Bonjour à tous,

Tout d'abord, grand merci à tous ceux qui ont pris le temps de me laisser une petite review, rien ne me fait plus plaisir :)

Ensuite, j'ai donc décidé de publier chaque week-end pour le moment, voilà donc le nouveau chapitre.

Bonne lecture


Chapitre 2 : Nouvelle Famille


Dans les jours qui suivirent, Harry attendit anxieusement des nouvelles d'Helen Marvell, priant pour que le directeur n'ait pas mis son nez dans cette histoire.

Finalement, la représentante du ministère revint une semaine plus tard, un grand sourire sur le visage. Harry, qui était alors dans le canapé en train de regarder la télévision en compagnie d'Emmett et Jasper, sentit le soulagement se répandre en lui.

- Mrs et Mr Cullen, laissez-moi vous présenter Harry James Potter-Cullen, votre nouveau fils, déclara-t-elle ravie.

Toute la famille aborda un large sourire et Carlisle invita Helen à boire quelque chose pour fêter la nouvelle. Elle accepta bien volontiers, ayant plusieurs choses à leur expliquer.

- Sache que Mr Dumbledore n'a plus aucune autorité sur toi Harry et il peut maintenant dire ce qu'il veut, il ne pourra jamais te replacer sous la garde des Dursley. Mrs et Mr Cullen sont reconnus officiellement comme étant tes parents alors qu'il retrouve l'existence d'un parrain, d'une marraine ou même d'un oncle éloigné n'y changera rien, déclara-t-elle et Harry était certain qu'elle était au courant pour Sirius d'une façon ou d'une autre. Tognok m'a aussi chargé de t'informer qu'il aimerait s'entretenir avec toi dès que tu seras rétabli.

Harry hocha la tête et finit par perdre le fil de la conversation qu'Helen avait avec ses nouveaux parents. C'était tellement étrange, il avait enfin une famille, son vœu le plus cher venait de se réaliser et il avait du mal à assimiler. Il avait des parents qui semblaient l'aimer pour ce qu'il était, pas pour une image, et il se retrouvait avec deux sœurs et trois frères, ça allait au-delà de ses espérances.

Il sentit alors une main se poser doucement sur son bras, le sortant de ses pensées, et lorsqu'il tourna la tête, il croisa le regard de Jasper. Harry lui fit un petit sourire, comprenant qu'il avait ressenti son mélange d'émotions, et le blond pressa son bras avec un clin d'œil.

- Harry, l'appela soudain Helen alors qu'elle se levait. Une médicomage va venir ici demain matin afin de soigner tes blessures un peu plus rapidement et surtout, te faire un check-up complet, lui apprit-elle. Ne t'inquiète pas, elle est dans le secret, elle nous apporte parfois son aide avec certains enfants qui ont subi des sévices importants… Et je suis sûre que tu seras content de la revoir, rajouta-t-elle avec un clin d'œil.

Harry fronça les sourcils, se demandant de qui elle voulait parler, la seule médicomage qu'il connaissait étant Madame Pomfresh. Aussitôt, un signe de tête d'Edward lui confirma que c'était bien elle qui allait venir.

- Bien Harry, il est temps pour moi d'y aller, sourit-elle. Je te souhaite beaucoup de bonheur dans ta nouvelle famille.

Harry la remercia chaleureusement et dès qu'elle fut partie, Alice bondit sur lui. Elle le serra tout de même avec précaution dans ses bras tout en déposant un baiser sur sa joue.

Lorsqu'il alla se coucher ce soir-là, Harry songea qu'il ne pourra jamais assez remercier les Cullen pour ce qu'ils venaient de faire pour lui.

Le lendemain, Harry sortit une nouvelle fois de son sommeil avec la bonne odeur des crêpes. En effet, depuis qu'il était ici, Esmé avait investi la cuisine de leur suite de luxe afin de lui préparer chacun de ses repas.

Il discuta joyeusement avec elle et Edward tout le temps de son petit déjeuner mais il ne put s'empêcher de se tendre lorsque quelqu'un frappa à la porte. Carlisle alla aussitôt ouvrir et Harry vit l'infirmière de Poudlard faire son entrée.

Harry s'avança lentement vers elle, les mouvements trop brusques lui déclenchant encore des spasmes douloureux. Il la vit d'ailleurs pincer les lèvres et il comprit qu'Helen avait dû lui expliquer ce qu'il avait eu. Ils prirent néanmoins la direction de sa chambre, Carlisle les accompagnants.

- Je suis heureuse de vous revoir Mr Potter, même si c'est dans ces conditions, dit-elle avec un léger sourire.

- Je ne m'appelle plus ainsi, murmura-t-il. Et j'aimerais que vous m'appeliez Harry.

- Très bien Harry, sourit-elle. Enlevez-moi ce tee-shirt que je puisse inspecter de plus près vos côtes…

Harry tira sur son tee-shirt mais une grimace se forma sur son visage et Carlisle vint aussitôt l'aider. Harry prit de petites inspirations pour chasser la douleur et Poppy lui tendit aussitôt une fiole.

- Merci, souffla-t-il.

- Potion antidouleur, précisa-t-elle à Carlisle tout en faisant signe au plus jeune de s'allonger.

- Il est resté sous analgésique pendant une dizaine de jours mais il a voulu arrêter, malgré la douleur qui est encore présente, expliqua-t-il.

- Malheureusement, Harry est habitué à la douleur, je l'ai eu bien plus souvent que ses camarades à l'infirmerie et il ne s'est jamais plaint… Mais revenons-en à vos côtes, dit-elle en agitant sa baguette.

Un parchemin apparut à côté d'elle et elle s'en saisit, fronçant les sourcils. Elle lui tendit alors trois potions dans un ordre précis et Harry fronça le nez face à l'odeur de la première. Elle prit ensuite un onguent et l'appliqua soigneusement sur les côtes blessées avant de les bander fermement, faisant grimacer Harry.

- Le trauma crânien est très bien guéri et sept de ses côtes ont été bien amochées, déclara-t-elle sombrement en se tournant vers Carlisle. Vous allez devoir lui appliquer cet onguent chaque matin après sa douche, en replaçant la bande de maintien pendant une semaine et ensuite, uniquement l'onguent pendant encore une autre semaine. Je vais aussi laisser des potions antidouleur et si ça ne va pas Harry, vous n'hésitez pas à en prendre, est-ce clair ? lui demanda-t-elle.

- Oui Madame, répondit-il automatiquement, la faisant sourire.

- Ensuite, vous avez besoin de manger plus, mais il me semble vous l'avoir déjà dit à l'école, rajouta-t-elle amusée malgré tout. Vous allez donc me prendre cette potion, qui va agir pendant une semaine sur votre organisme en réparant les dégâts causés par la malnutrition que vous avez subi pendant toutes ces années. Vous devriez donc grandir et grossir un peu pendant ce laps de temps et être tel que vous auriez toujours dû être sans ces moldus.

Harry avala le contenu de la fiole et il fut agréablement surpris par le goût de cannelle, lui qui avait l'habitude des potions au goût plus que douteux.

- C'est une invention de Severus et vu que c'est une potion que nous utilisons beaucoup avec les enfants, il a été obligé de faire un effort sur le goût, lui apprit-elle, ayant compris à quoi était dû l'expression de surprise sur son visage. Bien évidemment, je veux vous voir en pleine forme à la rentrée et avec un poids dans la normale cette fois-ci.

Harry acquiesça, songeant que ça n'allait pas être dur avec Esmé qui passait son temps à lui préparer de bons petits plats.

- Bien, ceci étant dit, mon travail s'arrête là, je ne mentionnerai rien au directeur, à chaque fois que je l'ai fait, il n'en a de toute façon pas tenu compte, marmonna-t-elle.

- Quoi ? s'écria Harry.

- Allons Harry, vous pensez bien qu'au vu de votre état lorsque vous reveniez à l'école, j'avais déjà parlé au directeur de mes soupçons concernant la façon dont votre famille vous traitait, déclara-t-elle. Il m'avait répondu qu'il vous surveillait et que vous vous battiez avec des voyous de votre quartiers, je n'étais pas très convaincue mais je n'ai pas insisté, et j'en suis la première désolée…

- Je ne vous en veux pas, murmura-t-il choqué. C'était à Dumbledore de faire quelque chose, il savait très bien ce qui se passait, je lui avais raconté, dit-il avec colère.

- Calmez-vous, c'est mauvais pour vos côtes, grogna-t-elle.

Harry lui jeta un regard noir mais obéit, la réputation de la médicomage n'était plus à faire et il n'aimait vraiment pas la faire sortir de ses gonds en désobéissant.

Poppy donna encore quelques indications à Carlisle tandis qu'Harry remettait rapidement son tee-shirt, profitant du fait que la potion antidouleur agissait toujours. Ils sortirent ensuite de la chambre et Poppy salua les vampires.

- Je vous revoie en septembre Harry, j'espère pas trop tôt dans mon infirmerie mais vous connaissant, vous y ferez bien quelques passages, déclara-t-elle résignée.

- Que serait une année à Poudlard sans un séjour à l'infirmerie, répondit-il en souriant d'amusement.

Poppy grommela quelque chose qui ressemblait fortement à un "sale gosse" avant de se retirer.

- Et si tu nous racontais ce que tu fais pour te retrouver à l'infirmerie ? lui demanda Emmett.

Harry sourit et partit s'installer sur le canapé, sa nouvelle famille se regroupant pour l'écouter. Il leur parla alors principalement du quidditch, qui était le responsable de la plupart de ses séjours, même si bien aidé par les détraqueurs lors de sa troisième année. Bien évidemment, il ne put éviter le sujet de Voldemort qui lui avait valu quelques passages dans l'antre de Madame Pomfresh.

Les vampires lui posèrent ensuite de nombreuses questions sur Poudlard et Harry y répondit de bon cœur la plupart du temps. Il savait que mentir ne servait à rien avec Edward qui lisait dans les pensées et Jasper qui ressentait ses émotions alors il fit le choix d'être honnête, même si certains souvenirs lui firent du mal.

Harry leur demanda finalement d'aller à la banque cet après-midi, voulant voir Tognok au plus vite et Carlisle accepta.

Après avoir déjeuné, il partit donc en compagnie de Carlisle, tous deux soigneusement dissimulés derrière leurs lunettes de soleil et un capuchon. Ils prirent la voiture que les Cullen louaient depuis leur arrivée et gagnèrent le cœur de Londres.

Une fois la voiture garée, ils se faufilèrent rapidement dans les rues et se retrouvèrent vite devant le Chaudron Baveur. Ils passèrent en coup de vent dans le pub bondé et Harry tapota les briques avec sa baguette afin d'ouvrir le passage. Quand ils furent dans la banque, Harry se détendit légèrement et s'avança vers un guichet, demandant à parler en privé avec Tognok.

Le gobelin ne posa pas de questions et les emmena jusqu'à un bureau où il frappa avant de pousser la porte, les invitant à entrer.

- Mr Potter-Cullen je suppose ? devina Tognok.

Harry acquiesça en repoussant sa capuche, Carlisle en faisant de même à ses côtés. Le gobelin les invita à s'asseoir face à lui, sortant plusieurs documents de son bureau.

- Je suis ravi d'apprendre que votre adoption a réussi, déclara-t-il aussitôt. J'ai tenté plusieurs fois d'entrer en contact avec vous par le passé mais Dumbledore a décidé que vous n'aviez pas besoin d'entendre ce que j'avais à vous dire.

Harry plissa les yeux de colère mais laissa Tognok parler.

- Comprenez bien que même mineur, vous êtes reconnu comme un Lord, vos parents étant décédés, et il était très important que vous veniez prendre connaissance de votre héritage. Les Potter ont toujours été très riches et respectée parmi les sang-pur, et il était donc essentiel que vous récupériez le titre de votre famille, enchaina-t-il. J'ai ici le testament de vos parents et je suis désolé de ne pas avoir pu faire respecter leurs dernières volontés, Dumbledore ne nous a pas laissé faire…

Harry se saisit du parchemin que lui tendait le gobelin et le lut rapidement. La colère revint aussitôt en lui, ses parents avaient fait le souhait qu'il n'aille jamais chez les Dursley et qu'il soit élevé par l'un de ses parrains, Sirius Black, Remus Lupin ou Severus Snape, et Harry ne put empêcher un léger cri en lisant le dernier nom.

- Mon premier parrain étant en prison, je suppose que j'aurais dû être confié à Remus, murmura sombrement Harry.

- Au début oui, mais une loi est passée environ un an après la mort de vos parents, stipulant que les loups garous étaient trop instables pour être désignés tuteur d'un enfant, révéla-t-il.

- Donc c'est Snape qui aurait dû m'élever, grommela-t-il.

- Severus Snape a un passé de mangemort, bien que reconnu espion pour le compte de Dumbledore, il n'aurait jamais obtenu votre garde, rétorqua-t-il. Non, vous auriez dû être placé au service de l'enfance, comme a dû vous l'expliquer Mrs Marvell, et de là, ils auraient cherché dans votre famille un peu plus éloignée si quelqu'un pouvait convenir avant, le cas échant, de vous trouver une famille sans aucun lien de parenté avec vous.

Harry hocha sèchement la tête et lui rendit le testament de ses parents, songeant que Dumbledore avait vraiment fait ce qu'il voulait avec lui.

- Si j'ai voulu vous rencontrer Mr Potter-Cullen, c'était pour vous faire accéder à votre titre de Lord et à votre héritage, nous allons donc le faire dès à présent, rajouta-t-il.

Il lui tendit alors un parchemin où l'ensemble de ses biens étaient répertoriés ainsi que le montant de ses coffres, le faisant écarquiller les yeux.

- Je vous l'ai dit, vous êtes riche Mr Potter-Cullen, lui répéta Tognok qui avait très bien compris pourquoi il était choqué.

- J'ai vraiment des propriétés un peu partout dans le monde ? lui demanda-t-il toujours sous le choc.

- Bien sûr, et vous êtes le seul à pouvoir y accéder, les protections sont telles qu'elles ne laisseront passer que quelqu'un qui a du sang de Potter dans les veines, répondit-il.

Harry opina et tendit le parchemin à Carlisle qui était resté silencieux jusqu'à maintenant, légèrement dépassé par tout ce qui se déroulait.

- Je ne connais pas l'équivalence des gallions en dollars mais je suppose tout de même que tu es aussi, voire même plus riche que nous, déclara-t-il. Par contre, nous avons plus de propriétés que toi…

- Et bien entre mes coffres et les vôtres, notre famille a de quoi tenir plusieurs siècles, soupira Harry en récupérant le parchemin alors que Carlisle souriait avec amusement.

- Mr Potter-Cullen, vous devez signer ce parchemin et laisser une goutte de sang tomber dessus, ainsi, vous acceptez de devenir Lord Potter et d'être l'unique possesseur de tout ce qui est stipulé.

Harry acquiesça et fit ce qu'on attendait de lui. Lorsque son sang tomba sur le parchemin, il scintilla pendant quelques secondes avant de redevenir normal.

Tognok l'informa ensuite que ses voûtes avaient changé de noms, passant de Potter à Potter-Cullen. Il lui demanda aussi d'inscrire le nom des personnes pouvant y accéder et Harry nomma sans hésitation l'ensemble des Cullen, soit Carlisle, Esmé, Jasper, Alice, Emmett, Rosalie et Edward.

- Bien, ceci étant fait, vous allez pouvoir entrer en possession de la chevalière des Potter, poursuivit-il en ouvrant la petite boite qui se trouvait devant lui et la tendit à Harry qui l'observa avec attention.

Dans le fond, on pouvait voir une baguette et une épée qui se croisaient, et sur le devant, un simple P joliment calligraphié avec un lion assis dessus. Le jeune homme sourit doucement en caressant la chevalière avant de la passer à son doigt où elle s'ajusta aussitôt, ressemblant alors à un simple anneau en argent.

- Ensuite, j'aimerais savoir si je dois continuer de faire des versements à Dumbledore chaque mois et aux Weasley une fois par an ? s'enquit Tognok.

- Pardon ? releva-t-il choqué.

- Vous n'étiez pas au courant ? l'interrogea-t-il surpris. Un parchemin portant votre nom ainsi qu'une goutte de votre sang nous est parvenu lorsque vous êtes arrivés à Poudlard, déclarant que deux milles gallions devaient être versés au directeur chaque mois afin de lui apporter un soutien financier dans la guerre contre Vous-Savez-Qui. Au début de votre deuxième année, j'ai reçu un nouveau parchemin, toujours avec une goutte de votre sang, stipulant que dix milles gallions devaient être reversés à Molly Weasley chaque année pour sa générosité envers vous, puisqu'elle vous considérait comme un de ses fils, dix milles gallions chaque année pour votre frère de cœur, Ronald Weasley, sans qui vous n'auriez pas une nouvelle famille et enfin, dix milles gallions chaque année pour Ginevra Weasley comme promesse de mariage.

- Je n'étais absolument pas au courant, je veux que vous arrêtiez ces transferts et que vous récupériez ce qui m'a été volé, déclara-t-il sèchement.

- Cela sera fait, et avec des intérêts, on ne ment pas à Gringotts, répondit-il froidement, son regard scintillant de colère. Cela nous fait donc cent-trente-sept-milles gallions volés, avec vingt pourcents d'intérêt sur le total, nous sommes donc à cent-soixante-quatre-mille-quatre-cents gallions qui doivent revenir dans vos coffres.

Harry hocha la tête, faisant confiance aux gobelins pour ce genre de chose.

- Est-il possible qu'aucune décision écrite ne soit prise en compte à l'avenir ? lui demanda-t-il.

- Bien évidemment, je vais noter ça dans votre dossier, dit-il avec un hochement de tête en s'emparant d'une plume. Je rajoute un test d'identité, après tout, un imposteur se faisant passer pour vous pourrait très bien arriver jusqu'ici.

Harry opina, songeant que Dumbledore allait lui tomber dessus à la rentrée afin d'obtenir des explications sur ses différents agissements de l'été.

Alors qu'ils attendaient le retour d'un gobelin qui était parti chercher de l'argent dans un de ses coffres, Harry demanda à Tognok s'il était possible pour lui d'avoir une copie du testament de ses parents. Le gobelin ne lui posa pas de question sur le pourquoi et lui en donna aussitôt une.

- Une dernière chose, Mr Dumbledore était jusqu'à maintenant votre tuteur magique et il vous avait lié à Ginevra Weasley par un contrat de mariage et…

- Quoi ? s'écria-t-il en bondissant sur ses pieds, sa magie crépitant tout autour de lui.

- Vous n'êtes cependant plus sous son autorité, votre nouveau père peut donc l'annuler dès à présent, poursuivit Tognok comme s'il n'avait pas été interrompu, tendant des papiers à Carlisle.

Carlisle signa donc divers parchemins tandis qu'Harry continuait de pester à voix basse, se demandant si son amitié avec les Weasley était réelle, ou en tout cas avec Ron et Ginny au vu de l'argent qui lui avait été volé.

Une dizaine de minutes plus tard, Harry et Carlisle étaient de retour sur le Chemin de Traverse pour que le jeune homme puisse faire ses achats de rentrée.

- Tu es au centre de nombreuses manipulations, murmura Carlisle.

- J'ai commencé à me poser quelques questions cet été et je suis encore plus déçu quand je vois que le directeur m'a volé depuis quatre ans et une partie des Weasley depuis trois ans, et qu'en plus, un contrat de mariage a été établi sans même que j'en sois informé… dit-il sombrement. Sachant ça, je ne préfère même pas imaginer ce qu'ils peuvent me cacher d'autre… Mais c'est fini, je ne leur ferai plus jamais confiance.

Carlisle opina alors qu'ils entraient chez Fleury & Bott afin qu'il achète ses nouveaux manuels scolaires. Harry en profita aussi pour prendre des livres pour sa culture générale sur divers sujets, en ayant assez d'être manipulé parce qu'il ne connaissait pas le fonctionnement de base du monde dans lequel il vivait.

Ils passèrent ainsi dans plusieurs magasins, dont Chez Madame Guipure où Harry racheta l'intégralité de ses tenues d'écoles, étant de nouveau trop petites pour lui. Il prit aussi plusieurs capes ajustables pour les vampires, songeant que ça pourra leur être utile à l'avenir.

Une fois l'ensemble de ses fournitures achetées, ils quittèrent l'allée et retournèrent dans le monde moldu afin de récupérer la voiture.

En moins de vingt minutes, Harry s'endormit, étirant un doux sourire à son nouveau père.

Lorsqu'ils arrivèrent, Emmett et Jasper attendaient en bas de l'hôtel.

- Alice nous a dit que tu allais avoir besoin d'aide pour descendre les affaires, déclara simplement Jasper. Je comprends mieux pourquoi, rajouta-t-il en voyant Harry dormir à l'avant.

Carlisle sourit et les deux vampires prirent l'ensemble des paquets se trouvant dans le coffre tandis qu'il récupérait son jeune fils. Harry fronça les sourcils dans son sommeil mais une fois dans les bras de Carlisle, il sembla chercher à se blottir au plus près, lâchant un petit soupir de contentement.

Ils gagnèrent rapidement la suite qu'ils louaient et Carlisle partit déposer Harry dans son lit.

- Tout s'est bien passé ? s'enquit Esmé dès que Carlisle fut revenu au salon.

- Dans l'ensemble oui, répondit-il en embrassant tendrement sa joue.

Ils s'installèrent ensuite tous au salon et Carlisle leur parla de la journée qu'ils venaient de passer, plus particulièrement de l'entretien qu'ils avaient eu à la banque.

Ils discutèrent pendant un moment de ce qu'ils allaient faire, ne pouvant rester indéfiniment dans cet hôtel et de leur avenir avec Harry. Ils furent cependant interrompus par un cri de pure détresse en provenance de la chambre et Carlisle fut celui qui se rendit au chevet d'Harry.

- Harry, murmura-t-il en le secouant doucement. Harry ce n'est qu'un cauchemar, réveille-toi…

Doucement, les yeux d'Harry papillonnèrent et il arrêta de s'agiter mais Carlisle vit qu'il avait un peu de mal à revenir à la réalité.

- Tout va bien, dit-il doucement en caressant ses cheveux.

Harry fit un bond sur le côté, un éclat de peur passant dans son regard.

- Je suis désolé, dit-il précipitamment. Je ne crierai plus, c'est promis oncle Vernon…

Carlisle se sentit très mal en entendant ces paroles, comprenant que les coups devaient principalement tomber la nuit.

- Harry, tu n'es pas là-bas, tu n'y retourneras jamais, dit-il d'une voix douce en s'asseyant avec précaution sur le lit. Je suis Carlisle, tu te rappelles ?

Harry sembla enfin reprendre pied avec la réalité, sa respiration restant cependant saccadée et après quelques secondes, il fondit en larmes.

Carlisle lui ouvrit simplement ses bras, voulant que le contact vienne de son fils et non de lui et Harry sembla déstabilisé par ce geste. Avec hésitation, il avança finalement vers lui et laissa son nouveau père le serrer contre lui.

Harry pleura longuement, s'accrochant désespérément au vampire.

- On ne lèvera jamais la main sur toi Harry, chuchota-t-il à son oreille. Tu as le droit de faire des cauchemars ou d'être malade et de vouloir du réconfort. Et tu n'auras plus à affronter ça tout seul, tu es trop jeune, c'est notre rôle de te protéger maintenant…

Harry ne commença à se calmer qu'après une vingtaine de minutes et au milieu de ses pensées complètement désordonnées, il songea qu'il n'avait jamais autant pleuré, encore moins dans les bras de quelqu'un qui tentait de le réconforter.

Une dizaine de minutes plus tard, Carlisle se rendit compte qu'Harry s'était endormi dans ses bras et quelque part, il fut touché de cette marque de confiance. Il le recoucha doucement et embrassa son front avant de retourner au salon.

- Tes pensées étaient juste Carlisle, lui dit aussitôt Edward qui abordait un air sombre. Il a appris depuis longtemps à se taire et à ne jamais pleurer devant quelqu'un, il ne s'est attiré que les coups et les insultes lorsque ça arrivait où il a grandi…

- Il a de la chance d'être en prison maintenant ce gros lourdaud, j'aurais été lui régler son compte sinon, grogna Emmett, approuvés par Rosalie et Jasper.

En effet, le procès avait rapidement eu lieu, dans le plus grand secret dans une salle au fin fond du Ministère de la Magie et le jugement avait été sans appel au vu de toutes les preuves accumulées. Vernon Dursley avait pris vingt-cinq ans de prison ferme pour maltraitance et violence sur mineur, Pétunia Dursley cinq ans dont deux avec sursis pour non-assistance à personne en danger et Dudley Dursley avait été envoyé dans un foyer très strict dont le but était de redresser les jeunes mal parti dans la vie. Ils avaient aussi reçu un sort afin qu'ils ne puissent pas parler du monde magique à qui que ce soit.

- Le mieux que l'on puisse faire, c'est d'être à ses côtés lorsqu'il en aura le plus besoin, lui montrer qu'on n'est pas là pour le juger et que quoi qu'il arrive, on restera sa famille, déclara Carlisle. Seul le temps fera le reste.

Ils discutèrent le reste de la nuit, gardant une oreille attentive sur la chambre du jeune sorcier.

Harry se leva avec hésitation le lendemain matin, étant parfaitement conscient de ce qui s'était passé pendant la nuit.

Il avança lentement jusqu'à la cuisine, ne trouvant qu'Esmé et Carlisle, ce qui était vraiment inhabituel.

- Ils sont partis chasser, lui apprit Esmé en lui servant son petit déjeuner, l'ayant vu parcourir des yeux l'ensemble des pièces.

- Oh, souffla-t-il. Merci et Carlisle, je suis désolé pour cette nuit, ma réaction et…

- Tu n'as pas à t'excuser, lui dit simplement Carlisle en l'interrompant.

Harry hocha timidement la tête et mangea avec appétit, Esmé était vraiment une bonne cuisinière.


Et voilà, Harry commence donc doucement à faire confiance à sa nouvelle famille, même si le chemin sera encore long...

Je vous dis à la semaine prochaine et surtout, donnez-moi votre avis sur ce chapitre !

Et en attendant, prenez soin de vous.