A/N : Alors je sais ça fait longtemps et j'assure pas. Oui, oui, je sais. Mais entre mon séjour à l'étranger, des impératifs familiaux et la reprise des études qui est comment dire... mouvementée et couplée avec un boulot passionnant mais prenant ... C'est compliqué ! Enfin bref, voila le nouveau chapitre. Comme toujours commentez commentez commentez ! N'hésitez pas non plus à m'envoyer des messages, ça fait toujours plaisir et j'essaie d'y répondre si je trouve le temps.

Pour ceux qui se posent la question : la traduction de "bound to him" n'a pas encore avancé, ça devrait se faire bientôt donc, là aussi, je pense que le prochain chapitre arrivera vite même si je prends plus de temps pour traduire maintenant ... Mais je ne veux pas non plus vous faire une traduction approximative donc je préfère prendre plus de temps et faire un truc littéraire plutôt qu'un truc littéral très moche pondu en deux heures ... Je pense que vous comprendrez.

Bon revenons à nos moutons, ce chapitre : un miracle, il porte bien son nom ! J'étais prête à mettre cette fic sérieusement en pause, principalement parce que j'étais en panne d'idées autant qu'en manque de temps ... Et puis tadam, je faisais une vidéo sur Hermione et Severus ( non sans blague ! ) ( vidéo que je n'ai toujours pas terminée ) et renouveau d'idées, faut que je réécrive la trame de ma fanfic mais ça va envoyer du steak ( enfin j'espère ! ). Ce chapitre est volontairement court, c'est un peu une transition avant "le vrai début" de l'histoire ... Il est volontairement "différent" aussi...

Dîtes vous donc qu'après ce chapitre où il ne se passe pas grand chose, l'histoire va vraiment se mettre en route : attention, soyez attentifs :p !

Severus Rogue n'avait pas vraiment eu le temps de comprendre ce qu'il se passait. Ce soir là, Dumbledore avait organisé une réunion de l'Ordre à laquelle, n'en déplaise aux autres membres, le vieux directeur l'avait convié. Ou plus exactement, lors de laquelle l'illustre sorcier avait exigé sa présence.

Le Seigneur des Ténèbres ayant lui même requis sa présence les jours précédents, le professeur avait donc tout naturellement eu l'idée de se rendre au quartier général de l'Ordre bien en avance, espérant y profiter d'une tranquillité qu'il n'avait plus connue depuis plusieurs jours, voire bien plus longtemps.
Au cours de son séjour chez les Malfoy – ou plus exactement chez Lord Voldemort comme il se plaisait à le penser depuis que le sorcier avait réquisitionné la demeure de Lucius – Severus avait été bien partagé entre sa mission d'espion pour l'Ordre qui nécessitait constamment de sa part attention et prudence et les images d'Hermione Granger depuis qu'il l'avait vue, misérable, au fond de sa cellule. Bien évidemment, le fait qu'il ne l'aie pas revue avant la fin de son séjour était un signe plutôt encourageant. Nulle doute que le terrible psychopathe sadique qu'était Voldemort n'aurait pas hésité à organisé une grande fête en retrouvant la « Sang-deBourbe » comme l'appelaient les Mangemorts. Le cas échéant, le Seigneur des Ténèbres se serait empressé de commander à ses serviteurs d'être présents dans les plus brefs délais. Le cas échéant, il aurait vu mourir la jeune fille de ses yeux. Une bonne fois pour toute.

Néanmoins, le simple fait de ne pas avoir revu l'amie de Potter ne signifiait en rien qu'elle était saine et sauve et encore moins qu'elle était en sécurité, de cela, Rogue était parfaitement conscient. L'état de la jeune fille, la gravité des sévices qui lui avaient été infligés, son manque de force autant que de motivation étaient autant d'éléments qui jouaient contre elle.

C'est donc pour toutes ces raisons évidentes que le sorcier n'en avait d'abord pas cru ses yeux en voyant la porte s'ouvrir. Devant lui s'était tenue Hermione Granger, l'élève qu'il détestait le plus à Poudlard : il la détestait autant qu'il aurait pu l'apprécier. S'il n'avait pas été Rogue, la chauve-souris des donjons, le professeur aigri et associal. Si elle, elle n'avait pas été Hermione Granger, insupportable Mademoiselle-Je-Sais-Tout, et surtout, pour son grand malheur, amie du Satané Harry Potter.

Comment elle avait trouvé la force de se déplacer jusqu'ici, c'était une question à laquelle Severus ne parvenait toujours pas à répondre. C'était tellement improbable, pour n pas dire impossible. Il l'avait vue décharnée, incapable de bouger, recroquevillée au sol. Il avait vu l'ombre de la mort s'approcher dangereusement d'elle, prête à l'engloutir et elle, impassible, comme consentante. Il l'avait sortie de sa cellule, certes, mais sans grand espoir de la voir réussir. En toute lucidité : elle n'avait aucune chance.

Avant qu'elle ne fasse irruption, Rogue lisait la dernière recherche en potions menée par Ademus Stormball : un article passionnant offrant de nouveaux horizons sur les potions Tue-Loup et autres remèdes du genre. Il avait brièvement relevé les yeux sur l'horloge : minuit moins cinq. Plus que cinq minutes avant que l'horrible maison de ce satané Black ne se remplisse des bavardages insupportables des Weasleys, des rires agaçants que partageaient Nymphadora et Remus. Et finalement dans ce chahut insupportable ne restait agréable que le calme silence de Kingsley. Moody était toujours de mauvaise humeur et plongé dans ses délires paranoïaques, Dumbledore était... Dumbledore, et, bien qu'il l'appréciait de temps à autres, Minerva ne pourrait s'empêcher de trouver à redire à chaque fois qu'il ouvrirait la bouche, ne serait-ce que pour le plaisir de le contrarier. Bien sûr, il y en aurait d'autres mais ils ne valaient même pas la peine d'être mentionnés. Il était même que possible que le Survivant, ce garçon ô combien merveilleux, et son imbécile d'ami soient de la partie. Sans parler de la fille Weasley et le caractère flamboyant – presque autant que sa chevelure- qu'elle tenait vraisemblablement de cette bonne vieille Molly. Sur cette pensée moins que réjouissante, il approcha son verre de whisky Pur Feu de ses lèvres. Soudain, un bruit attira son attention. Par Merlin, un des membres de l'Ordre serait-il en avance ? Ce serait-une grande première ! Se levant presque à regrets, il sortit de la cuisine et s'avança dans l'entrée.

Devant lui se tenait Hermione Granger. Le visage sale, les cheveux emmêlés – pas que ça fasse une grande différence -, les joues creuses, le regard hagard, des traces de violences parsemant son visage, la jeune fille resta un instant sans bouger, le regard perdu. Il crut voir, une lueur de haine et de peur éclairer ses yeux noisettes mais peut-être n'était-ce que l'effet de son imagination, de sa fatigue … ou l'abus de whisky... Et puis, la seconde d'après, la jeune femme s'écroulait au sol, inconsciente.

Arreto momentum !maugréa le sorcier empêchant ainsi que son élève ne se fracasse le crâne contre le sol.

Avec autant de délicatesse que possible, il récupéra le corps inerte de la sorcière dans ses bras. Elle était légère, plus légère qu'il ne l'aurait pensé et, sous sa main, il pouvait sentir ses os. C'était plutôt mauvais signe. Sans mot dire, Severus la porta jusqu'à une chambre, la chambre qu'elle occupait en général avec Ginny lorsque les deux jeunes filles séjournaient avec l'Ordre.
A peine l'avait-il posée sur le lit qu'il entendit du bruit au rez-de-chaussée.

Et dire que je me faisais une joie de pouvoir me vanter d'être ponctuel, songea-t-il, sarcastique.

Il se retourna une dernière fois, ses yeux se posant sur la silhouette inconsciente qu'il venait de déposer. L'espace d'un instant il resta là, à l'observer sans oser bouger. Il avait vu la lionne en elle se battre face au plus grand mage noir de tous les temps. Il avait vu son courage autant que son désespoir. Il l'avait admirée, un peu, avant de se reprendre : cette fille était inconsciente, ou folle. Ou peut-être un peu des deux. Mais à présent qu'elle était là, bien à l'abri derrière les murs du Quartier Général, il la trouva particulièrement vulnérable. Et innocente. Il eut presque pitié d'elle. Presque. Il était le professeur Severus Rogue, les plus horrible des professeurs de Poudlard, celui que tous les élèves craignaient. Et Severus Rogue n'avait pitié de personne. Jamais.

Alors, résigné, il reprit le chemin inverse, maugréant déjà en entendant, sur le pas de la porte, les caquètements incessants des membres de l'Ordre. Cela promettait d'être une longue soirée. Cela avait déjà été une interminable semaine et lui ne rêvait plus que d'une chose d'un peu de calme et de repos. Il voulait, non, plus exactement, il avait besoin de retrouver une vie normale.

Alors, tandis que tous les regards convergeait vers lui lorsqu'il fit son apparition dans le salon du 12 square Grimmaud, il lâcha d'un ton neutre :

« Molly, je crois que Granger va avoir besoin de vos soins. »

Des cris fusèrent dans tous les sens. C'en était fini de la quiétude, songea le sorcier.