Je me possède aucun des personnages des livres ou de la série
Petit recueil de drabbles prenant place dans l'univers de The Witcher. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, on vous donne un mot et vous avez 7 minutes pour écrire un texte .
Alors les mots de cette liste sont le résultat des soirées drabbles du groupe papotage, lecture, écriture et bonne humeur !
Vous trouverez un peu de tout sans ordre chronologique.
N'hésitez pas à me proposer des mots si vous en avez envie.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.
QUELQUES MOTS DU LOUP BLANC
Prompt : « Tu m'as manqué » (225 mots)
Comme à son habitude, Jaskier en faisait des tonnes. Il chantait, apostrophait les gens, manquait de peu de déclencher une bagarre et revenait donc immédiatement à la table qu'il partageait avec Géralt. Ce dernier surveillait tout ça du coin de l'œil tout en découpant à la main une carcasse de dinde, qu'il avait englouti quasiment tout seul. Lorsque le troubadour revint s'asseoir vers son ami après avoir manqué de peu de se faire arracher la tête, il prit un air outragé.
- Tu as vu ces rustres ? Ils ne comprennent rien à l'art et…
Jaskier se tut au milieu de sa phrase. Il pouvait se targuer de bien connaître le Sorceleur et le regard que ce dernier était en train de poser sur lui était… différent. Cela le mettait presque mal à l'aise.
- Euh… Tu vas bien ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Géralt répondit par une moue suivit d'un « Hmmff » très caractéristique avant de se reconcentrer sur sa dinde. Il brisa la carcasse en deux et marmonna sans relever la tête.
- Rien… C'est juste que… tu m'as manqué…
Sous le choc, le barde avala de travers et faillit s'étrangler, puis un sourire se dessina sur son visage et il donna à son ami une tape sur l'épaule.
- Nous sommes deux… Tu m'as manqué aussi, tu sais…
...
Prompt : Danser au clair de Lune (275 mots)
Contre toute attente, Ciri s'était bien habituée à la vie à Kaer Mohren et aux entraînements des Sorceleurs. Elle faisait toujours des cauchemars, elle avait fait face à certains problèmes plus féminins que les cinq Sorceleurs ne comprenaient pas toujours, mais elle se sentait bien et en sécurité. En revanche, par moment ils l'agaçaient à lui dire qu'être une princesse signifiait ne rien savoir faire. Elle se leva d'un bon et planta son regard vert dans celui de Coën. Le plus jeune des Sorceleurs put y lire une détermination et une colère qu'il regretta.
- Et toi, est-ce que tu sais danser par exemple ?
- Danser ?
- Parfaitement, dit Ciri en lui prenant les mains. Fais-moi danser !
Le jeune homme releva la tête en direction des autres. Eskel et Lambert pouffaient dans un coin et Vesemir lui fit comprendre qu'il allait devoir se débrouiller seul. En désespoir de cause, il se tourna vers Géralt qui grogna.
- Tu l'as énervé, tu t'en débrouilles !
Et c'est ainsi que le jeune homme se retrouva bien malgré lui entrainé dans un cours de danse sous la Lune. S'il était habile avec une lame, il était gauche et maladroit dès qu'il s'agissait de danser. Ciri en profita pour se moquer de lui avant qu'il ne décide de rentrer dans son jeu et que les deux jeunes gens se retrouvent à danser une bonne partie de la nuit sous le regard amusé des autres.
- Tu crois qu'il aura mal aux pieds demain ? Demanda Eskel à son frère en pouffant.
- Moi je pense qu'il aura plutôt envie de dormir, répliqua Géralt en remplissant à nouveau son verre.
...
Grisaille (189 mots)
La grisaille qui s'était abattue sur les terres du Nord depuis trois jours rendait l'atmosphère sombre et humide. La bruine finissait par traverser les vêtements qui ne séchait jamais et chaque nuit passée dehors était plus désagréable que la précédente. Géralt aurait bien aimé s'arrêter dans un village, prendre une chambre dans une auberge et commander un repas chaud, mais cela faisait plusieurs semaines qu'il n'avait plus eu aucune mission et sa bourse était vide. En plus, les gens étaient plutôt hostiles et donc peu enclin à lui offrir le gîte et le couvert gratuitement. Alors le soir, il tentait de chercher un abri et s'emmitouflait dans sa couverture. Si l'endroit lui paraissait sûr, il se risquait à allumer un petit feu, mais il se réveillait toujours trempé par la rosée. A ce rythme là, l'hiver n'allait pas tarder alors le Sorceleur avait décidé de prendre la route de Kaer Mohren, au moins il passerait l'hiver au chaud, mais il lui faudrait bien deux semaines pour gagner l'école du loup et en attendant la grisaille lui tiendrait compagnie… Un soupir lui échappa. Il serait bien obligé de faire avec…
...
Poire (308 mots)
Assis sur le sol, le dos plaqué contre un rocher, Jaskier composait un nouveau poème qui parlait de l'automne, de ses couleurs chatoyantes et du vent qui hurlait. Cela faisait bien une heure qu'il bloquait sur une rime et cela commençait à l'agacer lorsqu'il reçu un projectile qui lui atterrit sur le crâne. Aussitôt, il se redressa, déjà prêt à hurler à l'agression avant de remarquer que c'était une poire.
- Quoi qu'est-ce que c'est ? Questionna-t-il en prenant le fruit.
- Ça fait une heure que je te demande si tu en veux une, marmonna Géralt avant de se laisser tomber assis en face de lui. Je n'ai pas de gibier, mais j'ai trouvé ces quelques fruits, c'est toujours mieux que de jeûner, non ?
- Assurément ! S'exclama le barde en croquant dans le fruit. Cela va me donner du sucre et les idées vont fuser comme des flèches.
Géralt ne put retenir un soupir.
- Tu n'aurais pas l'idée de dormir, non ?
- Pourquoi, je ne suis pas fatigué ! Et j'ai plein d'idées qui me viennent avec toutes ses couleurs et…
Jaskier se tut au milieu de sa phrase, remarquant les cernes sous les yeux d'ambre de son ami.
- Oh… mais oui, je finis cette poire et peut-être une deuxième et après on dormira… Tu sais, je peux prendre le première partie de la nuit, je n'ai pas besoin de jouer ou de chanter pour composer, je peux juste écrire.
Géralt fronça les sourcils.
- Vraiment ?
- Tout à fait, tu me donnes une deuxième poire et je pourrais tenir même toute la nuit.
Le Sorceleur sourit, parfaitement conscient que son ami voulait qu'il se repose et lui lança une autre poire avant de finir la sienne. On pouvait bien colporter ce qu'on voulait sur Jaskier, il restait un ami précieux…
...
Mélancolie (261 mots)
La fin des chaudes journées d'été, le retour de la grisaille, les nuits qui s'allongent, les températures qui baissent, tout cela avait tendance à provoquer une certaine mélancolie chez Jaskier, du moins de l'avis de Géralt qui trouvait que ces mélodies étaient de plus en plus déprimées au fil de leur trajet. Bien que peu enclin à la conversation, le Sorceleur fit ralentir Ablette pour se porter à la hauteur de Pégase. Le cheval de son ami semblait aussi déprimé que son maître.
- Quelque chose ne va pas, tu es malade ? Le temps est propice à la mélancolie ?
- Bof, non ce n'est pas le temps….
- Alors c'est la lettre que tu as reçu il y a deux jours ?
- Comment tu sais que…
- Tu es toujours de bonne humeur, même quand tu as peur ou que tu te sens dépassé, je te connais.
- Oui, il doit y avoir de ça…
- Et ?
- Et quoi ?
- Ta lettre, elle dit quoi ?
- Que je dois rentrer incessamment sous peu.
- Rentrer ?
- Chez moi. Elle vient de ma mère cette lettre.
- Oh !
- Sauf que je n'ai pas envie de la revoir.
- Je vois, c'est pourtant ta mère Jaskier et on en a qu'une… Si elle a envie de te voir, tu devrais y aller.
- Tu m'accompagnes ?
Géralt sursauta, ouvrit la bouche et soupira….
- Si tu veux…
Ça c'était sans doute une bêtise, mais c'était Jaskier… Qu'est-ce qu'on ferait pas pour son meilleur ami…
