Je me possède aucun des personnages des livres ou de la série

Petit recueil de drabbles prenant place dans l'univers de The Witcher. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, on vous donne un mot et vous avez 7 minutes pour écrire un texte de 100 mots (avec une tolérance de 10%).

Alors les mots de cette liste sont le résultat des soirées drabbles du groupe papotage, lecture, écriture et bonne humeur !

C'est différent de ce que je fais d'habitude mais je trouve ça amusant comme exercice. Vous trouverez un peu de tout sans ordre chronologique.

N'hésitez pas à me proposer des mots si vous en avez envie.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.


QUELQUES MOTS DU LOUP BLANC

Carillon (128 mots)

Il y avait des sons que Geralt n'appréciait pas. La voix de Jaskier quand il montait trop dans les aigus l'exaspérait, mais il y avait encore pire. Il y avait le carillon d'alarme dont le bruit perçant couvrait les cris de peur de son ami… Un carillon qui annonçait mort, malheur et destruction… car pour une raison que Geralt ignorait, les monstres des alentours s'étaient unis et ils avançaient droit sur le village. Ils avaient déjà semé mort et destruction tout seul, mais là tous ensembles, ils avaient peu de chance de s'en sortir… Un seul Sorceleur ne pouvait pas vaincre une coalition.

- Par les seins de Melitele, Jaskier ! Cesse donc de hurler et trouve-toi une arme, on va avoir besoin de tout le monde !

...

IMAGE 6 (165 mots)

La forêt était dense, luxuriante, verte au soleil, mais sombre sous le couvert des bois. Geralt savait qu'il n'était pas forcément très bon de couper à travers les frondaisons, mais la route était trop empruntée, trop bruyante et il ne craignait pas les monstres… contrairement aux remarques désagréables des gens qui le croisaient et qui le traitait de monstre, de mutant, d'erreur de la nature… il était fatigué en ce moment. Il n'avait pas envie de se battre contre leurs préjugés, alors, il avait décidé de couper par la forêt.

Un soupir lui échappa et il tira sur les rennes d'Ablette pour l'arrêter. Il y avait un petit ruisseau, un tronc moussu, il avait bien envie de s'accorder une pause. Le Sorceleur bondit de sa selle, agrippa sa gourde pour la remplir. Il pensait aux reproches, aux remarque acerbes et il lui fallut quelques secondes avant de remarquer que l'eau du ruisseau tournait peu à peu à l'incarnat… et le médaillon à son cou vibra.

...

IMAGE 10 (221 mots)

C'était un couloir, un long couloir bordé de squelettes posés en vrac, de crânes et d'ossements. De long croupie donnait l'impression de marcher dans du jus de cadavre et du sang. Le lieu était immonde, terrifiant, mais Geralt n'avait pas peur. Il avait bu ses élixirs et son regard totalement noir, ses veines saillantes et sa peau aussi blanche qu'un mort ne dénotaient pas dans cette atmosphère. Au bout du tunnel, il y avait une porte en forme de croix, une porte derrière laquelle brillait une lumière. Le Sorceleur prit une longue inspiration et tira son épée d'argent, bien conscient de ce qui l'attendait là-bas, mais il fronça les sourcils en entendant un claquement répétitif. Il s'immobilisa.

- Jaskier ? Tu claques des dents ?

- Ben quoi ? Tu as vu cet endroit ?

- Tout à fait et je t'avais dit de m'attendre dehors.

- Ah oui et comment j'écris mes ballades si je ne suis pas là ?

Geralt soupira.

- Et comment tu assures tes arrières si je ne suis pas là, ajouta le troubadour d'un ton à peine audible, mais qui arracha un sourire à son ami.

Ce n'était pas pour les ballades qu'il était là malgré sa peur et il lui donna une tape sur l'épaule.

- Ne t'en fais pas, je te protège aussi.

...

Renan Luce – On s'habitue à tout (180 mots)

Je sais que je ne devrais pas l'accepter, mais au final on finit par plier, par se briser et on s'habitue. On s'habitue à tout, à l'indifférence, au sarcasme, au rejet et à la douleur. J'ai même fini par me dire que c'était comme ça et pas autrement. Que c'était logique, que c'était de cette manière là que les choses devaient être parce que je n'étais pas comme eux, parce que j'étais différent et j'ai dressé un mur entre eux et moi… car s'habituer est une chose, mais se laisser détruire en est une autre et je ne veux pas les laisser me détruire, moi qui suis là pour les protéger… Surtout que ce n'est pas normal. Tous ces sentiments que je ressens ne devraient pas exister… Je ne devrais pas être affecté par le dégoût dans leur regard, mais je le suis… Je ne sais pas d'où ça vient, mais c'est ainsi… Alors je travaille ma posture, mes regards sombres et ma carrure… Cela fait toujours son effet et ils ne comprennent pas qui je suis… et ça m'arrange…

...

Daniel Levi – L'envie d'aimer (174 mots)

Depuis qu'il avait été abandonné devant la porte de Kaer Morhen par cette magicienne qui était sensée être sa mère, Geralt ne croyait plus vraiment en l'amour. Oh, il était attaché à Vesemir comme à un père, il lui donnait volontiers ce titre. Eskiel était comme son jumeau, Jaskier son meilleur ami, mais pour ce qui était d'aimer… Geralt s'était longtemps dit que ce n'était pas pour lui. Qui pourrait bien aimer un Sorceleur de toute manière et puis… il y avait eu une femme à la chevelure noire corbeau et au regard d'améthyste. Une femme forte à la carapace toute aussi épaisse que la sienne et le Sorceleur s'était découvert une nouvelle envie : l'envie d'aimer… l'envie de tout lui donner, de se laisser aller, de baisser sa garde et de juste pouvoir se blottir contre elle quand il allait mal... parce que c'était bien ça l'amour, non ? S'offrir tout entier à l'autre ? Et le fait qu'elle le fasse elle aussi rendait chaque jour passé côte à côte uniques et précieux.