Salut mes petits sushis ! Me revoici, me revoilà, je suis de retour...
Pour vous jouer un mauvais tour !
/SBAM\
Oke oke... J'arrête !
Bref, j'espère que vous êtes contents de me revoir, parce que je ne suis pas prête de vous laisser ! X)
Re bref, merci pour les reviews, les favoris et les follows, et aussi à ceux qui m'ont soutenu pendant ce court mois, j'ai bien fini mon année, je passe dans la classe supérieure, youhou, et je suis enfin en vacances, depuis hier soir 15h30 ! L'année prochaine risque d'être plus compliquée ! Allez, j'arrête de raconter my life car tout le monde s'en fout, alors place aux réponses aux gentilles reviews des anonymes ! :)
Réponses aux reviews !
Déjà, beaucoup m'ont demandé une image de Clara ! J'en ai également une de Zakuro, les deux dessinées par ma Jikarudo chérie ! Je cherche actuellement un moyen de vous les montrer, je trouverais, ne vous en faites pas ! x3
Luxie : Alors tu avais une question ? Si elle spoile les autres... Alors vaut mieux pas la poser, comme tu en a pris l'initiative ! Peut-être que tu auras des réponses dans ce chapitre, mais je pense surtout que tu en auras dans le prochain, il y va avoir des révélations ! ;D
Re re bref, dans ce chapitre (le plus long jamais écrit par votre humble auteure), on n'apprend pas encore le nom de l'Arme, je suis sadique, mais c'est révélé dans le prochain chapitre, promis ! :3 Clara va revoir son mystérieux sauveur de déjà quelques chapitres, mais je ne vous en dit pas plus ! ;)
Disclaimer : Si Oda était un Dieu, je serai sa plus fervente prêtresse !
Enjoy ^^
ARC-2 : PROMESSE À TENIR
CHAPITRE 7 : La Tueuse Écarlate
À Sabaody, la nuit était déjà tombée depuis longtemps.
À travers les arbres des mangroves, on ne distinguait qu'une ombre, discrète et rapide, qui parcourait lestement et habilement, telle une féline, les racines d'un arbre. Elle sautait d'une racine à l'autre, s'enfonçant toujours plus profondément au sein de la canopée. Elle sauta de branches en branches, grimpant jusqu'à la cime d'un arbre.
A la lumière de la lune, ses yeux bleus pétillaient d'un nouvel éclat, sa manchette grise luisait sous les reflets lunaires. On pouvait y voir l'emblème de Barbe Blanche, et sa chevelure sanguine volait dans son dos, éparpillée par le souffle impétueux et lunatique de la brise marine, reine sur l'Archipel.
Elle sourit doucement. Un besoin de s'évader l'avait soudainement prit aux tripes et la voilà ici, sur un arbre, au milieu de toutes ces bulles. Cela faisait déjà depuis quelques jours qu'elle vagabondait de nuit entre les mangroves, cherchant probablement à s'échapper de la réalité.
D'un mouvement subtil du poignet, la rousse fit tourner dans sa main son poignard, qu'elle avait au préalable enlevé de sa jarretière dans laquelle il reposait habituellement. Repensant à ce que Ray-sensei lui avait dit plutôt, il y a de cela quelques heures, juste avant qu'elle ne s'échappe du bar par sa fenêtre, Clara serra son arme contre elle. En seulement quatre mois, son mentor lui avait appris à s'en servir et à présent, elle savait très bien la manier, mais il lui faudrait encore un peu de maîtrise pour exceller dans ce domaine.
À la lueur des étoiles et du clair de lune qui se reflétaient sur l'eau des marécages entourant les groves, la rousse aux yeux bleus inspecta sa lame rougie d'un œil attentif, scrutant la moindre trace ou éraflure sur sa précieuse arme.
Heureusement, la demoiselle n'en trouva point. Tant mieux. Elle sourit tout en rangeant sa lame. « L'Ensorceleuse », lui avait-on dit. Un beau nom pour une belle arme. Dans le magasin d'armes, elle se souvint parfaitement que dès son entrée, cette lame l'avait attirée. D'après le vendeur, nombreuses étaient les armes qui « choisissaient » leur propriétaire. Celle-là en faisait apparemment partie.
Adossée contre le tronc imposant, elle laissa sa tête taper contre le bois bleu-vert. L'écho du son résonna pendant quelques secondes, entres ceux des bulles qui éclataient, arrivés à une certaines hauteur, puis s'évadant dans les airs, pour s'y perdre à jamais.
En arrivant ici, la jeune femme pensait ne jamais réussir à s'adapter à tous ces bruits, ce mode de vie particulier et toutes les personnes qui se trouvaient sur cet Archipel. Finalement, Clara s'en était mieux sortie qu'elle ne l'aurait imaginé.
Au loin, la jeune demoiselle entendit des bruissements à peine perceptibles. Haki en éveil, Clara sut directement à qui elle avait à faire. Cinq hommes. Des chasseurs de primes ou des marchands d'esclaves. Ce maudissant intérieurement, la rousse se concentra et commença à fermer les yeux, comme lui avait appris son tuteur, ses autres sens bien éveillés. Ainsi, Clara put entendre leur force. Et en cette matière-là, ils ne l'étaient pas beaucoup. Tant mieux pour elle, tant pis pour eux.
La pirate soupira bruyamment, ne cherchant plus à se cacher. Ils seraient bientôt sur elle.
Nombreuses étaient les fois où elle tombait malheureusement sur des marchands d'esclaves un peu trop confiant et sûr d'eux. Un énième soupir de lassitude s'échappa de la jeune femme, seulement entendu par les échos de la nuit sombre qui enfermait l'Archipel dans un cocon paisible pour certains, et effrayant pour d'autres, ceux qui se demandaient s'ils allaient passer la nuit, ou se faire enlever par des mécréants, qui voyaient en eux de la vulgaire marchandise.
Dans cette jungle, c'était tuer ou être tué. Et ceci, Clara le savait bien. Depuis cette horrible journée où elle avait tué de sang-froid une bande de mécréants marchands d'esclaves, bien qu'étant possédée par l'Arme Antique, sa vision de la mort n'avait plus jamais été la même.
Ce n'était que maintenant qu'elle comprenait ce qu'était ce sentiment d'insécurité, de peur et d'angoisse. Il flottait constamment autour d'elle, depuis ce jour maudit, depuis trois mois, l'enfermant dans un carcan de douleur, dans un étau indestructible, malgré l'air enjoué et paisible que la rousse arborait tout au long de ses journées au bar.
Un long frisson la prit tandis qu'elle sautait lestement à terre. Armes en avant, sens en éveil, en position de combat, elle attendit. La demoiselle serait sûrement obligée de les tuer si cette alternative pouvait lui assurer en retour la vie sauve.
Les cinq hommes l'entouraient. Ils lui tournaient autour comme des félins devant une gazelle.
Clara esquiva un coup de sabre. La rousse restait silencieuse. Ses yeux étaient rivés sur ceux de son adversaire. Sa jambe gauche se fléchit un peu plus. C'était un mauvais sabreur, elle en aurait vite terminé avec lui !
L'homme en face d'elle cogitait. Elle prenait son appui, fit onduler en avant sa main droite, paume ouverte, doigts écartés, pour capter le regard de son ennemi. Elle allait frapper. A peine eu-t-elle entièrement basculé sur son appui qu'elle en changea en un éclair et plongea sa lame en avant. Un geste parfait, sec.
L'homme fit un bond de côté, mais la jeune femme fut trop rapide pour lui. Il eut juste le temps d'écarquiller les yeux de douleur et d'incompréhension, avant d'émettre un gargouillis ignoble lorsque la lame le perfora de toute part.
Clara retira son arme et recula de quelques pas, fixant de ses yeux remplis de férocité l'homme à terre, mort. Elle releva le regard, parant de justesse une autre lame avec son poignard. Le son des deux lames s'entrechoquant lui procura un frisson. L'homme était costaud, mais il n'avait que ses muscles. Il avait l'air un peu niais sur les bords, de ce que Clara avait pu voir dans son comportement. Elle le tua d'une balle dans le crâne. Trois autres restaient encore, s'avançant doucement vers Clara, tentant de jauger sa force. Elle, l'avait déjà fait depuis longtemps, grâce au Haki.
Dans des rugissements qui ressemblaient à s'y méprendre à des feulements d'animaux enragés, les derniers hommes vaillants s'élancèrent sur la jeune femme, qui évita les attaques avant de tirer dans les points sensibles. Ils tombèrent à terre dans des gémissements plaintifs.
Clara, dégoûtée du spectacle qui lui faisait face, enleva les quelques gouttelettes de sang qui avaient aspergées son visage. En effet, la rousse n'avait pas senti le coup que lui avait porté l'un deux. Le coup était parti se loger dans son flanc, créant une entaille peu profonde, barrant son côté gauche verticalement, partant de son bassin jusqu'à la naissance de sa poitrine, projetant son fluide vital un peu partout sur son corps.
Un grognement de douleur s'échappa de la rousse. L'entaille, bien que peu profonde, la brûlait et picotait.
Elle se mordait la lèvre. La culpabilité ne devait pas la ronger ! Ces êtres détruisaient des familles, volaient l'innocence des enfants et opprimaient les populations qui, obligées de se plier à eux, vivaient un enfer sans nom. Ils n'étaient plus humains. Clara ne trouverait plus aucune once d'humanité en ces enflures. Voilà pourquoi elle ne devait se sentir mal.
Trouvant qu'elle n'avait que trop traîné, la rousse prit le chemin du bar tout en se tenant son flanc gauche, d'où perlaient quelques gouttes écarlates.
En pénétrant dans le bar sur la pointe de pied pour faire le moins de bruit possible et ne pas réveiller ses deux occupants sûrement couchés à une heure pareille, elle monta doucement les escaliers menant à sa petite chambre, puis se rendit directement sous la douche.
L'eau brûlante passait sur sa blessure, mais elle décida de n'y prêter attention, continuant de frotter hargneusement son corps, comme si elle était dégoûtée par ce que celui-ci venait de vivre.
Des sanglots silencieux s'échappèrent d'elle. Serait-elle toujours obligée de faire couler le sang pour survivre ? Clara laissa les larmes s'écouler, ces dernières se prolongeant sur son corps nu pour terminer leurs routes sur le carrelage de la douche, à présent maculé d'arabesques gracieuses écarlates, traces de son récent combat.
Ici, son masque serein pouvait s'abaisser et laisser place à ses réels sentiments.
C'est tremblante et frissonnante qu'elle banda sa blessure après avoir fait le nécessaire pour ne pas qu'elle s'infecte, puis s'endormit en position fœtale, se roulant dans sa couette et enfouissant sa tête dans l'oreiller.
La nuit promettait d'être plus dure que d'ordinaire.
Le lendemain matin, je bois tranquillement mon café en compagnie de Shakky. J'espère que le liquide brûlant et amer me réveillera après l'affreuse nuit que je viens de passer. En plus de cette blessure qui me picote, je n'ai absolument rien dormi ! Je préfère ne pas voir ma tête.
Et qu'elle n'est pas ma surprise en découvrant un avis de recherche dans le journal.
J'ai enfin une prime sur ma tête. Ces chiens du Gouvernement m'ont surnommé « La Tueuse Écarlate ». Je me force à esquisser un sourire. Ils n'auraient pas pu trouver mieux. On va dire que je me suis fait une réputation ici an m'en prenant aux marchands d'esclaves. Je l'ai d'ailleurs fait nombreuses fois, en plus d'hier soir.
Être au mauvais endroit au mauvais moment. C'est ce qui m'est arrivé. Je traversais tranquillement un petit grove pour me rendre au parc d'attractions de l'Archipel, quand j'ai senti des hommes arriver vers moi, ils étaient dix. Cela faisait déjà un certain moment que je ne comptais plus les agressions de marchands d'esclaves. Sauf que ce groupe, c'était celui qui fournissait la vente d'esclaves du grove 1.
Oui, fournissait. Car ils ne sont plus. Le seul moyen pour moi de me débarrasser d'eux était de les tuer. Ils étaient trop nombreux. Il en est sorti de tous les côtés. J'ai paniqué, j'ai perdu le contrôle. J'ai attaqué. Et je les ai tués. Comme hier soir. Comme toujours depuis trois mois.
Ce jour-là, l'adrénaline a pris le dessus et je n'ai pas mesuré les conséquences de mes actes de suite. Je n'éprouve pas de remords. J'ai fait ce qu'il fallait pour survivre.
« Un problème, Cla-chan ? Fit Shakky en contournant le bar pour pencher sa tête vers moi.
- Regarde par toi-même, Shakky-sama. »
La barmaid se saisit du journal, pour découvrir mon avis de recherche, accompagné d'un charmant petit texte, ainsi que d'une photo de moi.
« Dead or Alive, la Tueuse Écarlate, 43 000 000 de Berrys. Avis à toute la population de l'Archipel Saboady ! Cette jeune femme sévit depuis trois mois sur l'Archipel. Nous vous recommandons de faire preuve de la plus grande prudence, nous savons qu'elle fait partie de l'équipage de l'Empereur Barbe Blanche. Si quelqu'un l'aperçoit, qu'il se rende dans l'immédiat sur la base Marine de l'Archipel, située au grove 66 pour nous aider dans sa capture. Nous comptons sur vos renseignements, au nom de la Justice. » Lisais-je.
Mais qu'est-ce que j'ai fait à Ener ? Je suis écœurée. Ces scouts à casquettes blanches dissimulent le commerce d'esclaves. La photo me donne un air effrayant et cruel. Je ne sais pas quand ils l'ont prise, mais ça me fout les chocottes. l'angle de prise est en contre-plongée, j'ai le bras tendu, avec au bout, mon revolver, alors que dans mon autre main, se tient ma lame, appuyant sur la jugulaire d'un marchand d'esclaves. J'ai quelques gouttes de sang sur la joue, ainsi que sur mes habits. On distingue sur mon bras la manchette prouvant que j'appartiens aux Shirohige.
« Shakky-sama, préviens moi de ne plus jamais me mettre en conflit avec des marchands d'esclaves.
- Bien, Cla-chan. »
Elle tire sur sa clope tandis qu'une de ses mèches noire vient se loger derrière son oreille droite. Mes mains viennent se poser sur mes tempes que je masse, sentant la migraine venir. J'attrape quelques mèches rebelles et les place derrière mes oreilles. Rien à faire, elles me reviennent dans la figure, me donnant encore plus chaud.
Cette foutue chaleur est intenable, insupportable, et bien malheureusement inévitable, car omniprésente. Aujourd'hui, un soleil de plomb semble s'être installé au-dessus de l'Archipel. Tant mieux pour les touristes, et tant pis pour moi, qui va bientôt crever de chaud en m'entraînant.
Ou pas.
Je vais supplier Ray-sensei de rester au bar pour aider Shakky-sama. Oui, je pense que je vais faire ça…
« À quoi penses-tu, Shakky-sama ? Demandais-je en me tournant vers la barmaid, perdue dans ses pensées.
- Hum ? Oh, à rien mistinguette. Il me semblait juste avoir déjà entendu quelques Marines de passage sur l'île parler d'une nouvelle tête mise à prix.
- Tu penses qu'il s'agissait de moi ? Interrogeais-je, intriguée.
- C'est probable, Cla-chan. Ils disaient que cette jeune femme n'était ni pirate, ni chasseuse de primes. Qu'elle se contentait de décimer un par un des marchands d'esclaves. » Continue l'ancienne pirate.
C'est en soupirant que je reprends des mains de la barmaid le journal, fini ma tasse de café et monte dans ma chambre pour ranger le journal dans un des tiroirs du bureau. Redescendant, je commence à m'asseoir tranquillement sur une banquette, fermant les yeux et plaçant mes bras derrière ma tête.
Je ne sais pas ce que fais Ray-sensei, mais il n'est pas là, et tant mieux pour moi. Bah oui, il va péter un plomb en voyant ma prime… Alors encore heureux qu'il soit pas là ! Je le vois déjà, en train de me crier dessus et de me poursuivre à travers tout le grove.
Un coup de pied ouvre la porte. Ma tête se tourne.
Merde.
Je vais mourir si je ne me barre pas rapidement. D'un mouvement vif, je saute de la banquette avant de monter à l'étage comme une furie. J'entends le second de Gol D Roger vociférer derrière moi. J'ouvre la porte de ma chambre d'un coup de pied, m'engouffre à l'intérieur, ouvre la fenêtre à la volée et saute, pour atterrir sur la branche d'un arbre. Je termine ma course au sol, essoufflée, avant de recommencer à courir vers les quartiers fréquentés. Quelques foulées plus loin, mon mentor me poursuit avec colère. Je crois qu'il n'a pas apprécié le petit article.
Il me rattrape facilement, me plaque au sol avec une rapidité déconcertante et plante son regard énervé dans le mien. Je vais passer un mauvais quart d'heure. Un très mauvais quart d'heure.
« Tu peux m'expliquer ce que c'est que ça ? Commence-t-il, veine battant sur la tempe, me fichant un avis de recherche sous le nez.
- C'est moi ? Tentais-je doucement.
- Et pourrais-tu me dire ce que fait ta tête sur un avis de recherche ? »
J'use des larmes de crocodile pour l'attendrir.
Son visage se décrispe et ses traits de détendent d'un seul coup. Il s'assoit au sol, me tenant par une épaule, avant de descendre son regard vers mes flancs, où il découvre un bandage. Je l'avais oublié celui-là ! Contrairement à ce que j'avais imaginé, il ne fait aucune remarque à ce sujet.
« Je suis inquiet, Cla-chan, c'est tout. Les marchands d'esclaves pourraient bien faire de toi une cible de choix. Tu as tué leurs « coéquipiers », si je puis dire. Ils t'en veulent et ne vont pas hésiter à passer à l'action.
- Je ne suis pas censé les faire fuir, Ray-sensei ? Demandais-je en me dégageant de lui.
- Eh bien non, mistinguette. Par contre, si leur cible s'avère plus coriace qu'elle n'y parait, ce qui est ton cas, ils font en sorte qu'elle ne voit plus jamais les rayons de soleil. Ils profitent d'elle, parfois. »
Pardon ?
« Comment tu peux dire ça avec un tel calme ! Tu es malade Ray-sensei ! » Hurlais-je en me levant précipitamment.
Il rit doucement, puis se relève avant de marcher vers moi. Et là, ce que je fais va sûrement me valoir une bonne centième de pompes à faire elle-même cent fois. Je cours pour ne pas me faire engueuler. Je m'enfuie jusqu'aux quartiers fréquentés, alors qu'il s'époumone derrière que je cours à en perdre haleine, l'horrible impression d'être suivie me prend aux tripes. Je frissonne.
Amplifiée à cause du Haki, je sens une présence me suivre à pas feutrés. Et ce n'est pas celle de Rayleigh, que je reconnaîtrais entre mille, malgré toute la foule présente au « Sabaody Park ».
Je mettrai ma main à couper que j'ai déjà vu cette personne, déjà senti son aura. Mais dans cette cohue, avec tout ce bruit, mon Haki de l'Observation est tout chamboulé et ne je sais plus où donner de la tête.
Avec cette chaleur, je halète. Je traverse rapidement la foule amassée à l'entrée du parc d'attraction, double certaines personnes, puis parviens à me faufiler derrière un stand de chamboule-tout.
Tous mes sens bien éveillés, je tente vainement de trouver à travers cette foule la présence mystérieuse. Oui, vainement est le bon mot. Il n'y a rien à faire, toutes les autres présences me déconcentrent. Il faudra que j'en parle à Rayleigh.
Je m'appuie derrière le stand, avant de sortir discrètement tout en continuant mon chemin vers le grande roue. De là-haut, je pourrai peut-être y voir quelque chose…
Bousculant quelques personnes, je parviens à m'extirper de la file d'attente et monte enfin dans une bulle derrière un jeune homme, caché par une grande cape noire. Un autre frisson me prend. Je reconnais cette aura. Celle de celui qui me suivait.
La barrière de sécurité s'abaisse et la bulle commence son ascension. Il n'y a personne à par lui dans la bulle. Il me fait dos.
Je suis certaine que c'est lui. Il ne peut en être autrement.
Bordel de nouilles pas fraîches…
« Daryl ! Je sais que c'est toi ! » Je m'écrie, le faisant se retourner vivement.
L'espace d'un instant, je crois voir un air surpris sur son visage aux traits fins. Mais il se reprend bien vite, passe sa main dans sa chevelure de feu et sourit en coin.
« La pomme ? Comme on se retrouve !
- Ne fais pas l'innocent, tu m'as suivi ! Ne nie pas, ça ne servirait à rien. »
Encore heureux que nous ne sommes que tous les deux dans la bulle, sinon je crois que notre altercation n'aurait pas plu à beaucoup de monde.
« Je te suivais, et alors ? Je me demandais juste ce que tu fichais ici.
- Et toi alors ? Qu'est-ce que tu fous sur la première partie de Grand Line ?
- Mes affaires ne te regardent pas, pauvre pomme. » Réplique-t-il, m'envoyant sur les roses pas cette simple phrase.
Je décide de ne pas faire attention à lui et de m'asseoir à son opposé.
Foutu rouquin.
Je me tourne dos à lui, pousse un grommellement en gonflant des joues et plonge mon regard dans la foule qui se dresse à mes pieds. Ici, dans cette bulle, un sentiment intense de liberté me prend. Dans ce bas monde, les querelles sont constantes, omniprésentes. Des guerres, des morts, du sang, encore et toujours. Mais ici, Je peux jeter un regard vers l'infini, l'éternité qui s'offre à moi, l'océan, que l'on aperçoit un peu plus loin.
L'air marin qui me parvient est enivrant, il me frôle de ses douces caresses, telles celles que ma mère déposait sur mon corps quand elle me berçait. Elle aimerait me voir ainsi, j'en suis certaine. Elle adorerait me voir vivre ma vie de pirate libre et rêveuse, comme l'oiseau volant sous le soleil. J'aime ma vie de pirate. Certes, je n'en suis pas encore une, mais c'est tout comme. Un toussotement m'extirpe des méandres de mon esprit.
« Si j'ai bien regardé ton avis de recherche, j'ai donc véritablement affaire à celle que l'on surnomme tristement « La Tueuse Écarlate », 43 000 000 de Berrys ? »
Je grogne en me tournant vers lui.
« Et bien, tu n'as pas l'air contente. Ton surnom te déplaît ?»
Devant mon silence, il continue sa tirade, se croyant définitivement drôle. Il ne l'est pas, soyons bien clairs.
« C'est sûr que « pauvre pomme » te sied beaucoup plus ! »
Ça y est, il se marre. Moi, j'éclate en bondissant sur lui.
« Ferme-la ! »
Mon poing survole son crâne, s'abat sur celui-ci et fini par revenir sur ma hanche.
« Et d'abord, qui es-tu vraiment, toi ? A par ton prénom et ton fruit du démon complètement louche, je ne sais même pas qui t'es ! Pirate, chasseur de primes ou Marine ? Même si cela m'étonne fortement… » Continuais-je pour moi-même.
Il rit doucement, met ses mains sur mes épaules, me repousse jusqu'à ce que je bute contre mon siège et que je sois assise dessus, avant de s'avancer vers moi doucement. C'est le moment de paniquer, je crois. Je pointe mon revolver vers lui, tandis que je protège mes arrières avec ma lame.
« Recule. » Ordonnais-je.
J'appuie doucement sur la détente. Mon doigt se crispe. Je ne tirerai pas. C'est juste pour lui faire peur.
« Mes occupations ne te regardent en rien, pauvre pomme. Mon fruit du démon est quant à lui bien utile, au passage. Range moi ça, tu vas te blesser avec ! » Ajoute-t-il ironiquement, pointant du menton mes armes.
Je vois rouge, le devenant au sens littéral du terme. J'ai. Envie. De. Le. Tuer.
Me retenant tant bien que mal, je jette un coup d'œil à la vue magnifique qui s'offre à moi, derrière la bulle qui protège notre petite embarcation voyageant tranquillement dans les airs, survolant le parc d'attraction. Le paysage grandiose termine de me dissuader de me jeter sur Daryl, m'apaisant un peu. Quant à lui, il se marre en enlevant sa cape, déclarant qu'il fait beaucoup trop chaud, dévoilant à mes yeux un corps bien bâti, torse nu, mais recouvert d'une multitude de tatouages plus complexes les uns que les autres, représentant des dragons.
Ces signes m'intriguent.
« Depuis quand as-tu ces tatouages ? Demandais-je doucement, m'approchant de lui à pas feutrés.
- Je les ai fait faire au cours de ma vie de pirate. » Me répond-t-il simplement, se croisant les bras sur ces-mêmes tatouages.
Ce pervers s'est grillé tout seul.
« Alors comme ça, tu es un pirate, pervers ? » Je ris en essayant de reprendre contenance.
Chose difficile à faire quand on a en face de soi une mine déconfite accompagné d'une aura qui ressemble à s'y méprendre à celle des victimes des petits fantômes de Perona.
Daryl baragouine je ne sais quoi avant de se tourner vers la vitre en bulle.
« La vie de pirate, pauvre pomme, on a beau pouvoir la conter, la décrire, l'imaginer… Mais avant tout, on la vit, on la sent, on la touche, on la frôle, on la désire. Cette vie est un mélange de rêves, d'illusions, de surprises, bonnes ou mauvaises, d'aventures au détour d'une île… C'est pour cela que je ne te la raconterai pas…
- Merci bien, fis-je en grommelant, mais tout ça, je le sais déjà. »
Tiens, notre bulle termine son petit tour, Daryl descend à terre rapidement, ayant au préalable remit sur ses épaules sa cape noire comme les ténèbres, cachant aux yeux du monde son apparence. J'ai fait de même, avant de m'éclipser de ce lieu bondé, à savoir l'entrée de la grande roue, qui fait la réputation de l'île.
Me réfugiant dans une allée du parc, une affiche attire mon attention. Je me dirige vers elle, et ma réaction première devant le visage qui me fait face est d'écarquiller les yeux avant d'arracher l'affiche pour la fourrer dans ma poche. Devinez ce qui est inscrit dessus, accompagné de la photo de Daryl ?
« Dead or Alive, le Dragon enflammé, 86 000 000 de Berrys. » Lisais-je.
Alors que je me dirige vivement vers le bar de Shakky, je sens quelqu'un qui s'approche de moi. D'un coup, je me retourne vivement, et envoie mon poing dans la figure de l'homme, qui se désiste, avant de parer mon coup de poing d'un geste vigoureux de la jambe.
Je reconnais son aura bien avant d'avoir en face de moi des cheveux d'un roux flamboyant.
« Encore toi ? Mais que me veux-tu donc, bordel de nouilles ? Je lance avec hargne, le repoussant d'un coup de pied.
- Je voulais juste te dire que tu n'es plus la même depuis notre dernière rencontre. Tu t'es endurcie, c'est une bonne chose, mais ton caractère me semble également plus posé, plus réfléchi. Ne pousse pas le vice trop loin. Ne change pas pour ce monde, pauvre pomme. Il n'en vaut pas la peine. »
Et il s'en va aussi simplement qu'il est apparu.
Mon corps arrête subitement tous mouvements. Mes bras tombent lentement le long de mes hanches. Mes poings se serrent, ma tête s'abaisse. C'est comme si le monde avait arrêté de fonctionner, le temps de s'écouler et les gens de marcher. Tout semble figé, comme paralysé dans le temps. L'environnement à l'air immortel, éternel.
Je relève la tête et porte au loin mon regard océan. Il n'y a plus rien devant moi. Juste des groupes de gens, des touristes, des petits marchands… Mais ils me semblent loin… Si loin !
La seule chose qui semble proche de moi, de mon corps, sur mon corps, c'est le souffle chaud et bouillant qui arpente encore en cet instant la courbe de mon cou, alors qu'il n'y a personne.
Plus personne, à part un murmure dans mon esprit, encore bien présent, malgré le fait qu'il me l'ait dit juste avant que nous soyons sortis de la bulle.
« Tu es encore plus amoureuse qu'avant, pauvre pomme ! Cela causera ta perte ! Réfléchis bien à cela avant notre prochaine rencontre ! »
Une image d'Ace s'impose d'elle-même dans mon esprit. Il a ce sourire qui me fait fondre, ces yeux onyx qui me sondent, semblant lire en moi et dans lesquels j'ai envie de me noyer…
Un seul souffle, un seul murmure peut faire s'effondrer les plus imposantes et tenaces barrières érigées par votre mental.
C'est le début de la fin.
Voilà pour ce chapitre !
Hug,
La Reine des sushis,
Reviews et pauvre pomme, j'vous aime putin !
