Salut ! Je remercie toutes les reviews, tous les reviewers, tous les favoris et les followers !
Disclaimer : Je prépare un coup d'état pour renverser Oda, qui veut s'allier avec moi ?
Enjoy ^^
ARC 2 : UNE PROMESSE A TENIR
CHAPITRE 1 : Éveil
Déjà trois semaines que nous naviguons.
De nombreuses questions sans réponses se bousculent dans mon esprit, embrumé par la douleur qui l'enserre quotidiennement.
Je suis de nouveau sur le pont, assise sur le bastingage à regarder l'étendue infinie d'un bleu pur et nuancé de plusieurs teintes profondes. Mon regard se perd dans son immensité. On distingue à peine RedLine, même si une vague barrière couleur terre de feu se dresse à l'horizon, surplombant le monde entier, allant plus haut que les nuages, dominant la terre entière.
Sabaody. C'est là-bas que nous nous dirigeons. Je sais que cet archipel est tout sauf un lieu de plaisir. L'envers du décor me répugne. Les esclaves, le trafic, les Nobles Mondiaux et le Gouvernement Mondial qui laisse de telles horreurs arriver.
RedLine se dresse majestueusement, insensible à ce qu'il se passe sur ces eaux.
Que m'attend-il de l'autre côté ?
Un cri retentit à ma droite. Un autre à ma gauche. Un devant, un derrière. Des cris de guerre. Puissants, féroces, brutaux, durs, dégageant de la haine, de la rage. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi ?
Je vais imploser d'un trop plein d'informations, c'est horrible. Cette sensation de percevoir les voix de tous ces hommes, ces voix qui s'éteignent dans des cris d'agonie, c'est abominable ! Je perçois très distinctement chaque son, chaque souffle, chaque remous des vagues. C'est comme si tous mes sens étaient en éveils et me ramenaient des quantités astronomiques d'informations en même temps.
Je tombe à genoux, face contre terre, les yeux larmoyants. Personne ne fait attention à moi, ils sont trop occupés à se battre contre ces pirates qui nous ont défiés.
« Toutes ces voix… Elles s'éteignent une par une ! » Je souffle en montant mes mains aux tempes dans l'espoir d'atténuer ces informations.
Tout autour de moi tout tourne, je n'y vois plus clair, je suis exténuée. Le silence se fait alors sur les deux navires. Le premier est le notre, celui de la Première Division de Barbe Blanche. Le deuxième, c'est celui d'un équipage de pirates un peu trop confiants et sûrs d'eux, qui ont osé défier l'équipage de l'Homme le plus fort du monde.
Nous avons finalement gagné la bataille. Les voix dans mon esprit se taisent, elles disparaissent purement et simplement. Je suis assise sur le pont, contre une caisse. La main sur le front et tentant de me relever, je balaie du regard le pont du mini Moby Dick. Mes frères de cœurs s'activent, les médecins font leur tournée habituelle et Marco me fixe.
Je m'avance vers lui doucement en séchant mes larmes.
« Qu'est-ce qu'il y a Marco ? Je demande.
- Je sens que ton aura a changé. Tu viens te t'éveiller au Haki de l'Observation.
- Le Haki ? Terminais-je, interloquée.
- Oui, l'homme que nous allons voir va t'entraîner à bâtir des barrières pour empêcher un afflux d'information trop important. Quand tu seras de retour, tu intégreras l'une des Divisions !
- Je crois comprendre. Fis-je en réfléchissant. Quelle Division tu penses que j'intégrerai ?
- Cela dépendra de ton niveau, tu devras combattre quelqu'un et suivant tes résultats, nous te placeront dans une division. Il y aura aussi des épreuves plus sélectives, mais tu as encore le temps.
- Je vois, je ferai de mon mieux ! » Lâchais-je.
Le blond souffle et m'ébouriffe les cheveux qui terminent en véritable champ de bataille. Il sourit tendrement.
« Bon, nous avons quelque peu dévié de notre cap à cause de cette bataille. Et on va devoir régler le revêtement une fois arrivés sur la prochaine île. En attendant, va te reposer, je viendrais te chercher quand nous serons arrivés, si tu veux prendre l'air. »
Il n'a pas tort, je n'en peux plus, il faut que je me dépense ! En plus d'avoir la sensation que mon crâne va imploser, les voix que j'entendais ne me quittent pas. Elles sont omniprésentes… Un long frisson me parcourt.
« Ça va aller Clara ?
- Oui, ça va me passer. Et si ça ne me passe pas, je ne peux pas faire autrement alors tant pis. Je peux bien endurer ça, hein ?
- Il le faut. Ajoute le Phoenix sur un ton plus dur.
- Compte sur moi. Je vais aller dessiner un peu.
- Change toi les idées, ça te fera du bien. »
Ayant toujours mon calepin sur moi, je le sors de la poche de mon short ainsi qu'un crayon. Tandis que je m'assois à même le sol, je me fais accoster par le météorologue et le navigateur. On peut pas être tranquille deux secondes ?
« Alors comme ça il paraît que tu as réussi à t'éveiller au Haki de l'Observation ? Me questionnent Tom et Max.
- Oui, mais c'est oppressant. J'ai l'impression d'épier des gens... »
Tout comme cette voix m'observe aussi. Elle ne s'est pas manifestée depuis.
« Dis-toi que grâce au Haki, tu pourras combattre avec plus de facilité. C'est très intéressant d'apprendre à le maîtriser. Cela peut aussi être très long, ça dépend de ta capacité à enregistrer les informations qui te parviennent. »
Soudainement intéressée, je relève la tête.
« Vous pouvez m'en dire plus ? Leur demandais-je en me relevant pour être à leur hauteur.
- Nous t'emmenons voir quelqu'un qui connaît ce sujet sur le bout des doigts. Alors patiente encore un peu ! »
Je lâche un soupir exaspéré. Bon, ils s'y mettent tous à ce que je vois. Je vais attendre, puisque je n'ai pas le choix.
« Nous te laissons, Marco veut te voir. »
Je leur fais un petit signe de main avant de les quitter pour aller retrouver Marco dans sa cabine. La porte est entrouverte, il me parvient des bribes de conversation. Le blond est en train de parler avec quelqu'un via Den Den Mushi.
J'entre avec précaution et je croise le regard bleu de Marco qui m'indique le petit appareil posé sur son bureau. Je regarde l'escargophone avant d'à nouveau porter mes iris marine sur le blond.
« J'étais avec Ace, tu veux lui parler ?
- Avec plaisir. »
Je souris intérieurement. Je ne l'ai pas appelé depuis le départ. Le fait de ne plus le voir tous les jours me fait bizarre. Comme un manque, même si je refuse de l'admettre. Ça en devient vraiment inquiétant.
« Ace ? Fis-je en m'emparant du combiné.
- Clara ! Comment vas-tu ? Personne ne t'embête ? »
Je laisse échapper un petit rire amusé. Ace est très protecteur envers moi. Peut-être même un peu trop, même si je sais qu'il ne le fait pas exprès. C'est sa manière pour lui d'exprimer ce qu'il ressent.
« Ne t'inquiète pas ! Tout va bien, on ne m'embête pas, et puis qui a dit que je me laisserai faire ? » Je fais malicieusement.
L'escargophone personnalisé se pare d'un sourire éclatant. Rougissant un peu, je poursuis.
« Nous approchons bientôt à la dernière île avant RedLine, où nous y feront le revêtement. Et vous ?
- Ma Division vient de terminer une mission sur une petite île du Nouveau Monde, nous rentrons au vaisseau mère.
- D'accord, tu sais Ace je… »
Mon corps se retourne vers Marco et je lui demande du regard de me laisser parler tranquillement avec Ace. Un sourire mystérieux prend place sur ses lèvres alors qu'il sort de la pièce en fermant doucement la porte.
« C'était quoi ce bruit ? Me questionne Ace de l'autre côté du combiné.
- Rien, Marco est parti c'est tout. Souriais-je tendrement.
- Oh, ça tombe bien, je voudrais te dire quelque chose en fait.
- Moi aussi. »
L'escargophone ferme les yeux et éclate de rire. Alors c'est ainsi que se comporte le brun de l'autre côté ?
« Toi d'abord ! »
Nous avons parlé en même temps. L'escargophone fait une petite moue alors que je souris encore une fois. Ça me fait du bien de lui parler.
« Honneur aux dames ! »
Le son de sa voix me ramène à la réalité. Il veut que je commence.
« Ne te défile pas ! » Ajoutais-je avec un sourire.
Sa fierté refait surface instantanément.
« Je ne me défile pas. Se rembrunit Ace.
- Alors dis-moi.
- Je sais que je me suis mal comporté et même si je me suis excusé, je ne sais pas exactement quoi faire. Il faut que je réfléchisse à certaines choses…
- On est deux dans la même galère je pense. » Répondis-je.
Nous avons sauté à pieds joints dans cette galère, et le retour en arrière est impossible.
« Je ne te le fais pas dire. Clara je dois te laisser, je te rappellerai.
- Ça marche, à plus tard Ace. » Souriais-je face au Den Den Mushi.
Je repose le combiné doucement, toujours mon sourire aux lèvres.
« Clara ! »
Marco vient de rentrer dans sa cabine, il m'attend sur le palier de la porte.
« Qu'y a-t-il ?
- Nous sommes arrivés, nous allons débarquer. Me répond le Phoenix.
- Je vais descendre tout de suite. »
Je me rends au pas de course dans ma cabine, attrape mon mini escargophone et glisse à ma ceinture ma bourse de Berrys. Pressée, je manque de peu de glisser sur des cordages ou autres objets non identifiés en courant sur le pont. Tout le monde s'active pour débarquer. Certains portent des grosses caisses vides, attendant de descendre à terre pour faire le plein alors que d'autres aident pour l'amarrage du mini Moby Dick.
Je saute habilement à terre et me rue sur le chemin de la ville, humant le parfum fleuri des champs de Lovely Bay.
L'ambiance qui règle sur l'île est agréable, je me fais accoster de tous les côtés par les gérants de différentes échoppes. Il y a beaucoup de passants, de touristes, c'est un lieu très fréquenté ! Le soleil tape sur ma peau, une douce chaleur m'englobe. Je lève une main devant mes yeux pour me protéger du soleil.
Je slalome entre les passants avec habilité, admirant chaque détail de la cité animée. Tout le monde à l'air agréable ici. Je lève la tête et aperçois le toit de l'hôtel de ville, sur lequel trône le drapeau des Shirohige. Il ondule sous l'effet du vent. Je souris fièrement tout en tripotant ma manchette en argent.
Quelqu'un me tapote sur le bras et je me retourne, surprise. C'est un vieil homme au regard assagi par le temps.
« Excusez-moi, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder votre manchette. Vous faite partie de l'équipage de Barbe Blanche ?
- Oui !
- Nous sommes heureux que vous soyez ici, cela faisait longtemps que vous n'étiez pas venus. »
Je me gratte la nuque, gênée et ne sachant quoi répondre.
« Je t'ai mise mal à l'aise, pardonne-moi. »
J'esquisse un sourire face à ce vieil homme qui s'excuse.
« Non non, je suis une nouvelle recrue, je ne connais pas encore tous les territoires qui sont sous notre protection. Je cherche un café, à vrai dire. »
Marco m'a donné rendez-vous sur le bateau à dix-neuf heures pétantes. Il n'est pas encore trois heures, j'ai du temps à perdre. J'ai déjà fait le tour de l'île et je me suis baladée sur les sentiers, appréciant l'air frais sur mon visage.
« Retournez sur la place principale, il y a un café en terrasse si vous voulez profiter du beau temps. »
Je le remercie avant de retourner sur la place de l'hôtel de ville. Je me dirige vers le fameux café et m'assoie en terrasse en attendant que quelqu'un vienne me servir.
Il fait une de ces chaleurs ! Je déboutonne le premier bouton de ma chemisette blanche en soupirant bruyamment. J'ai toujours la sensation d'être observée par ces étranges yeux vairons. Ils sont cachés au fin fond de mon esprit et observent tous mes faits et gestes. Un nouveau frisson me saisit.
Je fais abstraction et demande un café lorsqu'un serveur m'approche. Il revient quelques minutes plus tard avec ma commande. Je rêvasse quelques instants, les yeux perdus dans le vide, embrassant la place du regard.
Qui est-cet homme que nous allons voir sur l'Archipel des Sabaody ? Le seul homme assez fort habitant sur Sabaody que je connaisse, c'est Rayleigh, l'ancien bras droit de Roger. C'est impossible que Père me confie à lui. Non, peut-être pas finalement. Qui d'autre ? Je ne vois personne. Il est le seul.
« C'est bien la première fois que je vois une femme prenant un café noir.
- Hein ? »
Un homme encapuchonné se tient debout devant moi.
« Si tu ne me propose pas de m'asseoir, je le fais à ta place. »
Je fronce les sourcils tout en me tenant prêt à détaler. Son aura est bizarre… Il émane de lui un charisme qui me cloue sur place. Je me sens statufiée rien que par sa présence.
« Qui es-tu ? Et pourquoi tu es venu me parler ?
- Allons, allons. Du calme, je ne vais pas te manger. »
Je ne distingue que des cheveux auburn à la limite du roux, des mitaines noires ainsi qu'un bras tatoué d'un dragon dépasser de la cape noire.
« Tu n'as pas répondu à ma question. Qui es-tu ?
- Ça n'a pas d'importance. Enfin, pas pour le moment. » Ajoute-il énigmatiquement tout en retirant sa capuche.
Il a l'air d'avoir dans les 25 ans. Son visage est fin, ses cheveux auburn pratiquement roux se séparent en plusieurs mèches rebelles lui tombant sur le front. Il a un teint assez pâle, tout mon opposé. Ses deux bras sons musclés, c'est un combattant. Mais une chose m'intrigue plus. Ses yeux verts en amande. Ils me transpercent.
« Comment ça, pas pour le moment ? M'agaçais-je. Que me veux-tu, à la fin ?
- Tu poses trop de question.
- Es-tu au courant sur quelle île tu te trouves ? Fis-je avec sarcasme.
- Lovely Bay, protégée par l'Empereur Barbe Blanche, oui, je sais. »
Je m'agrippe au bord de la table, tout en baissant le regard sur ma tasse de café. Que je ne trouve pas.
C'est ce jeune homme qui tient la tasse, ses lèvres trempant doucement dans le liquide. Son regard perçant me fige.
« Pourquoi tu me fixe comme ça ? Je t'ai demandé de me dire ton nom, alors arrête ça.
- Tu devrais te détendre un peu. Je m'appelle Daryl, la pomme. »
La pomme ? Je rêve où ce type que je ne connais ni d'Adam ni d'Eve vient de me comparer à une pomme ? Voyant mon expression stupéfaite, il poursuit.
« Tes cheveux rouges. Ils me rappellent une pomme. Et puis tu as l'air un peu naïve, aussi, ça te va bien.
- Je ne te permets pas d'être aussi familier avec moi. On ne se connaît pas et je n'ai pas envie de te connaître. Maintenant laisse-moi. »
Contre toute attente, ce Daryl pose sa tête sur son poing et s'y accoude, plongeant son regard étincelant dans le mien. Je suis comme absorbée par ses iris, je ne peux m'en défaire.
« Non, parlons encore un peu.
- Si tu veux que l'on discute encore, retire ce que tu as dit. Je ne suis pas naïve, au contraire.
- Oh, je t'ai vexé.
- Oui. Je suis du genre à toujours réfléchir avant de faire quelque chose.
- Bien, bien, je ne m'oppose pas plus longtemps. »
Je me redresse sur ma chaise, mal à l'aise face à cet homme au charisme impressionnant. Cette conversion ne mène à rien et nous tournons en rond.
« C'est quoi ton petit nom ?
- Clara.
- Ce sera drôle lorsqu'il apparaîtra sur un avis de recherche. »
Un avis de recherche ? J'aurai très certainement une prime moi aussi, dès que la Marine m'aura remarquée.
« Je vois que tu ne riposte pas, tu es donc bien une pirate ? »
Mes yeux s'écarquillent. J'ai baissé ma garde.
« Comment le sais-tu ? »
Décidément, ce type est vraiment mystérieux, il m'intrigue. Je ne sais pas si je dois me méfier de lui ou bien au contraire lui faire confiance.
« Tu fais partie des Shirohige. » Dit-il tout simplement, lançant une œillade appuyée sur mon bras droit.
Instinctivement, je cache ma manchette en lui jetant un regard sévère. J'ai été idiote d'avoir oublié ce détail. Mais je n'ai rien à craindre, nous sommes ici sur le territoire de Père, Marco traîne dans le coin. Il ne peut rien m'arriver.
« Touché. »
L'ironie est perceptible dans sa voix confiante. Il a le profil de quelqu'un qui sait ce qu'il veut. Quelqu'un qui n'abandonne pas, qui ne lâche l'affaire tant qu'il n'a pas obtenu ce qu'il désire. Moi-même je suis ambitieuse et je déteste ne pas finir ce que j'ai à faire.
Nous nous ressemblons dans un sens.
« Tu es intrigante.
- Je ne suis pas différente des autres. Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Il y a quelque chose chez toi qui cloche. Tu sais, ce pressentiment soudain qui te prend aux tripes lorsque tu sens que quelque chose ne va pas ? J'ai ce même pressentiment. Je ressens une différence. Un secret. Mais nous sommes pareil. Tu es tourmentée et moi aussi, dans un sens. »
Je crains de ne pas comprendre. Je parle à cet inconnu depuis déjà un certain temps et notre conversation prend un chemin des plus étranges. Voilà qu'il se confie à moi comme si nous nous connaissions depuis des années.
« Je dois y aller. En espérant ne jamais te revoir. » Ajoutais-je avec ironie.
Je dois rentrer, tout de suite. Je ne le sens pas. Sa présence est trop importante pour être normale. Il y a autre chose. Quelque chose de dangereux.
Je me lève sous son air suffisant. Il ne cherche pas à me retenir. Un sourire mesquin fleurit sur ses lèvres tandis qu'il m'adresse un regard de défi.
« Nous nous reverrons pourtant, la pomme. »
J'espère que ce chapitre vous a plus ! A plus !
Hug, votre auteur sadique qui coupe ses chapitres au mauvais moment juste pour vous énerver.
