Bonjour à tous,
Grand merci pour toutes vos reviews ! J'essaie de vous répondre par message privé autant que possible :)
Voici donc sans attendre le chapitre tant attendu avec le premier face à face entre Harry et Dumbledore...
Chapitre 4 : S'adapter
Alors que la première semaine s'achevait, Harry se demandait quand le directeur allait lui tomber dessus. Il se surprit cependant à apprécier les Serpentards, songeant qu'entre l'image qu'ils montraient dans les couloirs et dans leur salle commune, c'était le jour et la nuit.
Le comportement de Snape le surprit aussi pendant cette semaine. Il n'était pas devenu amical mais il se comportait avec lui comme avec n'importe quel élève de Serpentard, il n'avait donc plus le droit aux remarques acerbes et même à de petits signes encourageants par moment. Harry l'avait aussi vu envoyer des regards de pure haine envers le directeur lors des repas, c'était assez discret et seulement pendant quelques fractions de seconde mais Harry s'était mis à observer son nouveau directeur de maison, cherchant à voir au-delà de ce visage impassible.
Le vendredi soir, il reçut finalement un mot de Dumbledore, l'invitant à se rendre à son bureau le lendemain matin.
- Et merde ! jura-t-il en balançant le rouleau de parchemin par terre.
- Quelle langage, se moqua Blaise en ramassant le rouleau. Ah… rajouta-t-il après y avoir jeté un coup d'œil.
- Qu'est-ce qui se passe ? s'enquit Théo.
- Il est convoqué chez le dirlo demain matin, répondit-il.
- Tu ne pensais quand même pas que tu allais t'en sortir si facilement, lui fit remarquer Drago.
- Non, grogna-t-il en s'affalant dans son lit.
- A ta place, je demanderais à Snape de m'accompagner, lui dit Blaise en l'observant.
- Pardon ?
- Le règlement stipule que chaque élève est sous la responsabilité de son directeur de maison et qu'il peut faire appel à lui à tout moment dans certaines situations, déclara Drago.
- Pour faire simple, tu peux lui demander de t'accompagner à un rendez-vous chez un autre professeur, même chez le directeur, si tu penses que quelque chose contraire au règlement peut se produire, résuma Blaise. Snape sera un peu là en tant que témoin mais aussi pour te protéger si ça devait mal tourner.
- Depuis quand ce genre de chose existe ? s'enquit Harry en fronçant les sourcils.
- Depuis toujours ou presque, répondit Théo. Crois-moi, si tu avais été à Serpentard l'année dernière, Snape ne t'aurait jamais laissé participer au Tournoi, la sécurité de ses élèves passe avant tout et là, c'était contraire au règlement même du Tournoi.
- Pourquoi McGonagall n'a-t-elle rien dit alors ? releva-t-il légèrement choqué.
- On pense que Dumbledore contrôle énormément de choses chez les Gryffondors et que McGonagall n'a pas toujours son mot à dire. S'il avait décidé que tu devais y participer, elle n'avait aucun moyen de s'y opposer car il n'a pas peur d'elle, même si on pense qu'il devrait faire attention à ses fesses, ricana Blaise.
Harry se renfrogna avant de quitter le dortoir, prenant la direction du bureau de Snape.
- Entrez, entendit-il après avoir toqué à la porte.
- Excusez-moi de vous déranger Monsieur, dit-il en refermant la porte derrière lui. Blaise, Théo et Drago m'ont conseillé de venir vous voir suite à la convocation de Dumbledore.
- Vous craigniez qu'il tente quelque chose contre vous ? devina Snape en l'étudiant attentivement du regard.
- Oui, murmura-t-il. Il m'a demandé de me présenter à son bureau à dix heures demain matin et j'ai vraiment peur qu'il essaie de reprendre le contrôle sur moi.
- Venez dans mon bureau à neuf heures quarante, je vous accompagnerai là-bas, déclara-t-il.
- Merci beaucoup Monsieur, dit-il doucement avant de partir.
Harry ne s'attendait pas à obtenir si facilement le soutien de son directeur de maison mais ses nouveaux camarades de dortoir lui rappelèrent que leur sécurité passait avant tout pour lui.
Le lendemain, c'est donc avec beaucoup d'appréhension qu'il gagna le bureau de Snape et celui-ci l'entraina aussitôt dans les couloirs.
- Il ne tentera rien contre vous Mr Cullen mais surtout, gardez votre calme, quelle que soit la façon dont il tentera de vous amadouer, lui dit-il. Vous savez très bien qu'il va jouer sur la corde sensible en utilisant Black, rajouta-t-il plus froidement.
Harry hocha la tête et ils continuèrent le trajet en silence. Ils furent bien trop vite devant la gargouille qui gardait l'entrée du bureau directorial et lorsque Snape prononça le mot de passe, Harry eut l'impression qu'un poids venait de tomber dans l'estomac.
- Bonjour Harry, le salua chaleureusement Dumbledore. Severus ? Un problème ?
- Absolument pas, répondit-il sèchement.
- Alors peut-être pourriez-vous nous laisser, Harry et moi avons beaucoup de choses à discuter, déclara-t-il.
- Et bien non, je suis là à la demande de Mr Cullen, comme le règlement l'autorise, précisa-t-il en lui jetant un regard noir.
Dumbledore se renfrogna mais les invita à s'asseoir.
- Harry, je sais que cet été n'a pas été facile pour toi mais tu as vraiment effrayé ton oncle et ta tante en disparaissant ainsi et…
- Pardon ? l'interrompit-il avec colère. Je suis parti parce que mon oncle s'est servi de moi comme d'un punching-ball, suite à quoi j'ai passé une semaine inconscient ! Sans les Cullen je serai peut-être mort avant la rentrée alors n'osez pas dire que ma disparition les a touchés ! termina-t-il avec rage alors qu'il avait clairement vu Snape se raidir sur sa chaise.
- Allons, ta tante ne m'a jamais caché tes tendances à te battre dans la rue, temporisa le directeur.
Harry serra les dents, attendant de voir où il voulait en venir.
- Tu étais à l'abri de Voldemort chez eux, tu n'aurais jamais dû te faire adopter, enchaina-t-il. Ta nouvelle famille est maintenant en danger, et toi aussi.
- C'est gentil de vous inquiéter pour eux mais ils ne risquent pas grand-chose et je suis bien plus en sécurité avec eux que je ne l'ai jamais été avec les Dursley, grogna-t-il. Et d'ailleurs, ils ont été jugés et sont actuellement derrière les barreaux d'une prison alors ne dites pas qu'il ne s'est rien passé, rajouta-t-il sèchement.
- Sirius a été énormément penné d'apprendre que tu t'étais fait adopter, poursuivit-il, changeant son angle d'attaque. En plus par des vampires Harry, ils peuvent être dangereux pour toi et…
- Taisez-vous ! s'écria-t-il en se levant d'un bond.
- Mr Cullen… intervint Snape en voyant qu'il perdait le contrôle.
- Non professeur, l'interrompit-il avant de fusiller Dumbledore du regard. C'est entièrement de votre faute tout ce qui m'est arrivé ! explosa-t-il. J'ai appris beaucoup de choses cet été, vous n'aviez pas à me mettre chez les Dursley, mes parents étaient entièrement contre, c'était écrit dans leur testament ! Il aurait dû être respecté mais vous vous êtes cru au-dessus des lois afin d'être sûr que je sois votre parfaite marionnette une fois le moment venu ! Vous m'avez volontairement laissé dans une famille qui détestait la magie et qui m'a traité encore moins bien qu'un elfe de maison pendant toutes ces années ! Et vous m'avez volé, faisant croire aux gobelins que j'avais donné l'autorisation de vous verser de l'argent en utilisant mon propre sang ! Et dois-je vous parler du contrat de mariage avec Ginny Weasley ? l'interrogea-t-il sur un ton glacial qu'il n'avait encore jamais employé jusqu'à maintenant. Je ne vous dois rien alors laissez-moi mener ma vie comme je le veux et si ça ne vous plait pas, j'irai faire mes études ailleurs !
- Tu n'es qu'un égoïste Harry ! s'exclama Dumbledore, perdant son visage bienveillant. Tu es celui qui doit nous débarrasser de Voldemort ! Cet argent était nécessaire, une guerre coûte très chère ! Et le contrat de mariage était là pour que tu t'unisses avec une vraie sang-pure, une qui est respectable et dont le sang n'est pas trop souillé par des gènes hybrides !
- Je ne dois rien à personne ! cracha-t-il. Cette guerre était là bien avant ma naissance ! Et arrêtez de m'appeler Harry et de me tutoyer !
- Je pense que tout a été dit Dumbledore, intervint Snape de sa voix glaciale en posant sa main sur l'épaule d'Harry. Je vous prierais de ne pas chercher après Mr Cullen de nouveau, sa scolarité est plus importante que ce qui se passe en-dehors de ce château pour le moment.
- Severus, ne prenez pas parti, vous savez ce que vous risquez, lui dit-il en le toisant.
- Si le professeur Snape quitte Poudlard, j'en ferai de même, déclara Harry en plissant les yeux.
- Mêlez-vous de ce qui vous regarde Potter ! s'exclama sèchement le directeur.
- C'est Cullen ! rugit Harry en sortant du bureau, Snape sur ses talons.
- Vous avez bien votre place à Serpentard Mr Cullen, lui dit Snape une fois qu'ils furent dans les cachots.
- Je refuse d'être de nouveau manipulé…
- En effet, et vous vous y prenez plutôt bien, rajouta-t-il. Mais la prochaine fois, évitez de crier, le rendu ne pourra être que plus impressionnant, demandez donc à vos camarades de dortoir de vous apprendre, lui conseilla-t-il avant de l'abandonner dans le couloir.
Harry grogna et se dépêcha de rejoindre son dortoir où il se laissa tomber sur son lit, prenant alors pleinement conscience du terme qu'avait utilisé le directeur : il devait s'unir avec une sang-pure respectable et qui n'avait pas le sang trop souillé par des gènes hybrides. Où était passé le Dumbledore prônant l'égalité des sang-pur et des nés-moldus ? Et que voulait-il dire en parlant de gènes hybrides ? Cette simple phrase venait de chambouler encore plus la vision qu'avait Harry de cette guerre, se demandant qui l'avait vraiment enclenchée, Dumbledore ou Voldemort ? Et pourquoi ?
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Les jours continuèrent de passer et Harry se fit une place dans sa nouvelle maison, bien plus rapidement qu'il ne l'avait imaginé.
Ceux qui avaient compté parmi ses ennemis l'avaient très bien intégré à leur groupe, même s'il avait beaucoup de mal à s'ouvrir à eux, ce qu'ils ne lui en tenaient pas rigueur. Il continuait cependant de voir Hermione et à chaque fois, c'était une véritable bouffée d'air frais.
Il évitait aussi autant que possible Dumbledore et celui qui avait été son meilleur ami pendant quatre ans. A chaque fois qu'il le croisait, cela se finissait en joute verbale et ils n'étaient jamais loin de dégainer les baguettes.
Au début, il avait été surpris lorsque Drago ou Blaise prenait sa défense mais au fil des jours, il s'était rendu compte que les Serpentards étaient bien plus soudés et unis que ce qu'il avait pu penser lorsqu'il était à Gryffondor.
Il échangeait aussi beaucoup de courrier avec sa famille et rien ne lui faisait plus de bien que d'avoir de leurs nouvelles.
Les Serpentards lui apprirent aussi à se contrôler afin qu'il ne se laisse plus emporter à la moindre contrariété. Autant dire que cela lui fut très bénéfique pendant les cours d'Ombrage.
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Début novembre, alors que les Serpentards avaient battu les Poufsouffles pour le match d'ouverture de quidditch, Harry eut la surprise de voir un hibou qu'il ne connaissait pas se poser devant lui. Lorsqu'il prit la lettre, il reconnut néanmoins l'écriture de Sirius. Il la mit donc dans sa poche afin de la lire en fin de journée, au calme dans son dortoir.
Le soir, une fois les rideaux de son lit à baldaquin tirés, il ouvrit enfin la lettre de Sirius.
Harry,
Avant toute chose, j'espère que tu vas bien.
Je ne sais pas par où commencer, la nouvelle de ton adoption n'ayant pas été facile à apprendre. Plutôt que de t'écrire de suite, j'ai préféré attendre et prendre le temps de réfléchir comme me l'a conseillé ton amie Hermione et avec du recul, je me rends compte qu'elle a eu raison, que ma première lettre aurait été virulente et sans une once de réflexion.
Je pense que Dumbledore s'attend à ce que je me batte pour récupérer ta garde mais honnêtement, je ne suis pas sûr de vouloir le faire. J'en serai heureux, bien évidemment, mais je suis toujours considéré comme un assassin et tu as besoin de pouvoir vivre au grand jour, pas caché comme un hors la loi.
Je me pose beaucoup de questions Harry, la plus importante étant, est-ce vrai tout ce qu'on raconte sur ta vie chez les moldus ? Tu ne m'as jamais parlé de ça et l'apprendre a été très difficile… Dumbledore m'a assuré que tu te bagarrais avec des gamins de ton quartier mais j'ai du mal à admettre cette version, tu n'as jamais aimé la violence.
Je me demande aussi comment tu as pu rencontrer une famille de vampire et comment elle a pu obtenir ta garde… Il y a tant de mystère autour de ce qui t'es arrivé, me permettras-tu de comprendre ?
Je suppose que tu te souviens de Remus, et bien il est encore plus choqué que moi mais cela est dû à sa condition de loup-garou. Son loup n'admet pas que tu puisses vivre avec des vampires alors que l'homme est heureux de te savoir dans une famille qui s'occupe bien de toi, qu'importe sa nature.
Je n'ai qu'une seule chose à te demander, ne me fait pas sortir de ta vie Harry. Je sais que je n'ai pas été très présent mais je tiens beaucoup à toi et te perdre complètement me ferai beaucoup de mal.
Sois heureux avec tes vampires, chez les Serpentards (où j'espère que Snape te traitera convenablement) et quels que soient tes futurs choix, je te soutiendrai.
Avec toute mon affection,
Patmol
Harry resta de longues minutes à fixer la lettre de Sirius. Il n'avait pas imaginé une seule minute qu'il comprendrait et il s'attendait à tout sauf à ça. Il prit alors une plume et un parchemin, bien décidé à lui répondre.
Patmol,
Tout d'abord, sache que maintenant, grâce aux Cullen, je vais bien. Ensuite, ta lettre m'a beaucoup touché, bien plus que tu ne peux l'imaginer.
Je m'attendais à ce que tu t'emportes, pas à ce que tu sois compréhensif et je crois qu'il faut que j'aille remercier Hermione pour ça.
Je vais t'éclairer sur ce qui s'est passé cet été et sache que la version de Dumbledore est entièrement fausse. Les Dursley m'ont toujours maltraité, je n'ai jamais été heureux là-bas, étant considéré comme un elfe de maison. Jusqu'à mes onze ans, ce n'était jamais allé plus loin que les insultes mais le début de ma scolarité à Poudlard a marqué le début des coups par mon oncle. Cet été, il a juste été plus loin et si je n'avais pas rencontré les Cullen avant, personne ne se serait rendu compte que j'étais en train de mourir à petit feu… Les Cullen m'ont sauvé la vie et m'ont offert la chance d'avoir une famille.
Je ne te sortirai pas de ma vie, tu resteras mon parrain et j'espère que la vérité éclatera à ton sujet mais je ne quitterai pas les Cullen…
La maison Serpentard est ce que j'avais besoin pour être moi-même, celle de Gryffondor m'a étouffée, ici je respire enfin, qu'importe les rumeurs et ce que peuvent penser les autres.
Dis à Remus que je ne lui en veux pas, que je comprends le fait que son loup ne soit pas d'accord avec ça mais que je suis heureux qu'il se batte pour le lui faire accepter.
Sache juste que je ne soutiendrai plus Dumbledore, que j'ai découvert cet été l'ampleur de la trahison mais ce n'est pas quelque chose dont je peux parler dans une lettre. Cette guerre va prendre un tournant décisif d'ici peu et je n'ai maintenant aucun doute que le directeur a perdu son pion principal, moi.
Fais attention à toi, je ne voudrais pas qu'il tente de m'atteindre à travers toi.
Avec toute mon affection,
Harry
Harry relut sa lettre plusieurs fois, voulant s'assurer de n'avoir rien oublié avant de la sceller et de la mettre dans son sac pour l'envoyer le lendemain.
Harry se leva plus tôt que d'habitude afin de se rendre à la volière, où le hibou de Sirius l'attendait. Il lui attacha la lettre et resta à contempler l'horizon bien après qu'il ait disparu.
Une fois le petit déjeuner prit en compagnie de ses amis, il attendit qu'Hermione sorte de la Grande Salle afin de lui parler. Dès qu'elle le vit, elle lui fit un sourire éblouissant alors que le visage de Ron se décomposait. Elle se dirigea aussitôt vers lui et Harry la serra fortement dans ses bras en déposant un baiser sur son front.
- Comment vas-tu ? s'enquit-il en l'entrainant dans les étages, où ils avaient un cours de métamorphose en commun.
- Bien, mais tu me manques, ce n'est plus pareil sans toi… répondit-elle doucement. Ron n'est plus le même depuis cet été, Ginny non plus… Neville s'est rapproché de moi, comme un soutien silencieux, je pense qu'il a compris ce qui est en train de se passer et qu'il s'assure que je ne sois pas seule…
- Neville a toujours été quelqu'un de bien, je suis content qu'il se rapproche de toi, sourit-il. Mais je voulais te remercier d'avoir parlé à Patmol cet été, j'ai reçu une lettre de sa part hier et il m'a dit qu'il avait pris le temps de réfléchir avant de m'écrire grâce à toi…
- Je lui ai conseillé de faire attention, que suivant ce qu'il allait t'écrire, il allait tout simplement te perdre et du coup, qu'il ferait mieux de prendre du recul par rapport à tout ce qu'il venait d'apprendre.
- Et bien il t'a écouté et il a compris beaucoup de chose, dit-il.
- J'en suis heureuse, sourit-elle.
Ils continuèrent de discuter jusqu'à ce que McGonagall les fasse entrer dans la salle et Harry alla s'installer auprès de Blaise, comme à son habitude.
- C'est toujours étrange de voir un vert et un rouge discuter amicalement, lui dit-il.
- Et je n'en ai rien à faire, répliqua-t-il joyeusement.
- Granger et toi, vous êtes en train de choquer toute l'école, ricana-t-il.
- Il est temps que certaines choses changent, grogna-t-il et Blaise l'approuva.
Quelques jours plus tard, Drago vint le voir en compagnie de John Montague, le capitaine de l'équipe de quidditch.
- On a quelque chose à te proposer, déclara aussitôt Drago.
Harry fronça les sourcils mais leur fit signe de poursuivre.
- Chris Warrington a quitté l'équipe, fortement poussé par ses parents qui ne veulent pas qu'il rate sa dernière année à Poudlard, ayant déjà redoublé sa cinquième année, expliqua John. Drago a alors proposé de prendre sa place et que toi, tu deviennes l'attrapeur.
Harry resta bouche-bée, son regard fixé sur Drago.
- Tu as toujours été meilleur que moi, admit-il rapidement avec une légère grimace. Et honnêtement, je préfère marquer des buts, mon père voulait que je sois attrapeur pour te battre mais maintenant, il n'y a plus de raison pour que je reste à ce poste.
- Très bien, j'accepte alors, dit-il avec un sourire.
- Génial ! s'exclama John. On a entrainement demain soir, rendez-vous à dix-huit heures sur le stade, dit-il avant de s'en aller.
- C'est cool que tu ais accepté, murmura Drago.
- Je ne pouvais pas refuser une offre pareille, le quidditch me manquait, même si je n'en disais rien, avoua-t-il.
- Le prochain match, c'est contre les Gryffondors, John veut garder l'effet de surprise jusque-là… lui apprit-il et Harry hocha la tête.
L'équipe de quidditch de Serpentard continua donc de s'entrainer dans le plus grand secret et le reste de l'école, qui était parfaitement au courant que Warrington avait quitté l'équipe, se posait des questions sur l'identité du nouveau poursuiveur.
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Les vacances de Noël arrivèrent très rapidement et Harry monta dans le train en compagnie de ses amis, tous râlant contre la montagne de devoirs qu'ils avaient à faire en deux semaines.
Lorsqu'Harry descendit sur le quai, il fut heureux de voir Carlisle, Jasper et Edward qui l'attendaient. Il avança rapidement vers eux et laissa son père le serrer dans ses bras avant de saluer ses deux frères. Ils ne trainèrent pas plus que nécessaire dans la gare et ils gagnèrent la voiture. Harry vit que Carlisle et Edward avaient une conversation silencieuse et après quelques secondes, Carlisle lança les clés à Edward en soupirant, s'installant côté passager. Harry rigola doucement en s'asseyant à l'arrière avec Jasper, connaissant la façon de conduire de son frère.
Epuisé, il s'endormit après seulement une vingtaine de minutes. Pendant son sommeil, il bascula contre son frère, sa tête finissant par reposer sur ses genoux. Jasper eut un doux sourire en l'observant dormir, ses mains caressant ses cheveux tout en veillant sur son sommeil.
- L'adopter était vraiment une bonne chose, déclara Edward.
- Il est heureux avec nous, bien plus apaisé que lorsque nous l'avons rencontré, murmura Jasper.
Carlisle hocha la tête avec un sourire en entendant ses deux fils, songeant qu'Harry leur avait beaucoup apporté en très peu de temps. Esmé était ravie, pouvant lui concocter ses repas et surtout, ils le voyaient grandir, ce qui n'était jamais arrivé jusqu'à maintenant.
La magie les surprenait aussi, ils avaient énormément à apprendre sur le monde d'Harry et chaque livre qu'ils lisaient était une véritable découverte.
Tout d'abord invisible, le portail apparut à leurs yeux une fois qu'ils furent reconnus par les barrières de protection cachant la propriété d'Harry. Ils purent alors entrer et allèrent se garer au garage qu'ils avaient aménagé ces derniers mois.
Ils décidèrent de réveiller Harry et c'est Jasper qui s'en chargea. Il vit ses yeux papillonner et lorsqu'il se rendit compte de la position qu'il avait, il se redressa brutalement.
- Désolé Jasper, souffla-t-il.
- Tu ne m'as absolument pas dérangé, le rassura-t-il avec un sourire.
Harry opina, toujours gêné, et descendit de la voiture.
- Où est-ce qu'on est ? s'enquit-il perdu.
- Chez toi, sourit Carlisle.
- Chez nous alors, le corrigea Harry. Vous avez de nouveau pu entrer en contact avec les gobelins ? devina-t-il.
- Oui, ils nous ont beaucoup aidés, notamment pour rajouter magiquement des pièces ou pour faire en sorte que nos appareils électriques, ou même les voitures, puissent fonctionner ici, répondit Carlisle.
- D'où ce garage rempli de voiture, s'amusa Harry en suivant les trois vampires dans un petit escalier qui déboucha dans un couloir.
Harry reconnut alors l'endroit, songeant qu'ils l'avaient grandement amélioré.
Ils gagnèrent la cuisine où il se retrouva dans l'étreinte d'Esmé et c'est avec plaisir qu'il la lui rendit. Il était vraiment chez lui.
La soirée fut joyeuse, Harry leur raconta avec plaisir tout ce qu'il n'avait pas écrit dans ses lettres tandis qu'ils lui parlaient de tout ce qu'ils avaient appris ces derniers mois.
Harry prit pleinement conscience que c'était les premières vacances de Noël qu'il passait en famille, n'ayant jamais eu cette chance avant et il les savoura d'autant plus.
Il avait reçu de nombreux présents mais celui qui avait le plus de valeur pour lui, c'était le bracelet de cuir avec l'emblème des Cullen, il avait maintenant le même que ses frères, ses sœurs le portant en collier, son père en chevalière et sa mère, en bracelet.
Il eut beaucoup de mal à se mettre à ses devoirs, voulant profiter de sa famille mais il n'eut pas beaucoup le choix, la cinquième année étant très importante avec le passage des B.U.S.E. Il s'enfermait donc dans sa chambre plusieurs heures par jour afin de venir à bout de la montagne de devoirs qu'il avait. Carlisle, qui avait lu de nombreux livres sur le monde magique depuis septembre, vint souvent l'aider et Harry lui en fut reconnaissant.
Il pouvait néanmoins compter sur ses frères, Emmett tout particulièrement, pour lui changer les idées. Harry hésitait même à le faire entrer en contact avec les jumeaux Weasley, le besoin de rire étant encore plus important à l'heure actuelle, avec la guerre qui s'intensifiait. La veille de repartir, il avait pris sa décision.
- Emmett, il faut que je te fasse rencontrer des amis… déclara-t-il doucement.
Emmett fronça les sourcils, ne sachant pas comment il devait prendre cette phrase alors qu'un sourire étirait les lèvres d'Edward.
- Ils s'appellent Fred et George, ce sont des jumeaux et ils ont pour but d'ouvrir un magasin de farces et attrapes une fois sortis de l'école, lui apprit-il. Et vu tes idées, je pense que tu vas pouvoir les aider…
- Cool ! s'exclama-t-il joyeusement. Je t'accompagne à Londres demain alors !
Harry hocha la tête en souriant, sous le regard amusé du reste de la famille.
Cette fois-ci, ce fut donc Carlisle, Esmé et Emmett qui l'accompagnèrent, et une fois à Londres, ils passèrent de nouveau la nuit à l'hôtel.
Le lendemain, Harry guetta l'arrivée des jumeaux sur le quai. Dès qu'ils se furent éloignés de leur famille, Harry les rejoignit et leur expliqua son idée en quelques mots. Il n'en fallu de toute façon pas plus pour les convaincre et quelques minutes plus tard, Emmett, Fred et George étaient en pleine discussion.
- Il va être intenable à la maison, soupira Esmé.
- Désolé, souffla Harry.
- Ce n'est rien, ça l'occupera, le rassura Carlisle.
Harry sourit alors que son père ébouriffait gentiment ses cheveux.
Bientôt, il fut l'heure de monter dans le train et Harry se fit presque écraser dans les bras d'Emmett.
- Merci beaucoup p'tit frère ! lui dit-il tout content.
- De rien, mais si tu pouvais me libérer maintenant… grogna-t-il.
- Oups pardon, rit-il. J'oublie souvent que tu n'es pas aussi solide que nous.
Harry grommela quelque chose d'incompréhensible en allant dire au revoir à ses parents, avant de monter dans le train où les jumeaux l'avaient attendu.
Il s'est donc passé beaucoup de choses entre l'entrevu avec Dumbledore, Sirius qui a pris un peu de recul par rapport à toute la situation, Severus qui semble être un allié... J'espère donc que ce chapitre a répondu à certaines de vos questions, le prochain va encore une fois chambouler beaucoup des croyances d'Harry, je vous dis donc au week-end prochain et en attendant, j'attends comme d'habitude vos retours :)
