Bonjour à toutes et à tous !
Nouveau chapitre, un peu transitif aussi, avec une plongée dans la mentalité saiyan (encore).
J'espère que ce chapitre vous plaira !
Bonne lecture !
**V2**
"- Je veux des lunettes."
Les doigts de Vegeta s'agitent contre l'un de ses bras croisés. Mais quelle chieuse…
"- Et du matériel. Des feuilles, des stylos, des calculatrices, des livres de biologie, des dossiers de rangement, des trombones, une agrafeuse, des stabilos, des carnets à ranger par couleur, des post-it..."
Le chef des saiyans a refusé qu'elle aille travailler avec Stu et les autres scientifiques.
Elle a failli se faire tuer la dernière fois, il ne compte pas courir à nouveau le risque. Au lieu d'effectuer des analyses à leurs côtés, elle se contentera de recevoir des rapports émanant des humains du vaisseau, de prendre du recul pour les analyser afin de finalement se faire force de proposition, orientant ainsi les scientifiques vers d'autres pistes.
Le travail de Bulma Brief sera sûrement ralenti en restant au château mais au moins, Vegeta est sûr de l'avoir sous la main à tout instant.
Qui plus est, plus il l'éloigne de composants électroniques et mieux le roi des saiyans se sent.
La terrienne serait capable de se fabriquer un communicateur avec une imprimante.
"- Et un bureau. Comment veux-tu que je travaille convenablement dans ce cagibi mal éclairé ? Et il faudra me fournir une chaise décente, pas l'une de ces merdes inconfortable de réfectoire."
Bulma sait qu'il n'est guère prudent de se comporter ainsi avec Vegeta, mais elle ne peut se résoudre à lui concéder cette victoire sans un dernier round.
Elle accepte de travailler sur le dossier du métissage entre les saiyans et les humains uniquement pour préserver les vies de ses compatriotes.
Cette collaboration va sans doute lui faire perdre le sommeil, mais au moins, elle vend son âme pour une juste raison.
"- Et du café. Et des clopes. Et une chaine hifi avec une réserve de CD...
- Tu as fini ? Une nouvelle humaine est morte en couche ce matin.
- Et je veux… je veux que tu me promettes que peu importes les résultats, tu ne feras aucun mal aux autres. A ceux qui s'occupent déjà du projet."
Bulma est un génie. Mais son domaine, c'est la mécanique. Pas la biologie ou toute science liée à la vie.
Elle veut réellement améliorer les choses pour ses compatriotes piégées avec un saiyan dans le ventre, mais même en donnant le meilleur d'elle-même, elle n'est pas certaine de réussir à produire des résultats significatifs.
Vegeta n'affiche aucune expression et s'en va sans dire un mot.
Dans l'esprit du saiyan, il va de soit que les humains du vaisseau sont à l'abri de toute représaille. Si la terrienne échoue, il ne va pas aller se venger sur ceux qui ont une chance de faire bouger les lignes.
Bulma le regarde partir sans rien ajouter. Pour elle, c'est comme si il venait de dire oui. Sinon, il lui aurait sorti une vacherie.
Les exigences de la terrienne de trente et un ans furent presque toutes exaucées.
Elle eut droit à une montagne de fournitures de bureaux.
Les envahisseurs s'étaient jetés sur la nourriture à leur arrivée, pas sur les outils de travail terriens. Fort heureusement, le café faisait partie de ces denrées appréciées par les singes de l'espace. Vegeta consenti donc à partager la réserve du palais avec la terrienne.
La chaise correspondait également à ses exigences, espace rebondi noir avec roulettes et accoudoirs dans lequel elle pouvait se lover en croisant les jambes.
Pour la musique en revanche, c'était mort.
Hors de question que la génie de l'électronique mette la main sur un outil capable de se transformer en nuisance contre les saiyans.
En plus, Bulma Brief n'a pas réellement besoin d'une chaîne hifi pour travailler.
C'est plus un bonus qu'autre chose et Vegeta avait eu le pressentiment qu'elle risquait d'utiliser la musique terrienne en question pour l'agacer plus qu'autre chose.
Pour les lunettes, ce fut bon, mais cela prit un peu plus de temps.
La vue des aliens ne souffrait aucun défaut. Lorsqu'ils avaient envahis la Terre, ils avaient même confondu les lunettes des citoyens de la planète avec des radars comme les leurs. Un bon nombre d'entre eux avaient terrorisés des propriétaires afin de comprendre comment l'objet fonctionnait.
Plus d'un humain était mort après qu'un saiyan ait essayé une paire de lunettes et n'ait pas du tout apprécié l'effet de l'objet sur ses yeux.
Afin d'accélérer le processus, on amena un serviteur humain pour que Bulma lui explique son besoin. Comme tous ses prédécesseurs, il se refusait à regarder la jeune femme et parlait le moins possible.
Bulma se demandait si les humains du palais ne l'aimaient définitivement pas, ou s'ils étaient terrifiés à l'idée de dire un mot de trop et d'en subir les conséquences.
Qu'importe la réponse, Bulma obtint ses lunettes.
Concernant le bureau… Vegeta joua un peu sur la formulation.
Bulma n'obtint pas une pièce aménagée destinée à la soutenir dans son travail.
En revanche, on lui installa le meuble avec sa chaise tournante dans sa salle de bain, plus grande et bien mieux éclairée que sa pièce de vie.
Bulma tempêta en voyant l'objet en tec arriver.
Vegeta se marra.
Il arrêta de rire lorsqu'elle lui rappela qu'elle voulait des cigarettes.
"- Tes immondices à l'odeur dégueulasse n'entreront jamais dans mon palais."
Elle essaya bien de l'amadouer en lui promettant qu'ainsi, elle travaillerait mieux.
Il lui répondit qu'il était hors de question qu'il hume les relents de la chose à chaque fois qu'il viendrait lui rendre visite.
Elle lui rétorqua qu'elle n'avait aucune envie de voir sa tronche.
"- J'ai construit une jolie petite cage pour mon oiseau bleu", lui avait-il répondu en plaçant son visage tout prêt du sien. "Ce serait un crime de ne pas l'observer évoluer dans son nouvel environnement."
Il sait qu'elle détestait quand il s'approchait d'elle comme cela.
Il était son ennemi et pourtant, il approchait son visage du sien comme le ferait un amant.
Vegeta a bien comprit les codes qui régissent la proximité physique entre les terriens.
Il n'aurait jamais cru pouvoir se divertir un jour avec, mais la femme qu'il avait finalement réussit à capturer s'avérait amusante à ce niveau-là.
Elle normalement si confiante, si grande gueule et si forte mentalement, perdait tous ses moyens dès qu'il agissait ainsi. Elle rougissait, reculait et ne parvenait plus à produire une phrase construite durant plusieurs secondes.
Il était meilleur qu'elle sur ce terrain-là.
Après tout ce temps passé à perdre face à Bulma Brief, que ce soit au niveau de la guerre ou de la torture, il la surpassait. Il avait enfin l'ascendant sur elle.
Cela l'amusait. Et il comptait bien continuer à en profiter.
"- Vegeta, pourquoi je n'ai pas d'eau chaude ?
- Tu t'es crue importante ?"
"- Terrienne, qu'est ce que tu fais à tes ongles ?
- Je les ronge avec mes dents, ça ne se voit pas ? Je n'ai pas de ciseau."
Elle n'en pas plus reçu le lendemain. Ni les semaines suivantes.
La base semble sur le point d'exploser. L'agitation n'est pas loin de laisser place à l'anarchie.
La nouvelle de la disparition de Bulma Brief s'est répandue comme une traînée de poudre, attisant les peurs de chacun.
Tout le monde sait que l'héritière de la Capsule Corp a les connaissances pour détruire la Résistance. Les saiyans peuvent débarquer d'un instant à l'autre. Il faut trouver de nouvelles zones de replis.
Gladys observe des groupes quitter la base par camions entiers.
Peterson a réalisé un travail titanesque en un temps record, coordonnant une douzaine d'équipes d'évaluation pour trouver et sélectionner des localisations où envoyer les réfugiés terrifiés.
Convaincre les tribus de terriens aux physiques d'animaux terrés dans les zones sauvages d'accepter d'accueillir certains de leurs compatriotes de la Résistance.
Les vastes forêts de l'Ouest demeurent l'un des meilleurs territoires pour se cacher des saiyans, mais l'environnement naturellement hostile en font une zone dangereuse pour tout terrien non averti. Le dénommé Karin demeure cependant une exception.
Beaucoup de groupe de terriens non-humanoïdes préfèrent rester nomades et demeurer en nombre restreint afin de ne pas attirer l'attention des saiyans. Chassés par les saiyans pour leur peau et leur chair, de nombreux terriens aux caractéristiques animales se comportent de plus en plus comme tel.
Un fossé se creuse au sein même des habitants de la Terre, eux qui ne sont pas traité de la même manière par la nouvelle espèce dominante de la planète. C'est un fait, les terriens humanoïdes n'ont pas assez pris la défense de leurs compatriotes.
Trop peur des saiyans, racisme basique pur et dur, conscients de leurs privilèges par rapport aux autres et espoir de recommencer à vivre au termes d'un quasi génocide, famille et amis à protéger en fermant les yeux… Chacun a ses raisons pour ne pas agir. Les conséquences sont là. La doctrine "chacun pour soi" n'a pas définitivement remporté la victoire, mais elle gagne du terrain.
La Résistance demeure l'un des seuls sanctuaire de cette entraide et égalité pure, mais au fur et à mesure qu'elle s'essouffle, ce modèle de société aussi.
Devant ce manque de lieux de chute déjà habités, il a fallu en trouver d'autres.
Peterson et ses groupes de recherches ont réussi. Beaucoup de civils vont aller s'installer dans des villes désertes déjà pillées par les saiyans. Ces lieux n'offrent certes pas la même protection que les bases, mais ils n'ont guère le choix.
Les saiyans ont mis la main sur Bulma Brief depuis vingt-huit jours maintenant.
Il est plus qu'étonnant qu'ils ne soient pas déjà venu tout raser. Mais cela ne veut pas dire qu'il ne peuvent pas débarquer à tout moment. Les raisons de cette accalmie restent un mystère. Qu'importe. Il faut en profiter.
Gladys a décidé de rester.
Elle est considérée comme un élément non essentiel à la base maintenant que Bulma n'est plus là, mais la femme aux cheveux crépus se refuse à quitter les lieux. Elle ne peut pas partir au moment où l'âme terrienne a le plus besoin d'aide.
Les âges désespérés amène à des mesures désespérées.
Et une doctrine proche de celle de Peterson, mais plus meurtrière encore, gagne finalement du terrain.
Bulma Brief est aux mains de Vegeta. Les saiyans peuvent arriver à tout instant pour les pulvériser sur place.
De plus en plus de personne croient qu'il faut distraire les saiyans en attaquant leurs camps. Plus seulement en essayant de viser au mieux les quartiers saiyans et les récoltes. On parle bien d'attaquer l'intégralité des camps, quartiers humains compris.
En clair, utiliser de grosses bombes pour faire de sales dégâts et obliger les saiyans à reconstruire et réparer sans relâche leurs camps, ce qui laisserait ainsi la Résistance en paix quelques temps.
Etrangement, toute cette évolution de vision n'est pas du fait de Peterson.
Le quinquagénaire moustachu est entièrement dévoué à l'évacuation des bases à travers le globe et ne consacre pas une seconde de son temps à la politique. Non, cette évolution est du fait du bouche à oreille et de la peur qui gagne les terriens.
Même si Gladys n'a plus accès à la salle de réunion, Frederick lui rapporte tout ce qui se passe à l'intérieur. Le représentant à tête de hyène et à fourrure marron est l'un des derniers membre du Conseil à soutenir la vision de Bulma.
Mais il perd progressivement des alliés.
Gladys ne peut pas laisser cela arriver. Elle ne peut pas croire que l'on sacrifie des milliers de vies humaines pour faire économiser quelques semaines à la Résistance.
Quoi, les membres de la Résistance sont des terriens plus importants que les autres ? Sacrifier des humains asservis est « dommage collatéral inévitable » ?
Elle s'y refuse.
Beaucoup de gens sont morts parce que Bulma Brief a refusé de se livrer aux saiyans, mais aux yeux de Gladys, c'est différent.
La génie et ses inventions sont non seulement vitales à la Résistance, mais aussi au futur de la Terre.
Plus tard, il faudra reconstruire. Améliorer les choses. Repeupler.
Le cerveau de la Brief sera dès lors nécessaire.
Bulma Brief a d'ailleurs été l'une des premières à sacraliser le fait que la Résistance n'était rien si elle sacrifiait sans détour des vies terriennes.
Gladys n'a pas décidé de travailler aux côtés de l'héritière de la Capsule Corp pour rien.
Déjà, cette dernière est un génie et il faut le reconnaître, faire partie de son entourage comporte quelques avantages en termes de confort de vie. Mais surtout, Gladys et son petit frère ont eu la vie sauve et ont pu rejoindre la Résistance parce que Bulma Brief a imposé son veto concernant le bombardement de l'embryon de camps alimentaire dans lequel ils vivaient à l'époque.
C'est grâce à la femme aux cheveux bleus que Gladys et le dernier membre de sa famille sont en vie aujourd'hui. Et cela, Glady ne l'oubliera jamais. Elle soutiendra jusqu'au bout la vision que Bulma Brief a de cette guerre.
Gladys veut tout simplement être capable de se regarder dans un miroir une fois ce conflit terminé.
"- La fenêtre opaque dans la salle de bain, c'est vraiment obligatoire ?
- Elle était déjà là."
A mesure qu'elle épluche le dossier posé sur son bureau, Bulma sent sa confiance chanceler.
La biologie et tout ce qui touche aux sciences portant sur l'étude des êtres vivants n'est pas son domaine et elle peine à réellement à se plonger dans cette histoire de métissage.
Le sujet la débecte.
Observer des photographies de bébés mi-saiyans mi-humains morts la débecte.
Etudier les ventres déchirés des femmes sacrifiées lors de l'accouchement la débecte. Lire les formule chimique des produits injectés à toutes ces femmes pour les maintenir endormies la débecte.
Et ce qui l'horrifie le plus, c'est que toute cette expérience est une pure invention humaine.
La conception d'un enfant entre humains et saiyans peut découler d'un acte naturel, le premier cas répertorié restant celui de Son Gohan, fruit de l'amour entre Goku et Chichi. Le coït inter-espèce peut aboutir à la création d'un enfant.
L'expérience a pris un nouveau chemin lorsqu'il a été décidé de passer à la vitesse supérieur, soit produire l'équivalent d'une nouvelle génération de saiyans. Il a fallu contrôler ces grossesses, contrôler ces humaines enceintes, contrôler ces naissances.
Plus de bébés, plus de femmes à cause de la proportion de morts-nés, donc plus de personnes à contrôler… Alors en plus des amantes des saiyans, on a commencé à capturer des membres de la Résistance et à utiliser leurs placentas avec des inséminations artificielles.
L'ordre a certes été donné par Vegetas, mais le matériel utilisé, les théories fondatrices, les drogues, les cobayes… Tout est terrien dans cette histoire, même les exécutants. Les saiyans leur ont donné une tâche à accomplir, ils s'exécutent.
Qu'importe la méthode.
Et en même temps, Bulma a du mal à réellement en vouloir à Stu et aux autres.
Elle a certes explosé quand elle a découvert la Chambre de Reproduction dans le vaisseau, mais sa perception est différente maintenant, grâce au dossier dont elle dispose.
Nombre de rapports dans ce dossier sont subjectifs.
Stu et ses collègues n'appliquent plus l'écriture clinique qui seyait aux scientifiques de l'ancien monde. Beaucoup de pages reflètent leurs propres sentiments à propos de leurs travaux, ainsi que leurs intuitions et réflexions concernant les saiyans.
Bulma est quasiment certaine qu'aucun saiyan ne s'est jamais donné la peine de réellement lire le contenu de ce dossier, à peine ont-ils dû exiger quelques rapports oraux. Car certaines opinions sur le projet sont… trop radicales pour normalement être tolérées par les singes de l'espace.
Ce qu'ils font dans cette « Chambre de reproduction » dégoûte les personnes que Bulma a traité de monstre une semaine plus tôt.
Ils le font par envie de vivre. Ils le font parce qu'ils ont quelqu'un à protéger.
Ils le font parce qu'ils pensent que les humains ont perdu la guerre et qu'il est temps de trouver une nouvelle voie. Ils le font pour montrer aux saiyans que la race humaine peut leur être utile. Ils veulent offrir un futur à ce qu'il reste de leurs congénères terriens.
A force d'être prisonniers des saiyans, beaucoup d'humains, dont les scientifiques du vaisseau, ont perdus tout espoir concernant une possible victoire humaine.
Stu, Anya et les autres veulent maintenant cohabiter avec l'envahisseur.
Et ils veulent faire des bébés métis une passerelle entre les deux peuples.
La majorité des trois-cent-quatre-vingt-sept femmes qui ont rejoint la Chambre de Reproduction au cours de ces deux dernières années sont tombées enceintes de façon naturelle.
Elles ont été amantes avec un saiyan et le miracle de la vie a opéré.
Vegeta ne veut pas laisser ces femmes se promener dans les camps humains avec le futur de la race saiyan dans leur ventre, même protégées par des amants attentionnés. Si on laissait ces femmes en liberté, elles pourraient tenter de rejoindre la Résistance et offrir leur enfant à la cause.
Autre possibilité, elles pourraient constituer des cibles privilégiées pour des humains peu désireux de voir se multiplier le nombre de leurs adversaires.
Toutes les femmes enceintes d'un saiyan doivent rejoindre la Chambre en attendant le jour de l'accouchement par césarienne.
C'est la règle.
Devant le taux élevé de mortalité, chaque survivante est réutilisée dans l'espoir qu'elle puisse produire un nouveau bébé.
Ainsi, les saiyans ne retrouvent jamais leurs amantes favorites.
Une sorte de « lait de lune », liquide contraceptif extrait de plantes, a donc commencé à circuler à travers les camps.
Certains saiyans "protègent" à leurs manière des terriennes, qu'ils les voient comme de vulgaires objets leurs appartenant ou de vraies personnes. Ils ne les laissent pas tomber enceinte et ainsi courir un danger de mort.
Bulma enlève ses lunettes et se laisse aller contre le dossier de sa chaise, craquant ses cervicales en laissant sa tête pendre dans le vide.
La mentalité saiyan n'est pas incompatible avec la gentillesse et l'affection, Stu et les autres en sont persuadés.
Oui, les humains ne seront rien de mieux que des choses et des esclaves aux yeux de la majorité des saiyans durant plusieurs décennies.
Mais les scientifiques du vaisseau pensent que la psyché saiyan évoluera et que le futur de leurs deux races consiste à fusionner n'est pas de se détruire mutuellement en tentant de supplanter l'autre, mais consiste à fusionner,
Ils sont persuadés qu'un jour, la Terre redeviendra un havre de paix et d'épanouissement technologique, rendant ainsi les conditions de vie des humains plus faciles. Ils croient sincèrement que si une partie de la nouvelle génération métisse fera le choix de s'accoupler entre elle ou avec des saiyans de sang pur, d'autres feront à leur tour le choix des humains.
Et ainsi de suite.
Générations après générations, les deux races se fondront l'une dans l'autre, qu'importe le système de classe et la valeurs morale qui évolueront au gré des époques. Cela prendra sans doute plusieurs siècles, mais à la fin, il ne restera qu'un seul et unique peuple aux héritages multiples.
Bulma trouve cette théorie un peu angélique.
La patte de Stu est palpable sur l'ensemble de ce beau roman.
Cette tête verte a toujours été friand d'écrits mettant en scène des utopies sincères et accomplies. Ce penchant naturel a manifestement déteint sur son travail scientifique.
Mais l'esprit logique de Bulma lui souffle qu'aussi farfelu que ce doux rêve puisse paraître, il y a tout de même une infime possibilité pour que ce futur s'accomplisse.
Elle se souvient de Goku lui rapportant avoir vu un saiyan encaisser une explosion de bombe incendiaire pour protéger un jeune homme humain des flammes.
Elle se souvient de cette femme échappée d'un camp lui racontant avoir vu un saiyan en frapper un autre à mort, car ce dernier avait violenté l'une des filles du harem commun, avant d'emmener la terrienne en question vivre avec lui dans son logement.
Ces cas sont extrêmement rares.
Mais ils existent.
Elle revoit Vegeta furieux à l'idée de donner l'ordre de la violer.
Elle le revoit prêt à tuer un autre humain pour l'avoir poignardé elle.
Les saiyans ne sont des êtres bons d'un point de vue terrien.
C'est aussi naturel que culturel. Trop cruels, gloutons, fiers, narcissiques, adeptes de violence et de torture.
Certes, certains semblent ressentir un sentiment d'amour envers autrui proche de la définition terrienne, mais cela reste marginal.
Beaucoup de leurs gestes d'affection envers des terriens découlent d'un instinct de protection territoriale ainsi que d'un immense ego.
Mais qu'importe les raisons, cela n'enlève rien au fait qu'ils semblent être capables de sentiments d'un point de vue terrien.
Bulma entend la porte de sa cellule s'ouvrir. Inutile de regarder qui c'est.
L'heure du repas n'est pas arrivé, donc cela ne laisse qu'une seule possibilité.
Le roi des saiyan se place derrière elle et sa silhouette projette une ombre sur la terrienne, l'unique lucarne de la pièce étant dans son dos.
Rien ne se passe durant quelques secondes, alors Bulma finit par ouvrir les yeux et lui demande ce qu'il veut.
"- Je viens voir si tu avances", lui répond-il en tournant sa chaise pour lui faire face, son regard s'attardant quelques secondes sur les jambes curieusement en tailleurs de la terrienne.
Ce cirque dure depuis qu'il l'a fait enfermer ici.
Vegeta passe la voir dans la journée et lui demande des comptes sur son travail, alors que Bulma est certaine qu'il n'a jamais vraiment essayé de comprendre ce foutu dossier.
L'entrevue peut durer trente secondes comme vingt minutes, en fonction de l'humeur du macaque de l'espace.
Et plus il disparaît, remettant les pieds dans sa cellule le lendemain ou plusieurs jours plus tard. A croire que venir la faire chier le divertit au plus haut point et qu'il n'a toujours pas compris qu'un travail de recherche et d'analyse, ça demande du temps.
Maintenant qu'il est en face d'elle, elle peut clairement voir et sentir ce qu'il a fait ces dernières heures.
Son armure blanche porte des traces de sang mélangées à de la poussière. Le visage bronzé de Vegeta est indemne, mais Bulma peut clairement percevoir une odeur et des traces de sueur séchée.
Môssieur le singe est allé s'entraîner. Il a profité du grand air alors qu'elle est enfermé dans cette saleté de cellule depuis douze jours, sans aucun contact avec l'extérieur si ce n'est la lucarne opaque de la salle de bain.
Bulma Brief est prisonnière des saiyans depuis maintenant plus d'un mois et elle se rend compte qu'elle n'a senti le soleil sur sa peau qu'une fois : quand Nappa l'a emmené au palais. Elle se remémore sans difficulté cette perception agréable ainsi que toutes les odeurs, mais ce n'est qu'une bien piètre corde à laquelle s'accrocher.
L'enfermement commence à lui peser.
Ce n'est pas comme lorsqu'elle était coincé dans sa base de la Résistance.
Là-bas, elle était libre de ses mouvements et pouvait faire ce qu'elle voulait.
Elle pouvait discuter avec qui elle voulait. Ici, son territoire se limite à un cagibi et une salle de bain.
Vegeta avait mentionné le mot "cage" en parlant de cet endroit. Bulma trouve le terme tout à propos étant donné les circonstances.
Au yeux du saiyan, elle n'est pas une personne, mais un "un oiseau bleu".
Dans d'autres circonstances, avec Yamcha par exemple, ce surnom aurait pu paraître affectueux et fleur bleu.
Venant de Vegeta, cela relevait plutôt du domaine du dégradant.
"- J'avance", lui répond t-elle en essayant de reprendre le contrôle de sa chaise sans le toucher. "Mais je suis une génie, rappelle toi. Tu ne seras pas capable de comprendre quoi que ce soit."
Il tient fermement les appuis-coudes de la chaise pour l'empêcher de bouger.
Ses bras ne tressaillent même pas face à ses tentatives de résistance.
Saleté de singe… Son visage aux sourcils froncés est trop proche du sien, cela la met mal à l'aise.
Elle sait qu'il le fait exprès.
"- Tu as toujours cette fâcheuse tendance à me sous-estimer terrienne", souffle-t-il tout contre son visage avec un rictus narquois. "Ne m'oblige pas à menacer la vie de quelqu'un pour te faire parler."
Il considère l'ensemble de la Terre comme sa propriété personnelle.
Et Bulma sait qu'il la voit comme faisant partie du lot. Il considère avoir le droit de vie et de mort sur tout le monde, elle compris.
Bulma le déteste.
Elle hait ce saiyan sanguinaire sûr de lui qui s'est donné pour mission d'arracher la Terre à ses habitants et de pourrir la vie des terriens, la sienne comprise.
Elle déteste qu'il vienne lui rendre visite comme il le fait et qu'il soit de surcroît le seul à la côtoyer et à lui parler. Kiui et les autres saiyans qui lui amènent sa nourriture ne lui adressent pas la parole, ils ne sont que des ombres de passage.
Vegeta est le seul être vivant dont elle entend la voix et à qui elle peut adresser la sienne en retour.
S'il ne le faisait pas, Bulma Brief serait seule.
Et elle pourrait potentiellement perdre la boule.
Bulma Brief déteste que Vegeta se soit ainsi incrusté physiquement dans sa vie et demeure le seul être causant de son nouvel univers.
Ce n'est plus juste un ennemi lointain qu'elle combat à l'aide de stratégies audacieuses.
Vegeta est désormais une entité de chair et d'os qui lui impose sa présence, ses menaces, son odeur de "mâle alpha" et son putain de visage bien trop proche du sien.
Elle souhaite sa mort.
Elle y pense jour et nuit. Et Bulma déteste ça.
Pas qu'elle regrette d'avoir ce type de voeux à son égard, c'est même tout à fait sain.
C'est plutôt le fait qu'il occupe un peu trop ses pensées qui met la terrienne mal à l'aise. Elle aurait besoin d'un autre saiyan pour diversifier un peu l'objet de sa haine. Mais voilà, Vegeta demeure le modèle parfait à haïr.
Il est le roi des saiyans.
Il commande aux envahisseurs. Il est fier, cruel, possessif, cupide, a le sang chaud, range les êtres vivants dans des cases distinctes, n'est pas empathique pour un sou. Le sens de l'honneur qu'il possède est voué à défendre une doctrine qui fait souffrir les humains et le place ce au dessus de tous.
Il est aussi plus intelligent que la moyenne des siens donc manipulateur, ce qui le rend extrêmement dangereux. Déjà qu'il est sans conteste l'être le plus puissant de la planète, plus encore que Goku, mais si en plus cette monstruosité est diablement maligne…
Mais Bulma sait aussi que si elle est encore en vie, c'est grâce à cette mentalité tordue, cette avidité tapis au sein du saiyan possessif.
Elle a compris comment Vegeta et les autres saiyans fonctionnent et elle n'est sans doute pas la seule.
De nombreux humains savent à quoi s'en tenir et comment s'adapter pour survivre dans ce nouveau monde. Ils ont compris parce que grossièrement, les saiyans sont des monstres assoiffés de sang à l'ego surdimensionnés.
Mais ce sont des monstres tellement proches de l'humain qu'ils en deviennent cernables.
"- Dans ce cas, lâche cette chaise que je t'explique avec les documents du dossier. Il va falloir t'accrocher."
Vegeta laisse échapper un rire guttural mais il la laisse aller.
Une main sur le dossier de la chaise, une autre sur le bureau, il écoute d'un air peu concerné ce que Bulma Brief lui raconte. Elle sait malgré tout que le roi des saiyans l'écoute et assimile efficacement le savoir qu'elle partage avec lui.
Parce qu'en plus d'être un monstre sanguinaire à l'ego surdimensionné, Vegeta est un être intelligent et un fin stratège.
Et cela le rend encore plus haïssable aux yeux de Bulma.
"- C'est donc elle ma fille ?
- Oui Radditz, elle est née il y a quinze jours. Et la pondeuse a survécu."
Radditz observe à travers la vitre le minuscule être endormi dans la couveuse devant lui.
La première chose qu'il se dit en voyant sa fille est qu'elle a les cils bien trop longs.
Mais au moins, elle est brune et ses longs cheveux à mèches épaisses en font bien son enfant.
Son petit corps pâle se détache du coussin bleu marine, comme une étoile dans le ciel. La queue de singe du bébé est coincée par son dos, mais le bout de l'appendice bouge lentement sans quitter le coussin, décrivant des courbes hypnotisantes.
La gamine rêve.
Le trentenaire regrette que les radars ne fonctionnent pas.
Il aurait aimé lire la valeur du ki de sa progéniture et la comparer aux autres.
Vegeta a beau œuvrer pour enseigner à certains de ses sujets comment ressentir les forme de vie de cette planète, Radditz en était encore aux balbutiements.
"- C'est la première de mon sang qui survit.
- Bienvenue au club", lui répond Nappa en lui donnant une puissante tape dans le dos.
Un cri résonne dans la salle.
L'un des autres bébés vient de se réveiller et a manifestement faim. Une humaine passe derrière les saiyans adultes en courant, cinq biberons remplis dans les bras.
La senteur sucrée qui s'en échappe est un répit appréciable pour les nez de Radditz et Nappa, agressés par l'odeur désagréable des lieux.
Le sol gris et vert de ce bâtiment que les terriens appellent "hôpital" est puant au possible, qu'importe le nombre de fois où il est nettoyé. Et en plus, il est moche.
Raddiz craque sa nuque et secoue sa longue crinière brune. Il se demande si son enfant est autant gêné que lui par cette odeur.
"- Est-ce que Vegeta t'a parlé de ses plans concernant l'éducation de la jeune génération ? Les plus âgés ont plus d'un an maintenant. Ils savent suffisamment courir pour mettre à mal la surveillance des humains. Ils auront bientôt besoin de séances d'éveil pour leur apprendre à contrôler leur énergie leur inculquer la discipline. Des personnes se sont portées volontaires pour assurer ce rôle ?
- Qu'est-ce qui t'arrives Radditz ? Tu ressens l'envie d'emmener ton chiard à la maison et de t'en occuper ?
- Moi ? Élever cette morveuse ? Certainement pas ! Tu crois que j'ai envie de m'encombrer avec ça ?"
Nappa rie, satisfait de la réaction de son camarade.
Trop des leurs viennent de façon régulière dans ce bâtiment puant pour voir le fruit de leurs coïts.
Pire, ils ont l'air émerveillés en les voyants et demandent s'ils peuvent les prendre dans leurs bras ou quand ils pourront les emmener chez eux.
Nappa a vu des pères humains agir ainsi. Il trouve écœurant de voir certains des siens tomber aussi bas.
Un père saiyan, un vrai, ne se comporte pas comme ça. Il ne fait pas preuve de tendresse envers son rejeton.
La tendresse n'est pas une vertue saiyan, c'est l'apanage des faibles.
La bonne façon de faire est la suivante. D'abord, les deux parents saiyans prennent connaissance de la force de combat de leur progéniture. Si la force en question est trop basse à leur goût, ils se débarrassent de l'enfant de la façon qui leur convient.
Le roi Vegeta et son épouse avaient, du temps de Vegetasai, pulvérisé leurs deux aînés avant que le prince héritier Vegeta ne naisse.
Si certains bébé sont envoyés sur des planètes lointaines pour qu'ils les purge tout en grandissant, la plupart restent sur la planète-mère des saiyans pour recevoir l'éducation conventionnelle. Le marmot reste au moins trois ans dans un centre commune de formation saiyan, avec des dizaines d'autres jeunes. Puis, ils rejoignent le domicile de leurs géniteurs et poursuivent leur éducation à leurs côtés et dans des centres de formations, si les parents en font la demande.
Ceux qui ne sont demandés par personne deviennent alors les rébus de la race saiyan, ceux voués aux besognes les plus basses et indignes de la planète, au même titre que les races colonisées qui leurs servent de serviteurs.
Bien sûr, la quasi disparition des saiyans a entraîné l'arrêt de ces pratiques ancestrales. Le métissage étant toujours un procédé ardu avec un fort taux d'échec, elle n'est certainement pas prête de réapparaître.
Le brouilleur de Bulma Brief joue également son rôle en empêchant les pères saiyans de connaître la valeur de l'aura de leur enfant métis. C'est frustrant et limite stressant pour eux.
Ils doivent attendre que les métis grandissent et fassent leurs preuves pour savoir si leur héritier est digne d'eux.
"- Tu as eu un fils non ? Il y a quatre mois."
Le quinquagénaire acquiesce et mène Radditz à sa progéniture, dans une couveuse plus grande à moins d'une dizaine de mètres.
Les yeux noirs et grands ouverts de l'enfant fixent les deux adultes d'un air à la fois curieux et méfiant.
Le premier sentiment du frère de Kakarotto est qu'il est anormalement potelé et grand.
Pas que Radditz possède des connaissances poussées en matière de bébé, mais là, le bambin doit peser bien plus de dix kilos. Après, connaissant le physique démesuré de Nappa, il n'est pas étonnant que sa progéniture paraisse anormalement imposante. Ses cheveux noirs hirsutes sans sens particulier rappellent ceux du quinquagénaire avant qu'il ne devienne chauve. Le petit baille sans arrêter de les fixer avec sévérité et Radditz entraperçois des prémisces de dents blanches.
Quelque chose lui dit que l'enfant aura le même sourire que son père.
"- J'essaye de lire son énergie depuis plusieurs jours, mais cet enfant est définitivement un métis. Il ne laisse échapper quasiment aucun aura, mais quand il s'énerve ou a faim, sa force physique augmente.
- Il a été conçu de façon naturelle, c'est bien ça ? Ce n'est pas un enfant-éprouvette comme le mien ?
- Sa mère faisait partie de mon harem. Une bien jolie créature. J'espère juste qu'il héritera plus de mes traits que des siens en grandissant. Je n'ai aucune envie de m'associer avec un mâle au visage de femelle.
- On m'a raconté de bien drôles d'histoires à propos de ton harem et de tes femmes enceintes…
- Ah ça… Ose me dire que tu n'aurais pas fait la même chose à ma place.
- Donc tu as vraiment tué plusieurs femmes enceintes de toi à cause de leurs couleurs de cheveux et d'yeux ?", pouffe Radditz en bougeant rapidement la main pour voir si le gamin de Nappa a de bons réflexes visuels.
"- Que voulais tu que je fasse ? Que je prenne le risque de laisser un métis de mon sang à la tignasse verte voir le monde ? C'est déjà suffisamment pénible comme cela de me dire que je n'aurais jamais de descendant de sang pur... Aucun des enfants que j'ai conçu avec une saiyan au cours de notre dérive dans l'espace n'a survécu. Et chacune des quatre femelles saiyan survivantes s'est aujourd'hui trouvé un compagnon permanent ou a décidé de s'amuser avec des humains et se refuse à concevoir un enfant. Quitte à faire une croix sur la descendance rêvé, autant être sûr que mes rejetons ressembleront un maximum à de véritables saiyans."
Radditz lui sourit.
Oui… Il aurait agi de même. Leurs enfants métis sont devenus une compétition non avouée au sein du peuple saiyan.
Ils veulent que leurs enfants soient puissants et surpassent les autres. Ils veulent que leur noble sang, malgré le mélange avec celui des humains, produise quelque chose dont ils pourront être un minimum fier.
La technique de détection et d'évaluation des auras que Vegeta tente d'enseigner à son peuple va au moins permettre de savoir dès le début qui a réussi à pondre un métis à la puissance première acceptable.
Cela n'empêchera pas la mise en place d'une évaluation continue jusqu'à leurs trois ans, pour finalement arriver à l'évaluation finale grâce à des combats. Mais au moins, un début de classification dès la naissance va pouvoir être mis en place.
Comme le veut la tradition saiyan.
"- Tu lui as donné un nom ?"
Sa propre fille n'en possède pas pour l'instant.
Juste un numéro de matricule et une date de naissance, ce qui permet à tout le monde de l'identifier et de se souvenir de son âge.
La quinzaine d'autres couveuses en ligne droite affichent elles aussi un numéro de matricule.
"- J'attends qu'il survive jusqu'à ses deux ans et qu'il démontre sa force lors premières épreuves", répond Nappa en lançant une oeillade faussement agressive à son fils pour voir s'il est capable de soutenir son regard. "Ensuite seulement je le nommerais comme il le méritera. Alors, je commencerais à m'intéresser à son cas. Il deviendra réellement mon fils et pourra perpétuer mon héritage
- Et sinon ?
- Je ferais en sorte qu'il disparaisse. Je sais qu'avoir un enfant est encore un luxe aujourd'hui, mais il est hors de question que quiconque se moque de moi à cause d'un métis."
"- Un jour, je parviendrai à m'échapper."
Il ne voit pas la terrienne, mais il la visualise sans difficulté dans son esprit.
Elle a tourné la chaise de son bureau et fait face à la vitre opaque de sa salle de bain. Cette manie qu'elle a de parler à voix haute est étrange. Surtout qu'elle le fait uniquement pour exprimer des futilités qui sont loin d'être intéressantes.
Vegeta a un léger sourire et fait signe à un serviteur humain de déverrouiller la porte.
La terrienne entend le grincement, et le saiyan l'entend pousser un soupir contri avant de retourner sa chaise vers son bureau. Il sait qu'elle n'aime pas quand il l'attrape en pleine rêverie. Il en profite toujours pour lui lancer une vacherie ou lui rappeler à quel point les humains sont faibles.
Mais voilà, il a entendu depuis l'autre bout du mur ce qu'elle a murmuré.
Alors, il s'approche d'elle sans un mot et se place dans son dos pour lui murmurer à l'oreille sa vacherie d'entrée.
"- Rêver est futile."
Elle grogne. Ca l'énerve quand il l'entend alors qu'elle ne sait pas qu'il est dans le coin.
"- L'un de ces enfants… c'est le tien ?
- En quoi ça te concerne ?"
Il pose la question tout en approchant son visage du sien. Près. Trop près. Elle soupire et regrette immédiatement d'avoir posé la question. Maudite soit sa curiosité. Elle peut être salvatrice, mais l'entraîne aussi régulièrement dans des scènes dont elle se serait bien passée.
"- Je suis curieuse. Mais laisse tomber.
- Curieuse ? Un oiseau en cage comme toi devrait se préoccuper d'autre chose que de ma descendance."
Les yeux toujours orientés sur le côté pour éviter de le regarder être trop proche d'elle, la terrienne se permet une réponse pour le moins osée.
"- C'est un sujet important. Si tu as un enfant, il me faudra tout faire pour l'éliminer. Hors de question qu'un monstre comme toi se reproduise."
Il part dans un éclat de rire sincère et grave. Cette réponse lui plait. Parce qu'elle est logique, couillue et assez saiyan sur les bords.
Voilà voilà.
Concernant la multiplication des points de vues, j'espère que cela ne vous gêne pas... J'aime bien explorer le plus de mentalités possibles, surtout lorsque je crée un univers...
