Hello les sushis ! :) Je vous remercie pour toutes vos adorables reviews ! On a atteint les cents reviews, c'est un truc de dingue ! XD Et également un grand merci aux followers et aux favoris ! X)
Bref, aujourd'hui, un chapitre qui j'espère va vous éclairer un peu sur cette mystérieuse "chose" ! X)
Ah oui, je vais mettre cette fiction en pause le temps de bien terminer mon année, mais on se retrouvera au début des vacances pour de nouveaux chapitres ! :)
Réponses aux gentilles reviews des gentils revieweurs anonymes :
Luxie : ALors comme ça, tu es sûre que c'est ****** ? On verra si ta théorie sera confirmée XD T'es vraiment adorable, et non, c'est tout à fait normal ! ;) Je suis heureuse que les différents aspects de ma fic te plaisant, maintenant, je te laisse lire ! :)
Guest : Merci ! ;)
dsl : Et moi j'espère ne pas te décevoir, hug !
Disclaimer : One Piece n'est malheureusement pas à moi, Clara l'est et Daryl aussi, ainsi que les autres OCs ! ;)
Enjoy ^^
ARC 2 : UNE PROMESSE À TENIR
CHAPITRE 6 : Le mouton et le loup
« Silvers-sensei ! Attend-moi ! » Je crie, courant derrière le grisonnant.
- Je t'ai déjà dit de m'appeler par mon prénom.
- Ray-sensei, alors ? C'est mieux ? »
Je ne parviens pas à retirer le suffixe respectueux derrière son préno. Cela prouve qu'il est mon professeur.
Il ne me répond pas, alors me contente de le suivre, toujours en courant pour le rattraper.
« Mais où m'emmènes-tu ?
- Quelque part, mistinguette. »
Plus nous nous enfonçons dans la zone de non-droits, plus le côté enchanteur disparaît et laisse place au vrai monde, celui des forbans et des corrompus, des cupides et des pervers, des oppresseurs et des oppressés. Ici, seule la loi du plus fort compte, et cela je l'ai bien compris. Ce monde marche ainsi, tuer ou être tuer, être un dictateur ou un sujet. Pour l'instant, je ne suis aucun des deux.
Je veux juste devenir quelqu'un qui saura trouver le juste milieu. Et pour cela, je dois m'entraîner avec Ray-sensei pour devenir plus forte et m'endurcir.
Hier, il m'a emmené dans un magasin d'armes, et deux ont de suite retenues mon attention. Un revolver et un magnifique poignard. Je me souviens encore de la tête que faisais le vendeur quand il nous a vus débarquer. J'ai cru qu'il allait se faire dessus. Le vendeur, terrorisé, nous a gentiment dit, « prenez tout ce que vous voulez mais ne me tuez pas ! ». Rayleigh a beau lui avoir expliqué que ce n'étaient pas nos intentions, il n'a rien voulu entendre et nous a offert les deux armes.
La première, le revolver, est une belle arme à feu, elle me fait penser à un Glock. Je veux vraiment apprendre à tirer, je pense que c'est important que je sois à l'aise autant en corps à corps qu'en combat éloigné. La deuxième est une arme blanche, c'est un petit poignard, fin et aiguisé, sa lame étant tranchante à souhait. Il brille sur celle-ci des reflets rouges, simplement magnifique. Le vendeur nous a expliqué que d'après une vieille légende, ces reflets particuliers sont dus au sang de ses victimes qui hante la lame. Ça ne m'a pas empêché de la choisir quand même, à vrai dire.
Nous avons également reçu en cadeau un holster pour le revolver, que j'attache à ma ceinture de short, et une jarretière en cuir qui s'attache à la cuisse, pouvant contenir le poignard. J'ai rajouté une autre lanière, qui se lie à la jarretière et également à la ceinture de mon short.
Ma main va d'elle-même chercher les deux armes. J'ai hâte de savoir les manier !
« On arrive bientôt Ray-sensei ? Je demande, impatiente.
- Bientôt mistinguette ! Nous arrivons dans quelques minutes. »
Je le rattrape en quelques foulées, puis marche enfin tranquillement à sa hauteur. Nous arrivons finalement dans un autre grove, le 25. Nous avons débouché sur une petite clairière, avec un grand bâtiment au centre. Cet endroit semble être le seul à ne pas être squatté par des mécréants ou autres.
« Mais c'est quoi cet endroit ? Je murmure en ouvrant bien grands les yeux, fixant le bâtiment devant moi, à peine à quelques mètres.
- Tu trouveras tout ce qu'il faut à l'intérieur pour t'entraîner quand je ne serais pas là, Cla-chan. Il sera possible que je ne sois pas avec toi pendant tout ton entraînement, mais je ferais de mon mieux pour rester à tes côtés.
- Je comprends. »
Je prends alors seulement conscience de la fin de la phrase de Silvers Rayleigh. J'avais oublié, mais dans notre monde, nous savons que Ray-sensei a disparu de la circulation cinq mois avant que le chapeau de paille n'arrive ici. C'est mauvais. Je me gratte l'arête du nez, sceptique.
« Que se passe-t-il, Cla-chan ? Me demande Rayleigh, un air dérangé au visage.
- Rien, Ray-sensei. Enfin si, il y a quelque chose, mais je ne pense pas que cela ait des conséquences ! Allons à l'intérieur !
- Si tu le dis, mistinguette. Suis-moi, nous allons de suite commencer. »
J'obéis en continuant de réfléchir. Avant même que j'ai pu faire quelque chose, je me retrouve au centre d'une grande salle circulaire. Mes sourcils se froncent. Je sens le vieil homme sourire sereinement. Je ferme les yeux. Quelque chose m'échappe.
Mes yeux s'ouvrent, mais ils ne rencontrent que du noir. Un grognement s'échappe de ma bouche. Il m'a eu. Je viens de me faire avoir. Il m'a foutu un bandeau sur les yeux. Je n'y vois strictement rien, mais qu'importe. Mon Haki de l'Observation commence à s'éveiller.
Je fini par relever mes cheveux en une queue de cheval plutôt haute. Je coince les mèches rebelles derrière mon oreille et quitte ma veste, la lançant plus loin. Elle atterrit au sol dans un bruit sourd.
« Prête, mistinguette ?
- Oui, Ray-sensei.
- Bien, commençons, alors. » Conclut-il.
Je sens son sourire dans mon dos. Je perçois le son d'une lame.
« Nous allons un peu travailler Haki de l'Observation, que tu sembles déjà maîtriser.
- Je ne connais que les bases, c'est encore assez « primaire » si je puis dire.
- Et bien nous allons y remédier. »
Encore un sourire. Et l'entraînement commence enfin.
« Concentre-toi bien. Tu as de bons yeux, mais tu te reposes trop sur eux. Cela risque de freiner tes progrès. Il faut que tu sois capable de percevoir le moindre mouvement, même les yeux fermés. C'est pour ça que je t'ai bandé les yeux, Cla-chan.
- Mais je…
- Il n'y a pas de « mais » qui tienne, mistinguette. Bon, nous allons pouvoir enfin commencer. »
Je soupire en me mettant en position de combat, comme me l'a indiqué Rayleigh. Je suis bonne pour y passer quelques mois. Mais avec un aussi bon professeur, je ne devrai pas trop mal m'en sortir !
Trois mois que l'on m'a emmené à Saboady.
Trois mois que je suis un entraînement intensif avec Ray-sensei.
Trois mois où j'en ai appris plus. Beaucoup plus.
Trois mois pendant lesquels je suis devenue plus forte.
Trois mois que je n'ai plus eu de nouvelles des Pirates de Barbe Blanche. Rayleigh ne veut pas que l'on se parle via escargophone, il dit que cela détruirait tout ce que j'ai réussi à construire afin de ne pas sombrer. Alors j'obéis. J'ai juste eu droit à une conversation avec Ace, qui me disait avoir rencontré son frère à Alabasta et rencontré son équipage, qu'il a qualifié de « loufoque » et « complètement barge ». Sur le coup, j'ai bien ris. Il lui aurait donné sa Vivre Card. Apparemment, le brun était en mission, il devait se rendre sur une île de Grand Line qui avait choisi de se mettre sous la protection d'un Empereur plutôt que du Gouvernement Mondial. Je ne sais pas l'issue de cette mission, d'ailleurs.
Lorsqu'il a raccroché, j'ai cru que mon cœur allait exploser. J'espérais que tout ceci ne soit lié qu'à la fatigue, au stress et à l'entraînement qui m'épuise, mais non. Ce n'était pas ça, et ce que je ressens n'est toujours pas à cause de ça.
Trois mois que je me suis acclimatée à cette île fantastique en apparence, mais glauque à l'intérieur. J'ai vite compris comment survivre dans cet endroit. Tuer ou être tué. Soumettre ou être un soumis. Le choix est vite fait. Je dois soumettre pour survivre. Mais je ne tue pas.
Je ne tuerai pas. L'expérience d'il y a trois mois est encore présente, quand l'Arme Antique a pris possession de mon corps. Parfois, la nuit, je revois mon corps possédé les tuer. Je me réveille en sursaut, le cœur battant à mille à l'heure, la tête me tournant.
Sauf que je me réveille dans mon monde intérieur. Tout le monde possède un monde intérieur, c'est ici que toutes les informations qui sont stockées par le Haki de l'Observation sont gardées, c'est ce que Ray-sensei m'a expliqué. Il m'a également dit que lorsque l'on se sert trop de Haki, on se retrouve dans ce monde intérieur. Une sorte d'overdose, de trop plein. J'arrive facilement à en sortir, mon esprit ayant érigé des barrières me permettant d'arrêter l'afflux d'informations. Ainsi, je peux me reconnecter à la réalité.
D'autres fois, c'est plus dur d'en sortir, mon esprit étant plus faible énergiquement. Et c'est quand mon esprit est faible qu'il tente de prendre le contrôle. Mais à chaque fois, je pense à tout ce que j'ai, à tout ce qui pourrait arriver s'il venait à s'emparer de mon esprit et de mon corps. Grâce à cette nouvelle force, je le repousse, mais plus il tente de prendre le contrôle, plus je m'épuise. Un jour ou l'autre, le duel dont m'a parlé Ray-sensei sera inévitable, à moins que j'use ce dernier vœu par obligation…
Maintenant, je fais tout mon possible pour éviter de tomber sur une autre bande du genre marchand d'esclaves ou autres. Je sais que je perdrai tous mes moyens. Et ici, il vaut mieux être maître de ses émotions, de ses sentiments et de son corps. Sinon, vous vous faites tuer. Charmant non ?
Non ?
Bon, je me concentre sur ce qui se passe devant moi. Le second de l'Oro Jackson me fixe d'un air tout joyeux.
« Bah alors mistinguette ? On fatigue déjà ? Me lance-t-il, narquois, un sourire goguenard aux lèvres, se craquant les doigts.
- Je t'en ficherai moi ! Ça fait depuis ce matin que l'on s'entraîne ! À cinq heures du matin, ma nuit n'est pas terminée ! » Je réplique, rouge de colère, mais aussi à cause de la fatigue.
Ma main retire les mèches collées à mon front par la sueur et vient les remettre derrière mes oreilles. D'un geste vif et précis, je resserre la lanière de cuir qui tient en place ma chevelure et arrive à faire tenir en une couette haute ma masse de cheveux rouge écarlate.
« C'est sûr que si tu ne passais pas tes soirées à écumer les bars de la zone de non-droits, tu serais un peu plus fraîche le matin ! » Fait-il en me tendant une main pour m'aider à me relever.
Je repousse cette même main et saute lestement sur mes jambes, craignant une nouvelle attaque de sa part. Mais il n'en est rien. Voyant qu'il ne va rien tenter contre ma personne, je finis par m'asseoir en position du lotus, le dos bien droit et fermant les yeux. Un peu de méditation ne fait jamais de mal.
« Qu'as-tu en ce moment mistinguette ? Depuis trois mois que tu es ici, je te connais assez pour dire que tu n'es pas dans ton assiette et que ça ne va pas du tout. Claque-t-il, ne me laissant pas le temps de faire ou de dire la moindre chose.
- J'ai l'impression de ne pas avancer. Je n'arrive toujours pas à maîtriser le Haki de l'Armement et tu me bats à tous les coups aux combats rapprochés et éloignés ! Mais ça, c'est un peu normal...
- Ne dis pas que tu n'avances pas, Cla-chan. Tu progresses doucement, certes, mais sûrement ! Cela dit, tu maîtrise très bien ton Haki de l'Observation, et le Haki de l'Armement se montre dans 40 % des cas. C'est déjà pas mal, surtout sachant que tu n'es pas d'ici et ne devrais donc pas développer ce genre de compétences… Allez, reprenons tranquillement ! Tu vas t'entraîner au tir, cette fois. Suis-moi. »
J'obéis calmement et me relève, époussette mes habits puis me rends au milieu du cercle tracé à la craie par le second de Gol D. Roger. Mes mains empoignent automatiquement mon poignard ainsi que mon revolver, le premier se situant dans une jarretière en cuir à ma cuisse, qui est reliée par une lanière à ma ceinture de short. Le revolver est quant à lui dans un holster à ma ceinture, dont je ne me sépare plus. Mes mains se serrent sur mes armes, mes yeux se ferment et visualisent l'environnement grâce au Haki. Tout mouvement est détecté, tout son est entendu, toute chose est perçue. Le Haki de l'Observation me sert vraiment beaucoup. Je n'arrive pas encore à maîtriser correctement l'autre Haki, qui ne sort pas à tous les coups mais lui, je m'en sors plutôt bien, d'après les impressions de Ray-sensei.
« Prête, Cla-chan ? »
J'acquiesce. Cet exercice me fait travailler le Haki, ainsi que le tir. En gros, des cibles sortent de tous les côtés, et je dois toutes les pulvériser en un temps record. Mais attention, certaines sont des « alliées », ou des « civils ». Donc, je ne dois pas tirer !
Un coup de feu se fait entendre, je viens de toucher une cible en son centre. D'autres tirs partent. Mais d'un coup, un sifflement retentit, discret. Mais pas assez pour que je ne l'entende pas. D'un bond, j'évite une lance, envoyée par un mannequin mécanique. Je grogne, mais ne relève pas et me contente d'affûter mes sens pour ne pas me faire embrocher.
Ce serait quelque peu dérangeant, n'est-ce pas ?
Les entrechoquements de lames doivent résonner partout à travers le grove, tant nos coups, les siens comme les miens, sont impulsifs. Ray-sensei est bien plus dans la réserve et ses coups plus réfléchis, mais il n'empêche que je l'ai touché, une seule fois. Enfin non, je l'ai effleuré. C'est pas mal non ? Donc, Rayleigh m'attaque, et je dois le parer, tout simplement. Le plus souvent j'y arrive, mais ensuite, je me fais éjecter à l'autre bout du grove. Pratique, vraiment !
En ce moment, il est derrière moi et prend un élan à droite. Le coup partira à gauche. J'esquive et me retourne face à Rayleigh. Il se lance vers moi, je pare l'attaque de mon poignard, mais recule à cause de la pression exercée. Je décide d'effectuer des grands cercles autour de lui, jusqu'à me rapprocher pour attaquer.
Je me suis déjà faite rétamer en un coup, en plus d'avoir atterrie en plein dans les décombres d'une ancienne habitation désormais en ruines, causées par ma petite personne. Oui, oui, à chaque fois que je me fais rétamer par le second du père d'Ace, je tombe encore et toujours dans ces décombres. Je suis habituée, maintenant !
Ouch.
Je me relève doucement et précautionneusement, rengainant mes armes.
« Putain de merde, y en a marre ! Je hurle, furieuse. Je te jure que si je t'attrape, tu es un homme mort, Silvers Rayleigh ! »
Et il se met à rire, esquivant facilement mes attaques bien trop empressées et impulsives, sous le coup de la colère. Il va me le payer, c'est au moins le vingtième short qui se déchire de cette façon en trois mois ! Il va le payer cher, foi de moi !
Je bondis sur lui, il esquive, je me mange le sol. Lorsque je relève la tête, je le vois en train de se bidonner, littéralement. Et moi, je suis sur le cul, littéralement aussi. Il est plié en deux de rire, alors que je me redresse. Je vois rouge. Vraiment. Faut pas m'énerver.
« Silvers Rayleigh ! Arrête de te moquer de moi !
- Je suis fan de cette gosse ! Ne trouve-t-il qu'à répliquer.
- Je suis pas une gosse Ray-sensei ! Je vais avoir 20 ans cette année, je suis plus une gosse ! »
Et oui, je suis née le 14 septembre. Je suis arrivée sur le Moby Dick deux semaines après l'anniversaire d'Ace, j'ai passé un mois à bord du Moby Dick, un autre mois à naviguer et trois mois ici. Nous devons donc être mi-juin.
Sortant de mes réflexions, je m'élance vers lui lorsqu'un journal me tombe sur la tête. Les mouettes qui nous livrent le courrier le font par les airs, mais ensuite viennent nous demander de l'argent ! On aura vraiment tout vu ! J'attrape le journal et le déplie sous le regard protecteur de Ray-sensei. Mes yeux s'écarquillent. Il me fixe, attendant une réaction quelconque. Mes mains se froissent sur le papier. Ace…
Il a encore fait des siennes, ayant défendu avec sa division l'île menacée. Il a fait du bon travail, mais en contrepartie, s'est fait encore plus remarqué. Pourtant, il m'avait dit qu'il ferait attention à lui par escargophone, accompagné d'un petit « C'est toi qui doit faire attention, Clara ! Fais gaffe, d'accord ? » Je ne me souviens plus de la suite. Mais je sais que j'étais effondrée. Il me manque atrocement, horriblement. Quatre mois ont passé depuis que l'on s'est vu en chair et en os, et c'est déjà une torture de ne pas le voir.
Je soupire en adressant un regard au second de Gol D. Roger. Il semble comprendre.
« Nous continuerons plus tard, Cla-chan. Va te reposer, tu l'as bien mérité.
- Merci, Ray-sensei. A tout à l'heure. » Fais-je en lui adressant un signe de main et en m'éloignant.
Je garde le papier en main et le range dans mon sac à dos attrapé au passage, puis prend le chemin de la maison. Enfin, du bar, plutôt. Shakky-sama doit m'attendre, je suppose. Je pénètre dans le « Bar de l'Arnaque », plongé dans la lumière tamisée diffusée par cette fin de soirée, que filtrent les carreaux en verre. Il règne une odeur suave de nicotine, ainsi qu'une odeur de café. En effet, la brunette est tranquillement assise sur une banquette, une tasse de café à la main, le journal du jour dans l'autre, et sa sempiternelle cigarette au bec.
« Bonjour, Cla-chan. Comment s'est passé ton entraînement avec Ray' ? Me demande la barmaid, se levant et venant à ma rencontre pour me coller à elle.
- Bien, Shakky-sama. J'ai lu l'article sur Ace-kun…
- Je savais que tu l'avais lu, mistinguette. C'est pour cela que Ray' t'a permis d'arrêter l'entraînement ?
- Oui, Shakky-sama. Je vais aller prendre une bonne douche et sûrement me reposer un peu, je ne serais de toute façon pas arrivée à faire quoi que ce soit de plus aujourd'hui ! Je continue en me détachant de la belle brune.
- Ray' n'est pas trop borné, finalement.
- Sauf quand il vient me réveiller à cinq heures du matin… Je réplique en faisant la moue.
- C'est pour ton bien, Cla-chan ! Allez, file ! Je t'appelle pour le dîner. Fit-elle en me poussant vers les escaliers.
- D'accord, Shakky-sama. Tu me sonnes si tu as besoin de moi ! » Finissais-je en me précipitant dans les escaliers, mon sac à dos battant contre ce même dos.
La grande brune est devenue une figure maternelle pour moi. Je crois que d'un côté, c'est retrouver ce côté aimant chez elle qui me permet de ne pas sombrer. Sinon, je crois bien que j'aurais abandonné depuis longtemps. Shakky-sama est presque devenue une deuxième mère, en quelque sorte. Vu que la mienne se trouve dans une autre dimension, c'est Shakky-sama qui m'apporte ce dont j'ai besoin au quotidien.
Mes poings se serrent. Rien que penser à mes parents fait monter mes larmes. Je ne sais pas ce que je suis devenue dans l'autre monde, mais je suis persuadée que si mes proches savent où je me trouve actuellement, ils m'auraient sûrement dit de ne pas rester accroché au passé, car c'est ce qui nous empêche d'avancer. Je dois aller de l'avant, avec ou sans eux…
L'eau coulait sur la jeune rousse, la débarrassant de toute la sueur et la fatigue accumulées au cours de cette journée éreintante. Elle dirigea le jet d'eau sur sa chevelure.
Ses larmes se mélangeaient à l'eau qui sortait des canalisations. Pleurait-elle ? Pourquoi ? Elle ne saurait même pas l'expliquer. La pression, le fait de ne pas réussir et le stress étaient peut-être trop fort pour Clara. Elle n'arrivait pas à canaliser mes émotions, et cela l'énervait. La jeune demoiselle renifla disgracieusement tout en arrêtant l'eau. Elle se pencha pour attraper une serviette, mais la voix qui retentit dans son esprit lui la fit lâcher. Encore lui.
Comme on se retrouve, humaine ratée !
Clara frissonna tout en essayant de chasser la voix charmeuse de mon esprit. Que lui voulait-il encore ? Elle croyait s'en être débarrassée pour encore un petit moment !
« Que me veux-tu encore, Arme Antique décrépite ? » Lâcha la rousse, dédaigneuse.
Moi ? Mais c'est simple, voyons… Fit l'Arme d'une voix doucereuse. Prendre possession de ton esprit, bien entendu ! Et je sens que tu es fin prête à me laisser la place… Accueille-moi, femelle ratée !
Elle se sentit partir, mais au dernier moment, la jeune fille concentra toute son énergie et ses forces pour le repousser, pour parer cette Arme Antique qui lui voulait du mal.
« Dégage ! »
Une barrière apparut dans son esprit, empêchant l'Arme Antique de s'aventurer plus loin. Le combat aurait alors été inévitable.
Humph… Grogna-t-il. Tu as plus de détermination que tu n'en laisse paraître. Mais je t'aurais ! Un jour ou l'autre, je vaincrais, et tu n'y pourras rien ! Tu seras écrasée par ma magnificence !
Et il disparut, aussi rapidement qu'il fut apparut. Il lui fallait une réponse. Et vite. Une fois apprêtée, elle redescendit les escaliers, jusqu'à déboucher sur la salle du bar, où la barmaid était en train de martyriser un client qui ne voulait pas la payer.
« Shakky-sama, où est Rayleigh ?
- Il ne devrait pas tarder à arriver, peux-tu m'aider à virer ces enquiquineurs s'il te plaît Cla-chan ? Ils ne veulent pas payer ! » Fit la grande brune en lui désignant une bande assise au comptoir, qui riait un peu trop fort en déblatérant n'importe quoi.
Ils étaient aussi un peu trop bourrés… La rousse alla ouvrir la porte d'entrée du bar, puis s'approcha d'eux doucement. Alors qu'ils étaient tous à moitié endormis pour ne pas réagir à quoi que ce soit, ses mains se glissèrent discrètement dans leurs poches, pour venir attraper des bourses, que Clara lança ensuite à Shakky-sama, qui les attrapa au vol et les soupesa tranquillement.
Elle lui adressa un sourire auquel la rousse aux yeux bleus s'empressa de répondre avant de faire dégager cette bande de gros porcs de coups de pieds bien placés. Elle tenta de refermer la porte, mais un pied l'en empêchait. C'est celui de Rayleigh Tient, quand on parlait du loup…
« On ne me laisse pas entrer, Cla-chan ?
- Mais si, Ray-sensei. J'ai à te parler. Fit-elle en le laissant entrer dans le bar, avant de tourner le panneau « Close », qui signifie que le bar était désormais fermé.
- Quel est le problème, mistinguette ? » Lui demanda-t-il en s'asseyant, l'invitant à faire de même.
Elle soupira en s'affaissant dans la banquette. Se redressant, sa tête vient rencontrer la table, lasse, jusqu'à ce que Clara soit couchée dessus, tête dans ses bras.
« Ray-sensei, parfois, je me revois en train de… Tuer ces marchands d'esclaves. Et ensuite, je me retrouve dans mon monde intérieur, et si je suis faible dans mon esprit et que je ne suis pas en symbiose parfaite avec mon corps, il tente de prendre le contrôle. J'arrive à le repousser un peu plus à chaque fois au fond de moi, mais tout cela m'épuise.
- Je connais cette sensation, Cla-chan. Il a déjà essayé de prendre le contrôle sur moi. Mais une fois qu'il a eu en vue le Capitaine de L'Oro Jackson, il m'a délaissé pour une meilleure proie. Je me retrouvais également dans mon monde intérieur, quand il essayait de m'attirer.
- Il a essayé de s'emparer de toi ? Fit-elle, surprise, relevant la tête et soufflant sur les mèches de cheveux qui lui cachaient la vue.
- Oui. Mais il a trouvé Roger.
- Hum… Tu vois, la première fois que j'ai été dans mon monde intérieur et que je suis entrée en contact avec lui, je me suis retrouvée face à une sorte de… Trou noir. La voix de cette chose venait de là et elle semblait vouloir m'aspirer à travers ce trou noir. Est-ce que… Tu as déjà eu quelque chose de semblable dans ton monde intérieur ? » Continua Clara, de plus en plus intriguée par la tournure que prenait la conversation.
De son côté, la barmaid brune essuyait un verre, mais gardait un œil sur les deux autres, visiblement intéressée par tout ceci.
« Oui. C'est une porte très éloignée du reste de mon monde intérieur. Finit par lâcher le grisonnant. Dans le cas de Roger, cela se présentait comme un puits sans fond.
- Qu'est-ce exactement ? Poursuivit la rousse, se redressant totalement et plongeant son regard dans celui de son mentor.
- Je ne saurais te dire exactement. Je ne me suis jamais intéressé à cette porte. Et ne t'intéresse pas non plus à ce trou noir. Il pourrait receler des choses que tu souhaites cacher et oublier. Il ne faut pas réveiller ce qui dort profondément. »
La jeune demoiselle acquiesça avant de leur souhaiter bonne nuit. La journée de demain promettait d'être longue.
« Tu sais, Ray-sensei, je sais qu'il se cache à l'intérieur de ce trou noir. Si je franchis la limite, le combat sera inévitable, n'est-ce pas ? »
Le plus vieux se contenta de hocher la tête, pensif. En proie à une profonde réflexion, il ne vit pas son élève s'éloigner jusqu'à disparaître, ses pas légers grimpant les marches qui menaient à l'étage.
« Tu ne lui as pas tout dit, Ray', pourquoi ? S'enquit la barmaid, confuse, en se rapprochant de son vieil ami.
- C'est bien ça le problème. Elle n'est pas prête pour ça. Un jour, elle n'arrivera pas à faire face et elle voudra aller vérifier par elle-même, et c'est ce que je veux à tous prix éviter. Comme tu l'as dit, c'est là-bas qu'il se cache, Shakky. Et si elle se jette dans la gueule du loup, s'en sera finit pour elle, mais également pour le reste du monde. »
Rayleigh avait raison, le mouton devait être capable de manger le loup avant de s'aventurer sur son territoire. Mais pour l'instant, le mouton risquait tout juste de se faire dévorer.
La vie est un jeu dangereux. Et on ne doit pas le perdre. Être spectatrice, ça suffit ! Maintenant, il lui fallait devenir actrice de son destin et prendre les choses en mains, quitte à y laisser quelques plumes.
Mais quand on s'approche trop du soleil, on finit par se brûler…
Voilà voilà, j'espère de tout cœur que ce chapitre vous aura plu, moi je vous dis à dans un petit mois pour le prochain chapitre, je le posterais dans le courant de la semaine du 21 juin, étant donné que je termine les cours le 23 ! ;)
Tabassez bien le bouton reviews et n'hésitez pas à me poser des questions sur la fic si des choses ne sont pas très claires ! X)
A la prochaine mes sushis ! ;)
Hug !
Votre auteure dévouée ! ;)
Reviews et ananas, j'vous aime putin !
