TW, Rated MA scène de torture.

Cat People - David Bowie


La chaleur brûlante de l'eau détendit les muscles de Percival. Son cerveau était encore embrumé par leurs ébats. Quelle était cette... Connexion ? Il avait eu l'impression d'être en phase avec Agathe, de ressentir ce qu'elle ressentait. C'était grandement déstabilisant. De coucher autrement que pour le plaisir. Il secoua la tête et frotta ses mains contre son visage.

Un sourd bruit de fracas emplie le silence l'appartement, il eu juste le temps d'éteindre l'eau.

"Où est Percival"

Merde. Ils ne perdent pas de temps ceux là, mauvais timing. Il sorti de la douche, et attrapa une serviette. Il allait sortir quand il entendit la voix familière d'Agathe, méconnaissable.

"Aucune idée. Sortie acheter des cigarettes ? Ou peut-être avec ta copine ?"

À quoi est ce qu'elle joue ? Elle cherche à se faire tuer ?

Il noua la serviette autour de sa taille et attrapa son arme. Il commença à ouvrir la porte quand il entendit le bruit d'un corps qui tombe lourdement au sol. Bien trop lourdement pour être celui d'Agathe.

Qu'est-ce que...

Il ouvrit la porte, juste à temps pour voir Agathe se jeter sur le dernier homme encore vivant et le faire fuir.

Définitivement pas journaliste.

Il s'avança, arme à la main. Il vit tout de suite sa cuisse ensanglantée. Il se contenta de la distraire le temps qu'elle s'effondre. Ce ne fut pas long.

Il s'approcha de la jeune femme et serra un tissus contre sa cuisse.

"Allô. Appelle le toubib, les nettoyeurs, bouge."

Il souleva la jeune femme du sol, et la déposa doucement sur son lit. Il soupira bruyamment. Une chose le tracassait. Pourquoi est ce qu'elle n'avait simplement pas dis aux hommes qu'il se trouvait dans la pièce d'à côté. Cela aurait évité bien des problèmes. Elle n'avait aucune raison de le protéger. Sauf si...

Il examina le visage de la jeune femme. Une espionne ? Percival soufflât une nouvelle fois. Sacrée technique d'approche. Cela ne lui déplaisait pas ceci étant dit.

Il sorti de la pièce pour laisser le médecin faire son boulot.


Agathe battit des paupières. Elle senti une vive douleur la prendre et elle se redressa. Elle posa une main sur sa cuisse et la mémoire lui revint instantanément. Il fallait qu'elle se casse d'ici. Elle était seule dans la pièce. Pas très judicieux de la part de Percival. Elle se leva doucement et retenu un cri quand elle posa sa jambe. Finalement pas si idiot, il avait du se dire qu'elle ne pourrait pas se lever de toute façon. C'était mal la connaître.

Elle se leva et sera les dents. Marchant du mieux qu'elle pouvait vers la fenêtre. Elle l'ouvrit discrètement et jaugea la distance.

Elle inspira un grand coup et se laissa tomber sur le balcon du dessous.

- Putain. Lâchât elle entre ses dents.

Heureusement que les gens ne pense pas à fermer les fenêtres de leur balcon. Elle se glissa dans l'appartement, et eu la chance de ne croiser personne. Elle ouvrit la porte et descendit discrètement les escaliers. Pourvu qu'il ne soit pas parti acheter quelque chose.

Elle entendit une porte claquer. Mauvais signe. Elle se rua dans les escaliers, et s'engouffra dans la porte principale. Elle eu juste le temps de sauter dans un taxi quand elle vit Percival sortir par la même porte. Elle fit mine de lui envoyer un baiser quand la voiture démarra. Étrangement, il ne semblait pas contrarié.

La jeune femme passa la porte de son logement et s'effondra sur son lit.

Il allait falloir qu'elle trouve une nouvelle approche. Enfin nouvelle. Elle devait être la seul espionne au monde à réussir à approcher sa cible sans le vouloir et à griller sa couverture dans la même heure. C'était tout de même dingue. Et elle se moquait du manque de professionnalisme de ses collègues.

Percival devait se douter qu'elle était en mission, c'était une chose sûr. Mais il ne connaissait pas son service, ni la nature de sa mission, c'était déjà un bon point de départ. La jeune femme ferma les yeux.


Agathe était assise sur son lit, son casque sur les oreilles. Elle fumait sa cigarette tout en mettant son plan au point. Elle avait contacté son informateurs sur place pour en savoir un peu plus sur Percival, elle n'avait plus besoin d'être aussi prudente à présent. Cinq jours s'étaient écoulés depuis "l'incident". Il lui faudrait attendre encore au moins dix jours de plus pour se mouvoir sereinement suite à sa blessure.

Les hommes qui avaient voulu attaquer Percival étaient du KGB. Percival avait eu un différent avec eux au sujet d'un dossier qu'il avait en sa possession. Des informations capitales sur un agents de la CIA en mission à Berlin.

Elle avait pu se renseigner sur les intentions de ces hommes, et ils allaient profiter du fait que Percival serait en déplacement dans un autre quartier pour le coincé et lui faire dire où il avait cacher le document. C'est à cet instant que son plan prenait effet. Si elle arrivait à gagner la confiance de Percival, elle pourrait mener à bien le reste de sa mission. Le seul léger souci étant que le déplacement de Percival était prévu pour dans trois jours. Elle ne pouvais pas manquer l'occasion mais elle risquait de se mettre en danger avec sa jambe.

Ceci étant, Agathe n'était pas une personne patiente.


Une jupe crayon de cuir noir, des talons rouges, des bas de résilles et une blouse noire transparente. Agathe entra dans le bar de l'hôtel, attirant les regards comme à son habitude. Dans un premier temps, elle ne trouva pas Percival. Elle commanda un verre et alla s'assoir sur l'une des banquettes de cuir rouge du bar. Elle aimait particulièrement cette ambiance, les néons, le jukebox. Agréable. Elle était moins fan de la banquette, mais rester debout aussi longtemps dans sa condition lui semblait compliqué. Elle alluma une cigarette en patientant, il allait bien finir par se montrer. Elle ferma les yeux un instant, tapant ses ongles contre son verre.

- C'est amusant, j'ai l'impression que tu me suis, Agatha.

La voix de l'homme provenait de derrière elle, et elle le laissa s'assoir sur la banquette avant de rétorquer :

- Ah! Percival! Tu m'avais manqué!

L'homme ne réagi pas tout de suite, mais afficha tout de même un sourire.

- Donc tu me suis ?

- Peut être. Répondit Agathe, amusée.

Elle posa le verre gravé à ses lèvres, pendant que Percival s'approchait d'elle.

- C'est tout de même étonnant. Impossible de trouver des informations sur toi. Et pourtant, crois moi, j'ai un très bon réseau.

Agathe poussa un petit rire avant de poser sa main sur la cuisse de l'homme.

- C'est excitant, un peu de mystère.

Elle fit un clin d'oeil à Percival qui sourit de nouveau, posant à son tour sa main sur le cuisse de la femme, juste sur son bandage.

- Ce n'est pas très prudent, Agathe.

Elle se contenta de soupirer.

- Pourquoi es tu là ?

- Je te l'ai dis, tu me manquais.

- J'aimerais beaucoup te croire, mais après ta démonstration de la dernière fois, tu comprendras que je sois... Dubitatif.

Elle s'approcha de l'oreille de Percival.

- Je te dois une explication, en privé ?

Percival se leva sans lui répondre et elle le suivit jusqu'à la porte de sa chambre. Elle le regarda chercher la clés de sa chambre, un long moment.

- Tu cherches quelque chose ?

Il la regarda avec insistance, l'air suspicieux. Agathe leva les mains en l'air et secoua la tête.

- Je les ai probablement laissés en bas, ne bouge pas.

Agathe le regarda descendre les escaliers, et quand il fut hors de portée, elle sorti une clé de sa jupe. Elle la tourna dans la serrure et se retint de rire.

- Classique.

Elle s'engouffra dans la chambre, et eu à peine le temps d'enlever son manteau que la porte s'ouvrit de nouveau.

- Alors c'est donc vrai. Le Renard Blanc est à Berlin.

Agathe se retourna pour faire face à trois hommes. Cette fois ci, il n'y avait pas de novice. Dommage pour elle. Elle les détailla en s'asseyant dans le canapé, face à la porte.

Les trois hommes s'avencèrent vers elle. Les deux sur les côtés avaient leur armes à la mains. Elle ne pourrait pas compter sur l'effet de surprise.

- Il parait, rétorqua la rousse. Mais comme personne ne sait à quoi il ressemble, qui sait. Ajoutat-elle en haussant les épaules.

- C'est drôle, dis l'homme du milieu, l'un de mes hommes m'a pourtant bien décrit à quoi il ressemblait. Une femme, rousse, la peau très blanche, complétement cinglée.

- Hum. ça pourrait me correspondre. Nargua Agathe.

- Et mon homme m'a dit qu'il faudrait passer par toi pour pouvoir avoir Percival ?

- Ce n'est pas ce que j'ai dis mais je ne lui en tiendrais pas rigueur. Sifflat elle

Il s'approchait de plus en plus. La jeu allait pouvoir commencer.

- On va faire un marcher Renarde, dis nous où se trouve Percival, et l'identité du Renard Blanc restera secrète.

Agathe se mit à rire.

- Pourquoi tout le monde pense que je sais où est Percival? Je ne suis pas sa mère.

L'un des deux hommes s'approcha d'elle, elle voulu se lever mais l'autre homme posa un couteau sur le côté de son cou.

- Ça t'amuse de faire la maligne ? J'ai tout de même l'impression que ta réputation est surfaite, Renarde. Je pense que tu as eu de la chance jusqu'à présent.

Un large sourire s'afficha sur le regard d'Agathe.

- Je répète ma question. Où-est-Percival.

Agathe plongea son regard dans celui de l'homme et en détachant chaque mot elle prononça:

- Je-ne-sais-pas.

L'homme fit tourner son couteau et le planta dans l'épaule d'Agathe. Un hurlement de douleur franchit les lèvres de la femme. Ca commençait fort.

- Je te jure que je vais-

Elle fut coupé dans sa phrase quand l'homme attrapa violemment sa mâchoire, la faisant taire par la même occasion.

- Écoute chérie, tes menaces ne me font pas peur.

Il lâcha le visage d'Agathe en la poussant contre le canapé. Il se redressa et enleva son manteau tandis qu'un des hommes maitrisa la jeune femme qui tentais de se ruer vers lui. Elle lui crachat au visage, récoltante un violent cou de poing contre sa pommette. Elle senti sa peau craquer.

L'autre homme se rapprocha d'elle, en faisant glisser une chaise derrière lui. Lentement. Il la posa en face de la jeune femme et s'asseyant, les jambes écartés. Il passa lentement sa main sur le visage de la jeune femme, descendant le long de son épaule. Il prit sa main dans la sienne avec douceur. Il joua avec ses doigts de sa main droite et emprisonna doucement son poignet de sa main gauche, ne lâchant jamais le regard d'Agathe.

- Où est Percival ?

Agathe se contenta de le regarder sans répondre. L'homme arrêta sa main sur son index, enserra son poing sur son poignet et tira un coup net sur son doigt. Un cri de douleur suivit le craquement de sa phalange. Un rage noire montant dans le yeux d'Agathe.

- Où est Percival ?

L'homme recommença son jeu, touchant les doigt d'Agathe un à un. Une décharge de douleur lui traversait la main à chaque fois qu'il passait sur son index. Elle ne lâchât pas son regard, sa bouche resta close. L'auriculaire. Un nouveau cri.

L'homme lâchât sa main et se redressa. Il lui assena une violent claque, elle senti sa lèvre gonfler. En prenant une grande inspiration, l'homme se rassit. Il posa sa main contre le manche du couteau, toujours profondément enfoncé dans l'épaule de la jeune femme. Un gémissement de douleur resta bloqué dans sa gorge.

- Toujours pas ?

L'homme appuya sur le couteau, le faisant pivoter. Un nouveau hurlement franchit les lèvres d'Agathe, malgré elle. Elle commença à se débattre mais l'un des deux hommes l'immobilisa.

- Je vais te tuer. Chuchota Agathe.

- C'est marrant que tu dises ça, parce que j'ai plutôt l'impression que c'est l'inverse qui va se passer.

Agathe explosa se rire. Un éclat de rage passa dans le regard de l'homme, qui abattit son puissant poing contre les côtes de la jeune fille, lui coupant la respiration. Une quinte de toux la prit, quand un nouveau coup s'abattit sur sa joue. Elle toussa une nouvelle fois, crachant du sang.

- C'est tout ce que tu as ? Lança elle en ricanant.

- Tu sais quoi la Renarde, tu commences réellement à m'agacer. Je n'ai pas besoin de toi pour trouver Percival en fin de compte. Je pense qu'on va juste s'amuser encore un peu, et puis on ira le chercher nous même.

A partir de cette instant il ne posa plus de questions. Et les événements devinrent assez flou pour Agathe. Elle ne fit que compter les coups. Flan droit. Douleur vive. Pommette gauche. Douleur sourde. Arcade. Craquement. Flan gauche. Difficulté respiratoire. Estomac. Nausée. Machoire. Douleur aiguë. Au bout d'un long moment, il tira les cheveux de la jeune femme en arrière. Sa respiration était roque . Si ce connard m'a pété une côte je vais l'écorcher.

- Dis moi, Renarde, toujours pas envie de te confier.

Les yeux d'Agathe étaient fuyant, elle avait du mal à concentrer sa vision. Son regard se dirigea vers la porte, mais comme il était changeant, l'homme ne le remarqua pas. Elle n'avait pas entendu la porte s'ouvrir. En même temps elle n'entendais plus que le bruit du sang battre contre ses tempes. Elle était curieuse de savoir depuis combien de temps Percival attendait à l'encadrement de la porte.

Elle se racla la gorge, puis elle parla du mieux qu'elle pu:

- Si je te dis où est Percival, qu'est ce que tu feras de cette information ?

- Hé bien. Il a quelque chose que je cherche.

- Quelque chose inintéressant ? Répondit elle, faignant l'ignorance.

- Hum. Je suppose que je peux te le dire puisque je compte te tuer. Oui, quelque chose de très intéressant. Je suis le seul à savoir qu'il le détient et ça m'apporterais très certainement une sacrée prime.

- Hm. Donc si je te tuais maintenant, personne d'autre n'en aurait après ce document ?

Il était clair que cette question ne lui était pas adressé.

L'homme éclata de rire.

- Certainement, mais ça ne se passera pas comme ça.

- Et Percival ? Pourquoi ne pas simplement avoir profité de son déplacement pour fouiller son appartement?

- Vois tu, Renarde, certaines personnes laisse Percival parce que, bon, chacun doit bien travailler. Mais, personnellement, j'aimerais mieux le voir mort.

L'homme sorti son arme de son holster et le pointa contre la tempe d'Agathe.

- Je vais reposer la question une dernière fois.

Le regard d'Agathe se dirigea vers celui de Percival.

- Où est Percival?

En prononçant ses mots l'homme appuya le canon contre la tempe de la jeune femme. Elle ne lâcha pas le regard de Percival quand elle prononça les mot :

- Aucune idée.

Elle dirigea son regard vers celui de l'homme qui avait l'arme braqué sur sa tempe.

Deux coups de feux retentir. Sous le choc, l'homme se détourna d'Agathe et regarda derrière lui. Une fraction de seconde. C'est ce qu'il fallut à la femme pour éloigner le bras de l'homme de sa tempe, retirer le couteau encore planté dans son épaule et le planter dans la gorge de l'homme. Il se retourna vers elle, le regard terrifié, avant de basculer sur le sol. Il tenta de faire pression avec sa main pour empêcher le sang de couler.

Agathe le surplomba avec dégout. Elle s'accroupit, lentement, et appuya la lame contre son sternum, l'enfonçant dans sa peau, lui arrachant un son qui devait être un cri de douleur.

- Vraiment, c'est dommage que je ne puisse pas jouer plus longtemps avec toi. Je te jure que tu aurais apprécié la balade.

Elle laissa l'homme se noyer dans son propre sang et se redressa. Le poing toujours serré sur le couteau.

- Tu n'auras pas dû l'enlever. Constata Percival, contournant les corps des deux hommes qu'il avait abattu peut de temps auparavant.

Agathe tourna la tête pour constater que son épaule saignait abondamment. Encore. Ses jambes flagellairent, et elle se laissa tomber sur le canapé. Tout son corps la faisait souffrir. Elle ferma les yeux et souffla bruyamment. Réveillant une douleur aux côtes.

- Je pense que je vais perdre conscience, Percival.

- Sans déconner ? T'es complétement inconsciente ou tu aimes ça ?

- Hm. Les deux. Mais je vais finir par croire que tu aimes me voir souffrir. Je sais que tu es derrière cette porte depuis le début.

- Alors... Meilleure... Clé... Bar... Tu... voeue... Expè... Coface...

Soit il parlait en langage codé. Soit ce n'était pas très bon signe. Agathe finit par sentir son corps tomber brusquement sur le canapé.