Voilà le premier chapitre de cette fiction ! Bonne lecture à tous :)

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Chapitre Un :

Où il est question de bar, de gros sourcils et de yakitori.

Je m'affalai sur mon canapé, ayant juste pris la peine d'enlever mes chaussures à l'entrée. Bordel il fait froid. Nous entamions le cœur même de l'hiver, le chauffage avait rendu l'âme et Ichiraku, le propriétaire du combini d'en bas ainsi que de mon appartement s'était donné deux semaines pour régler le problème. Le combini avait retrouver sa chaleur, mon appartement, non. Cela durait depuis une semaine, j'avais eu droit à deux couvertures polaires généreusement offertes et au bout de trois jours l'eau chaude de ma douche avait fait son grand retour. Hourra !

Je soupirai, cette journée avait été longue. Mon mois de vacance avait commencé, et mon plein temps au combini au même moment. Il était déjà tard, mais un combini n'avait pas d'heure. Le son de mon téléphone, posé sur la table basse résonna. Je tendis le bras. Alleeeez ne me force pas à me lever ! Ma flemmardise du soir me fit tendre le bras encore plus loin, je le touchai presque à la troisième sonnerie. L'espace de la seconde où je dû me relever, je maudis la personne qui était à l'autre bout du fil d'insister.

-Allô ?

-Sakura !

Je me raffalai sur mon canapé, passant ma paume sur mon front pour dégager mes quelques mèches roses.

-Oui, Ino, dis-je d'un ton quelque peu las.

-Oh non ! Toi, tu es devant la télé en pyjama, je me trompe ? Je te connais Haruno ! S'exclama-t-elle

-Quoi ? Elle m'arracha un rire, je viens juste de rentrer, figure toi.

Et la prochaine étape était le pyjama. Ino était une fille perspicace. Elle vivait chez ses parents, fleuristes, à quelques rues de là. Elle avait à la différence de moi, tout son temps pour s'adonner à ses loisirs, particulièrement le soir.

-Habille toi Sakura, ce soir on sort !

-Comme hier tu veux dire ?

J'observai une mèche de cheveux aux pointes fourchues en fronçant les sourcils. J'entendis mon amie rire à son téléphone.

-Tu parles de ces trois livraisons que je t'ai aidé à faire à l'autre bout de la ville ?

-On s'est couchées tard, c'est ce que tu voulais non ?

Je l'entendis rire de nouveau avant de répliquer. Du coin de l'œil je vis ma petite armoire pleine de livres de médecine, prête à s'écrouler. Je soupirai. Pour une fois que je peux me passer de vous plus de deux jours. Elle mit le haut parleur bruyamment.

-Je suis en train de me préparer, je passe te chercher d'ici vingt minutes ?

-Ai-je le choix ? Répondis-je ironiquement

Je ne pu m'empêcher de bailler.

-Et où va-t-on ?

-Surprise !

Je voyais presque son clin d'œil d'ici. En raccrochant, je restai admirer le plafond quelques instant. J'ai rien à me mettre. J'imaginais Ino avec une tenue courte, suffisamment pour être sexy mais pas assez pour être vulgaire. Elle savait jouer de ses charmes. Moi non. Ino a des gros seins, moi non. Je me relevai soudainement, si bien que j'en eu mal à la tête. Il faisait toujours froid. Sur place, je commençai à agiter les bras pour me réchauffer.

Mon appartement était, comme un appartement dans Tokyo pour un budget d'étudiante -aidée par ses parents- devait l'être. J'étais chanceuse d'avoir Ichiraku, il me faisait une réduction, j'étais pour ainsi dire mieux logée d'une pièce que les autres. Une minuscule chambre, juste la place d'un lit, deux places le lit, mon sommeil est sacré, et une petite armoire à vêtement. Une autre salle renfermait ma salle de bain.

J'ouvris mon armoire, il me fallait quelque chose de confortable, et qui n'était pas provocateur. J'étais chanceuse, les deux allaient rarement ensemble. Il faisait un froid monstre dehors, mais je voyais déjà Ino m'interdire de mettre un pantalon, accusant ma non féminité dans ces derniers. J'optais donc pour des collants, épais, opaques, et très doux. On a connu plus sexy, mais je suis bien dedans. Et puis je n'avais pas envie de plaire particulièrement. C'est peut être pourquoi je craquai pour un gros pull en laine blanc, qui descendait aux cuisses. Pour être sûre, je mis un short noir particulièrement court, au cas où je devrai me baisser et laisser aux gens l'occasion d'admirer mon postérieur en collant.

Je me regardai dans le miroir de la porte en bois de mon armoire. Eh merde, Ino va me crier dessus. Je n'avais vraiment pas envie de mettre une robe, surtout si Ichiraku m'appelait en urgence pour aller livrer une commande. Ce qui n'arrivait jamais en pleine nuit, mais c'était le risque à prendre à vouloir se démarquer des autres combinis. En quelques pas je passai de ma petite chambre à ma petite salle de bain. Mes yeux verts étaient ornés de cernes. Je n'étais pas maquillée, mais je fis un effort en sortant mon mascara et un peu de rouge à lèvre qui rehaussèrent mon teint. J'hésitai à coiffer mes cheveux en queue de cheval. Ino va m'engueuler, elle trouve que ça fait trop strict. En temps normal je me fiche de ce que peux bien dire ma meilleure amie, mais je n'avais pas envie de passer de longues minutes à subir ses argumentations sur « pourquoi je ne dois pas attacher mes cheveux quand on sort le soir »

Je me les brossai, prenant tout de même un élastique autour de mon poignet. On ne sait jamais. A peine avais-je eu le temps de constater le résultat final qu'Ino déboula dans mon appartement. Elle avait mis 10 minutes, sûrement déjà prête, et n'avait pas frappé avant d'entrer. Je la constatai, habillée d'une robe violette particulièrement près du corps, arrivant mi-cuisse, mais sans décolleté, avec un simple perfecto en cuir par dessus. Elle ouvrit la bouche en me regardant. La réplique allait tomber .

-Haruno, tu m'expliques pourquoi tu es habillée comme une fille d'école primaire ? Il est où le cartable qui va avec ?

Mine de rien, sa phrase me fit rire. Elle plaqua sa main sur son front. Elle, elle avait le droit de s'attacher les cheveux, parce qu'ils étaient d'une longueur extrême et que sur elle, ça ne faisait jamais « strict ». Elle s'approcha de moi, faisant claquer ses talons sur mon parquet.

-J'adore ce gros pull en laine, mais pour sort-

-Ino, la dernière fois que j'ai mis une de tes robes, on a cru que j'étais ta petite sœur voulant se grandir en mettant des fringues pas à sa taille.

Surtout au niveau de la poitrine.

Elle étouffa un rire avant d'aller jusqu'à ma chambre. Je la laissai faire. Elle ressorti avec des bottines à talons en daim noir. Je ne les mettais jamais, mais vu le sourire qu'elle me fit, c'était le grand soir pour ces chaussures.

-Enfile-les et on y va !

Elle les déposa à mes pieds, puis en se relevant toucha la pointe de mes cheveux. Oui je dois aller chez le coiffeur. Miraculeusement, elle ne dit rien et prit une grosse écharpe en laine noire qui se promenait sur mon canapé pour la mettre autour de son cou.

-Il fait un froid glacial dehors !

J'étais fin prête. Je ne voulais pas sortir, mais je me surpris à presser le pas d'Ino, plus vite on serait parties, plus vite je serai revenue. Au moment de vouloir prendre mon manteau, elle me fit signe d'y aller comme ça

-On ne va pas loin !

Je soupirai. Moi qui croyais avoir chaud, j'allais me retrouver glacée . Je fermai ma porte à clé en faisant glisser mon sac son mon épaule, qui allai se cogner sur ma hanche.

-Donc, on va où ? Demandai-je une seconde fois.

-Au bar dansant au coin de la rue ! Je l'ai découvert en me promenant avec Tenten l'autre soir, embraya-t-elle, d'ailleurs, qu'est ce qu'elle peut être lourde depuis qu'elle n'est plus avec Neji ! Vivement qu'ils retournent ensemble de nouveau.

C'était parti. Je retrouvai mon amie plus commère que jamais. J'étais dépitée d'apprendre que nous nous dirigions vers un bar dansant, mais plutôt rassurée de savoir qu'il n'était pas loin de mon habitat. Elle m'agrippa le bras pour ne pas me perdre, il y avait un monde fou dans les rues et une animation considérable, il était déjà tard, environ 22h40. Je n'aimais pas marcher en talons, ceux-ci étaient plutôt fins et tout mon poids était reposé sur mes orteils, je m'attendais à passer une soirée douloureuse.

-On y est !

Je déglutis en voyant mon amie me tirer vers l'entrée d'où sortait une musique beaucoup trop forte.

-Tu vas voir !

Et je vis. En entrant, la lumière était violette, comme Ino, puis elle se mit à basculer sur toutes les couleurs possibles et imaginables. Le coté « dansant » représentait environ 90% et le coté bar seulement 10. Mon dieu, ça pue déjà la sueur. Heureusement pour moi, je repérai avant même d'avoir pris conscience de l'espace qui m'entourait, un coin de bar vide, un tabouret qui semblait m'appeler . Ino se mit à me crier dans les oreilles pour se faire entendre.

-Viens, on va s'asseoir là !

Elle désigna du doigt une autre partie du bar, avec cette fois-ci des gens. Des garçons, même. Ca y est, le radar à chair fraîche d'origine masculine d'Ino était activé. Éperdument à la recherche de l'amour, elle avait cependant tendance à toujours se diriger vers des garçons aux désirs seulement charnels. Voir complètement sexuels. Je soupirai. Le temps qu'on se dirige vers ce point que je fixais, je me demandai comment allions-nous faire pour loger à deux entre ces groupes de personnes. Et nous logions. Serrées comme des sardines, mais nous logions. Immédiatement les fesses posées, je me mis à jauger les personnes qui m'entouraient. A ma droite se trouvait Ino, à ma gauche, deux garçons. L'un était étonnement repoussant. C'est quoi, ces sourcils ?! Et l'autre était dos à moi. Mon regard croisa celui du garçon à la coupe au bol et aux épais sourcils, je m'empressai de détourner les yeux.

-Sakura, tu commandes quoi ? Pour moi, ça sera un whisky ! S'exclama-t-elle en se penchant sur le comptoir, sa queue de cheval blonde tombant de son épaule telle une cascade.

Elle attira aussitôt le regard des garçons à droites, puis plus discrètement celui des garçons que j'avais zieuté. Je sentis que la drague allait être particulièrement lourde ce soir, quand le garçon à sa droite se retourna avec un sourire en coin. Sourire du chasseur qui a trouvé sa proie, « on. » . Une autre des particularités d'Ino qui sort le soir était l'alcool. Elle ne connaissait pas sa limite, et ne la connaîtra probablement jamais, en vue du whisky pur par lequel elle s'apprêtait à commencer. Souvent elle comptait sur moi pour la contrôler. Mais souvent je devais plus contrôler les mecs qui lui tournaient autour. Celui de ce soir avait un visage banal et lorsqu'il proposa à Ino de payer son verre, je pu enfin voir le visage du garçon à ma gauche qui me tournait le dos plus tôt, et qui semblait avoir été captivé par mon amie.

Il avait les cheveux châtains, assez ébouriffés, et je pu discerner dans son manteau qu'il avait gardé une laisse qui dépassait de la poche. Il avait un chien. Je restai fixer sur ce détail, sans me rendre compte que le garçon était à son tour en train de me regarder, l'air dubitatif. Je détournai des yeux subitement, gênée. La musique était sacrément forte, si bien qu'il dû répéter son « excuse-moi ?» trois fois avant que je réalise qu'il m'était adressé.

Je tournais la tête une fois de plus vers lui, surprise. Pourquoi il me parlait ?

-Je m'appelle Kiba, dit-il.

-Euh, moi c'est Sakura, répondis-je, le regard froncé.

Il laissa échapper un rire. Était-ce parce que je savais qu'il avait un chien que je lui trouvais une ressemblance avec l'animal dans son sourire ?

-Ok, continua-t-il, mais j'aimerais savoir comment s'appelle ton amie.

Je sentie mes joues me brûler. Je devais être toute rouge, comment ai-je pu penser que c'était moi qui l'intéressait ? Je ne lui trouvais rien de particulièrement beau, mais il était évident qu'il s'intéresserait plutôt à Ino qu'à moi. Bordel quelle cruche. J'eus un rire terriblement gêné.

-Elle, c'est Ino.

Son sourire disparu aussitôt. Je n'avais pas remarqué qu'il avait suffit de deux pauvres minutes pour que l'autre garçon à la droite d'Ino fasse son effet sur cette dernière. Elle se leva de son tabouret, et me cria dans l'oreille un « Je reviens Sakura, je vais danser ! » Mon regard se posa sur son verre. Vide. Je soupirai profondément. La soirée serait peut être écourté après tout, si elle consommait aussi vite. Le barman se pencha vers moi pour me demander ce que je voulais boire.

-Une grenadine, répondis-je

Après tout je n'étais venue qu'en accompagnatrice.Le temps d'être servie, je posai mon menton sur ma paume de main. Le garçon à l'air de chien semblait déçu.

-Désolé pour toi, lui dis-je. Un autre a été plus rapide.

Il fronça les sourcils, comme l'aurait fait un mauvais perdant, puis se retourna vers son ami à la coupe au bol. Quelle soirée. Le barman me servit à toute vitesse, avant de s'intéresser à quelqu'un d'autre. Je mourrai de soif, l'ambiance chaude et transpirante de la salle n'arrangeait rien. Je me retournai, un bras accoudé au bar, l'autre apportant le verre à ma bouche. Je cherchai Ino des yeux, buvant deux gorgées à la suite. Aussitôt je reposai le verre, toussant. Putain mais c'est pas une grenadine, ça !

-S'il vous plaît ! M'exclamai-je au barman

J'eus l'air de l'agacer, de lui faire perdre son temps

-Oui quoi ?

-Vous avez mis quoi dans mon verre, c'est pas une grenadine à l'eau ça !

Il fronça les sourcils et poussa un soupire, il manquait visiblement de patience.

-C'est de la grenadine et de la vodka, cria-t-il pour se faire entendre, désolée miss mais on est pas dans une garderie ici, je sers principalement de l'alcool.

Je sentis mes joues devenir rouges. Je voulais mettre ça sur le compte de la colère, et non du coté affreusement rabaissant qu'avait eut sa phrase. Cet idiot était pourtant lancé, en me balançant le prix.

-Quoi ? Ce n'est pas ce que je voulais, vous pensez que je vais vous payer ?

Son regard devint méchant, il n'avait apparemment pas besoin de se faire bien voir par la clientèle.

-Vous vous fichez de moi ? Vous avez bu dans ce verre, vous payez.

Bordel. C'est avec agacement que je sortis devant sa main tendue un billet. Quel imbécile ! J'étais maintenant réduite à boire ce verre d'alcool. Je n'étais pas particulièrement contre le fait de boire. Mais je n'en avais tout simplement pas envie ce soir. Je n'avais pas envie de m'amuser, pas envie de croire qu'un garçon, aussi inintéressant soit-il, puisse s'intéresser à moi, et pas envie de m'attaquer à un barman non plus.

Je décidai sur un coup de tête de me débarrasser de ce verre, en le finissant d'un coup. Ce n'était qu'un petit verre de vodka. En tournant la tête pour revenir à ma préoccupation première, à savoir surveiller Ino, mon regard croisa celui du garçon aux gros sourcils, qui me faisait de nouveau face avec l'homme chien entre nous deux qui me tournait le dos. Pourquoi il me fixe ? Ino m'avait laissé son perfecto en cuir noir, je cherchai donc une robe violette et une longue queue de cheval se trémousser. Au bout d'une vingtaine de seconde à m'attarder sur toutes les filles de la salle, je commençai par m'inquiéter. Mais où est ce qu'elle est bon sang ?!

Ma logique voulu alors que je me contente de suivre le regard du garçon à qui elle avait tapé dans l'œil un peu plus tôt. C'était le genre à vite être mordu d'une fille, sans lui avoir dit quoi que ce soit. Je ne voyais plus son dos mais son profil désormais, avec la tête tournée. Je me penchai sur le bar pour essayer de capter la direction de son regard. Merde je viens encore de tomber face aux yeux de coupe au bol/ gros sourcils. Ce y est, je venais de voir où il regardait le plus souvent. Ino se trouvait au bout du bar, à la place qui m'appelait lorsque je suis rentrée dans la salle. Je soupirai, rassurée. Elle n'était que là. Deux verres d'alcool en face d'elle. Le garçon avait placé son bras autour de ses épaules, d'un air qui se voulait mi dragueur mi protecteur. Et mi « je veux te mettre dans mon lit ce soir blondinette »

Je ne l'aimais pas. J'aurais bien aimé lui faire comprendre par un regard massacrant, mais ses yeux à lui restaient bloqués sur la poitrine de mon amie, qui, même sans décolleté, était toujours assez grosse. Elle rigolait à gorge déployée, d'une façon alcoolisée. Elle n'était pas grosse, et n'avait sûrement pas mangé avant de venir, l'alcool aurait vite raison d'elle.

Je remontais mes manches en laine. Bon sang ce qu'il commençait à faire chaud ici. J'aurais dû me douter qu'elle voudrait m'emmener dans ce genre d'endroit. Je me retournai face aux gens qui dansaient, tous d'une manière assez ridicule. Je voulais les jauger comme j'en avais l'habitude, mais n'eus pas le courage, la lumière jouant un jeu optique des plus désagréables. Alors, par ennui profond, je voulu me rabattre sur mon portable. Peut être que Tenten aurait cherché à me joindre, comme elle le faisait quelques fois quand Ino ne répondait pas présente. C'est vrai que depuis qu'elle n'est plus avec Neji elle est un peu chi-

-Euh, c'est comment, Saki, Saka..

Le garçon qui était sur Ino venait de me parler. Je sortis la main de mon sac, abandonnant mon portable au fond, pour tourner la tête vers lui.

-Sakura..

-Ah oui, ok. Euh..

Il fit un sourire forcé en se rapprochant de moi pour que je l'entende. Son haleine avait l'odeur sucrée de l'alcool, mais restait désagréable à sentir.

-Ca se fait pas trop, si je te demande son numéro de portable ?

Je le regardai dans les yeux. Il est sérieux ? Je soupirai, avant de rire.

-C'est carrément ridicule.

Il échappa un grognement

-Mais-

-Écoute, dis-je maintenant sacrément agacée, si elle t'intéresse tant que ça, va la voir, vire l'autre et impose toi.

Il ouvrit de grand yeux. Quoi ? Ne me regarde pas comme ça. Je crois qu'il ne m'aimait déjà pas trop. Le garçon à coté de lui aux gros sourcils se pencha alors pour me regarder avec un sourire. Je le vis ouvrir la bouche pour dire quelque chose. Au moins, je n'aurais pas passé la soirée totalement seule.

-Kiba a l'impression d'avoir déjà vu ton amie, c'est pourquoi il s'intéresse à elle.

Il avait parlé d'une voix vive, ses yeux incroyablement ronds me fixant sans cligner. J'avais envie de dire à « Kiba » que cela ne servait à rien de trouver des excuses pour s'être intéressé aussi vite à une fille. Ce dernier semblait maintenant atrocement gêné. J'avais soudain de la peine pour lui. Il n'avait pas l'air si méchant que ça, ou du moins, beaucoup moins que l'autre actuellement avec Ino. Quel succès elle a... Je commençais à sérieusement m'ennuyer. Je ne pouvais pas lui donner le numéro de téléphone d'Ino. Mais je ne pouvais pas non plus le pousser à aller la voir, après tout, elle semblait déjà saoule. Dans un élan de générosité, je trouvai une solution au problème du garçon qui avait craqué sur Ino.

Je pris mon sac sur mes genoux une deuxième fois. Heureusement, j'avais toujours de quoi prendre des notes. Je ne sais pas si ça avait un rapport avec mes études en médecine mais je me trouvais souvent en besoin de noter des choses. Je déchirai un bout de papier, pour gribouiller dessus, et ensuite le plier. Pourquoi je fais ça ? Ça ne me regarde même pas. Je tapotai l'épaule du garçon appelé Kiba, avant de lui tendre le papier. Il haussa les sourcils, hésitant.

-J'espère que ça t'aidera, elle y est souvent, soupirai-je.

Il prit l'adresse d'Ino, ou plutôt l'adresse de ses parents, fleuristes. Je vis un léger sourire grandir ses lèvres. Puis un certain remord me prit à la gorge. Merde, et si c'était un fou furieux qui en voulait sexuellement à Ino ?

-Merci.

Il mit le papier dans une de ses poches avants. Il n'avait pas l'air d'avoir de mauvaises motivations. Enfin je dis ça mais je n'en sais rien. J'avais cependant l'impression d'avoir fait une bonne action. Je remis mon crayon dans mon sac, et ma main vint taper contre mon portable, que j'avais délaissé un peu plus tôt. Je le sortis, pour considérer mon erreur de tout à l'heure, j'avais 5 appels manqués d'Ichiraku et cela avait l'air assez urgent. Depuis quand il m'appelle aussi tard ? Je fus prise d'une pulsion de panique. Je n'aimais pas décevoir Ichiraku, et j'étais censé être entièrement disponible pendant ce mois.

Je me dépêchai de sortir, ou du moins d'essayer, puisqu'il y avait beaucoup plus de monde depuis que j'étais arrivée. L'odeur de sueur était maintenant bien présente. Immonde. Je pris une grande bouffée d'air frais une fois à l'extérieur, même si le froid était toujours aussi glacial. Je dû m'écarter un peu pour m'éloigner du bruit incessant. Aussitôt je rappelai au combini. Ichiraku décrocha aussi vite. Merde ça a l'air important.

-Bonsoir Ichiraku, vous avez essayé de me joindre ? Demandais-je, essoufflée.

-Oui Sakura, j'ai besoin de toi pour une livraison exceptionnelle.

Quoi ?

-C-Comment ça, à cette heure-ci ?

Nous approchions minuit. Je n'avais franchement pas eu l'impression d'avoir passé plus d'une heure dans ce bar dansant, mais j'étais tout de même soulagée d'avoir une excuse de m'en échapper. J'étais beaucoup moins rassurée quant au fait de laisser Ino toute seule. Puisque je n'avais de toute façon pas le choix, je devais aller faire cette livraison. Je ne pu m'empêcher de sacrément maudire la personne qui me ferait prendre mon vélo par ce froid et cette heure tardive .

-Oui, je vous expliquerai tout quand vous aurez rejoint le combini.

-Très bien, je fais au plus vite.

Je raccrochai. Noooon qu'est ce que c'est que cette journée pourrie ? Il fallait que je me dépêche d'aller retrouver Ino, essayer de lui expliquer malgré son taux d'alcool, faire en sorte qu'elle sache qu'elle allait se faire avoir par un gros lourd, et repartir en vitesse. Je sentais que ce passage éclair dans le bar dansant allait être des plus énervants. Je pris une grande inspiration, priant pour que l'odeur de sueur ne se soit pas imprégnée dans mes habits. En rentrant, j'avais repéré Ino tout de suite. Elle se déhanchait sensuellement contre le garçon qui la draguait depuis notre arrivée. Écœurant. Elle faisait jouer sa grande queue de cheval et je vis le garçon en question lui déposer un baiser dans le cou. Mon Dieu je vais vomir.

Je m'approchai d'un pas vif, croisant le regard étranger de « Kiba » toujours autant obnubilé par mon amie. J'attrapai cette dernière par le poignet.

-Ino, deux secondes j'ai quelque chose à te dire. Grognai-je.

-Quoooi Sakura !

Elle eut un regard paniqué de quitter sa conquête. Es-tu si émotionnellement désespérée ? La conquête quant à elle, enfin quant à lui, me toisa d'un regard méchant, ne comprenant certainement pas mon geste.

-Pourquoi tu ne me laisses pas danseeer, Saku ! Se lamenta-t-elle, sentant l'alcool.

-J'ai une livraison à faire, Ino, je dois rentrer.

-Encore ?! Elle fit une mine triste.

-Oui, désolée, promet-moi de faire attention avec ce mec, il a l'air louche.

Elle eut un sourire attendri en me regardant, puis me prit dans ses bras. Chose à laquelle je n'étais pas habituée, elle commençait à être saoule. Elle me chuchota un « ne t'inquiète pas ! Je me détends un peu » dans l'oreille, avant de retourner, en courant, vers le garçon.

Je poussai un soupire, j'avais finalement eu l'occasion de lancer mon regard méchant au dragueur, histoire qu'il comprenne. Je n'avais plus de temps à perdre, je me précipitai vers la sortie, Ichiraku m'attendais sûrement, ainsi que mon vélo, et la personne qui avait osé faire le caprice de cette commande à une heure pareille. Je venais juste de sortir, qu'une main tapota sur mon épaule, me retenant. En me retournant, je tombai face à face avec le garçon aux gros sourcils. Oh non qu'est ce qu'il me veut. Je ne pu m'empêcher de froncer les sourcils.

-Excuse moi, dis-je, mais je suis pressée là, j'ai déjà donné l'adresse d'Ino.

Je tournai les talons, mais il s'interposa une fois de plus.

-N-non, attends, je ne m'intéresse pas à cette fille !

Nous nous retrouvâmes face à face. Avec mes talons, j'étais encore légèrement plus petite que lui. Il était habillé d'un mélange de vert, une faute de goût évidente que même moi, qu'Ino traite d'inculte de la mode, j'avais pu remarquer. Il avait l'air à la fois gêné et sûr de lui.

-Je m'appelle Lee, et si tu es pressée, j'aimerais que tu acceptes que nous nous revoyions.

Très solennel, comme demande de seconde rencontre. Comment lui dire gentiment que je ne suis pas intéressée, bon sang. Je le regardai d'un air désolé. Puis je sentis mon portable vibrer à travers mon sac.

-Merde.

Je le sorti et décrochai. Lançant un regard d'excuse au garçon en vert nommé Lee. C'était Ichiraku qui s'impatientait.

-Excusez-moi, j'arrive immédiatement.

En raccrochant, je lâchai un « désolée, j'ai vraiment pas le temps » en me mettant à marcher vite, très vite. Eviter les gens dans Tokyo en pleine nuit était un véritable challenge. Heureusement je n'étais pas loin, et au bout de cinq minutes, haletante, j'étais enfin arrivée. Ichiraku tenait la caisse du combini, je ne savais pas trop si il était content ou non en me voyant arriver. Il me tendit un papier alors que je n'étais même pas arrivée à son niveau. Dessus était gribouillée une adresse. Tokyo étant la capitale de la nouvelle technologie, cela n'avait rien de choquant que j'ai un petit GPS bas de gamme sur mon vélo. Il me servait d'ailleurs bien, sans lui, mes livraisons ressembleraient à une promenade dans un labyrinthe sans fin.

Je vis Ichiraku partir dans la réserve/cuisine, d'où émanait une odeur agréable, mais qui ne présageait rien de bon pour moi. Il sortit expressément avec une poche marron où il rangeait de la nourriture cuisinée. Oh non, je vais devoir aller vite pour que ça reste chaud, encore. Il me tendit la poche. Je jetai un œil dedans.

-Des yakitori* ? Qui pourrait vouloir des yakitori à cette heure-ci ? Dis-je, le regard froncé.

(*brochettes de porcs caramélisées)

-Je n'en sais rien, mais dépêche toi de livrer avant que ça ne refroidisse, nous avons déjà trop fait attendre le client !

J'inclinais la tête en signe d'accord, puis me précipitai vers mon vélo, qui m'attendait dans la petite cour de la propriété. J'avais pensé à prendre le petit GPS. Je plaçai la commande dans le panier fermé à l'avant du vélo, il était confectionné pour garder la chaleur et la fraîcheur d'un produit. Oui j'étais équipée. Rapidement, et surtout par habitude je rentrai l'adresse gribouillée dans l'objet électronique. Une carte s'affiche, puis une flèche m'indiquant la route à suivre, évitant les rues atrocement peuplées. C'était plus long mais au final, plus efficace.

J'enfourchai rapidement mon vélo. Le mini short est finalement sacrément utile. A peine sortie dans la rue, un coup de vent vint balayer mes cheveux devant mes yeux. Merde. L'élastique à mon poignet, qui m'avait laissé une belle marque rouge parce que trop serré, s'avéra utile à son tour. Tant pis pour l'esthétique et tout le reste, je me fis une queue de cheval, pratique. Et puis je fus partie, en direction de cette maison, puisque oui ce n'était pas un appartement, situé étrangement plus loin que les commandes habituelles. On aurait dit un quartier résidentiel.

Résumons, la plupart de mes commandes étaient dans des quartiers agités, parfaitement représentatifs de Tokyo, à n'importe quelle heure de l'après-midi et souvent étaient des produits urgents comme du papier toilette, du dentifrice... Des capotes, même. Là, je me trouvais à devoir livrer dans un quartier résidentiel, en pleine nuit, et en plus de ça, un produit fraîchement cuisiné. Il y a un début à tout.

Le vent était glacial, il brûlait mes joues plus je pédalais vite. J'aurais dû prendre une écharpe, je sentais la fraîcheur traverser les mailles de mon gros pull en laine. Mes collants étaient devenu bien fins subitement, eux aussi. Je semblais encore assez loin, mais je rentrais dans les quartiers résidentiels. Je rêve, je vais livrer quelqu'un qui est pété de thune ? Mon esprit divagua sur Ino. J'espérais qu'elle n'était pas déjà dans le lit du garçon de tout à l'heure. Je soupirai. Après tout, elle était responsable de ses actes. Cela avait dû lui arriver deux fois de se réveiller dans le lit de quelqu'un qu'elle ne connaissait que de la veille. Chaque fois, elle avait prit ses précautions et se souvenait un minimum de la nuit, mais la plupart du temps elle finissait en pleurs dans mes bras. « Ooh Sakura, je ne trouverai jamais celui qu'il me faut ! »

Je pris un virage à gauche. Il faut que j'arrête de penser à elle, elle est grande après tout. Rapidement, mon esprit se souvenu rapidement du garçon en vert avec sa coupe au bol et ses épais sourcils. « Lee ». Je secouais la tête. C'est pas le moment de culpabiliser, c'est pas dans un bar que tu rencontreras quelqu'un de bien.

« Vous êtes arrivé. »

Je freinais, et dégageais une première jambe avant que le vélo ne se soit arrêté. Je descendis, essoufflée. Bon sang, c'est quoi, cette baraque ? C'était officiel, je livrais les gens aisés. La maison n'était pas surdimensionnée, elle était même plutôt normale, normale/grande. Cependant, une maison normale/grande dans Tokyo même, c'était un véritable luxe. Sans compter que c'était une des plus grande maisons du quartier. Eh bien...

Elle avait un petit muret, et un petit portillon, modestes comparés à la bâtisse. Puis je vis une petite sonnette. Je décidai de reprendre mon souffle avant de sonner, la poche en main.

Et je me mis à attendre. Il faisait toujours aussi froid, évidemment. Deux minutes passèrent. Je doutais fortement que la sonnette ne fonctionne pas, ça ne collait pas au tableau. Je rappuyai. Pour attendre encore. Merde, j'espère que je ne suis pas venue pour rien. La colère me gagnait peu à peu. J'étais impatiente, d'autant plus lorsque je devais faire quelque chose qui n'était pas habituel, à une heure si tardive. Mon regard se dirigeai vers le ciel. La lune était particulièrement pleine et claire, cette nuit. Quelques légers nuages venaient l'assombrirent, mais elle restait toujours visible.

Je ne devais pas manquer de respect à nos clients, mais c'était rare qu'on ne m'ouvre pas. Que devais-je faire ? Sans trop réfléchir, j'appuyai une autre et dernière fois longuement sur la sonnette. Je n'ai pas envie d'être venue pour rien ! Alors que je n'avais toujours pas enlevé mon doigt, je vis la porte s'ouvrir. Je ne m'y attendais pas. Puis je sentis mon visage s'empourprer, en voyant l'air sacrément agacé sur le visage du jeune homme qui m'ouvrit.

Oh .. Je m'étais attendu à tout type de client, mais pas à ça, surtout dans cette maison. Je n'eus pas beaucoup le temps de l'observer. Je m'inclinais rapidement, tendant la poche devant moi.

-M-merci d'avoir choisi Ichiraku combini pour votre commande.

Mais pourquoi je bégaye ? En relevant les yeux, je vis qu'il n'avait pas bougé en étant toujours sur le palier de sa porte. Il avait même croisé les bras. Il était grand, très brun, et je croyais distinguer la couleur noire de ses yeux. Bordel il est vraiment beau. Beau certes, mais incroyablement arrogant. Je fronçai les sourcils. Il n'avait même pas descendu les quelques marches à l'entrée. Alors que j'allais lui sortir une réplique cinglante, il ouvrit pour ma plus grande surprise sa bouche, décroisant les bras.

-Eh bien, je n'y croyais plus.

Il descendit les marches, se rapprochant de moi sans baisser les yeux. Ce que je fis aussitôt, me rappelant amèrement des consignes de bonne conduite d'Ichiraku envers les clients.

-Excusez mon retard. Soupirai-je.

En plus, je dois le vouvoyer, alors qu'il doit avoir mon âge. Il se trouvait à mon niveau, avec facilement une tête de plus que moi. Mes joues me brûlaient toujours, mais la nuit me couvrait. Il enfonça sa main sans sa poche, pour en retirer un billet. Par dessus le portillon, je lui tendis la poche , je craignis que les yakitori n'aient refroidis. Sa main empoigna la poche, la mienne son argent. Il y en avait trop.

-Je-

-Prend l'argent , grogna-t-il, je n'ai pas le temps de faire de la monnaie.

J'ouvris de grands yeux. Il était sûr de lui, d'une façon telle que je n'étais plus du tout sûre de moi. Je levai les yeux une dernière fois vers lui, au moment où des nuages se dissipèrent pour laisser la lune percer de sa luminosité. Mon regard tomba littéralement dans le sien, je fronçai les sourcils, lui aussi. A la différence que mes joues devaient être rouges fluorescentes, et son visage semblait plutôt pale. Le contact visuel dura quelques secondes, puis il se tourna. J'en fis de même, lâchant un soupire. J'allais remonter sur mon vélo, rentrer tranquillement chez moi, me mettre sous ma tonne de couvertures et dormir, oubliant cette livraison catastrophique.

Ok, je le vouvoie, il me tutoie, il est vraiment beau, mais arrogant, pété de thune, et vraiment beau.

-Eh !

Hein ? Je me retournai, bon sang, il fallait que j'arrête de rougir. J'entendis un bruit de poche froissée, il s'était arrêté et revenait vers moi, le regard plus froncé.

-C'est froid.

Eh merde.

-Ah, eh bien..

Je me grattais la tête, atrocement gênée, cherchant une solution, ou une bonne excuse. Après courte réflexion , je n'avais pas besoin d'excuse.

-On est en plein hiver, bafouillai-je, le temps que j'arrive et-

Il s'approcha, me tendant la poche.

-C'est bon, ça ne sert à rien si c'est froid.

J'étais rouge, mais de colère cette fois. Pour qui il se prend ? Une fois de plus il était en face de moi, je tendis la main, mais pour repousser les yakitori vers lui. Ne pas mal parler aux clients, ne pas mal parler aux clients. Il plongea ses yeux dans les miens, sombrement.

-Je voulais des yakitori chauds, je ne voulais pas des yakitori froids. Alors-

-Et moi, le coupai-je, je ne voulais pas avoir à faire une livraison pour répondre au caprice de quelqu'un en pleine nuit !

Merde. J'avais explosé, toute la pression de la journée était retombée d'un coup. Ça faisait un bien énorme, mais je culpabilisai un instant pour Ichiraku. Il me regardait, impassible. Son regard était provocateur, comme si il me disait « je t'en prie, continue » Je soupirai, tournant la tête.

-Ces yakitori sont vraiment bons, soufflai-je, il suffit de les réchauffer un peu.

Je n'osai pas soutenir le regard, jusqu'au moment où je l'entendis soupirer. Nos regards se croisèrent une dernière fois, et, sûrement à cause du noir je cru distinguer un micro sourire sur ses lèvres. Puis il se retourna et s'en alla vers sa grande maison. Soudain, je me rappelai des bonnes manières que m'avait inculqué Ichiraku.

-A-Attendez, l'argent !

Je m'apprêtai à lui rendre, et peut être gagner un dernier regard de ce brun arrogant, mais il lâcha un « Garde. » froidement, avant de refermer la porte derrière lui. Quelle impertinence. J'expirai profondément. J'avais tout de même à lui faire garder la marchandise. De quoi j'aurais eu l'air, si j'étais revenue avec la poche de yakitori ? Je me serais sentie terriblement mal à l'aise si j'avais dû mettre une nourriture de cette qualité dans une poubelle. Une fois sur mon vélo, je me mis rapidement à pédaler, ma température corporelle avait baissée, sauf peut être au niveau de mon visage. J'avais réussi à mémoriser la moitié du chemin au retour, c'était plus facile, je n'avais pas besoin de rester les yeux rivés sur le GPS.

Les rues étaient encore plus bondées que tout à l'heure. Cela n'avait pas duré longtemps. Je pris un raccourci pour arriver dans la petite cours derrière le combini. Je fus incroyablement soulagée une fois que je pus rentrer à l'intérieur. Je mis mon vélo à sa place habituelle. Avant de monter dans mon appartement, je passai par la réserve du combini pour saluer Ichiraku qui n'était pas couché, en lui tendant l'argent, il referma ma main avec un sourire, soufflant un « garde le, c'est pour fait sortir à cette heure-ci soudainement » Décidément. Je m'inclinais, pour le remercier et lui souhaiter une bonne nuit. Il se couchait toujours très tard, faisant parti de ces rares personnes qui n'avaient pas besoin de beaucoup de sommeil.

En arrivant sur le pallier, je vis un petit chauffage électrique. J'eus un sourire attendri, avant de le rentrer, le brancher, me précipiter à enlever mes chaussures et m'affaler sur mon canapé. Enfin, je pouvais me détendre. C'est pas trop tôt.

J'étais revenue au point de départ, et sentant la chaleur commençant à envahir mes membre, je m'endormis, repensant contre mon gré au bar, à Ino, au vélo tard dans la soirée et au ténébreux arrogant que j'avais rencontré, pour la première et sûrement dernière fois. Malheureusement.

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Voilà pour ce premier chapitre, j'espère que ça vous plaira ! J'ai essayé de mettre en place la base de l'histoire, maintenant ça va pouvoir aller tout seul. A bientôt pour la suite !

Bye, Auk.