Chapitre 14


Sortant de la salle de bain après avoir fait un peu de sport et pris une douche, une serviette sur la tête pour éponger ses cheveux humides, elle fut surprise de le trouver attablé en train de parcourir le livre qu'elle lisait depuis quelques jours.

- Tu y as passé du temps … sourit-il en la voyant apparaître.

- Voilà un revenant …

Elle avait grincé ça, essayant de ne pas perdre ses moyens.

- Qu'est-ce que vous voulez ?

Il ne répondit rien, surpris de sa question. Son visage s'était fermé, et il la fixa un instant, mutique.

Voyant qu'il ne bougeait pas, la jeune femme s'approcha, prit puis ferma le livre qu'il parcourrait, pour aller s'installer sur son lit, et reprendre sa lecture. Dessler serra les dents, se leva, et s'approcha de la fenêtre.

Lorelei avait sursauté quand il s'était levé. Mais elle avait fait tous les efforts du monde pour que cela ne soit pas sensible, et qu'il ne le voie pas.

Ils restèrent ainsi, en silence. Puis il revint sur ses pas, et se planta devant elle.

- Oui ? demanda la militaire avec agacement, levant les yeux de son livre.

Le contact de leurs regards fut électrique. Elle ne bougea pas, craignant un peu ce qu'il pouvait faire.

Il attrapa une de ses mèches du bout des doigts.

- Le Yamato avance.

- J'espère bien.

Elle recula légèrement, pour le forcer à lâcher ses cheveux. Son souffle restait calme, mais elle se sentait lutter pour y arriver. Il suffisait d'une seconde pour que l'adrénaline ne fasse surface, et la peur avec. Puis la jeune femme posa son livre, et se leva pour lui faire face.

- Je pensais avoir été claire. Vous n'avez aucune raison d'être là.

- Malheureusement pour toi, c'est moi qui donne les ordres, ici, répliqua-t-il instinctivement.

- Félicitation, vous êtes doté d'un libre arbitre, répondit la militaire avec acidité. Vous pouvez donc choisir de sortir d'ici, vous savez ?

Les bras croisés contre sa cage thoracique, Lorelei sentait sa respiration se faire de plus en plus irrégulière. Elle avait peur, mais elle n'allait pas céder.

Un sourire se fraya un chemin sur le visage de Dessler, et il vint caresser sa joue une fois de plus. Une fois de trop. Elle prit sa main, et le força à la lâcher.

- Je vous ai raconté la fois où j'ai manqué de tuer un dictateur d'une balle dans la tête parce qu'il devenait trop entreprenant ?

- Je ne suis pas sûr … réfléchit-il, amusé. Néanmoins, nos petites discussions m'avaient manqué. Raconte-la moi donc, peut-être que je m'en souviendrai.

- Parce que vous estimez que c'est … une discussion que vous et moi tenons en ce moment ?

L'agacement commençait à monter, et elle se sentait excédée. Excédée de voir comment il s'amusait de la terreur qui l'habitait, excédée de devoir subir ses caprices. Elle n'avait aucune envie de le voir. Pas après ce qui s'était passé.

- Je suppose, puisque nous sommes, après tout, en train d'échanger des phrases, qui sont elles-mêmes constituées de mots, qui renvoient à des concepts que nous partageons, et qui nous servent à évoquer ces dits concepts sans que les objets auxquels ils se rattachent n'aient à être physiquement présents dans cette pièce.

Il jouait avec ses nerfs. Quitte à jouer les idiots, elle poursuivit sur sa lancée, puisque c'était ce qu'il cherchait.

- Bien que je sois pratiquement sûre que c'est la définition exacte du terme « discussion » que vous venez de me donner, on rattache en général cette idée à quelque chose de constructif. Mais si vous ne l'aviez pas compris, laissez-moi vous dire que cela n'est ni constructif, ni agréable, de mon humble point de vue. Donc maintenant, je vous saurai gré de quitter cette pièce avant que je ne tente vraiment de récupérer l'arme dans votre veste, de vous tuer, de me tuer ensuite, en espérant qu'au moins en Enfer j'arrêterai de me sentir autrement plus indigne de ma planète qu'après cette petite « discussion » que vous et moi avons eue, il y a quelques jours.

Son ton, s'il était d'abord sarcastique, avait vraiment laissé paraître sa colère dans les derniers mots. Il se figea soudain, comprenant alors pourquoi tout s'était mis à déraper depuis son malaise.

- C'est pour ça … souffla-t-il pour lui-même.

Elle explosa.

- Bien sûr que c'est pour ça ! s'écria la jeune femme, sa voix s'écorchant dans les aigus. Quoi d'autre ? Après avoir passé tout ce temps ici, finir comme … comme quoi, finalement ? Comme un jouet, une énième prostituée exotique qui n'a pas plus de valeur qu'une poupée ?

Elle baissa le ton, plus amère qu'en colère, croisant les bras sur sa poitrine pour se réconforter.

- Parce qu'après tout, c'est peut-être tout ce que je mérite après les avoir trahis … Et ils ne viendront pas, n'est-ce pas …

Choqué par ses paroles, Dessler s'était arrêté avant qu'elle ne baisse la voix. Il était en colère contre elle, parce qu'il n'était pas d'accord avec sa façon de voir les choses. Conservant tout son calme, presque attristé qu'elle ne partage pas sa propre vision, il prit son visage dans ses mains, la forçant à croiser ses yeux et effaça une larme téméraire qui était parvenue à lui échapper, malgré les efforts qu'elle faisait.

Le craignant terriblement, elle avait cessé de respirer, terrifiée. Il s'apprêta à parler quand il remarqua soudain un détail qu'il n'avait jamais noté. Les yeux qui le fixaient alors le saisirent à la gorge tant ils reflétaient le paradoxe qui habitait Lorelei : elle était terrorisée. Mais elle parvenait à garder le contrôle sur chacune des cellules de son corps. Et la jeune femme le regardait, fixant ses yeux fiévreux sur lui, résistant désespérément à l'envie de se mettre à pleurer.

Il n'aurait jusqu'alors pas su dire de quelle couleur étaient ses yeux. Maintenant, l'homme savait que la terreur et son stupide courage étaient d'un gris tranchant.

Dessler ferma les yeux une seconde, puis les planta dans ceux de la terrienne.

- Ecoute-moi bien, commença-t-il, presque menaçant. Il est hors de question que je te laisse dire ça. Ne te considère plus jamais comme une prostituée devant moi, je suis clair ?

Etonnée, Lorelei leva un sourcil et le toisa une seconde, avec un air de défi.

- Je fais encore ce que je veux, je vous signale. Et vous obéir, je croyais que c'était acquis sur le fait que ça n'arriverait pas.

Un sourire mauvais refit surface sur son visage.

- Tu joues avec le feu.

Il libéra sa prise sur elle, et la jeune femme, surprise, recula d'un pas. Baissant le regard quelques secondes, elle préféra s'en retourner à la fenêtre, et fuir le regard étrange qu'il posait sur elle. Les bras toujours croisés sur le buste, elle observa ce paysage égal à lui-même, urbain, et terriblement ennuyeux. Un frisson parcourut son échine. La jeune femme était incroyablement amère, toujours autant terrifiée de s'être laissé emporter alors qu'elle aurait dû tenir. C'était toxique, affreusement toxique. Ses poumons la brûlaient.

Dessler resta immobile quelques secondes, hésitant sur ce qu'il devait faire. Il avait saisi qu'elle était complètement perdue, qu'elle culpabilisait. Ça l'inquiétait, parce qu'il craignait vraiment qu'elle ne devienne folle et qu'elle l'abandonne. Et ça, il n'en était pas question.

Ses mots résonnèrent encore dans son esprit.

« Une prostituée exotique sans plus de valeur qu'une poupée ? ».

Pour lui, ça signifiait deux choses, deux choses qu'il avait très peur d'admettre. Il venait de réaliser que la jeune femme ne l'aimait pas. Non pas qu'il y ait vraiment cru, mais il y avait eu tant de tendresse dans son baiser …

Il ne pensait pas non plus l'aimer, mais il se rendait compte progressivement qu'il avait besoin de l'avoir près de lui. Qu'elle le rassurait. La savoir dans sa main lui assurait que rien ne changeait, qu'il avait toujours autant de pouvoir, et qu'il n'était pas complètement seul.

Elle le regardait comme le faisaient son frère et Starsha. Peut-être était-ce parce qu'elle craignait pour sa vie. C'était sûrement cela, d'ailleurs. Mais il ne comprenait pas pourquoi elle aurait semblé s'inquiéter pour lui si c'était seulement de la peur.

Mais l'heure n'en était plus à se demander s'il pourrait un jour l'enlacer sans qu'elle ne le repousse. Il s'était senti maussade en voyant la pluie, quelques jours auparavant. Il détestait la pluie, et le seul endroit où il avait eu envie d'être à ce moment-là, c'était avec elle.

Là où se trouvait la seule personne qui n'hésitait pas à lui tenir tête, et malgré cela, à qui lui souriait sincèrement.

Tout avait dérapé, si vite qu'il ne s'était même pas posé la question de savoir si ça lui allait. Lorelei s'était laissé faire, et avait même répondu à ses baisers, pourquoi se serait-il posé la question … Mais maintenant elle avait peur. Elle ne se regardait plus en face. Elle avait même fait un malaise sans qu'il ne comprenne pourquoi elle le repoussait si brutalement … Pourrait-il, lui, se regarder en face, après lui avoir fait tant de mal ?

L'homme avait fait du mal à beaucoup de monde, mais il s'était toujours forcé à relativiser. Il devait faire les sacrifices nécessaires pour le bien de son peuple, et il avait agi pour ça, la plupart du temps. Il n'en dormait pas bien la nuit, cependant il savait que c'était à lui de se salir les mains. Mais avec Lorelei, c'était différent.

Sa relation avec elle n'allait rien changer pour Gamilas. Il avait seulement besoin de sa présence, et rien n'aurait pu l'effrayer davantage que de remarquer qu'elle se voyait maintenant comme un monstre, par sa faute.

Il s'approcha de la fenêtre, et serra les mâchoires. Il avait bien conscience d'être maladroit, mais il ne savait s'y prendre autrement.

- Tu veux aller à la bibliothèque ?

- Non merci.

Le silence s'installa quelques secondes, long et pesant. Dessler se résigna à essayer de lui parler de ce qui fâchait vraiment. Il n'aimait pas la voir aussi morose, ça l'agaçait.

- Tu sais … commença-t-il, essayant de garder contenance pour cacher son hésitation, j'aurais pu avoir … enfin, un harem ou quelque chose comme ça. Ce n'est pas le cas.

Le tyran trouvait ça gênant d'avoir à revenir sur ce genre de choses, mais il avait gardé un aplomb relatif en l'affirmant. Il espérait cependant que ça la rassurerait, aussi malhabile qu'il ait pu être.

Un soupir s'échappa des lèvres de Lorelei, qui n'osa pas le regarder. Elle s'en doutait, en fait, repensant à la femme magnifique qu'elle avait vu dans son bureau plusieurs années auparavant. Le trou dans sa poitrine était revenu, et elle avait froid, bon sang …

- Et ? finit-elle par répondre, presque acerbe.

- Tu … Je pense que tu n'as rien fait de mal.

Elle grimaça. Il paraissait sérieux, mais comment pouvait-il prétendre savoir ce qu'était le bien … Son avis ne rachèterait pas le sien.

La terrienne posa une main sur son thymus, qui s'était mis à irradier des vagues d'un froid ardent dans sa poitrine.

- Quoi que vous en pensiez, ça ne changera plus grand-chose maintenant … Je suis enfermée ici, et ça risque bien de ne pas changer …

Son regard se reposa sur la ville en contrebas, qu'elle connaissait presque par cœur à force de la voir toujours par le même prisme. Gamilas, hein …

Elle semblait chercher quelque chose des yeux. Soudain, il lui attrapa le poignet, et faisant demi-tour, la força à le suivre.

- Eh !

Ils passèrent la porte tous deux, dépassant les soldats gamiloïdes surveillant sa cellule qui restèrent à leur place, mais les deux membres de la garde impériale leur emboitèrent le pas. L'homme avançait d'un pas vif, lui imposant un rythme rapide qu'elle avait du mal à suivre.

Cela lui rappela le jour où il l'avait emmené jusqu'à la bibliothèque, la première fois. Mais cette fois-ci, elle avait pu faire le choix de le suivre. Maintenant, il la forçait à l'accompagner dans les dédales du palais de Baleras.

- Où est-ce que vous m'emmenez ? demanda-t-elle d'une voix blanche.

Il ne lui répondit pas, et ils parcoururent encore des couloirs vides pendant plusieurs minutes. Arrivé devant une porte, le monarque exigea de ses deux soldates qu'elles y restent.

- Majesté, nous devons …

- C'est un ordre.

- Oui votre Altesse.

Poussant un soupir agacé à cause des frasques zélées de ses gardes du corps, il déverrouilla le panneau, et invita Lorelei à entrer. L'endroit ressemblait à des appartements privés, comme en témoignaient l'espace de taille moyenne raisonnablement aménagé, les fauteuils installés autour d'une table basse, et le bar dans le côté de la pièce.

Il traversa le salon sans faire cas le moins du monde de l'aménagement, qui intriguait la militaire. S'approchant de la fenêtre, il ouvrit les battants qui donnaient accès à un balcon.

- Qu'est-ce que …

- Viens.

Peu rassurée, elle s'approcha, s'arrêtant à un mètre de la porte.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

L'extérieur l'impressionnait un peu. Le vent, déjà assez important à l'altitude à laquelle ils se trouvaient, venait balayer leurs cheveux, et faisait valser les rideaux. L'air frais effleura doucement son visage, et elle frissonna.

La jeune femme avança d'un pas, vers le balcon, puis accéléra sa marche vers la balustrade.

Ses cheveux volaient, et elle réalisait à peine qu'elle respirait ; pourtant, ce n'était plus l'air conditionné du palais qui s'infiltrait dans ses poumons, mais le vent frais et constant qui balayait la ville. Lorelei se pencha sur la barrière, pour voir le sol, presque cinq cents mètres en dessous.

Elle se vit tomber, et fut frappée par une seconde d'absence, fermant brusquement les yeux pour échapper à sa vision. Ayant réalisé tout à coup qu'elle pourrait se jeter dans le vide, Dessler la rattrapa, et posa une main dans son dos.

- Lorelei ?

Ramenée à la réalité, elle sursauta, et le dévisagea une seconde, l'air terrifié. Puis elle secoua la tête, pour se reprendre.

- Ce n'est rien.

Elle resta pensivement appuyée contre la barrière, et fixa la ville autour d'elle. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, et l'adrénaline battait à ses tempes. Elle savait qu'elle n'était pas libre, mais l'impression de se trouver à l'extérieur, à subir le vent relativement important, et à respirer, juste respirer … Ses cheveux ébouriffés par les courants d'air voltigeaient tout autour de son visage ; un frisson remonta tout son dos pour venir électriser sa nuque.

Son regard trahissait son manque de présence humaine : elle réfléchissait tellement vite qu'elle n'aurait su dire exactement à quoi elle pensait.

Puis soudain, elle recula sur le balcon, et leva la tête vers le ciel, qu'on apercevait à travers les cercles coupés dans le sol de la planète, puisque les gamiliens vivaient sous terre. On voyait une immense planète bleue, dans le ciel, Iscandar, sans doute. En riant, elle étendit les bras, et tourna sur place, quelques instants, se laissant emporter par le vent.

Elle respirait.

C'était bien plus pollué que l'air conditionné du palais, mais c'était l'extérieur. Elle ne savait pas combien cet air avait été meilleur par le passé, que celui-ci était irrespirable en comparaison. Tout ce que la jeune femme savait, c'était que ce vent frais qui balayait ses cheveux, qui lui piquait presque les yeux, c'était un pas fait vers la liberté. C'était bien illusoire, il fallait l'admettre, mais cela lui suffisait.

Dessler fut assez surpris de la voir agir de la sorte, hésitant à faire quoi que ce soit. Il fut attendri de la voir rire, ne l'ayant jamais vu sembler aussi heureuse. A la bibliothèque, peut-être, mais elle ne s'était pas autant permise de laisser paraître sa joie à l'époque. L'air était sec, et il préférait ça aux jours de pluie.

Il rajusta sa cape, qui avait tendance à se laisser porter par le vent, puis s'approcha d'elle. La jeune femme s'arrêta, et ramena ses cheveux avec difficulté, pour éviter à son regard d'être obstrué. Un grand sourire s'étendait sur son visage.

- Ce n'est pas très gentil, ce que vous faites … arriva-t-elle finalement à dire. Vous allez me ramener dans ma cellule, et je vais recommencer à broyer du noir …

Si elle l'avait dit en plaisantant, il trouva cela blessant. L'homme savait pertinemment qu'elle avait raison, puisqu'au final, c'était sa faute si elle était là.

Voyant qu'il ne réagissait pas à sa plaisanterie, Lorelei poussa un soupir amusé. Mais l'homme reprit avant qu'elle n'ait le temps de poursuivre.

- Si je ne suis pas venu te voir plus tôt, c'est parce que je réglais une affaire pour mon gouvernement sur le vaisseau du Commandant Flakken.

La jeune femme cessa de sourire, et secoua la tête. Elle n'avait pas besoin de ses justifications.

- Le problème est réglé, j'imagine.

- Oui.

- Vous étiez sur le UX-01 ?

L'homme la regarda, légèrement surpris. Comment savait-elle ?

- La soirée, il y a quelques années. On l'avait évoqué.

Il comprit mieux. Le tyran, doucement prit ses mains, puis en silence, il l'entraîna avec lui. Il voulait danser, soudain pris par le souvenir de cette soirée. La terrienne leva les yeux au ciel, mais un sourire étira tout de même ses lèvres, légèrement. Il cherchait à se rattraper pour ce qu'il avait fait, et il était atrocement maladroit. Ça l'amusait.

Elle se concentra sur son pas, ne sachant pas danser, et prit garde à ne pas lui marcher sur les bottes.

L'homme se sentait rassuré d'avoir ses mains entre les siennes, et la chaleur qu'il percevait à travers ses gants lui procurait un sentiment indescriptible. Il avait besoin de la sentir près de lui, mais il s'en voulait d'être aussi dépendant. Elle, au contraire, elle se serait bien passée de lui, il le savait …

Tout en évinçant ces pensées, il se concentra sur la danse. Les doigts crispés sur son épaule l'amusèrent beaucoup, il sentait la tension qui étirait le corps de sa captive ; cette dernière faisait tous les efforts possibles pour suivre son pas. Elle s'appliquait vraiment.

Il s'arrêta de danser, laissant les doigts de Lorelei glisser d'entre les siens. Elle leva les yeux vers lui, et lui sourit, l'air taquin. Elle était bien trop euphorique pour redire quoi que ce soit. Mais elle croisa les bras sur sa poitrine, commençant à avoir un peu froid.

- Tu veux rentrer ?

- Pas vraiment …

S'arrêtant un instant de sourire, Lorelei jeta un regard vers Iscandar.

On eût dit la Terre, de loin. Sa planète lui manquait.


J'avais dit que j'essayerai de poster plus souvent. C'est encore à améliorer ^^

Un peu plus de fun que d'habitude, enfin ^^ Allez, bientôt les choses évoluent !