Bonjour à toutes et à tous !
Voici un nouveau chapitre, centré sur l'un des personnages les moins populaire de la fic (j'aime n'en faire qu'à ma tête) et sur nos stars.
Toujours dans une optique de faire évoluer l'intrigue, j'ai envie de poser un peu plus les contours de la nouvelle relation entre Bulma et Vegeta.
Je pense que vous l'avez compris au fur et à mesure des chapitres, j'aime les personnages qui évoluent au cours des histoires et qui s'adaptent, quitte à ce que les notions de "méchants" et de "gentils" disparaissent.
J'espère que ce chapitre vous plaira !
Bonne lecture !
Ps : pour répondre à ta question Grimm-jenn, je dirais que la lune n'est pas obligatoire dans le processus de vie des plantes. Tant qu'elles ont des UV, ça passe. C'est le même principe que les cultures en serres qui ne voient jamais la vraie lumière du soleil ou de la lune. En même temps, j'ai orienté mes études pour justement fuir le plus vite possible la bio et la chimie... Je ne suis donc pas une référence à ce sujet ^^'
**V2**
Kiui s'évertue à réaliser l'impossible. La discussion à trois qu'il a eu avec Bulma Brief et Zukkini l'a laissé le cœur lourd, mais il refuse de renoncer.
Il peut le faire. Il peut faire en sorte que Miria l'apprécie malgré le fait qu'il soit un saiyan.
Les guerriers de l'espace n'abandonnent jamais. Les mots de la terrienne aux cheveux bleus pouvent peut-être le troubler, ils ne l'empêcheront pas d'atteindre son but. Au moins, il cerne mieux le problème auquel il est confronté à présent. Et il va en tirer les leçons nécessaires pour finalement amener Miria jusqu'à lui.
D'abord, il observe les humains. Beaucoup. Il regarde. Ecoute. Analyse les auras. Espionne les conversations. Il s'évertue à comprendre comment ils pensent, réfléchissent, ressentent.
Les humains ne sont pas compliqués à lire en soit. Ils ressemblent trop aux saiyans pour être totalement indéchiffrables. Mais apprendre à réellement comprendre une autre espèce est tellement contre-nature pour les saiyans que cette compréhension est toujours restée très artificielle, incomplète.
Kiui n'a pas le choix.
S'il veut que l'humaine Miria s'intéresse à lui et se donne à lui sans redouter le saiyan qu'il est, alors il doit la rassurer en adoptant un comportement plus terrien. L'une des premières choses qu'il constate, c'est qu'il doit encore attendre. Le deuil est trop récent.
Alors Kiui compte les jours avant de pouvoir agir concrètement. Il ne lui demande plus de le soigner, ne lui parle plus au détour d'un couloir. Il ne lui manifeste même plus sa présence. Invisible un temps pour mieux réintégrer son champ de vision.
Un peu plus d'un mois après le meurtre de l'humain, il débute sa manœuvre, en douceur.
La perte de son appétit a rendu la terrienne plus fragile physiquement. Elle peine à effectuer certaines tâches. C'est la faille que cherchait Kiui. Au détour d'un couloir, il la voit laisser tomber un lourd panier à linge. Sans lui laisser le temps de le ramasser, Kiui le prend en main et lui demande où elle doit aller.
La crainte qu'elle ressent atteint le jeune saiyan, mais il ne laisse rien paraître. Avec patience, il lui repose la question et l'escorte jusqu'à la buanderie sans lâcher son fardeau. Elle marche à ses côté d'un pas lent et mesuré, le regard et l'aura éteinte. Il ne lui parle pas, ne lui pose pas de question. Lui impose sa présence sans aller plus loin.
Une fois arrivé à destination, il pose le panier de linge au sol et se redresse. Ses yeux ne peuvent s'empêcher de chercher les siens, mais elle baisse immédiatement le regard. Tant pis. Il la laisse partir. Tout simplement.
Quelques jours plus tard, il lui ordonne de soigner de nouveau ses blessures.
Miria s'exécute sans protester, le regard tellement éteint qu'elle ne se montre même pas gênée devant les pectoraux nus du saiyan. Il claque des doigts pour la réveiller et sort de sa poche une barre chocolatée. Kiui commence à la manger, tout en observant les réactions de la terrienne. Comme il l'a prédit, le chocolat attire son attention.
Ce met plait aux saiyans autant qu'aux terriens, mais en produire n'est pas chose simple. Donc seuls les saiyans en bénéficient, tandis ce que les humains en sont privés. Il casse un morceau de sa barre et le tend à Miria en lui ordonnant de manger. Elle bafouille en lui répondant que ce n'est pas la peine.
"- Tu as maigris. Mange."
Devant son insistance, elle s'est finalement exécutée. Le goût du chocolat sur son palais, les fourmillements dans le coin de sa bouche, la douce matière qui fond et s'écoule le long de sa gorge… Un magnifique sourire s'affiche sur le visage de Miria.
Et le cœur de Kiui a un loupé.
Il se fait violence pour ne pas l'enlacer et la serrer contre lui pour se perdre contre ses formes et son odeur. A la place, il la laisse finir de s'occuper de ses blessures en silence et partir.
Encore quelques jours plus tard, il la croise en compagnie d'un groupe de serviteurs. Chacun croule sous le poids d'un panier à linge bien rempli. Kiui attrape celui de Miria, ainsi que celui que porte un enfant terrien aux bras bien trop courts pour avoir une prise correcte sur son fardeau. D'après le fruit de ses observations, aider un enfant fait gagner des points auprès des humains.
Tous le remercient, non sans crainte, mais Miria lui adresse un sourire timide, tandis que celui de l'enfant est sincère.
Kiui les quitte, le cœur gonflé par quelque chose.
Et ainsi de suite. Plusieurs semaines s'écoulent. Le délai entre les « rencontres fortuites » s'amenuisent. Miria ressent toujours de la peur et de la méfiance en le voyant, mais la terreur ne fait plus partie de ce qui l'habite en sa présence.
Ces changements sont lents et demandent beaucoup de patience au jeune saiyan, par définition impatient. Cependant, la situation évolue bel et bien. Des deux côtés.
Tandis que Miria le craint de moins en moins, Kiui sent que ses sentiments envers l'humaine évoluent. Lui qui au début a uniquement été motivé par la convoitise et la luxure, se sent progressivement glisser vers d'autres horizons.
Ce qui l'a motivé au commencement a tout simplement été la perspective d'avoir Miria pour lui seul et obtenir d'elle ce qu'elle offrait à son compagnon humain. La situation est à présent moins simpliste.
Il veut lui faire oublier son deuil pour qu'elle cesse de souffrir, et non pas parce que cela constitue l'étape suivante de son plan.
Il veut qu'elle reprenne du poids pour recouvrer la santé, pas parce que maigrir la rend moins belle.
Il veut qu'elle sourit de nouveau, tout simplement parce qu'il aime son sourire et qu'il veut qu'elle ait toutes les raisons de sourire dans sa vie. Il veut la connaître.
Découvrir ses goûts, qui elle est en son for intérieur, ce qu'il peut faire pour améliorer son quotidien. Il veut qu'elle soit heureuse. Il veut la protéger de toute forme de maltraitance et de malheur.
Il attend toujours beaucoup d'elle.
Mais il souhaite à présent lui offrir tout autant, si ce n'est plus.
Raisin après raisin, Bulma termine la grappe. Puis prend une clémentine. Et ensuite une poire. Et enfin une pomme. Les fruits, elle les enchaîne. Comme cela fait plusieurs années que la pénurie a envahie la vie de l'humaine, elle se jette allègrement sur ces aliments qui lui ont tant manqué, même durant sa captivité.
Il faut dire que durant son séjour dans le cagibi, les saiyans l'ont nourri d'un plat unique et simple à prendre en cuisine, type nouilles, paté en croute, patates et autres féculents.
Alors qu'elle s'apprête à tendre une main vers une nouvelle clémentine, une main gantée attrape la corbeille et la met hors d'atteinte.
"- Tu manges comme les oiseaux. J'ai trouvé le surnom parfait."
Le carnassier Vegeta n'est pas un amateur des fruits terriens. Trop sucré. Il préfère la viande.
"- Je manque de fruits", réplique Bulma en se levant pour rattraper la corbeille. "Ca ne t'est jamais arrivé toi, qu'un aliment te manque tellement que dès que tu le retrouves, tu ne consommes plus que ça ?"
"- Non", rétorque Vegeta en conservant bien la corbeille de fruits hors de portée de l'humaine. "Je n'ai jamais été gâté comme toi ou les terriens. Je prend ce que je trouve et rien n'est assez bien ou bon pour me rendre dépendant.
- Vraiment ?"
Bulma cesse de poursuivre la corbeille dans les mains de Vegeta et retourne vers la table pour choper une fraise dans une autre corbeille.
Puis elle s'avance vers Vegeta avec un regard malicieux.
"- Il n'y a vraiment rien qui trouve grâce à tes yeux ?"
Il sait en quoi consiste son petit manège.
"- Pourquoi, tu as une idée de chose qui en mériterait la peine ?"
Bulma comprend le sous-entendu, mais choisi de ne pas répondre.
Ce serait accorder une victoire à Vegeta. Autant esquiver.
"- La fraise, c'est bon. C'est même mon fruit préféré. De quoi rendre accro."
Elle met sa fraise dans sa bouche et mâche. Son aura indique que oui, ce fruit lui procure du plaisir. Le sourire en coin qu'elle a la trahit aussi.
Soudainement, Vegeta balance la corbeille de fruit derrière lui.
Avant qu'elle ne soit tombée par terre avec son contenu, il attrape la terrienne par la taille, la colle contre lui et a réclamé sa bouche. Un ballet avide de langue s'engage, mais il ne dure pas longtemps.
Vegeta met fin au baiser et avale la fraise qu'il a volé à la bouche de la terrienne.
"- Dégueulasse", dit-il en passant une main sous le T-shirt de Bulma, qui lève les yeux au ciel avec exaspération.
"- Tu sais Vegeta… Je… Je te remercie de me donner du lait de lune comme ça. Tomber enceinte, cela me terrifie."
Il ne répond rien et continue de tracer la ligne de sa fragile colonne vertébrale avec sa langue.
La nuit est sombre, mais le léger éclat de lune qui traverse les nuages est suffisant pour qu'il la distingue bien.
"- Cette chambre de Reproduction. Elle me hante."
Sa langue a maintenant rejoint la nuque exposée. Les cheveux bleus de l'humaine forment un rideau ouvert. Ils ont poussé en six mois et rejoignent les épaules de la terrienne.
Bientôt, ils seront assez longs pour rester flotter sur son dos quand elle s'allonge sur le ventre.
Il les chassent définitivement pour avoir un meilleur accès à la région qui l'intéresse et la mordiller.
Elle n'a aucune réaction, la tête mollement orientée sur le côté.
"- Je préfère mourir. Je préfère mourir que d'y mettre les pied une nouvelle fois. Surtout si c'est pour rejoindre l'un des lits."
Il ne répond toujours pas et se redresse avant de se courber pour accéder à sa bouche par le côté. L'angle n'est pas idéal, alors il la retourne sur le dos.
La terrienne parle trop.
Nappa attrape un raisin avec ses dents et tire. Le fruit cède et finit dans sa bouche. Il contracte la mâchoire deux fois et avale. Puis il recommence le processus.
Au-dessus de lui, une magnifique créature aux cheveux courts et magenta lui sourit tout en maintenant la grappe de raisin en hauteur. Le parfum qui s'échappe de l'humaine est envoutante. C'est quand même fou cette variété chez les humains… Tellement de couleurs de peau, de couleurs de cheveux, d'odeurs, de formes de visages et de corps.
Le saiyan lève un bras et empoigne la deuxième main de l'humaine, dont il a encore oublié le nom, pour placer ses doigts devant ses yeux. Ses doigts sont moins abîmées que celles des saiyans, mais nombre des créatures qui peuplent son harem - pardon, le harem du palais - ont les mains bien plus douces que ça. Par contre, la petitesse de ses doigts rend l'humaine encore plus attractive aux yeux de Nappa.
Le guerrier de l'espace s'est découvert un truc pour les mains fragiles depuis qu'il est arrivé sur Terre, c'est fou.
D'autres mains s'activent sur son corps bodybuildé et nu. Huit mains en tout. Certaines sont masculines, d'autres féminines. C'est vrai qu'il faut de la force pour parvenir à masser un saiyan et qu'il sente quelque chose.
Il est bien, là. Sur le sol confortable recouvert de coussins moelleux de toutes les couleurs.
Plus le temps passe et plus le harem du palais commence à ressembler à ses propres appartements. Voir deviennent ses propres appartements. Il a fait remplacer le lit, qu'il trouvait trop fin et délicat à son goût. Les rideaux semi-transparents qui tombent du plafond pour rejoindre le sol à plusieurs endroits de la pièce ne sont plus d'une teinte verte, mais bleue. Certains meubles en verre et bois ont disparu pour laisser place à du bois massif bien plus attractif aux yeux du saiyan.
Nappa a aussi fait installer un mannequin dans le harem afin de pouvoir correctement poser son armure quand il l'enlève. La laisser trainer au sol était déshonorant.
Tous ces travaux ne posent aucun problème à Vegeta. Il n'a jamais été un habitué du harem et depuis qu'il a commencé à coucher avec la terrienne, il n'y fout plus les pieds. Autant dire que Nappa a complètement le champ libre depuis plus de deux mois. De quoi un minimum compenser la rage qu'il ressent quand il repense à la façon dont Vegeta l'a traité quelques semaines plus tôt. Se faire victimiser ainsi… Lui, Nappa. Second incontesté du roi et Première classe émérite. Tout ça à cause d'une terrienne…
Le guerrier de l'espace secoue la tête pour chasser ses mauvaises pensées. Inutile de ruminer ces évènements. Il est toujours le second du roi. Ce dernier et Nappa échangent toujours avec aisance, comme avant. Il faut juste éviter le sujet de la terrienne. Le quinquagénaire a toujours les mêmes privilèges et la même position.
En plus, Vegeta passe tellement de temps avec sa terrienne que cela laisse plus de temps libre au moustachu, qui en profite goulûment. Moins de visites surprises dans des camps et moins de séances d'entraînement à encadrer aux côtés de Vegeta, c'est plus de temps libre pour Nappa et plus de temps passé dans le délicieux harem.
La grappe est terminée. Nappa a le choix. Il peut se montrer épicurien et passer à l'étape suivante avec l'humaine aux cheveux magenta qui l'attire indéniablement, ou sortir s'entraîner comme un parfait saiyan. Le dilemme est plus compliqué qu'il n'y paraît. Les seins nus de l'humaine et ses mamelons plus clairs que ses cheveux constituent un pousse-au-crime.
Mais non.
Pas maintenant.
La détente est terminé. Nappa doit sortir s'entraîner. Il a passé trop de temps ces dernière semaines à se pencher sur la perception des auras. Il ne veut pas que son corps rouille à cause d'une activité physique trop limitée. La terrienne sera toujours là cette nuit.
Il la repousse sans ménagement, dégageant dans le même geste les quatre autres humains qui s'affairent sur son corps.
Sans un mot, il se rhabille et sort du harem en passant par une fenêtre. Dehors, il neige. Nappa avait déjà connu ce phénomène sur d'autres planètes. Ce n'est clairement pas la météo qu'il préfère. La neige, c'est froid et humide. Il préfère la chaleur et la sécheresse.
Mais tant pis, il faut s'entraîner.
Nappa stationne en hauteur quelques secondes et se dirige finalement vers l'Ouest. Il le sent, l'un des siens s'entraîne dans la montagne. Nappa n'a pas envie de frapper dans le vide aujourd'hui. Il préfèrerait malmener de la chair.
Le fait qu'il ne parvienne pas à identifier l'aura de son congénère exaspère le quinquagénaire. Il n'a pas de soucis à évaluer la force des ki, mais il ne parvient toujours pas à identifier quelqu'un grâce à sa force de combat. Cela le met en position de retard par rapport à des personnes comme son roi, Radditz, et surtout cet avorton de Kiui.
Nappa sait qu'il faut qu'il remédie à ce retard, mais tel travail demande un temps et une motivation qu'il n'a pas en ce moment. Ce qu'il veut en priorité, c'est exercer son corps. Pas son esprit.
De grands cris émanent d'une vallée de la montagne. Nappa n'a qu'à suivre le bruit. En s'approchant, il reconnaît finalement l'identité du saiyan qui s'entraîne.
C'est l'une des quatre seules femelles saiyans survivantes de l'univers : Ichijiku. La quarantaine bien tassée, elle porte ses cheveux d'un noir corbeau courts, avec une grosse mèche qui lui cache le front et une partie des yeux. Sa combinaison bleu trempée lui colle au corps. Comme d'habitude, elle n'arbore aucune épaulette au dessus de son armure. Elle a toujours répété qu'elle trouvait que l'accessoire entravait ses mouvements.
Nappa reste quelques secondes en vol stationnaire pour observer sa compatriote.
Elle envoie boule d'énergie sur boule d'énergie en direction d'un rocher, le tout en poussant des cris possédés typiquement saiyan. Il est évident qu'elle y met de la volonté et de l'énergie. Elle est tellement absorbée par son entraînement qu'elle n'a pas encore remarqué l'approche de Nappa, alors qu'elle a été sensibilisée à la détection des auras.
Cette rencontre fait remonter une partie de son passé à Nappa.
Il a conçu un enfant avec Ichijiku durant leur errance dans l'espace. Pas que cela relève d'un attachement ou de sentiments. La saiyan est une Troisième Classe correcte, mais bien faible en comparaison de sa propre force à lui.
C'est juste qu'à l'époque, il n'avait pas encore essayé de concevoir avec elle et les temps désespérée appelaient à tenter toutes les combinaisons possibles pour perpétuer l'existence de leur race.
Ichijiku et lui ont bien réussi à concevoir un enfant, mais ce dernier est mort avant d'être né.
Pour Ichijiku, c'était sa cinquième fausse couche. Pour Nappa, c'était son troisième enfant non-né. Un moment difficile à passer pour chacun, mais il a bien fallu passer à autre chose. Ichijiku a accueilli la semence d'un autre saiyan quelques semaines plus tard et Nappa est parti engrosser une autre saiyan.
Maintenant qu'il la voit combative et pleine de fougue, Nappa trouve beaucoup de charmes à Ichijiku.
Il faut dire que les humaines sont tellement faibles face aux guerriers de l'espace que la moindre force de caractère devient immédiatement un élément attractif aux yeux des saiyans. Une congénère en plein entraînement, c'est donc un peu comme un aphrodisiaque qu'on lui agiterait sous le nez.
Mais pas le temps pour ça. Nappa a un objectif : s'entraîner.
Ichijiku fait une compagne d'entraînement aussi efficace qu'un ou une autre.
Il se pose donc derrière elle avec fracas pour bien lui signifier sa présence.
Elle cesse immédiatement ce qu'elle fait et se retourne vers lui, la respiration profonde et le visage plein de sueur.
"- Nappa ? Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je cherche un compagnon d'entraînement. Partante ?"
Il est le second du roi et le plus fort après Vegeta. Evidemment qu'elle est partante.
S'entraîner avec lui est un honneur.
"- Toujours."
Elle se met en garde en même temps que lui et s'élance la première avec un cri guerrier.
Il l'esquive sans difficulté en faisant un pas de côté et tente de lui infliger un revers avec son poing, mais elle s'esquive aussi en penchant le haut de son corps vers l'arrière. Le reste de son corps suit et elle enchaîne les bons souples vers l'arrière pour se mettre hors de porté de son adversaire. Nappa a déjà vu la manoeuvre et sait comment agir.
Il s'avance vers elle et avant qu'Ichijiku ne retrouve son équilibre, il lui balance son poing dans la figure. Il percute sa mâchoire et elle vole un coup vers l'arrière. Elle arrête rapidement sa dérive, crache le sang qu'elle a dans la bouche et le regarde avec défi, avant de craquer sa nuque en lui faisant signe d'approcher.
Le sourire de Nappa s'agrandit encore plus.
Quelque chose lui donne envie de frapper encore et encore sa congénère avec ses poings pour la vaincre. Elle est moins puissante que lui. Elle le sait comme il le sait. Mais cela ne l'empêchera pas de se donner à fond contre Nappa. Et ce dernier rendra honneur à cette volonté en employant plus de la moitié de sa force.
Ichijiku a moins de force que lui, mais elle sait compenser avec son agilité et sa rapidité.
Le combat est inégal certes, mais il ne sera pas déshonorant. Nappa n'en demande pas plus.
Le combat se poursuit. Il lui fêle trois cotes avec un coup de pied. Elle lui casse le nez avec un coup de boule. Il lui tord un poignet. Elle lui brûle une jambe avec un rayon d'énergie bien placé. Le paysage autour d'eux change. Plusieurs avalanches se déclenchent à causes des vibrations provoquées par leurs coups. Les boules et rayons d'énergies font disparaître la neige. La roche vole à travers la montagne.
L'entraînement prend fin quand Nappa inflige à la saiyan un coup de poing qui l'assomme à moitié. Comme elle ne se relève pas immédiatement du sol neigeux, il met fin au combat et s'assoie à ses côtés. Ichijiku se redresse finalement à quatre pattes et s'assoie aussi en remettant son poignet en place. Elle est bien plus amochée que Nappa, mais l'expression sur son visage ne ment pas. Elle a apprécié cet entraînement.
C'est dans la douleur que l'on progresse. Et Ichijiku a bien progressé au cours des dernières minutes. Telle est la voie des saiyans.
Nappa prend une poignée de neige, la met dans sa bouche pour la faire fondre et nettoyer sa bouche du sang qui s'y est répandu. Puis il reprend une autre poignée pour cette fois la boire.
"- Tu es certaine que tu ne veux pas tenter d'avoir un autre enfant ?"
C'est soudain. C'est muffle. C'est Nappa.
Loin de s'en formaliser, Ichijiku a un ricanement grave et regarde son supérieur hiérarchique dans les yeux.
"- Rien au monde ne me donnera envie d'avoir un autre enfant. Je laisse cette corvée aux humaines."
Cinq fausses couches avant d'arriver à Nappa.
Neuf fausses couches en tout.
Une petite fille balancée dans le vide sidéral par les hommes de Freezer quatre semaines après sa naissance. Un petit garçon de quatre ans mort de faiblesse parce que le manque d'entraînement et de nourriture l'a empêché de devenir suffisamment fort pour survivre à un coup porté par l'un des siens lors d'un entraînement. Et un garçon de dix ans mort sur le champ de bataille, parce que lui aussi était trop faible pour survivre à un combat contre un faible Makyan.
Non, Ichijiku ne veut plus d'enfant.
"- Dommage."
Un grommellement de la part de Nappa. Mais il comprend et respecte la décision de sa compatriote. Elle préfère donc se consacrer à l'entraînement et aux combats. C'est son choix et il est tout à fait honorable. Tant pis, il a essayé.
"- Ton enfant métis, il a quel âge ?
- Bientôt dix mois."
Le garçon de Nappa fait vivre un enfer aux humains qui s'occupent de lui. Le gamin est l'un des plus âgée de la nouvelle génération de métis. Il faut le reconnaître, il est à l'image de son père : vicieux et plein d'énergie quand il s'agit de maltraiter les autres. Humains comme saiyans.
Le petit brun est suffisamment corpulent et grand pour s'imposer face à ses jeunes congénères. Apparemment, il aime jouer la brute avec les autres. Et l'étude de son aura a révélé que sa force de combat monte par moments suffisamment haut pour le faire prétendre à un titre de Seconde Classe. Des points dont son géniteur est intérieurement fier. Peut-être que ce gamin a suffisamment de potentiel pour porter son nom et son héritage...
Il va bientôt falloir mobiliser un ou deux saiyans pour encadrer l'enfant et la demi-douzaine de métis qui posent également problèmes.
Les enfants commencent à se rendre compte qu'ils ont plus de force que les humains. Il faut rapidement dépêcher à leur côté des personnes capables de tenir les métis en place et leur inculquer un début de discipline. Sauf qu'évidemment, personne ne s'est manifesté pour accomplir cette tâche.
Personne ne veut jouer les garde-chiards après tout, ce que Nappa comprend. Lui-même n'est pas près de se porter volontaire.
"- Et tu en retires de la satisfaction ?
- Il a plus de potentiel que beaucoup d'autres.
- Tant mieux pour toi."
Ichijiku ne laissera rien derrière elle. Pas de descendance, pas d'héritage. Rien.
Juste son nom et son souvenir dans la mémoire des gens qui voudront bien se rappeler d'elle.
Mais cela lui convient.
Plutôt mourir qu'accueillir à nouveau la vie en elle.
"- Tu veux venir faire un tour au harem et te choisir quelqu'un ?", lui propose Nappa, décidément dans un bon jour et satisfait de l'entraînement.
"- Non, j'ai déjà ce qu'il faut au camp.
- Comme tu veux."
Ils n'ont plus rien à se dire, alors Nappa se redresse, salue sa congénère d'un bref signe de tête et s'envole dans le ciel. Elle lui renvoi son salut et s'envole dans une direction opposée.
Le quinquagénaire chemine à vitesse moyenne vers le palais.
Cet entraînement lui a ouvert l'appétit.
Et il a une humaine aux cheveux magenta et aux yeux verts à aller retrouver.
La chaleur est un délice. Elle détend son corps tandis que la vapeur apaise son esprit. Bulma Brief a passé trop de journées à se torturer. La terrienne mérite bien de décompresser.
Elle n'a d'ailleurs nullement demandé la permission à Vegeta pour utiliser son jacuzzi géant aux allures de piscine, incrusté à même le sol. L'eau est une bénédiction pour son corps courbaturé par leurs échanges quotidien. Alors le roi des saiyans peut bien lui accorder cette faveur, lui qui est à l'origine de ces douleurs.
Qu'importe le temps qui passait, sa relation avec Vegeta ne perd rien en intensité, tout comme la ferveur de leurs ébats.
Bulma n'avait pas escompté qu'il se soit totalement lassé d'elle en quelques nuits, mais elle s'était tout de même attendu à ce que les choses s'aplanissent un peu au bout de quelques semaines. Qu'il ne la touche pas certains jours ou qu'une certaine routine sexuelle s'installe entre eux. Rien de tout cela.
Voilà plus de deux mois que leur relation a commencé. La passion ne faiblit pas, tout comme la fréquence de leurs rapports. Le saiyan ne semble jamais à cours d'imagination. Il teste encore et encore de nouvelles choses avec elle.
Il a même une fois lévité haut dans le ciel en plein acte, la possédant avec vigueur tout en lui faisant observer son palais à la lumière des étoiles. Elle lui a crié dessus, terrorisée par l'altitude, mais il a tout de même réussit à la faire jouir.
Saleté de singe.
Cette jouissance en continue heurte toujours la morale et la fierté de Bulma. Mais au moins, leur relation personnelle et intellectuelle en est toujours au point mort. Ils couchent ensembles, se chambrent, se chamaille comme avant. Mais cela ne va pas plus loin.
Vegeta mange parfois en sa compagnie. Mais ils n'ont pas à proprement parler de réelles discussions. Le saiyan se goinfre trop pour cela.
Il arrive qu'ils se posent l'un ou l'autre une question. Cette dernière ne porte jamais sur le déroulement de la guerre, la situation dans les camps ou sur leur relation actuelle. Cela limite fortement la diversité de leurs échanges. Mais ils conversent tout de même un peu, de temps à autre.
Elle lui demande comment les saiyans ont fait pour apprendre à lire le terrien et compter comme eux.
Il lui demande comment les humains appellent les constellations dans le ciel.
Elle s'informe sur la provenance des trophées extraterrestres exposés dans ses appartements.
Il la prend dans ses bras et la regarde sous tous les angles en lui demandant s'il lui a fait mal quelque part lors d'un échange précédent. Pour immédiatement après l'allonger sur la table et glisser une main sous son pull. Elle a un peu corsé le jeu une fois en lui demandant de leur procurer du whisky et des glaçons. Il a adoré cette nouvelle expérience.
Bulma a la sensation d'avoir trouvé un relatif équilibre avec sa nouvelle situation. Ce qu'il y a entre elle et Vegeta est uniquement sexuel et résulte d'un accord où chacun y trouve son compte. L'amour ou même l'affection n'a rien à faire dans cette histoire.
Elle couche avec Vegeta. Mais elle honnit toujours le saiyan meurtrier en lui.
Lui-même rend les choses bien plus simples avec son attitude. Il n'est en rien romantique ou attentionné. Chaque geste et baiser fait partie intégrante d'un acte sexuel.
S'il effleure sa clavicule de ses lèvres, c'est qu'il veut coucher. S'il caresse son visage pour en dégager ses cheveux, c'est qu'il veut coucher. Vegeta ne fait preuve d'aucune gentillesse gratuite envers elle. Chacun de ses actes est dicté par un but. La laisser lire sur le balcon n'est par exemple qu'une liberté qu'il lui offre afin que son petit oiseau bleu ne dépérisse pas.
Pareil de son côté à elle. Si elle s'empare de ses lèvres et fourre sa langue dans sa bouche, c'est qu'elle veut coucher. Si elle mordille le lobe de son oreille, c'est qu'elle veut coucher. Si elle lui embrasse le pectoral, c'est qu'elle a quelque chose à obtenir de lui.
C'est mieux ainsi.
La tendresse appelle la tendresse.
Et Bulma n'a aucun envie de développer de doux sentiments envers le saiyan. Donner son corps au macaque et recevoir le sien en retour est déjà un coup suffisamment fort sur sa conscience. Nul besoin que quelque chose d'autre se rajoute en plus.
Les pensées de Bulma sont interrompues par des bruits de clapotis d'eau et elle rouvre les yeux. A l'autre bout du jacuzzi se trouve un Vegeta nu, l'eau lui arrivant juste au-dessus de l'aine. A croire que tout a été construit exprès pour en arriver à ce tableau.
Bulma se redresse sur son banc en céramique en s'appuyant sur le sol derrière elle, peu regardante de sa propre nudité.
"- Nous sommes en plein milieu de l'après-midi", lui fait-elle remarquer avec un sourire entendu. "Tu n'es pas censé être à l'entraînement ?
- Ils étaient tous nuls aujourd'hui", lui répond-t-il en continuant de s'avancer, l'air concentré et les yeux rivés vers sa poitrine.
Elle pouffe tandis qu'il comble les mètres qui les séparent. Ce type est un acharné de l'entraînement et les raisons de son désistement sont tout simplement débiles. En un sens, Bulma a réussi son pari. Elle parvient régulièrement à détourner le roi des saiyans de son devoir et de sa quête de la puissance.
"- Vraiment ? Qu'est-ce qui changeait des autres jours ?
- Tu parles trop femme", grogne Vegeta en s'abaissant à sa hauteur.
Sauf qu'il ne s'arrête pas à son visage et descend encore plus bas. Sa tête disparait sous l'eau et des mains agrippent les cuisses de Bulma pour les écarter. L'instant d'après, elle sent la langue du saiyan se glisser en elle.
La terrienne couine de plaisir et s'agrippe au bord du jacuzzi afin d'éviter de se retrouver immergée elle aussi. Sa tête se pose douloureusement sur l'angle en céramique du jacuzzi et elle lève les yeux vers le plafond, la respiration profonde.
En dessous, Vegeta suce, lèche, joue, titille, stimule, le tout sans jamais reprendre sa respiration. Ce traitement, ainsi que les vapeurs du jacuzzi, emmènent l'esprit de Bulma hors de son corps. Elle se perd, loin des réalités et des préoccupations de ce monde.
Elle s'abandonne complètement, murmurant par moment le nom du saiyan qui lui procure tant de plaisir. Au bout de plusieurs minutes, celui-ci finit par devenir tellement intense qu'elle ressent le besoin de s'accrocher à quelque chose, n'importe quoi. Elle laisse l'une de ses mains agripper le crâne de Vegeta, tandis que ses gémissements gagnent en puissance.
La jouissance la gagne finalement. Son cri se répercute dans l'immense salle de bain et atteint les oreilles immergées du roi des saiyans. Il sourit tout contre son sexe, aspirant lentement le liquide résultant de son œuvre.
Il la lâche et sort la tête hors de l'eau, sa bouche souriante laissant échapper un flot mixé d'eau et de cyprine. La terrienne est à moitié avachie contre le rebord du jacuzzi, les yeux encore embrumés par son précédent orgasme.
Vegeta ressent une légère fierté face à la scène. C'est lui qui a causé ça. Lui et seulement lui.
Il se redresse encore pour l'embrasser lorsqu'elle émerge, le fixe et part dans un éclat de rire des plus inattendu.
Vegeta stoppe son geste et, scandalisé, lui demande ce qui lui prend.
Bulma, toujours aux prises avec son fou rire, tend les bras vers lui et laisse ses mains se perdre dans les cheveux du saiyan. Ils sont trempés, mais toujours fièrement dressés vers le ciel, telles des flammes éternelles. Aux yeux de la scientifique terrienne qu'elle est, ce phénomène est inconcevable.
Les cheveux mouillés de Vegeta devraient retomber en cascade sur ses épaules, pas continuer à se dresser en épis sur sa tête. C'est la loi de la gravité.
"- Mais en quoi sont faits vos cheveux ?", glousse Bulma en laissant ses mains vadrouiller sur le crâne de Vegeta.
Oubliés la précédente gâterie et l'orgasme fulgurant qui l'a secoué. Oublié le saiyan à l'allure érotique et indomptable. Ce qu'elle a sous les yeux est une anomalie comique. Et tout son être semblait être résolu à rire de l'absurde de la situation. Un fou rire est un fou rire.
Vegeta n'apprécie guère la situation. La terrienne rie à ses dépens, pour une raison stupide en plus. Il l'empoigne donc par les hanches pour l'asseoir sur le rebord du jacuzzi et lui écarte les jambes.
Elle pousse un cri de surprise, mais recommence rapidement à rire de façon idiote tout en se redressant pour jouer avec ses cheveux.
"- Personne ne se moque du roi des saiyans", lui dit-il d'une voix sombre tout en s'enfonçant en elle.
Le corps de Bulma se tend vers l'arrière tandis qu'elle pousse un long soupir de plaisir, ses seins s'élevant inconsciemment vers le visage de Vegeta. Tout en effectuant de lents va-et-vient, il se baisse un peu pour prendre l'un des monts rosé et chaud en bouche, appréciant l'effet du bain de la terrienne sur celui-ci.
Il le savoure avec une certaine gourmandise lorsqu'un nouveau gloussement parvient à ses oreilles.
Il laisse ce qu'il a en bouche et redresse la tête pour regarder, abasourdi, la terrienne qui le regarde tout en plaquant une main sur ses lèvres pour dissimuler son fou rire. Sans succès. Quand elle essaye d'avancer de nouveau une main vers ses cheveux, il voit rouge et l'en empêche en la plaquant au sol.
Bulma pousse un léger cri de douleur en sentant son dos et son crâner heurter le sol. Mais une fois le choc passé, les cheveux dégoulinants d'eau, mais fièrement dressés en l'air tels le pénis en rut de Vegeta, la font rire de nouveau.
Manifestement énervé et vexé, il reprend ses va-et-vient avec vigueur tout en lui agrippant les hanches, décidé à lui ôter ce stupide rire de la bouche.
"- Je ne sais pas ce que mes cheveux t'ont fait", lui dit-il de façon saccadée tout en bougeant profondément en elle. "Mais personne ne rie du roi des saiyans."
La terrienne sourit stupidement tout en riant et il redouble d'efforts. Les rires de l'humaine ne sont pas désagréables à écouter, mais ce ne sont pas les sons qu'il préfère entendre venant d'elle.
Elle le gratifie finalement de ses cris et de ses soupirs, au bout de trop longues minutes.
Après plusieurs rounds, Vegeta se laisse tomber à ses côtés sur le marbre doré et rougeâtre de la salle de bain en reprenant son souffle.
Bulma aussi respire profondément, la chaleur de la pièce l'empêchant de s'oxygéner comme elle en a besoin. Ils restent ainsi plusieurs minutes côtes à côtes, sans se toucher ou se parler.
Vegeta se tourne finalement vers son amante avec un sourire narquois.
"- Alors femme, on ne rie plus ?"
"- Tu as tout donné pour que ce soit le cas", lui répond-t-elle les yeux fermés en respirant lentement, le corps tout autant trempé de sueur que par l'eau de son bain.
"- Moi ?", s'étrangle-t-il avec des yeux exorbités. "J'ai tout donné ?"
Bulma réalise son erreur. Il est le stupide roi des stupides saiyans.
Il se dit trop fort et trop puissant pour donner un jour son maximum. Que ce soit au combat ou avec le sexe.
Et là, elle vient de dire une phrase qui a blessé son ego de saiyan.
Sa queue de singe s'enroule déjà autour de l'une des chevilles de la terrienne.
"- Oh non Vegeta", gémit-elle avec lassitude. "Pas encore. Je retire ce que j'ai dit."
"- Si. Encore", dit-il en la glissant vers lui avec sa queue. "Tu as toujours tendance à me sous-estimer, terrienne.
- J'ai compris, j'ai compris. Tu es loin d'avoir donné ton maximum", plaide-t-elle en essayant de se soustraire à sa prise "Je suis épuisée et toi tu es en pleine forme, on est d'accord. J'admets que le roi des saiyans que tu es a encore beaucoup de forces en réserve."
Un rire grave échappe à Vegeta et il s'assoit au sol tout en prenant Bulma contre lui et en l'asseyant sur ses cuisses. La terrienne sent son érection et le regarde avec une moue désenchantée.
"- C'est bien beau ce que tu me dis", marmonne Vegeta en lui mordillant la mâchoire. "Mais je préfère que l'on me flatte en croyant réellement à ses propres paroles."
Il libère l'une de ses mains et dirige son sexe vers l'entrée de la terrienne, se délectant du gémissement de plaisir qu'elle tente de refouler tout en lui griffant le dos alors qu'il s'enfonce en elle.
"- Menteuse", lui murmure-t-il à l'oreille. "Tu as encore des forces en réserve."
Bulma, énervée, tente de lui donner des coups avec sa force microscopique. Vegeta rie en l'emprisonnant complètement avec ses bras, ses jambes et sa queue de singe, la plaquant contre lui comme s'ils ne formaient qu'une seule et même entité.
"- Tu es impossible !", l'apostrophe-t-elle en mouvant le seul membre qu'elle peut bouger, à savoir sa tête, afin d'échapper aux lèvres du saiyan.
"- On est deux dans ce cas."
Et il se laisse tomber en arrière, entraînant Bulma avec lui dans l'eau chaude du jacuzzi. Elle crie, mais le contact avec l'eau la fait fermer la bouche et les yeux.
La terrienne tente de se dégager de la prise de Vegeta pour remonter à la surface, mais rien à faire. Le saiyan les laisse tous deux couler au fond du jacuzzi, comme des pierres. Bulma le sente se mouvoir en elle et la bouche qu'elle entrouvre de surprise est immédiatement happée par les lèvres de l'autre.
Commence un ballet de langues aux allures de combat. Bulma refuse de donner au saiyan la satisfaction de sa rédemption. Et Vegeta trouve la résistance de sa terrienne amusante et érotique.
Il cesse ses vas-et-viens et les redresse tous deux pour laisser la terrienne respirer, conscient qu'elle est incapable de rester comme lui en apnée durant plusieurs minutes. Elle tousse et crache un peu d'eau, mais ses cris indiquent à Vegeta qu'elle va parfaitement bien.
"- Dégénéré ! Espèce de malade ! T'es taré de…"
S'asseyant sur l'un des bancs du jacuzzi, il reprend possession de sa bouche et recommence à bouger en elle. Bulma sent clairement le sourire triomphant du saiyan tout contre ses lèvres.
Décidée à ne pas lui laisser le dernier mot, elle mord sa langue intrusive avec force. Elle ne sait pas si cela lui fait mal. En revanche, elle se rend compte que cela excite encore plus le saiyan. Il l'embrasse avec une passion nouvelle tout en accélérant ses vas-et-vients.
Lorsqu'il quitte sa bouche pour explorer sa gorge, elle saute sur l'occasion, décidée à ne pas lui laisser le dernier mot. Elle bouge sa tête pour faire en sorte de frotter son menton aux cheveux du saiyan toujours aussi insensibles à l'eau.
Le tout en riant.
Vegeta cesse son activité et la regarde dans les yeux, à son tour désenchanté.
"- Tu es chiante", lui dit-il avec fatigue en fronçant ses épais sourcils.
"- Nous sommes deux dans ce cas", lui rétorque-t-elle avec malice en lui faisant un clin d'oeil.
Voilà voilà...
Vous avez l'une des explications pour lesquelles ce chapitre est long à écrire pour un résultat cours : il y a un lemon. XD
J'ai essayé à travers lui de transmettre une vision de l'équilibre qu'ont trouvé Bulma et Vegeta dans leur relation.
Tandis que l'une est de plus en plus en paix avec ce qu'elle fait avec lui, l'autre s'est manifestement adouci, du moins en ce qui la concerne.
Et Kiui ressemble de plus en plus à un fou attardé/stalker. Vous en faites pas, c'est voulu ;)
J'espère que ce chapitre vous a plu !
Laissez des comms siou plait !
