visage.

La jeune fille ne répondit pas, elle le fixait, et en même temps semblait éprouver du doute.

"T'es un doppelgänger ou quoi?" Insista-t-il. "Décide toi à parler ou dégage, j'ai pas la journée, espèce de tarée."

La jeune fille eut soudainement les yeux qui commencèrent à scintiller, comme si elle était au bord des larmes.

"Alors... T'es vraiment venu, sadique?" Commença-t-elle à renifler.

Ah. Visiblement, il était peut-être tombé sur la bonne, mais les larmes, ça faisait pas très crédible.

"Oi, depuis quand ma rivale se met à chialer pour un rien?"

"J'ai pas le droit peut-être?!" S'énerva-t-elle, toujours le nez en train de couler. "T'allais pleurer aussi, quand je suis morte!"

"Alors tu faisais vraiment tout pour m'emmerder tout à l'heure, hein?!" S'énerva-t-il lui aussi.

Si elle avait osé lui refaire le coup de la malade imaginaire, elle allait passer un sale quart d'heure.

"Non! Bien sûr que non!" Contra-t-elle. "C'est juste que..."

Sa réponse se perdit dans un ensemble incompréhensible de hoquet et de reniflements.

Il avait trouvé la vraie? Vraiment? Sougo avait du mal à y croire.

"Hé, abrutie, dis quelque chose au lieu de dégouliner de partout comme une gamine de trois ans à qui on a confisqué son jouet!"

"Je dégouline pas!" S'énerva-t-elle. "Et d'abord, si t'es pas heureux de me revoir, t'as qu'à partir! Laisse-moi tiens!"

Sougo en avait assez, ça faisait un bon moment qu'il avait cherché Kagura de partout, et elle lui demandait de partir ? Typiquement sa rivale. Il se dirigea vers elle, et lui fila une grosse pichenette sur le front.

"Aouch! Ça fait mal, enfoiré!" cria-t-elle.

Pas de doute, c'était la bonne. La question était à présent de savoir si elle allait réussir à sortir de là.

"Bon, tu te décides oui? J'ai pas la journée. J'ai encore Hijibaka à tenter de tuer avant et après le repas du soir."

A ces mots, le ventre de la jeune fille gargouilla bruyamment.

"Sadique... ça fait combien de temps que je suis là?" Demanda-t-elle.

"Tu comptes rattraper tous les repas que t'as raté?" Demanda-t-il avec un air désespéré. "T'es vraiment qu'une goinfre!"

"Non! C'est pas ça!" Se défendit-elle. "Dis moi juste combien de temps..."

"ça fait trois jours," la coupa-t-il.

Kagura sembla prise d'un sentiment d'horreur.

"Mais... trois jours? Ça m'a semblé tellement plus long! Une année entière aurait pu passer!"

"C'est pour ça qu'on appelle ça un rêve, idiote." Dit-il en souriant sans aucune malice.


À Suivre…


Note d'auteur: KYYYYYYYYYYYYYAAAAAAAAAAAA BABY KAGURAAAAAAAA

Je sais pas si vous vous l'imaginez comme je l'ai écrite, mais je l'adoooooore, elle est trop meugnonne, même dans le manga ou l'anime original!