Bonjour tout le monde !

Eh non, je n'ai pas laissé tombé l'histoire, je la poursuit juste à un rythme extrêmement lent.

Il faut dire que ma perte de page que je racontais la dernière fois a été un véritable coup dure. M'y remettre a été loin d'être simple.

Mais qu'importe, je vous délivre la suite.

J'espère que ce chapitre vous plaira !

Bonne lecture ! :)

**V2**


"- Dis moi, ça t'arrive de te couper les cheveux ?"

Vegeta grogne tout contre la nuque de la terrienne. Qu'est-ce que c'est encore que cette question ?

"- Je veux dire… ils n'ont pas bougé d'un centimètre depuis le temps que je te connais. Toujours la même coupe, toujours le même sens, toujours la même longueur. C'est trop régulier pour être normal."

Bulma Brief a les cheveux bleus. D'où elle lui parle de normalité ?

"- Vraiment, je m'interroge. Est-ce que tu vas voir quelqu'un toutes les semaines pour qu'il égalise ta coupe ? Pourquoi tu ne le fais pas faire dans tes appartements ?"

Mais qu'est-ce qu'elle va encore imaginer… Pourquoi elle se casse la tête comme ça, sur un sujet aussi débile ? Et pourquoi elle lui casse les oreilles pour des conneries ?

"- Tais-toi femme", se contente de grogner Vegeta en resserrant sa prise sur le ventre de la terrienne.

"- Je veux dire, tout le monde a les cheveux qui poussent. Regarde-moi", continue t-elle en lui chatouillant désagréablement le nez avec ses cheveux bleus. "Mais on dirait que vous, les saiyans, vous ne changez jamais de tête."

Bulma n'ose pas ajouter qu'elle a déjà repéré le phénomène avec Son Goku mais qu'elle n'a jamais obtenu sa réponse, parce que son ami n'a tout simplement aucune idée de la raison de cette étrangeté de la nature. Mais ramener le nom de Son Goku dans l'intimité de leur chambre et du lit qu'elle partage avec Vegeta n'est certainement pas une bonne idée.

Alors Bulma feinte avec d'autres formulations.

"- Est-ce que vous êtes chauves à la base et on vous a fait des implants capillaires ?"

Les théories de la terrienne deviennent de plus en plus débiles. Et ses piaillements empêchent Vegeta de sereinement écouter son enfant grandir.

Alors il se retrouve confronté à un choix : la bâillonner pour la faire taire ou lui procurer quelques orgasmes afin de suffisamment la fatiguer pour qu'elle s'endorme ?

Pendant qu'il soupèse ces deux choix en fonction de ses propres envies, Bulma Brief se tourne vers lui et évalue ses cheveux de jaie.

"- Ou alors… c'est génétique et vos cheveux ne bougent pas, qu'importe le temps qui passe."

Eh ben voilà, elle a trouvé toute seule. Maligne petite tête.

Vegeta pousse un grognement positif pour le lui signifier et espère qu'elle va enfin la fermer.

Il se colle contre elle pour ramener son ventre contre le sien.

"- Merde alors… Nappa a donc toujours été un crâne d'oeuf, même enfant ?"

Un pouffement échappe à Vegeta.

Puis l'image d'un bébé Nappa chauve à moustache et au regard mauvais s'impose à lui.

Le pouffement est remplacé par un éclat de rire. Qui continue et continue.

Bulma se détache du saiyan pris d'hilarité, qui dissimule son visage tout contre sa clavicule. Il a les yeux fermés et la bouche grande ouverte à s'en briser les zygomatiques. Ses sourcils sont moins froncés que d'habitude.

Bulma ne l'a jamais vu rire ainsi. Quand il rit, c'est toujours pour exprimer un sentiment de supériorité ou une victoire, voir afficher son contentement vis-à-vis d'une action sadique. Un rire prend possession de Bulma. L'hilarité actuelle de Vegeta est communicative.

Ce moment ne dure que quelques secondes, mais il demeure précieux pour l'un et l'autre.

Quand Vegeta reprend le contrôle sur lui-même et met fin à son fou rire, il se jette sur les lèvres de la terrienne avec ferveur.

C'est décidé.

Elle l'a bien fait rire, alors il va la récompenser en lui procurant plusieurs orgasmes.


Le saiyan est à nouveau là.

Miria sent sa présence avant même de le voir. Elle ignore d'où lui vient cet espèce d'instinct. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il se trompe rarement.

Le saiyan nommé Kiui l'attend bien au détour du couloir, dos au mur, les bras croisés et un pied posé contre le mur en question. Il a un sourire que l'on pourrait qualifier de doux en la voyant et s'avance sans un mot vers elle.

Quelques mois plus tôt, elle aurait tremblé de peur et sué à grosses gouttes en voyant un saiyan s'avancer d'un pas aussi décidé vers sa position. C'est toujours le cas de manière général, mais ce Kiui est une exception.

Il ne l'agresse pas, ne la brutalise pas, lui parle doucement, lui sourit gentiment, lui vient en aide, lui fait des compliments, lui apporte des cadeaux…

Sa manoeuvre est grossière.

Vraiment, elle est hyper grossière.

Miria sait parfaitement ce qu'il veut.

Un saiyan ne se contente pas de croiser comme par hasard à de multiples occasions la même humaine sans qu'il n'y ai d'intention derrière. Un saiyan ne traite pas gentiment un humain. Merde, un saiyan n'aide pas un humain à nettoyer le linge.

Sauf que ce Kiui, il le fait.

Evidemment que la raison derrière concerne le sexe. Ce n'est pas comme si Miria avait autre chose à offrir à un saiyan de toute façon.

Le pourquoi le saiyan a soudainement décidé d'agir ainsi est en revanche un mystère. S'il veut tellement coucher avec elle, il n'a qu'à demander. Elle s'exécutera. Pas de gaieté de coeur, mais elle le fera. La mère de Miria est morte étranglée pour avoir refusé de coucher avec un saiyan. Miria veut vivre. Elle s'exécutera si cela peut lui sauver la vie.

La rousse doit cependant accorder un bon point à ce Kiui qui lui tourne autour.

La manoeuvre en elle-même est assez grossière d'un point de vue humain. Mais venant d'un saiyan, cette approche est une sacrée nouveauté. Et il ne s'y prend pas si mal.

Un peu gauche, toujours autoritaire, un côté brut inhérent aux saiyans… Mais l'intention en elle-même ne peut qu'être louée.

Elle préfère largement ce Kiui collant, mais gentil, à une brute comme Kyabetsu, qui arrive, exécute rapidement son affaire et la moleste dans la foulée. L'histoire remonte à près d'un an, mais elle a marqué l'esprit de l'adolescente.

Alors oui, la démarche de Kiui est bienvenue.

"- Salut."

Toujours cette façon souriante mais morne d'engager le dialogue.

Il doit sûrement redouter qu'un autre saiyan se moque de lui s'il l'entend agir ainsi.

"- Bonjour.

- Tu vas à la laverie, c'est ça ?

- Oui. Les draps de seigneur Radditz à laver."

Kiui affiche une mine franchement dégoûté qui fait rire Miria. Presque malgré lui, ce Kiui est assez marrant parfois. Comme l'était avant lui…

"- Donne ça. On va le faire vite fait. Et après, je t'emmène faire un tour au lac."

Ce n'est pas comme si il lui avait demandé son avis, mais soit. Miria préfère largement aller faire un tour au lac que faire le ménage.

Ils se dirigent tous deux vers la laverie.

Kiui a laissé son panier rempli de linge à Miria, signe qu'un autre saiyan doit être dans les parages et qu'il risque de les voir. Dans le cas contraire, Kiui prendrait le panier plein de l'humaine et le porterait pour elle. Comme un… gentilhomme. Par Kami. C'est étrange d'associer ce terme à un saiyan.

Pour l'heure, ils sont seuls dans la laverie. Les bassins bas et rouge brique sont remplis d'eau froide et propre. Aucune machine à laver.

Les saiyans trouvent que cela fait un bruit assourdissant et inutile. Si des humains peuvent effectuer la même tâche sans bruit, à quoi bon s'embêter avec cette saleté de machine ? De plus, l'électricité existante est dévolue à d'autres choses.

Kiui empoigne le panier et en jette le contenu dans le bassin. Il enlève ensuite ses bottes et relève le bas de sa combinaison avant d'entrer dans le bassin pour piétiner le linge. Qu'importe le nombre de fois où il effectue ces actions, cela provoque toujours un pet de cerveau à Miria. Non, elle ne rêve pas… Le fier saiyan Kiui l'aide à nettoyer le linge.

Il le fait gauchement et en mettant de l'eau partout, mais il y met du coeur. Avec sa force et sa rapidité surhumaine, il le fait d'ailleur très rapidement. Miria reçoit des gouttes au passage, mais c'est un moindre mal.

Ils échangent un peu durant le processus. Kiui est un saiyan, il n'a pas une conversation des plus développée. Miria, de son côté, n'est pas assez à l'aise avec la situation pour converser comme si Kiui était n'importe qui.

Il lui demande si elle se nourrit correctement. Si elle a toujours mal au poignet qu'elle s'est foulée deux mois plus tôt. Si elle a eu un problème particulier avec un saiyan ou un humain ces derniers temps. Si elle n'a pas trop froid. Et comment va le petit Deez, ce gamin humain qui accomplit régulièrement des tâches ménagères avec elle et qui souffre de problèmes au dos à cause des poids lourds qu'il soulève.

Miria répond à ses questions et lui en pose d'autres en retour. Est-ce que ça se passe bien avec les seigneurs Nappa et Vegeta en ce moment ? Quels saiyans seront présents au palais dans les jours à venir, histoire qu'elle passe le mot aux siens et qu'ils fassent attention en fonction des présents ? Comment vont les blessures dont elle s'est récemment occupée ?

La conversation est entrecoupée de blancs quelques peu gênant. Ils sont dans le palais. Le cadre les empêchent de réellement se lancer et de poser des questions qui amènent à un débat ou un échange poussé.

Une fois le linge lavé, Kiui laisse Miria remettre le tout dans son panier et sortir pour se rendre dans l'espace de jardin dévolu au séchage du linge.

Kiui reste sous le couloir couvert et laisse Miria aller étendre le linge seule. Oui, un autre saiyan doit être définitivement présent dans le coin.

Elle travaille et lui, il médite. Il étudie toujours plus l'aura de Miria. Il est sans doute le meilleur en la matière derrière son roi, alors ce dernier l'a motivé pour l'encourager à s'améliorer encore plus. Il lui a dit que Kakarotto et ses comparses sont capables de détecter les sentiments des gens à travers l'analyse de leur aura. Sa majesté n'a rien dit d'autre, mais Kiui se doute que lui-même s'entraîne à le faire sur l'humaine Bulma Brief.

Mine de rien, une telle capacité serait plus que salvatrice avec Miria.

Cela fait trois mois qu'il lui tourne autour. Jamais aucun saiyan n'a montré autant de patience que lui.

Surtout envers une humaine.

Il voit dans ses yeux qu'elle s'est habituée à lui et n'est plus terrorisée en le voyant. Il voit aussi ses yeux dériver parfois sur son corps et en conclut que son physique est loin d'être un repoussoir pour l'humaine.

Il veut passer à l'étape suivante. Il ne veut plus seulement parler. Il veut aussi toucher, goûter, donner et recevoir. Mais il ne sait pas s'il peut se le permettre pour l'instant.

La chose qui le terrifie, c'est d'aller trop vite, de faire ce pas de travers qui réduit à néant des semaines de patience et d'investissement. S'il touche Miria ou l'embrasse alors qu'elle ne le souhaite pas, il peut tout gâcher et la fermer comme une huitre alors qu'elle commence tout juste à s'ouvrir.

Il ne veut pas avoir tué en cachette son compagnon humain et patienté aussi longtemps pour rien.

Il apprécie énormément ce temps passé avec elle. Qu'ils parlent ou non, l'ambiance calme qui s'installe entre eux lorsqu'ils se retrouvent détend Kiui. Il pense à autre chose que les combats, l'entraînement, Nappa, son roi et Bulma Brief. Et cela lui fait du bien.

Il apprécie toujours autant de la regarder. La froide lumière d'hiver qui inonde ses longs cheveux roux claires leur donne plus de contraste avec sa peau que d'habitude.

Kiui se moque mentalement de lui-même. Qu'importe la saison ou l'heure, il trouve toujours Miria belle et s'extasie devant ses cheveux.

Une fois qu'elle a fini d'étendre le linge, elle se dirige naturellement vers lui. Il en a assez d'attendre, alors il lui prend le panier vide des mains et le pose par terre.

Et là, il lui tend une main gantée. Elle la prend, non pas par élan romantique, mais pour lui signifier qu'elle est d'accord avec la suite.

Sans attendre, Kiui place une main sous ses genoux et la colle contre lui avant de s'envoler. Elle ferme les yeux et retient sa respiration, mais au moins, elle ne hurle pas contrairement aux premières fois.

Il les emmène vers la rive du lac la plus éloignée possible du palais. Vu son poste, il ne peut pas se permettre de trop s'éloigner. Et en même temps, il n'est pas question d'être trop proche du palais, des humains et des saiyans.

Lui et Miria ont besoin d'intimité pour que leur situation évolue.

Kiui laisse la jeune femme mettre ses pieds par terre, mais il la tient toujours pendant quelques secondes afin de lui laisser le temps de retrouver un pied sûr. Ses cheveux ondulés sont vraiment partis n'importe comment et forment un rideau anarchique sur son visage. Pas grave, elle reste belle quand même. Il lui laisse le temps de les discipliner à nouveau et de fermer la veste qu'elle porte.

On est en mars, le temps se réchauffe, mais les nuages empêchent le sol de se réchauffer.

Miria suit le saiyan vers la rive et s'assoit à ses cotés dans l'herbe. Le sol mouillé imbibe désagréablement son pantalon, mais la terrienne est bien contente d'être en dehors du palais pour laisser son plaisir se faire gâcher.

Après quelques secondes de silence à écouter les oiseaux et à observer le palais de l'autre côté du lac, Miria se laisse aller à poser une question qui lui trotte dans la tête depuis un bout de temps.

"- Bulma Brief… c'est vrai qu'elle couche avec le roi Vegeta ?"

Kiui cesse de zieuter vers la fenêtre de sa propre chambre, qu'il a mal fermé, et plonge son regard dans celui de Miria. Elle le soutient avec ses orbes vertes claire. Le saiyan ne peut pas contrôler son léger sourire.

Si elle ose poser cette question tabou, si elle arrive à formuler cette demande à un saiyan comme lui… C'est qu'il progresse.

Elle lui fait suffisamment confiance pour lui poser cette question. Il ne la tuera pas et ne la blessera pas pour l'avoir posé. Elle pense aussi qu'il gardera le secret et lui évitera des ennuis.

C'est bon signe. Très bon signe même.

"- Oui."

Et lui, il ose piétiner une consigne claire de son roi.

Il ose parler de la relation qui uni Bulma Brief et Vegeta à quelqu'un d'autre.

Pour Miria, il enfreint le règlement de ce roi qu'il vénère.

Il répond à sa confiance avec de la confiance.

Pas très "saiyan" comme attitude.


Zukkini se concentre au maximum. Cette concentration vise en priorité ses muscles, pas ses sens. Si l'enfant saiyan a réussi à maîtriser la technique de perception des auras, notamment celles des humains, ses capacités de combat ne suivent pas.

Zukkini espère depuis quelques temps pour accéder au grade de Deuxième Classe grâce à ses capacités de détection.

Sa jeunesse a clairement constitué un net avantage avec cet apprentissage. Tous les saiyans initiés à cet entraînement n'ont pas pu en ressortir les mêmes résultats que lui.

L'enfant est l'un des rares à maîtriser cette nouvelle technique à un niveau aussi avancé. Ce bellâtre de Kiui reste meilleur que lui, ainsi que Nappa, Radditz et Jinsokuna, sans oublier leur tout-puissant roi, mais Zukkini peut se targuer d'être le sixième meilleur détecteur d'aura de la race saiyan. Cette bonne place au classement lui fait espérer une promotion.

Seulement, il possède encore et toujours la force de combat d'un faible Troisième Classe. Il demeure un piètre combattant par rapport à ce qu'ont été à son âge ses aînés les plus proches, Kiui, Sukasshu ou la future mère Kurementai.

Zukkini esquive un nouveau coup de poing de Radditz.

Le frère du traître Kakarotto a été un Troisième Classe à une époque. A force de travail et d'investissement, il a réussi à s'élever, ce qui demeure assez rare dans la société saiyan. Quand on naît, on possède une certaine force de combat. La faire croître n'est pas chose aisée. Et comme cette force de combat semble plus ou moins se transmettre à travers la génétique, la valeur du pedigree demeure importante chez les saiyans. D'où l'existence, du temps de Vegetasai, de lignées de nobles et de lignées plus anonymes de Troisième Classe.

Bien sûr, un enfant faible issu d'une noble lignée était, au mieux, tué à cause de sa faiblesse. Et au pire, il était chassé de sa famille et déchu de sa lignée pour devenir un banal Troisième Classe sans nom et sans héritage.

Radditz a réussi à dépasser son arbre généalogique ne comptant que des Troisième Classe oubliables, pour se hisser au rang de Deuxième Classe.

Il est un exemple pour Zukkini. Et cette admiration dont il fait l'objet, Radditz l'a bien perçue.

Cela ne l'empêche pas d'attraper fermement la queue de singe de l'enfant et de s'en servir pour le jeter à terre dans un grand bruit sonore.

Zukkini pousse un cri de douleur et tente de se relever, pour immédiatement recevoir un coup de pied dans l'estomac de la part de son modèle. L'enfant roule sur le sol, crache le sang qu'il a dans la bouche et mobilise ses forces pour se redresser.

"- Tu manques de discipline."

Radditz parle tout en faisant signe à un humain d'approcher.

A quelques dizaines de mètres se trouve un groupe d'une demi-douzaine de serviteurs chargés d'apporter aux guerriers de l'eau et de la nourriture lorsqu'ils en font la demande. Un terrien quitte ses paires et part en sprint vers leur direction.

"- Tu te déconcentres et laisse ta queue quitter ta ceinture pour devenir une prise facile."

Zukkini finit de se relever en essuyant la salive ensanglantée qu'il a sur le menton. Lorsque l'humain arrive devant eux, il prend directement une bouteille d'eau, mais boude les barres chocolatées.

"- Comment tu y arrives toi ?", demande l'enfant à Radditz.

"- Je me concentre", répond l'adulte en machonnant du chocolat.

Zukkini grogne en passant l'une de ses mains au niveau de ses côtes. Il n'a rien de cassé, mais craint d'avoir un os fragilisé qui pourrait l'handicaper lors d'entraînements futurs.

"- Je suis déjà concentré au maximum.

- Eh bien ton maximum n'est pas suffisant. A ton âge, je n'avais aucun problème de discipline avec ma queue."

L'enfant soupire à s'asseyant par terre, en tailleur. Il a la chance de bénéficier d'une capacité spéciale qui le rend supérieur à nombre de ses pairs, et il gâche cette opportunité à cause d'un manque de concentration. Sans oublier sa force ridicule.

D'autres saiyans sont appelés chaque mois pour s'entraîner à la perception du ki. Certains pourraient par la suite se montrer meilleur que Zukkini.

Il a des facilité avec cette technique, mais cela ne veut pas dire que d'autres ne peuvent pas, à termes, l'égaler ou le dépasser.

L'enfant ne serait dès lors plus une exception et se retrouverait au plus bas de l'échelle des saiyans. Un banal Troisième classe qui a raté sa chance d'être plus.

Radditz se positionne aux côtés de l'enfant qu'il a accepté d'entraîner pour l'après-midi. Le gamin a de l'ambition et lui ressemble au même âge. En moins doué, plus pleurnichard et gâté par la douceur de la vie terrestre, mais il y a une ressemblance.

"- Il y a des raisons pour lesquelles tu n'arrives pas à te concentrer plus ?", demande Radditz en buvant de l'eau.

L'enfant réfléchit. Il a ses propres problèmes en dehors des entraînements, mais il arrive généralement à les oublier le temps des combats et de l'entraînement.

Seulement, il est vrai que par moment, le visage de Videl s'impose dans son esprit. Ses mots, sa peur, sa colère, sa douleur et sa fierté face à la tâche que lui a confié le père de Zukkini. La lâcheté de ce dernier, qui n'a pas sû se décider entre aller l'aide ou complètement la laisser tomber.

Les paroles de Bulma Brief sur la sincérité terrienne viennent s'ajouter au chaos.

Alors l'enfant saiyan perd ses moyens et sa concentration.

"- Je pense à des choses futiles. J'essaye de les occulter, mais elles s'accrochent à moi", dit Zukkini d'une voix basse, un peu honteux de cet aveu.

Radditz soupire. La Terre a amené à sa race une vie douce et pleine de plaisirs. Mais depuis quelques temps, plusieurs interrogations inédites se sont mises à obstruer la simple et directe ligne de conduite et de pensée saiyan.

Cet enfant humain a failli à sa tâche. Il mérite la mort. Mais le roi a déclaré qu'à cause de leur nombre devenu trop restreint, les humains ne doivent plus être tués aussi facilement qu'avant. Que dois-je faire ?

Les humains de mon camp traversent un épisode de famine. Est-ce que je dois partager ma nourriture d'être supérieur avec des serviteurs pour les préserver, ainsi que le bon fonctionnement du camps ?

Cette humaine me plait. Je n'ai pas envie de la partager. Dois-je la sortir du harem commun et la revendiquer pour moi au risque de subir les moqueries des autres ?

Cette bande d'humains s'incline devant moi en m'abreuvant de compliments. Sont-ils sincères ou jouent-ils un rôle afin de vivre le plus longtemps possible ?

Coloniser cette planète et non pas la détruire fait-elle de moi un véritable saiyan ou la pâle copie de ce qu'était ma race avant la destruction de Vegetasai ?

Mon enfant métis sera-t-il un puissant guerrier ?

Pourrai-je un jour considérer ce nouvel être, ce fruit d'un croisement entre deux espèces s'étant rencontrées récemment, comme mon véritable héritier ?

Ce panel d'interrogations ne perturbent pas de la même façon tous les saiyans, mais nombreux sont celles et ceux taraudés par ces questions.

Radditz en fait partie.

Zukkini semble lui aussi cogiter de manière outrancière.

Et à sa décharge, ces questions encombrantes ne faisaient pas parties de l'univers de Radditz lorsque celui-ci avait son âge. A cette époque, tout était plus simple sur ce terrain.

Les saiyans, quasiment exterminés, devaient survivre et s'entraîner. Aucune question à se poser. Pas d'état d'âme à avoir. Surtout lorsque l'on est un jeune Troisième Classe orphelin sans relation. Son rang de Deuxième Classe et sa place d'importance au sein du peuple saiyan, Radditz l'a acquis à la force de ses bras.

Et, c'est aussi vrai, parce que son âge proche de celui du roi Vegeta les ont automatiquement rapprochés l'un de l'autre.

z- J'ai moi aussi des pensées parasites qui encombrent mon esprit au quotidien. Mais le panache du guerrier, c'est aussi de pouvoir en faire abstraction lorsque la situation l'exige.

- Plus facile à dire qu'à faire.z

Zukkini crée une boule d'énergie et jongle avec, les yeux vides. Trop de pensées parasites dans son esprit. Et ce qui lui fait le plus peur, c'est son actuel ordre des priorités.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, son esprit lui souffle depuis quelques temps que quitte à choisir, il préfèrerait que Videl et les autres humains l'apprécient réellement et l'aiment, plutôt que de devenir un puissant et sanguinaire guerrier saiyan se battant continuellement contre une foule d'ennemis afin de conserver sa position privilégiée.

Il aimerait bien sûr être un puissant guerrier respecté.

Mais plus les jours passent et plus cette perspective semble s'éloigner.

L'enfant laisse ses sens s'ouvrir pour détecter l'aura de l'humaine brune aux yeux bleus qui occupe nombre de ses pensées. Elle est loin, mais il parvient rapidement à l'isoler. Videl va bien. Tant mieux.

Zukkini ne parvient pas encore à identifier clairement les émotions qui l'habitent, surtout à cette distance, mais il compte bien y arriver un jour.

Il pourrait s'entraîner sur Bulma Brief, mais le roi interdit a formellement interdit à tout le monde de tenter de lire le ki de l'humaine aux cheveux bleus. La possessivité de sa Majesté envers la terrienne ne cesse de grandir.

Pas que cela ne gêne fondamentalement Zukkini, mais il faut reconnaître que tel scénario semblait assez improbable encore quelques mois auparavant. En plus, Bulma Brief revêt une importance assez particulière pour l'enfant.

Zukkini a besoin de l'aide et des conseils de Bulma Brief pour arriver à ses fins, à savoir nouer de vraies relations basées sur le respect et la confiance avec des humains. Observer Bulma Brief, c'est mieux comprendre les humains. Mieux comprendre les humains, c'est faire le premier pas pour qu'ils oublient le « Freezer » qu'il est.

"- A quoi tu penses ?", lui demande Radditz.

"- A mon glorieux futur.

- Tu n'en auras aucun si tu ne t'entraines pas plus sérieusement", rétorque l'adulte en explosant la boule d'énergie de son cadet.

"- Si ça se trouve, je n'ai pas besoin de m'entraîner. Je suis peut-être le Super-saiyan de la légende", ricane cyniquement Zukkini.

Cette remarque lui vaut un coup sur la tête, qui le propulse par terre. L'enfant pousse un cri de douleur, scandalisé. Cette petite pique ne vaut pas un tel traitement.

"- Ne plaisante pas avec ce sujet morveux", dit Radditz en faisant craquer ses doigts pour lui signifier que l'entraînement reprend. "S'il existe une seule personne dans cet univers capable de devenir un Super-saiyan, c'est bien notre roi. Un simple fainéant comme toi n'a même pas le droit d'envisager pouvoir le devenir.

- Aucun humour", grommelle Zukkini en craquant les os de sa nuque.

"- Un véritable saiyan ne pratique pas ce genre d'humour", lui fait très sérieusement remarquer son modèle. "Tu ressembles à un terrien.

- J'ai été en partie élevé par des humains", rétorque l'enfant en volant soudainement vers lui. "A quoi vous attendiez vous ?!"

Le coup atteint Radditz au visage, en grande partie parce que les paroles de l'enfant le heurtent.

Il a raison.

Il a en partie été élevé par les humains et leur ressemble donc.

Oui, son peuple a eu tendance à vouloir profiter des bienfaits de leur nouveau royaume et a eu tendance à se reposer sur les terriens en déléguant certaines tâches. Il semblerait que la prise en charge de Zukkini, le plus jeune et fragile des saiyans, en ai fait partie.

Et aujourd'hui, dans cette plaine ensoleillée pleine de cris et de bruits de coups, Radditz en mesure les conséquences.

Il se remémore sa première rencontre avec son frère, trois années plus tôt. Il revoit son visage et son expression, si peu « saiyan ». Elevé par des humains, au service des humains, réfléchissant et agissant comme un humain. Son fils métis est pareil. Zukkini, sans être identique à eux, leur ressemble tout de même.

Un autre coup atteint Radditz, cette fois au ventre. Le saiyan a perdu sa concentration. Il pense à autre chose. Il se fait une promesse.

Cette petite fille née sept mois plus tôt, Radditz s'élèvera lui-même. Il n'attendra pas les évaluations des cinq ans. L'étude de son aura a démontré qu'elle a suffisamment de potentiel pour être une héritière honorable.

Qu'importe l'image que cela renverra de lui, Radditz va prendre entièrement en charge sa gamine. Le programme d'éveil actuellement envisagé par Vegeta inclue la présence poussée d'humains pour surveiller et pourvoir aux besoins de la jeune génération. Ils seront là, omniprésents et dangereux avec leur faiblesse et leur trop bonne âme, d'un point de vue saiyan. Ils empoisonneront les esprits et les coeurs des métis, comme ils l'ont fait avec Kakarotto, son fils et Zukkini.

Radditz ne laissera pas son héritière aux mains des humains et de leur faiblesse contagieuse.

Il passera sans doute lui-même pour un faible au service de sa chiard. Mais hors de question de laisser le futur de sa lignée devenir autre chose qu'une véritable saiyan, qu'importe qu'elle soit une métis.

Les autres pères feront à leur convenance. Mais rien n'oblige Radditz à déléguer l'éducation de son enfant au système instauré par son roi. Il lui suffira d'en parler avec son souverain. Formation personnalisée contre éducation collective. Vegeta acceptera certainement cette nouvelle expérience pour évaluer l'efficacité des deux méthodes et les comparer.

Zukkini est un avertissement.

Radditz apprécie peut-être ce gosse ambitieux et maladroit, il n'en refuse pas moins que sa fille devienne comme lui.


Il fait beau dehors. Le soleil de midi tape agréablement sur le lit de Bulma Brief, qui profite de sa quiétude. Le chant des oiseaux dehors indique que le printemps se rapproche.

En sweat et jean, la terrienne tourne une nouvelle fois dans le lit, incapable de lire convenablement le livre qu'elle a déjà parcouru cinq fois par le passé.

Vegeta ne quitte pas son esprit.

Il est parti ce matin pour rendre une visite surprise à certains camps du Nord, mais il lui a promis de revenir d'ici la fin de la journée.

Il lui a fait cette promesse d'une façon très démonstrative et saiyan, en lui fourrant une main dans le pantalon pour lui donner un aperçu de ce qu'il lui réserve une fois de retour.

Ce type est un mystère. Son comportement est depuis plusieurs semaines complètement à l'opposé de ce qu'il a été durant des mois. Il est même complètement à l'opposé. Vegeta, d'habitude si obnubilé par l'acte sexuel pur, s'est mis à offrir à la terrienne bien plus qu'une simple succession de parties de jambes en l'air.

Le saiyan la prend dans ses bras durant son sommeil, l'embrasse sans la dévêtir ensuite, caresse son visage sans aller caresser une autre zone, expose avec de moins en moins de pudeur leur relation à ses compatriotes…

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Vegeta ressemble de plus en plus à un compagnon que Bulma pourrait qualifier « d'humain ».

C'est étonnant. Un peu effrayant même. Elle est une humaine, il est un saiyan.

Elle est l'une des leader de la Résistance, il est le roi des envahisseurs.

Leur relation n'est pas censée être ainsi.

Cette évolution enchante le cœur de Bulma tout en blessant sa conscience. Isolée des siens et souffrant d'une grande solitude, elle est faible face aux attentions du roi des saiyans. L'attention qu'il lui porte, la terrienne a de moins en moins la force de la combattre. Fermer hermétiquement son cœur à Vegeta est de moins en moins chose aisée.

Vegeta est beau. Vegeta prend soin d'elle. Vegeta lui apporte beaucoup de plaisirs. Vegeta est tendre. Vegeta sent bon. Vegeta est un bon partenaire de discussion lorsqu'il s'en donne la peine. Vegeta embrasse divinement bien. Vegeta est intelligent. Vegeta la couve de tendresse saiyan. Vegeta la protège de tout. Vegeta la fait rire.

Penser à Vegeta fait battre son cœur.

Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta. Vegeta.

Oh non.

Bulma se recroqueville sur le lit qu'elle partage avec la personne qui obnubile ses pensées.

C'est mal, c'est mal… Coucher avec Vegeta est une chose. Avoir des sentiments pour lui dépasse un cap. Un cap encore moins acceptable que du sexe sans sentiment.

Le livre qu'elle tient entre les mains crisse sous sa poigne pleine de détresse. Elle pense à tous ceux, morts ou vivants, qu'elle a trahi par ses actions, et qu'elle trahit toujours plus chaque seconde qui passe en éprouvant des sentiments pour le roi des saiyans.

Elle est Bulma Brief. Et elle est tombé dans un piège de fillette décérébrée.

Elle est tombée amoureuse de son ennemi et geôlier.

Incroyable. Ecoeurant. Sordide. Honteux.

Et lui, est-il amoureux ?

Bulma l'ignore. Un peu égoïstement, elle espère que oui.

Pas parce que cela lui ferait plaisir.

Mais parce que si c'est le cas, lui aussi doit éprouver de la honte.

Dès lors, elle ne serait pas la seule à être torturée par la réalité qui vient de la frapper au visage.

Cette évolution est mal. Elle a laissé cette histoire débuter en se disant qu'ainsi, elle sauvait des vies. Une façon de se dédouaner de ses actions, mais il s'est avéré que son plan a fonctionné. Vegeta a délaissé l'entraînement et la traque des camps de réfugiés humains pour passer du temps avec elle.

Ca, c'est un bon point, une bonne excuse qui s'est, de façon inexplicable, réalisée.

Et quelle est donc son excuse maintenant, pour justifier le fait qu'elle éprouve des sentiments pour le roi des singes de l'espace ?

Bulma aurait commencé à frapper inutilement le matelas si des cris au dehors n'avaient pas perturbé le chant des oiseaux et happé son attention.

Des cris et des bruits de coups. Elle le comprend rapidement, on se bat à proximité le château. Et ce n'est pas un simple entraînement.

Les saiyans n'ont pas le droit de s'entraîner près de palais et ce que l'humaine entend, c'est le bruit que provoque un véritable combat à mort. Et cela se rapproche de sa position.

L'humaine se redresse du lit pour aller jusqu'à la fenêtre et voir ce qu'il se passe.

Avant qu'elle n'ai pu le faire, un immense bruit de collision se fait entendre juste au dessus de sa tête. Le plafond en bois foncé, ce plafond qu'elle aime à observer dans ses moments de quiétude, se fissure et une partie non négligeable se décroche pour voler à l'extérieur du palais. Des débris de bois et de plâtre tombent de partout autour d'elle. Bulma gueule de surprise et de peur en se protégeant la tête. La poussière envahi la pièce et l'air frais la fait frissonner.

La terrienne, agressée, ferme ses yeux.

Quand elle les rouvre pour regarder au dessus d'elle, une silhouette baigne dans la lumière. Elle ne fait rien, mais il y a toujours des bruits de coups et des cris dehors. On se bat toujours. Bulma tousse à cause de la poussière et ne parvient pas à distinguer la personne qui se trouve au dessus d'elle et a, en toute logique, attaqué le palais et arraché le plafond de sa chambre.

La silhouette devient de plus en plus visible.

Les yeux de Bulma se remplissent de larmes.

La silhouette commence à descendre du ciel pour entrer dans la chambre en lévitant.

Ce sont des larmes de joie.

Les bruits de combats retentissent toujours. Mais Bulma ne les entend plus.

Goku est ici.

Goku qui baigne dans la lumière. Goku et son éternelle tenue de combat orange. Goku et ses cheveux improbables. Goku et son lumineux sourire empreint de gentillesse.

"- Bulma", l'appelle-t-il doucement en se posant sur le lit qu'elle n'a pas quitté.

Ses larmes brouillent la vue de Bulma, qui laisse échapper un sanglot.

"- Bulma, nous sommes prêts", continue-t-il en marchant vers elle. "Nous sommes venus te chercher. C'est fini."

Debout sur le lit elle aussi, Bulma tend les bras vers lui. Goku comble la distance entre eux la prend vigoureusement dans ses bras, calant la tête de son amie contre son torse puissant. Les pieds de Bulma décollent légèrement du sol et l'étreinte de son ami lui provoque une légère douleur aux côtes, mais elle s'en fiche.

Goku est là.

"- Pardon", souffle-t-il tout contre son oreille avec une voix coupable. "Pardonne-moi d'avoir mis autant de temps."

Il peut sentir l'odeur de leur ennemi qui imprègne les vêtements et le corps de son amie. Il peut sentir l'odeur de leurs ébats sur les draps du lit qu'il foule de ses pieds.

Les mains de Bulma agrippent les vêtements de son ami. Elle ne pense pas une seule seconde à ce que les sens du saiyan lui font comprendre sur elle et Vegeta. Elle ne pense pas une seule seconde à ce qu'il peut penser d'elle. Tout ce qu'elle sait, c'est que Goku, son si cher ami, est enfin là.

Il est venu la chercher. Il ne lui a jamais fait ce serment de sauvetage en face, mais elle le connaît trop bien. Evidemment qu'il s'est juré de la secourir des saiyans.

Et s'il est avec elle à présent, au sein même du palais de l'ennemi, c'est que son entraînement a porté ses fruits et qu'il est suffisamment fort pour vaincre Vegeta et ses subordonnés.

Il est suffisamment fort pour mettre fin au règne des saiyans et pour rendre la terre aux terriens. Cette guerre va enfin se terminer. Tout va redevenir comme avant.

Au diable Vegeta et ce qu'il se passe entre eux depuis plusieurs mois.

Goku est là.

Les yeux remplis de larmes, Bulma n'hésite pas une seconde.

"- Sors-moi d'ici", supplie-t-elle Goku.

Plus que d'accord avec elle, il lui embrasse furtivement le crâne et décolle, son précieux fardeau bien calé contre lui grâce à l'un de ses bras. La pression de l'air force la terrienne à se recroqueviller contre le torse de son ami.

Une fois la pression disparue, elle ose jeter un coup d'œil au sol.

Le vertige familier la prend, mais elle reprend rapidement possession de son cerveau pour analyser la situation.

Krilin et Gohan se battent au dessus du lac, qui n'en finit plus de cracher des gerbes d'eau à cause des corps qui lui tombent dessus. Les deux guerriers combattent bruyamment et avec beaucoup de fioritures, même pour quelqu'un comme Bulma.

C'est une diversion. Ils occupent bruyamment les saiyans en poste dans le secteur du palais pendant que Goku récupère Bulma. Malgré toutes les fioritures dont ils font preuve pendant ce combat, Gohan et Krilin parviennent à gérer la dizaine de saiyans qui leur font face. Une chose inenvisageable plusieurs mois auparavant.

Signe que mine de rien, l'entraînement à la perception du ki voulu par Vegeta sert tout de même à quelque chose, la diversion ne dure pas bien longtemps. Un saiyan repère Goku dans les airs et vole derechef vers leur position.

Le brun renforce sa prise sur Bulma avec une main et utilise l'autre ainsi que ses jambes pour garder à distance leur ennemi.

Le saiyan, Jinsokuna, a bien vu qui le traître tient dans ses bras et n'ose pas attaquer à pleine puissance. La priorité est de récupérer la terrienne du roi. Mais ce satané Kakarotto ne rend pas les choses faciles. Si Jinsokuna blesse l'humaine aux cheveux bleus dans son entreprise, son roi le tuera.

Goku sent bien ce dilemme intérieur et profite de la situation. Après quelques échanges de coups sans conséquence, il finit par attraper l'un des bras du saiyan, le ramène proche de lui et lui assène un formidable coup de boule qui l'assomme instantanément.

Bulma sent les vibrations de choc se répercuter dans tout le corps de Goku et le sien.

La saiyan à la coupe de punk laisse échapper un gémissement de douleur avant d'aller s'écraser au sol. Goku utilise sa main libre pour masser son front endolori avec la grimace qui va avec. Et il se met à voler à pleine vitesse, sans un regard à son fils et Krilin qu'il laisse ainsi derrière.

Aucun ennemi n'est à leurs trousses.

"- Je vais te déposer dans un lieu sûr où t'attends une équipe d'extraction", dit le guerrier tout contre l'oreille de son amie pour qu'elle l'entende malgré le vent. "Après, je retourne aider Gohan et Krilin.

- Vegeta…

- Il nous a sentis et est sur le chemin du retour. J'irai m'occuper de lui directement pour l'empêcher de te poursuivre. Cela fait trois jours que nous attendons cette occasion. Il fallait qu'au moins lui et Nappa soient absents et suffisamment loin pour que notre plan fonctionne. On n'aurait pas pu te sortir de là et les gérer en même temps.

- Comment se fait-il qu'il ne vous ait pas détecté lorsque vous êtes sortis de la salle d'entraînement ?

- Nous jouons à ce jeu depuis plus longtemps que lui", lui répond le jeune père en la regardant avec un sourire. "Cette technique de détection a toujours été un calvaire à maîtriser. Nous la pratiquons depuis des années… Ce n'est pas en quelques mois qu'il allait rattraper notre niveau. Après que Lunch nous ait avertis de ce qui se tramait par ici, nous nous sommes entraînés un peu plus afin de mieux maîtriser et dissimuler notre aura. Nous pouvons maintenant voler sans dégager plus d'énergie qu'un banal humain.

- C'est incroyable", murmure Bulma, estomaquée par ces progrès.

Entre ça et ce à quoi elle vient d'assister avec Jinsokuna… Goku parait tellement puissant à présent.

Il a toujours été au-dessus du lot, même lorsqu'il n'était encore qu'un enfant sauvage sans connaissance de la grandeur du monde. Lorsque les saiyans ont débarqué, cela a été un coup dur pour lui. Son statut de "plus puissant être de la Terre" lui a échappé pour le laisser devenir un être à la force banale, d'un point de vue galactique.

Malgré les affirmations de Goku, son égo en a pris un coup. Il appréciait d'être "le plus fort".

C'était sa fierté, son but. Il s'est entraîné comme un fou pour libérer la Terre du joug saiyan, certes, mais Bulma sait qu'il y a toujours cette part en lui qui voit l'entraînement comme un moyen de regagner le titre du "plus fort".

En voyant la façon dont il s'est frayé un chemin jusqu'à sa chambre dans le palais et la quasi-facilité avec laquelle il s'est débarrassé de Jinsokuna… Bulma se dit que si Goku n'est pas le plus fort, il est au moins parmi les meilleurs. Si Gohan et Krilin sont au moins moitié aussi fort que lui à présent, il y a vraiment de quoi organiser la riposte face aux saiyans.

Pas que les garçons puissent faire face à l'ensemble des singes de l'espace en même temps, c'est évident. Mais avec un stratégie de division des troupes et une élimination à l'unité des saiyans, c'est possible. Ils peuvent maintenant faire face à leurs ennemis.

Une multitude de plans viennent à l'esprit de Bulma et lui font retrouver son esprit combatif. Tout ça grâce aux nouvelles possibilités que lui offrent Goku, Gohan et Krilin. Ils ont tant évolué en quelques mois… C'est tout simplement aberrant.

Le paysage défile sous Bulma et Goku. Le vaisseau spatial des saiyans est rapidement à portée de vue. Vu la direction que prend son sauveur, l'équipe d'extraction doit se cacher dans les ruines de la capitale centrale.

Malin… Les égouts et souterrains font d'excellents abris pour se dissimuler des saiyans et offrent des refuges convenables s'il faut rester terrer pendant plusieurs jours. En plus, ce type de terrain est méconnu des saiyans, qui ont décidé de créer leurs propres camps dans des plaines afin de justement éviter cette plaie qu'est le contrôle de routes souterraines.

Bulma peut sentir la patte de Peterson derrière ce plan. Ce n'est certainement pas Gohan, Krilin ou Goku qui aurait l'intelligence de penser à un plan comme celui-là...

Ce dernier est étrangement silencieux depuis quelques minutes. Bulma se dit que c'est parce qu'il surveille si des ennemis n'approchent pas trop de leur position. Il doit aussi veiller à ce que son fils et Krilin s'en sortent toujours. Et plus que tout, il doit particulièrement surveiller l'aura de Vegeta, l'être le plus compromettant pour leur mission de sauvetage.

Il y a de ça, mais en plus, quelque chose chiffonne le guerrier. Il a été tellement obnubilé par sa tâche de sortir Bulma sans encombre du palais de Vegeta qu'il n'a pas pris le temps de penser à la cause du malaise qui l'a pris dès qu'il l'a retrouvé.

Un malaise qui n'a de cesse de grandir à mesure qu'il analyse l'aura de la terrienne.

Son amie est là, dans ses bras. Et pourtant, c'est elle sans être elle.

Avec la guerre et les morts qui ont endeuillé Goki, ce dernier a énormément travaillé pour être capable de savoir à tout instant où et comment vont les gens auxquels il tient. Son fils, Krilin, Maitre Karine, l'aujourd'hui décédé Yajirobé, et bien sûr Bulma… Il a tellement travaillé sur l'aura de son amie recherchée en priorité par leurs ennemis qu'il en est venu à en connaître chaque détail et particularité.

Chaque humeur et pensée de Bulma produisent une variation dans son ki qu'il peut instantanément identifier.

Il connaît son aura par cœur. Et il peut l'affirmer, il y a quelque chose de différent aujourd'hui avec elle, et ce n'est pas uniquement l'odeur de Vegeta.

Une énergie nouvelle émane de sa meilleure amie.

Goku n'est pas quelqu'un de spécialement intelligent. Il a aussi tendance à ne pas comprendre le cynisme ou le sarcasme, ce qui l'a mené à vivre des situations incongrues.

Pourtant, il comprend rapidement que son amie est enceinte, à forte chance du saiyan dont l'odeur est présente partout sur elle.

Goku n'est pas du genre à pouvoir conserver pour soi un malaise, qu'importe si la situation périlleuse dans laquelle il se trouve ne se prête pas à des explications. Il doit tirer cette affaire au clair avant de retourner au combat. Avant de partir combattre Vegeta.

"- Bulma… je… Ton énergie, elle est différente. Est-ce que tu es…"

Il est bien parti pourtant.

Quelques hésitations en début de sa prise de parole, mais il allait bel et bien poser à son amie la question difficile.

Seulement, alors qu'il vole juste au dessus du vaisseau spatial des saiyans, il sent quelque chose.

Quelque chose de tellement faible et diffu qu'il n'avait pas senti jusqu'à présent.

Parmi la grande quantité de faibles auras qui émanent du vaisseau, une en particulier attire son attention.

Elle est tellement diffuse qu'il ne l'a pas détectée auparavant. Pourtant, ce ki, il l'a très bien connu.

C'est juste qu'il n'est plus censé exister.

Il s'arrête brusquement dans les airs, les sens complètement orientés vers le vaisseau au sol.

"- Goku ? Qu'est-ce qu'il y a ?", demande Bulma, surprise par cette immobilisation soudaine.

Il ne reste pas sans rien faire bien longtemps et part telle une fusée en direction du sol. L'humaine hurle de surprise et de peur. Son cri ne change rien à l'attitude de son ami, qui continue sa chute vertigineuse.

Une fois l'impact proche, il se tourne pour faire barrière de son dos avant l'impact avec la coque du vaisseau. Le choc les ralentit à peine. Bulma continue de crier de peur tout contre le torse de son ami qui ne lui fournit toujours aucune explication.

Ils traversent ainsi plusieurs couches de sol et de plafond, pour finalement atterrir dans un couloir aussi blanc que le reste du vaisseau et qui s'allume automatiquement à leur arrivée. Goku pose sans préavis Bulma par terre.

Elle s'appuie contre un mur pour tenir debout tellement ses jambes tremblent. Une faible lumière naturelle perse depuis le plafond détruit. Des étincelles dues à des câbles et réseaux électriques arrachés pleuvent au dessus d'eux.

Ils ont bien dû traverser cinq niveau pour arriver ici.

"- Qu'est ce qui t'arrives Goku ?! T'es devenus din…

- C'est impossible", dit son ami d'une voix blanche en regardant la porte devant lui.

Bulma se positionne à ses côtés pour l'observer et comprendre ce qu'il lui arrive. Elle l'a rarement vu aussi pâle, même après l'un de ses combats titanesques qui l'a laissé au seuil de la mort. Une telle pâleur et détresse dans le regard chez Goku terrifie Bulma.

Son ami est un rock, une force de la nature qui ne plie jamais devant l'adversité ou une situation sans issue. Le voir ainsi remue les tripes de Bulma alors elle lui attrape un bras. Le tremblement du membre n'est pas pour la rassurer.

"- Qu'est-ce qui ce passe Goku ?! Tu me fais peur !"

Soudainement, il attrape à pleine main la porte blanche mécanique devant lui et l'arrache du mur pour la jeter dans le couloir éclairé. Bulma pousse un cri aigu devant la violence avec laquelle il effectue cette opération, mais elle ne lui lâche pas le bras.

Il entre dans la pièce dont il vient de débloquer l'accès et elle le suit.

La lumière de la pièce s'active automatiquement.

Les yeux de Bulma s'agrandissent d'horreur. Ses mains lâchent le bras de son ami pour rejoindre son visage, qui se déchire lentement pour exprimer l'horreur qu'elle ressent. Sa bouche se tord et elle hurle.

Elle hurle à s'en déchirer les cordes vocales, sans tenir compte une seconde de ses ongles qui blessent son visage.

Devant eux se trouve Chichi.

Inconsciente. Nue. Allongée sur le dos. Les muscles inexistants. Des dizaines de câbles reliant son corps à des machines.

Deux énormes cicatrices déformant son ventre arrondi.

Bulma hurle. Encore et encore.

A côté d'elle, Goku reste immobile et silencieux. Seuls ses yeux reflètent sa douleur, terrible et destructrice.

Sa femme est là. Sa femme est devant lui. Il la pensait morte. Elle est censée être morte. Il pensait l'avoir perdu, trois années plus tôt. Les saiyans étaient censés l'avoir tuée. Il a entendu les os de sa nuque craquer à cause du coup que lui a porté un saiyan. Il a vu son corps voler dans la plaine sur laquelle donnait leur maison. Il a senti son ki s'éteindre et disparaître. Chichi n'est pas censée êtres là, dans cet état.

Il a vu les photos du dossier que Lunch leur a apporté dans la salle d'entraînement. Il sait ce que signifient les cicatrices qui courent sur le ventre de sa femme.

Il sait ce qu'ont fait d'elle les saiyans.

Des convulsions le gagne et il fait un pas en direction de Chichi.

Son mouvement éveille en partie Bulma. Ses hurlements cessent, remplacés par de bruyants sanglots. Elle court vers son amie inconsciente, l'atteignant avant Goku.

Balbutiant son nom à travers ses pleurs, Bulma caresse le visage de la brune. Sa peau flotte sur ses joues, ses bras, ses jambes, son ventre pourtant proéminent.

C'est Chichi, sans être Chichi.

L'une des cicatrices sur son ventre semble fraîche. Elle ne peut pas remonter à plus de six mois mois.

Bulma sent la nausée la gagner. Qu'elle n'ait pas vue Chichi dans la Chambre de Reproduction est concevable. Les femmes du programme sont régulièrement déplacées dans une autre pièce pour recevoir un traitement spécial en fonction de leur état de santé ou de l'importance du saiyan qui les a fécondé.

Pour Bulma, la perspective que son amie soit l'un des numéros anonyme de son dossier de recherche, l'un de ses sujets d'expérience, même indirectement, est insoutenable.

Goku arrive enfin à la hauteur de sa femme. Sans un mot, il passe une main tremblante sur son visage inanimé et méconnaissable. Le nom de sa moitié franchit enfin ses lèvres, prononcé avec souffrance et désespoir.

Aucun d'eux ne sait quoi faire. Le choc est trop grand, trop dévastateur.

Chichi est censée être morte et en paix, à attendre d'être ressuscitée grâce aux Dragon Balls. Pas se trouver dans le vaisseau spatial saiyan, à être utilisée comme pondeuse à bébés métis.

"- Papa ?! Bulma ?!"

L'humaine aux cheveux bleus se redresse et se tourne vers la sortie de la pièce. Gohan est devant l'encadrement de la porte arrachée et les regarde, l'expression perdue.

"- On a senti l'aura de papa s'affoler ! Qu'est-ce que vous faites ici ?! Il faut repartir ! Krilin ne pourra pas retenir les autres à l'extérieur éternellement !"

Bulma se précipite vers lui et se met à genou pour le prendre tout contre elle afin de lui cacher les yeux.

"- Ne regarde pas !", hurle-t-elle, hystérique. "Ne regarde pas !"

Elle ne peut pas le laisser voir sa mère dans cet état. Elle ne peut pas laisser Gohan voir ce qu'est devenue Chichi.

Il essaye de se détacher de Bulma en douceur, mais elle refuse de le lâcher, serrant toujours plus la tête hirsute de l'enfant contre sa clavicule.

"- Je t'interdis de regarder Gohan !", continue Bulma en réfléchissant à toute vitesse à un plan. "Ne bouge pas !"

Un hurlement inhumain parvient à ses oreilles. Une force invisible la percute dans le dos et elle ne doit qu'aux réflexes de Gohan pour qu'ils ne s'écrasent pas tous deux contre le mur du couloir. Les lumières de la pièce et du couloir s'éteignent d'un seul coup, ne laissant que le faible filet émanant du plafond détruit par lequel ils sont passés.

Non… En fait, il y a une deuxième source de lumière. Elle provient de la pièce d'où provient le hurlement et la force. Gohan aide Bulma à se redresser et ils luttent contre la force invisible afin de se tourner vers la pièce.

"- Papa ?"

C'est Goku qui a hurlé. Il se tient le crâne des deux mains sans jamais cesser de hurler, son cri surpuissant et aigu se répercutant au-delà du vaisseau, peut-être sur la Terre entière. Il fait peur.

Mais ce n'est pas ce à quoi Bulma fait attention. Elle ne s'intéresse pas à ses yeux exorbités ou à son expression inhumaine. Ce qu'elle voit, ce sont les petits éclairs qui s'échappent du corps de Goku, éclairent la pièce plongée dans l'obscurité et attaquent le corps inconscient de Chichi.

"- Arrête !", lui hurle Bulma en essayant d'avancer vers eux malgré la force qui la pousse vers l'arrière. "Arrête Goku ! Tu vas la tuer !"

Son ami ne l'entend pas. Sa conscience est loin. Il ne reste plus qu'un homme à présent. Un homme aux possibilités infinies, à qui le sort de sa femme vient de faire perdre la raison. Une douleur et une colère sourdes habitent Son Goku. Un halo de lumière jaune l'entoure, de la même couleur que les éclairs qui jaillissent de son corps.

Les machines branchées à Chichi émettent des bruits d'agonie et explosent les unes après les autres dans un vacarme assourdissant, mais toujours moins bruyant que le hurlement sans fin que pousse Goku. Le corps de la brune se couvre déjà de marques de brûlures dues aux éclairs qui émanent de son mari.

"- Arrête Goku !", supplie Bulma en continuant de lutter pour avancer. "C'est trop puissant pour elle ! Tu vas la tuer ! Votre fils est là ! Votre fils te regarde ! Arrête !"

Gohan ne cesse lui aussi d'appeler son père, sans parvenir à l'atteindre. L'aura de son géniteur grimpe en flèche, au-delà du niveau le plus haut qu'il ait un jour atteint à l'entraînement.

En cet instant précis, son père terrifie Gohan.

"- Papa !

- Par pitié Goku ! Reprend-toi ! Tu vas la tuer !"

Un bruit couvre finalement le hurlement ininterrompu du jeune père. Un large morceau de plafond et une partie du mur de la pièce tombent dans le couloir, presque devant Bulma et Gohan, tandis qu'apparaît un nouveau protagoniste baignant dans la lumière.

La force invisible qui malmène tout le monde disparaît.

La tête exagérément tournée vers le haut de Son Goku reprend soudainement un angle normal et ses mains quittent son crâne, comme s'il revenait enfin à la réalité.

Il regarde l'être devant lui et cesse de hurler. Pour immédiatement formuler le nom de l'objet de sa haine.

"- VEGETAAAAAAA !"


Voilà voilà...

J'espère que ce chapitre vous a plu !

Je tiens à prévenir, la période des fous rire est, je pense, terminée.

Laissez des comms siou plait ! :)