Chapitre 1 :

La lumière vacillait, jetant sur les murs des ombres inquiétantes. Là, au milieu de la pièce se tenait une inquiétante assemblée réunie autour d'une longue table de bois sombre. A l'extrémité, les doigts caressant pensivement le serpent qui désormais ne le quittait plus, Voldemort semblait songeur. Son regard ne fixait aucun des mangemorts présents en particulier mais tous gardaient les yeux baissés, trop effrayés à l'idée de croiser le regard de leur maître, d'affronter la colère de celui-ci. Personne ne parlait et le silence pesait comme une chape de plomb dans la grande salle. Sur son siège, Lucius Malfoy se ratatina sur sa chaise. Pourquoi ce silence ? Etait-ce dû à ce que venait d'annoncer Severus Rogue ? A savoir la date de déplacement d'Harry Potter ? Ou le Maître avait-il d'autres préoccupations ?
Bien entendu, personne ne s'aventurerait à poser la question. De temps en temps, le regard d'un mangemort se posait furtivement sur la forme inerte au-dessus de la table avant de se reposer sur celle-ci. Le temps s'écoulait, lentement, comme s'il s'était arrêté. C'était tout juste si les mangemorts osaient respirer. Seul Severus Rogue eut le cran d'interroger le Seigneur des Ténèbres.
- Maître ?

- Oh, oui, j'étais songeur.

Un instant, Voldemort se tut. Les fentes qui lui servaient de pupilles s'étrécirent un peu plus et ses yeux parurent injectés de sang, plus rouges que jamais. Et puis, saisissant la baguette magique qu'il venait d'emprunter à Lucius Malfoy, il désigna la forme suspendue dans les airs quelques mètres au-dessus de la table.

« Reconnais-tu notre invitée, Severus ? »

Alors, comme si on leur avait enfin donné le droit de vivre, d'exprimer une quelconque curiosité, les membres de l'assemblée levèrent la tête et jetèrent un œil au corps dont venait de faire mention leur Maître. Rogue ne dépareilla pas et pose son regard impassible sur l'individu. Les flammes dansaient, éclairant son visage et la femme supplia, terrifiée :

« Severus, aidez-moi !

- Ah, oui. Répondit Rogue d'un ton évasif en détournant son regard de la silhouette qui venait de parler.

- Et toi, Draco ? » reprit le seigneur des Ténèbres en posant cette fois son regard sur le plus jeune de l'assemblée, sans cesser de caresser le serpent de sa main libre. Draco secoua vivement la tête en signe de négation. Maintenant que la femme s'était réveillée, il lui semblait impossible de poser ses yeux sur elle une fois de plus.

Voldemort sembla songeur encore une fois. Il observa le profil baissé de Draco qui semblait ne plus oser respirer et sembla s'en délecter. Puis, un gémissement venu du haut de la table le ramena à la réalité.

« Non, bien sûr, tu n'as pas suivi ses cours, cela va de soi ! corrigea lui-même le seigneur des Ténèbres. Pour ceux qui ne la connaissent pas, nous sommes rejoints ce soir par Charity Burbage qui, jusqu'à très récemment, enseignait à l'école de Sorcellerie de Poudlard. »

Quelques murmures se firent entendre alors qu'autour de la table certains semblaient prendre conscience de la signification de ces quelques mots. Une femme aux dents pointues grogna.

« Oui… Le professeur Burbage apprenait tout sur les Moldus aux enfants de sorciers… Elle leur enseignait qu'ils n'étaient pas si … différents de nous ... »

L'un des mangemorts cracha sur le sol. Une nouvelle fois, Charity Burbage tourna son visage vers son ancien collègue :

« Severus, je vous en prie … Pitié !

- Silence, ordonna Voldemort en agitant une nouvelle fois la baguette de Lucius. Et Charity Burbage se tut, comme si on venait de la bâillonner. Non-contente de corrompre et de polluer l'esprit de nos jeunes sorciers, la semaine dernière, le professeur Burbage a écrit un article passionné prenant la défense des sangs-de-bourbe dans la gazette du sorcier. Les sorciers, dit-elle, doivent accepter de se faire voler leur connaissance et leur magie par ces moins que rien. L'extinction des sangs-purs est, à l'en croire, très désirable… Elle souhaiterait tous nous voir nous mélanger avec des Moldus … ou sans aucun doute des loups-garous… »

Cette fois, en revanche, personne n'osa rire. Personne ne se méprenait sur la colère et le mépris qui transparaissaient dans la voix de Voldemort. Une troisième fois, Charity Burbage tourna son visage vers Rogue. Les larmes coulaient de ses yeux et allaient s'écraser dans ses cheveux. Rogue la regarda en retour, relativement impassible, tandis qu'elle détournait le regard à nouveau.

« Avada Kedavra ».
L'éclair de lumière verte innonda chaque coin de la pièce. Charity tomba lourdement sur la table qui trembla et craqua. Plusieurs mangemorts se reculèrent dans leurs sièges.

« Nagini, c'est l'heure du dîner », dit doucement Voldemort et le grand serpent se laissa glisser de ses épaules sur la table où elle rampa en direction de son repas.

La plupart des mangemorts baissèrent à nouveau leur regard. Tous étaient effrayés par Nagini, Voldemort ne l'ignorait pas et en jouait. Tandis que le serpent se délectait du corps du professeur Burbage, tous avaient retiré leurs mains de la table et retenaient leur souffle, détournant leurs yeux du spectacle qui s'offraient à eux. Tous sauf Bellatrix. Et Voldemort.

Celui-ci, impassible, porta à la lumière la baguette de Lucius et l'examina sous toutes ses coutures. Puis, il reposa ses yeux sur ce qu'il restait du cadavre sur la table. Alors, les narines frémissant et les yeux étrangement brillants, il reprit :

« En parlant de Moldus et de sang-de-bourbe, reprit-il, j'ai une mission à vous confier. »

A nouveau , les têtes se dressèrent, tous semblaient prêts à écouter et à obtempérer. Sur son siège, Bellatrix commença à s'agiter alors que Severus, lui restait de marbre.

« Severus, la sang-de-bourbe, l'amie de notre cher Potter, comment se nomme-t-elle déjà ?

- Monseigneur parle sûrement de Miss Granger, reprit Severus d'une voix atone.

- Oui, oui … Où est-elle en ce moment ?

- Probablement chez ses moldus de parents, lâcha-t-il avec mépris.

- Et ses projets pour la suite ?

- Elle sera probablement de ceux qui aideront Potter à rejoindre leur quartier général… Bien que je déteste l'avouer elle est assez intelligente, Potter lui doit beaucoup.

- Draco, j'ai cru comprendre que tu ne l'aimais pas beaucoup …

- Non, Maître, c'est une horrible Mademoiselle-je-sais-tout, elle se croit au-dessus de tout le monde mais elle oublie qu'elle n'est rien qu'un fichue Sang-de-Bourbe ! »

Un murmure de réprobation parcouru la pièce tandis que Voldemort éclatait d'un petit rire froid. Il tourna à nouveau son regard vers Severus qui n'avait pas bougé d'un centimètre.

« En d'autres termes, elle est le cerveau du groupe, n'est-ce pas ?

- En d'autres termes, oui. Et Potter en est très proche. Puis-je vous demander pourquoi toutes ces questions, Maître ?

- Je veux cette fille. Au plus vite. Et je la veux vivante. Compris ? Je vous laisse la soirée… Mais demain, vous partirez à la chasse à la Sang-de-Bourbe. Vous pouvez tuer n'importe qui se mettra en chemin. Mais je la veux vivante, ne lui faîtes aucun mal ou vous le regretterez…

- Je ne comprends pas, Maître, glapit Bellatrix Lestrange d'une voix suraïgue où perçait une pointe de colère, pourquoi vous intéresser à … à une sale … à une …

- Je ne m'attendais pas à ce que tu comprennes Bellatrix, mais puisque tu me suis fidèlement, je te dois bien une explication, reprit Voldemort d'une voix douceureuse malgré que son regard en disait long sur sa fureur d'être contredit. La fille est intelligente et proche de Potter. Mais elle est aussi facilement manipulable. Tout cela combiné nous donne un gros avantage. Elle n'est pas de force à se défendre contre nous : ni physiquement, ni mentalement et surtout pas si elle est seule. Et si elle venait à … disons se trouver en situation… délicate … ou morte … Potter serait comment dire… fortement fragilisé. Donc vulnérable. »

Alors, une sorte de brouillard enveloppa la scène et les sons se firent de plus en plus lointains, avant de s'évanouir tout à fait.

« Hermione, Hermione chérie, tout va bien.

- Papa ?

- Ce n'est qu'un cauchemar, tu criais tellement fort… Ca va ? Tu as besoin de quelque chose ? »

Hermione secoua la tête alors que les images et paroles lui revenaient en mémoire. D'un sourire peu assuré, à bout de souffle, elle offrit un petit sourire à son père qui, rassuré, retourna se coucher.
La jeune fille, quant à elle, n'osait plus fermer les yeux, terrifiée par ce qu'elle venait de voir et surtout d'entendre. Ce n'est qu'un rêve Hermione, juste un rêve ! se répétait-elle pour se rassurer. Mais au fond, elle savait qu'elle se mentait. Non, il fallait qu'elle reprenne son sang-froid, qu'elle analyse la situation. Les jambes serrées contre sa poitrine, elle posa son menton sur ses genoux et prit quelques secondes pour se remettre de ses émotions. Bien, qu'avait-elle vu exactement ? Vraisemblablement il s'agissait d'une réunion de mangemorts qui avait tourné au meurtre. Ils avaient, ou plutôt Lord Voldemort avait, assassiné Charity Burbage, un professeur qu'Hermione avait toujours estimé. Morte. Pour avoir défendu ses idées. Pour avoir défendu les gens comme elle, les Sangs-de-Bourbe. Mais ce n'était qu'un rêve, non ? Juste un horrible cauchemar. Des souvenirs de discussions avec Harry lui revinrent en mémoire, elle se souvint de cette nuit lors de laquelle ils avaient découvert la raison des cauchemars de Harry. Et tout devint clair. Ce lien, ces images, ce n'étaient pas qu'un souvenir. Pour une raison inconnue, elle avait eu accès à ce qui passait en réalité, une sorte de Légilimencie inconsciente. Elle avait vu les atrocités qu'ils commettaient. Elle avait vu Snape. Il était un mangemort – non pas qu'Hermione l'ignorât mais elle aurait tant aimé avoir tort-. Et surtout, elle avait entendu tout ce qu'ils s'apprêtaient à faire. Essayer d'attaquer Harry le jour de son transfert, probablement tuer ses parents … Et surtout, se servir d'elle.

« Non ! » souffla Hermione.

La jeune femme ne pouvait décidément pas se résoudre à les laisser faire. « Je vous laisse la soirée » la voix glaciale et sifflante de Voldemort retentissait dans son crâne. La soirée était déjà si bien entamée. Pour ainsi dire, ils commenceraient leur « chasse à la Sang-de-Bourbe » dans quelques heures. Ils n'hésiteraient pas à tuer ses parents dans quelques heures. Réfléchis Hermione, allez, réfléchis ! Elle ne pouvait pas les laisser faire. Elle ne pouvait pas laisser ses parents mourir pour elle. Elle ne pouvait pas…. Et soudain tout devint clair. Elle allait disparaître, pour l temps qu'il faudrait, peut-être même pour toujours.
D'un bond, elle se leva et attrapa sa baguette magique. Un mouvement de baguette et les affaires les plus importantes – quelques livres, deux ou trois tenues … - se glissèrent dans le sac en perle qu'elle avait acheté en prévision du mariage de Bill et Fleur. Ses cheveux en bataille lui tombaient dans les yeux mais peu importait. Elle n'avait que peu de temps pour agir. Sur la pointe des pieds, elle se dirigea vers la chambre de ses parents. L'un comme l'autre dormaient. Sur les murs, partout, se trouvaient des photos d'eux-trois, une famille parfaite, unie dans le bonheur … qu'elle allait détruire. C'est pour leur bien, Hermione. Doucement, elle s'approcha de sa mère et murmura « je t'aime maman ». C'était ridicule bien entendu, sa mère dormait, elle ne l'entendait pas, mais Hermione avait besoin de le dire, une dernière fois. Puis, pointant sa baguette sur sa mère elle murmura « Oubliettes ». Elle répéta la même chose avec son père et resta là, un long moment à les observer dormir. Puis, elle alluma l'alarme de leur réveil de sorte qu'il sonne à 4h45, dans deux heures donc, et auprès de celui-ci, d'un geste de sa baguette magique, Hermione transforma un bout de papier qui traînait là en deux billets pour l'Australie. Deux allers simples. Aucun retour de prévu. Reviendraient-ils seulement un jour au Royaume-Uni ?
Enfin, Hermione trouva le courage de s'éloigner du lit. Elle se tourna vers les photos qui ornaient les murs. Un instant, elle redevint cette petite fille qui avait tant besoin de ses parents. En regardant les photos, elle prit plus que jamais conscience qu'ils avaient toujours été là pour elle. Ils avaient bien sûr eu leurs défauts – qui n'en a pas ?- mais ils avaient toujours tout fait pour la protéger et la rendre heureuse. Ce matin, peu importait ce qu'elle ressentait, c'était à son tour d'être là pour ses parents. Peut-être pour la dernière fois, ça ne changeait rien, elle avait un devoir vis-à-vis d'eux. Un dernier coup de baguette et son visage disparut de toutes les photos

Une dernière fois, Hermione se retourna vers ses parents. Elle ne chercha pas à empêcher les larmes de couler sur ses jours, personne n'était là pour la voir où la juger. Son cœur semblait prêt à se déchirer. Et pourtant, au fond d'elle-même, la jeune femme savait que cette décision était la bonne, la seule qu'elle pourrait prendre pour le bien de tous. Alors, le cœur brisé, elle referma la porte sur elle et s'apprêta à partir. Pour toujours.
Cependant, avant de partir, la jeune femme jugea prudent de protéger ses parents autant que possible, juste dans l'éventualité où ils n'auraient pas eu le temps de partir lorsque les premiers mangemorts lanceraient leur petite partie de chasse.

Une fois à la porte d'entrée, après avoir récupéré son petit sac, ka jeune sorcière leva sa baguette. Il était fort peu probable que ces enchantements soient suffisants pour stopper Voldemort s'il devait venir lui-même, ou même Rogue, mais il les ralentirait en tout cas.

« Salveo Maleficia. Protego Totalem. Repello Moldum" murmura la jeune fille.
Enfin, des larmes dans les yeux, la jeune femme s'enfonça dans l'obscurité. Elle irait à pieds, au moins pour commencer, elle irait quelque part où ils ne penseraient pas à la chercher et là seulement, elle transplanerait jusqu'à chez Ron. Ce serait plus sûr ainsi. Soudain, une idée lui traversa l'esprit. Pattenrond. Elle avait laissé Pattenrond à la maison, elle l'avait laissé. Ses parents penseraient-ils à l'emmener avec eux ? Mais il était trop tard, elle ne pouvait pas retourner là-bas, plus maintenant.

Alors, Hermione força ses jambes à avancer, sans vraiment savoir où elle se dirigeait. Plus elle y songeait, plus l'idée d'aller chez Ron lui semblait mauvaise : nul doute que le Terrier serait le premier endroit où on la chercherait. Bien entendu, elle ne doutait pas que l'endroit avait bénéficié de multiples mesures de protection, mais était-elle vraiment prête à prendre le risque de mettre les Weasleys en danger ? Et Harry ?
Harry ! La solution était là ! Si elle allait chez Harry, ils ne viendraient pas la chercher ici, si ? Pouvait-elle en être vraiment sûre néanmoins ? Quoiqu'il en fût, Harry était sa seule option. Et peut-être qu'elle pouvait essayer de s'y rendre « comme une moldue » ? Ainsi, elle se fondrait dans la masse et il serait plus difficile de la repérer. Oui, elle allait faire cela, elle prendrait un train de Londres jusqu'à Little Whinging tandis que les mangemorts seraient occupés à chercher chez elle et au Terrier. La gare était loin, peu lui importait pourtant. Elle voulait profiter une dernière fois des rues, profiter du calme qu'offrait la nuit. Demain sa vie aurait changé. Si elle était encore en vie demain.

Quelques heures plus tard, Hermione était sur le quai de la gare, attendant le train qui l'emmènerait vers Harry, son ami, l'un des seuls soutiens qui lui restait. Soudain, son attention fut attirée par un point lumineux quelques mètres plus tôt. Alors qu'elle se concentrait pour analyser ce qu'elle venait de voir, une main agrippa son bras tandis qu'une voix grinça à son oreille, une voix qu'elle ne connaissait que trop bien :

« Je savais que je te trouverais là, Sang-de-Bourbe, tellement prévisible. Qui t'a prévenue qu'on te cherchait ? A moins qu'après tout ce temps Mademoiselle-je-sais-tout ait enfin compris qu'il faut faire attention à qui l'on choisit comme ami ? »

Draco. Hermione l'aurait reconnu entre mille, ce dédain dans sa voix, ce petit air supérieur … Elle ne lui adressa pas même un regard, ne daigna pas même lui parler. Elle regarda autour d'elle. Il n'y avait pas que Draco. Ils étaient plusieurs, quatre ou cinq, encapuchonnés et masqués et autour d'eux, les Moldus les regardaient comme s'il s'était agi d'une simple sortie de fête costumés. Ils étaient trop nombreux et il y avait trop de moldus autour d'eux pour se défendre. Un instant, Hermione songea à se laisser faire. Mais les paroles de Jedusor lui revinrent en mémoire : elle était le point faible d'Harry. S'ils mettaient la main sur elle, d'une manière ou d'une autre ils mettraient la main sur Harry. Ron et lui étaient désormais tout ce qu'il lui restait, ses parents ne se souvenant même plus de son existence, elle ne pouvait pas les trahir. Alors, bien consciente que Draco tenait fermement son bras, Hermione transplana.

Ils se trouvèrent dans un petit square, désert, et d'un coup brusque, Hermione parvint à se détacher de l'étreinte de Malfoy. En un éclair, l'un et l'autre avaient dégainé leurs baguette et se faisaient face, prêts à combattre. Malfoy laissa échapper un ricanement.

« Pourquoi ne pas te rendre, Granger ? »

Hermione le jaugea du regard , un regard froid et incisif. Brusquement, elle s'écria :

« Expelliarmus »

Mais le sortilège rebondit contre un arbre et elle dut faire elle-même un bon sur le côté pour ne pas être touchée à son tour. Elle entendit le rire goguenard de Draco plus qu'elle ne le vit. Au fond d'elle-même, Hermione savait qu'un sortilège informulé eût été plus efficace. Mais elle se sentait incapable d'en produire un pour l'heure.

« Et bien, Mademoiselle-je-sais-tout ne saurait-elle plus lancer un sortilège de désarmement ? railla Draco. Expelliarmus !

- Protego ! Va au diable, Draco, et je suis polie !

- Le diable je l'ai déjà croisé, répondit Draco et l'espace d'un instant, il y eut comme du regret dans sa voix, bien vite remplacé par de la haine pourtant, de la haine et quelque chose d'autre, comme un espoir fou. Stup-

- Expelliarmus ! s'écria Hermione mais encore une fois, Draco réussit à déjouer le sort. Rends les armes, Granger, ce sera bien plus simple !

- Jamais !

- Sectumsem-

- Protego ! »

Autour d'eux, des étincelles rouges, vertes et dorées jaillissaient, rebondissaient contre les troncs, se perdaient dans les buissons. Des feuilles volaient, de la boue maculait leur visage. Draco, le visage écarlate semblait perdu, Hermione, qui lui faisait face, les cheveux ébouriffés transpirait. L'un comme l'autre semblaient prendre pleinement conscience que ce combat n'était plus seulement qu'un combat de gamins de deux maisons ennemies. Il s'agissait, pour l'un comme pour l'autre, désormais, de lutter pour la vie : la leur et celle de leurs proches.

Soudain, Hermione eut une pensée pour Harry, pour Ron, pour le reste des Weasley : Ginny, Fred, George, Percy, Bill, Charlie, Molly et Arthur, pour ses parents qu'elle avait perdus cette nuit également et une vague de tristesse et de regret l'envahit, du découragement aussi. Ce fut l'instant de trop. Elle eut le temps d'entendre la voie de Draco s'écrier :

« Incarcerem » puis il lui lança un sort de sommeil enchanté et tout devint noir.


Voici le premier chapitre qui, disons-le, est loin d'être parfait. J'ai bien l'intention de l'améliorer : énormément de choses qui me déplaisent... mais pas maintenant ... Maintenant je suis occupée à travailler sur le chapitre 2, à noter des idées pour la suite et à ... ah oui ! A travailler mes partiels ... Enfin bref, hop, à vos claviers, go !