CHAPITRE 2
Marineford - Centre de soins intensifs
Un 'bip bip' régulier retentit dans la salle. Comme chaque jour, sans un arrêt, ce petit son régulier rassure ceux, vêtus de blanc, qui se promenaient entre les lits. Dans une salle en particulier, ce 'bip bip' régulier était assez lent. Mais bien présent.
Cependant, ce bruit incessant commença à changer, le rythme perdit sa régularité. Il s'accéléra légèrement. Le corps allongé dans le lit, relié à plusieurs tubes intraveineuses, remua légèrement. Un doigt bougea, puis la main, puis les jambes, puis le dos et enfin la tête. La personne qui fut sous soin intensif ouvrit légèrement les yeux avant de les cligner furieusement. La personne était perdu et perturbé par les tubes qui le gênaient, mais surtout par le gros tube enfoncé dans sa gorge pour le maintenir stable.
Gêné par tout cela et perturbé de ne pas savoir ce qu'il se passait, il leva fébrilement les bras pour chercher à retirer le tube.
Une infirmière entra dans la salle à ce moment là et avec surprise, lâcha son écriteau. Elle ouvrit grand la bouche avec surprise en voyant le patient bouger en cherchant à retirer le tuyau de sa gorge.
Réagissant vite, elle se mit à hurler rapidement de faire venir un médecin en urgence. Elle s'approcha du patient, attrapant ses mains avant de délicatement, les reposer sur le lit.
"Laissez-moi vous aider, ne bougez pas."
Le patient obéit et ne bougea pas. L'infirmière retira délicatement le tuyau de sa gorge, ce qui le gêna considérablement. Une fois retiré, il se mit à tousser avec douleur. L'infirmière lui sourit gentiment avant de l'aider à se redresser légèrement. Puis, elle lui teint un verre d'eau qu'elle lui fit boire doucement.
Pendant ce temps là, un soldat vêtu de blanc courrait dans les couloirs du QG, ne se préoccupant pas des remontrances de certains. Ce n'était pas le plus important. Il se précipita le plus vite possible vers le bureau de l'amiral en chef.
Une fois à destination, il frappa sèchement trois coup sur la porte avant d'entrer, n'attendant pas la réponse. Sengoku, à son bureau, leva la tête surpris de cette entrée. Il regarda le jeune soldat essoufflé avec surprise. Garp, assit nonchalamment sur le sopha, entrain de manger ses biscuits, le regarda, riant légèrement.
Sengoku demanda agacé :
"Hé bien ? Pourquoi cette entrée ? Parle !"
Le jeune soldat qui cherchait à reprendre son souffle, se redressa avec déférence et salua l'amiral. Il parla vite et excité :
"Amiral, Monsieur ! Les soins intensifs m'envoient pour transmettre un message !"
Garp et Sengoku se redressèrent, inquiets. Pourrait-ce être une nouvelle accablante concernant leur ami ? Ou une bonne nouvelle ?
"Le docteur m'envoie vous chercher de suite. C'est confirmé, l'Amiral Murasaki s'est réveillé Monsieur !"
Garp et Sengoku n'attendirent pas une minute et furent déjà debout, à marcher rapidement vers la sortie. Le soldat se dégagea du chemin.
Les marines virent alors Garp et Sengoku, à moitié entrain de courir, dans les couloirs, à se diriger avec précipitation vers les soins intensifs. Ils entrèrent, pressés, dans les locaux. Un docteur les accueillit, grand sourire, et les conduit plus au fond, vers une salle séparée. Il les fit entrer, les laissant faire le premier pas.
Entrant dans la salle, tous deux furent surpris mais heureux de voir leur ami, assit, buvant tranquillement. Le fameux patient, l'Amiral Murasaki, leva son regard vert et fatigué. Mais ce regard changea et brilla de joie en voyant ses deux amis, tous deux rassurés et euphoriques en le voyant éveillé.
Sengoku s'approcha, prit une chaise et s'installa à sa droite. Garp fit de même, à sa gauche. Ils lui sourirent avec joie.
Garp fut le premier à prendre la parole.
"Tu ressembles à rien, Alistair."
Celui-ci sourit et lâcha un petit rire qui finit en toussotement. L'infirmière qui se teint à ses côté, frotta son dos gentiment. Sengoku souria.
"Il est bon de voir que tu es enfin sorti de ton coma, mon ami. Nous perdions espoir."
Alistair, connu aussi comme l'Amiral Murasaki, souria doucement. Il regarda Sengoku avant de tendre la main vers l'infirmière. Il lui fit un sourire doux. Elle lui hocha la tête et tendit un écriteau, avec des pages vierges. Il écriva doucement puis montra l'écriteau à Sengoku.
[Combien d'années ?]
Sengoku soupira. Il releva le regard vers Alistair et répondit, doucement.
"Quinze années ont passé mon ami, les médecins étaient incapables de nous dire si tu avais une chance de t'en sortir ou pas."
"En tout cas", intervint Garp," Tu n'as pas changé ! Tu es plus maigre et tu ressembles à rien mais t'as pas vieillit ! C'est dingue !"
Alistair rigola doucement, encore une fois. Sengoku le regarda agacé. Garp fit un grand sourire digne d'un D, trop heureux pour se soucier du regard de Sengoku. Alistair lui sourit en retour.
Sengoku se leva, posa une main délicatement sur l'épaule frêle d'Alistair.
"Reposes-toi, Alistair. Quand tu auras récupéré, nous te dirons ce que tu as raté ces dernières années. Il y a beaucoup à dire."
Alistair souria en réponse. Les deux marines sortirent, laissant Alistair au petit soin de l'infirmière.
La nouvelle courue vite dans la base : l'Amiral Murasaki, autrefois connu par ses ennemis comme le démon violet, était sorti du coma.
Bien le bonjour !
Voici un nouveau chapitre de posté, je posterais doucement, mais sûrement, la suite. C'est en fonction de mon inspiration et du temps que j'ai pour écrire !
J'espère que cette histoire peut vous plaire, dans tous les cas, je m'amuse à la rédiger de mon côté !
