Heyaa ! Je poste le 2eme chapitre, n'hésitez pas à donner votre avis ! Et aussi, dites-moi si le développement est trop lent ou si c'est bien comme ça
J'vous laisse lire !
Shadow
Kid se demandait sérieusement ce qu'avait pu vivre son meilleur ennemi dans son enfance. Ils se faisaient confiance, ils pouvaient tout se dire, mais le statut de meilleurs amis étant trop surfait pour eux, ils avaient instinctivement adopté un style d'amitié bien à eux. Les disputes et les bastons régnaient, mais malgré ça, chacun faisait en sorte que l'autre ne soit pas blessé. Ils se faisaient confiance. Du moins, c'est ce que Kid croyait, et plus il y pensait, plus il se rendait compte qu'il ne savait rien sur lui. Il ne savais pas ce qui c'était passé dans la vie du brun avant ces deux dernières années, avant qu'il n'arrive à Sabaody, dans la ville du Nouveau Monde. Et ça l'effrayait. Le brun, lui, savait tout de lui. Lors de ses insomnies, quand ses démons étaient trop puissants pour qu'il les chasse, Kid allait chez lui, et se livrait sans retenu. Il ne le faisait avec personne d'autre, parce que personne d'autre n'avait cette capacité d'écoute et de compréhension dont faisait preuve le brun, ni sa manière de s'exprimer. Avec des mots réfléchi, lorsque Kid lui demandait son avis, ou dans un silence qui en disait bien plus que les mots creux que Law aurait pu dire. Mais non, il savait parler en silence, il savait être avec quelqu'un sans jamais ouvrir la bouche, et pourtant sans jamais le faire se sentir seul. Kid, malgré tout ce qu'il lui avait dit, n'avait jamais été jugé par Law, et se dernier avait tout garder pour lui, ne dévoilant ses confidences nocturnes à personne, et le roux l'en remerciait.
Law connaissait toute sa vie, mais lui n'avait aucune idée de ce qui s'était passé durant les seize premières années de son existence.
Une main passant doucement autour de son cou le sorti de ses pensées. Il ne dit rien, attendant simplement de voir ce qu'allait faire son meilleur ami, maintenant rajeuni de plusieurs années. La tête du brun se posa dans son cou et sa main droite s'agrippa à son T-shirt, et il sentait que le môme n'allait pas le lâcher de si tôt. Il le senti également se pelotonner contre lui avant que son souffle dans son cou ne ralentisse, signe qu'il s'était endormi. Lui qui fuyait les contacts lorsqu'il était encore adulte le prenait pour un matelas, un oreiller, une bouillotte et une peluche en même temps.
Déverrouillant sa voiture, Kid se demanda comment il allait faire pour se défaire de la poigne de Law pour pouvoir l'installer sur le siège sans le réveiller.
Et merde, c'est quoi cette galère encore bordel ? Soupira Kid, blasé.
Il ouvrit d'abord la portière arrière, y déposa les vêtement trop grands qui reposaient sur son bras gauche, la referma, puis se pencha sur le problème de Law. Blottit contre lui, bien loin du problème du roux, Law avait, pour la première fois depuis longtemps, un sommeil sans cauchemars dans lequel il ne tremblait pas de froid, et la faim ne lui tiraillait pas l'estomac.
Kid ouvrit la portière passager et se pencha, déposant Law sur le siège, et décrocha aussi doucement qu'il le pouvait la main qui n'avait toujours pas lâché son sweat noir. L'enfant remua un peu et le roux rabattit le bat du manteau sur ses jambes nus et son corps couvert par le t-shirt à manches longues pour qu'il n'ai pas froid.
Ce serai con de l'avoir porté pour qu'il n'ai pas froid et qu'il chope la crève dans la bagnole.
Kid ferma la portière, sans la flanquer, pour une fois, et prit place à son tour. Il prit un temps pour poser sa tête contre le volant et souffler un peu. Tout ça était contrariant.
Bon sang, quand elle rentre, je la fous à la flotte ! Grogne Kid, exaspéré de la situation dans laquelle il s'était mis à cause de bébé-Law.
Il démarra et prit le chemin pour rentrer chez lui. Durant le trajet, il lui sembla que Law avait ouvert les yeux, mais il ne pouvait en être sûr.
Le moteur s'arrêta et Kid prit Law dans ses bras. Il le porta doucement, fermant la portière côté passager de sa main libre.
Son appartement était au dernier, et ayant la flemme de porter l'enfant sur sept étages, il décida de prendre l'ascenseur. Il utilisa son fruit et appela la caisse de métal avec son magnétisme. Le moins qu'on pouvait dire, c'est que c'était efficace : elle était arrivée dans la seconde qui suivait.
-Putain Kid, c'est flippant quand tu fais ça d'un coup, j'te l'ai déjà dit ! Lança Killer, qui était dans l'ascenseur, deux valises XXL autour de lui, et failli s'étouffer lorsqu'il aperçu le petit fardeau dans les bras de Kid. Oh putain mon meilleur pote est daron !
-La ferme, tu vas le réveiller ! Et arrête tes conneries, c'est Trafalgar !
Le blond cru halluciner. Kid lui demandait de la fermer pour ne pas réveiller un gosse. Cherchez l'erreur. Et c'était d'autant plus surréaliste étant donné que le gosse en question était Trafalgar Law, autrement dit, celui que le roux adorait faire chier. Il faisait exprès de le provoquer, et le blond le savait, ça le faisait même rire de les voir si complices alors qu'ils passaient leur temps à se chercher et à se taper dessus.
-Eh, cap'taine, t'es malade ? Tu prends soin de Trafalgar, là ! S'exclama-t-il alors que Kid montait dans l'ascenseur.
-C'est la dalleuse qui l'a transformé, je suis prêt à le parier. J'allai pas le laisser comme ça. Le 'blème, c'est qu'il ne se souvient de rien.
-Rien ? S'étonna Killer.
Il savait en quoi consistait le fruit de Jewelry Bonney, mais jamais il n'avait vu un cas d'amnésie parmi les personne rajeunies.
-Rien. Il est redevenu un gosse de cinq ans, physiquement et mentalement.
-Ouuh, ça c'est la merde mec ! J'te laisse, j'pars en vac, bonne chance ! Lança-t-il en sortant, ses valises en mains, retenant les portes métalliques de justesse.
-Quoi, tu m'abandonnes ?!
-Ouep ! Pour dix jours ! À plus cap'taine !
-Lâcheur ! Cria le roux alors que les lourdes portes se refermaient.
Le cri de Kid réveilla Law, qui émergea en un sursaut. Ne sachant pas très bien où il était, il se crispa entièrement en écartant sa tête afin d'observer les lieux et gigotant pour se dégager. Law commença peu à peu à s'affoler quand il se rendit compte que la «pièce» était métallique et close sans aucun échappatoire. Et il était dedans avec une personne qu'il n'avait pas encore reconnu, étant encore dans les brume du sommeil. Et ce qui devait arriver arriva.
La terreur.
Law était terrifié. Terrifié à l'idée que les membres du camp l'ai retrouvé, terrifié à l'idée du châtiment qui lui serai infligé. Mais surtout, terrifié à l'idée que le roux, avec qui il se sentait tellement en sécurité, l'ai trahi.
Son cœur battait lentement. Lentement, mais puissamment. Il n'entendait que lui dans ses oreilles, le bruit résonnant dans la plus infirme parcelle de son corps. De la sueur perla sur sa tempe alors qu'il tremblait de plus en plus.
C'était une terreur sourde, violente, folle, indomptable, imprévisible. Elle animait chacune de ses pensées, chacun de ses muscles avec force, se logeant au plus profond de lui, enserrant ses tripes et comprimant sa poitrine d'un poids invisible qui le faisait courber le dos.
Une main vint se poser sur sa tête et Law ferma puissamment les paupières, se préparant à la douleur… qui ne vint jamais. Il se rendit alors compte qu'il n'était pas à terre, mais bel et bien porter par quelqu'un, et enroulé dans un tissu chaud. Un «ding» retentit et la personne se mit alors en marche. Ouvrant de nouveau les yeux, lentement, Law réalisa que la main dans ses cheveux bruns ne lui faisait strictement rien. Elle ne lui faisait pas mal, elle ne bougeait pas. C'était plus comme un geste implicite, comme si la personne lui disait qu'elle était là, lui intimant de replacer sa tête dans le cou à sa portée.
Kid avait senti son agitation, mais jamais il n'avait eu à s'occuper d'un gosse par le passé. Il fit donc ce qui lui semblait le plus judicieux et posa sa main sur la tête brune du désormais enfant, malgré les vêtements de l'anciennement adulte qui encombraient son bras. Il ne savait pas ce que ferait ce geste sur Law, mais si tant d'autres avant lui l'avait utilisé, c'est qu'il y avait une raison, aussi décida-t-il de le répéter pour tenter de le calmer.
Et soudain, les lumières du couloir dans lequel marchait Kid s'allumèrent, et Law cru qu'il allait pleurer de joie.
Rouge. Rouge carmin.
C'était la première couleur qu'il voyait, et probablement aussi celle qu'il voulait le plus voir.
Comme les cheveux du gars dans la ruelle, pensa Law, esquissant un semblant de sourire qui n'était pas apparut depuis ce qui lui paraissait être une éternité.
Le brun voulu se redresser, pour vérifier, tout de même, si c'était bel et bien l'homme de la ruelle, mais la main se fit plus insistante au moment où il essaya de le ver la tête.
-Bouge pas, gamin, tu vas tomber sinon.
Oui, c'est bien lui, se dit Law alors qu'il recalait sa tête. C'est sa voix.
