Réponses aux Review sur le chapitre 4 :
Moi : Merci beaucoup ! Je suis contente que les améliorations te plaisent. L'histoire avance relativement vite, n'hésite pas à me dire si tu veux que ça "traine" un peu plus ou pas.
Bonne lecture !
Chapitre 5 : La voisine de cellule.
Un bruit de frottement se fit entendre dans le couloir sombre, une ombre fantomatique glissant le long des murs. Des bruits de pas accompagnaient le frottement régulier des pieds nus sur le sol. Un homme marchait le long du couloir, tenant sa baguette levée à hauteur de poitrine. Devant lui, suspendue dans les airs, lévitait le corps d'une femme évanouie. Il ne semblait pas faire attention à ce qu'il faisait, si bien que les pieds de la jeune femme trainaient sur le sol, frappant contre les aspérités des pierres brutes. D'un geste de la main il fit pivoter la porte du cachot, agita sa baguette et la jeune femme lévita jusqu'au rebord du lit, où elle s'écroula lourdement, les jambes pendant à moitié hors du cadre en bois. L'homme agita sa baguette et la porte se referma bruyamment. Les bruits de pas s'éloignèrent et le silence se fit dans le cachot.
BOUM ! BOUM !
Deux coups sourds retentirent dans la minuscule cellule. La jeune femme, toujours évanouie, ne les entendit pas.
BOUM ! BOUM ! BOUM !
Les coups se firent plus rapprochés et plus forts. La jeune femme gémit sur son lit et remonta ses mains vers son visage.
BOUM ! BOUM !
- Mmmmm … marmonna Hermione qui commençait à se réveiller.
BOUM ! BOUM !
Elle ouvrit les yeux en fronçant les sourcils, remonta son bras contre elle mais gémis de douleur. Elle baissa les yeux vers son poignet et grogna en y voyant les marques encore rouges des tortures qu'elle avait subi pendant presque deux heures. Elle s'était évanouie plusieurs fois de douleur, mais on avait réussi à la réanimer, jusqu'à ce qu'elle s'évanouisse pour de bon. Elle supposa qu'on l'avait ramenée ici comme elle n'était plus d'aucune utilité pour le moment.
BOUM ! BOUM !
Elle se redressa en grimaçant, tenta de se lever mais visiblement elle avait minimisé la dégradation de son état. Ses jambes étaient elles aussi très douloureuses et n'arrivaient pas à supporter son poids, quoi que très faible.
- Qui frappe ? lança-t-elle sans savoir si on allait l'entendre.
- Hermione ? fit une voix qui semblait venir du cachot d'à côté.
- Oui ! répondit Hermione sans savoir à qui elle parlait.
La voix était étouffée par les pierres qui séparaient leurs deux cellules, mais Hermione reconnut la voix de la femme qu'elle avait entendu hurler peu après être arrivée.
- Qui est-ce ? demanda-t-elle.
- Hermione c'est toi ! tu es vivante ! C'est Ginny !
La voix de Ginny raisonna dans son crâne comme un feu d'artifice. Sa meilleure amie était là, derrière les pierres.
- Ginny ! C'est vraiment toi ?
- Oh Hermione je suis si heureuse de te savoir en vie !
- Que t'est-il arrivé ? demanda Hermione encore abasourdie par la nouvelle.
- oh c'est une longue histoire ! Répondit Ginny avec excitation. Tu es seule ?
- Oui, raconte-moi tout ! Sais-tu si Ron est vivant ?
Mais avant que Ginny n'ait pu lui répondre, des bruits de pas se firent entendre dans le couloir. Hermione se tut immédiatement et attendit, l'oreille tendue. Les pas se rapprochèrent de plus en plus rapidement, puis elle entendit un bruit de porte qui s'ouvre.
- NON ! hurla Ginny dans la cellule voisine.
- GINNY !
Hermione se mis à tambouriner contre la porte de son cachot.
- Laissez-moi sortir ! laissez-la !
Les hurlements de Ginny déchirèrent le cœur d'Hermione alors que des voix d'hommes lui parvinrent.
- STUPEFIX !
- NON ! Hurla Hermione à nouveau. Laissez-la !
- Occupe-toi de la 62456 ! Elle on l'emmène.
Les pas se rapprochèrent précipitamment et la porte du cachot s'ouvrit à la volée. Un homme à l'uniforme similaire que les gardes qu'elle avait eus jusqu'à présent pénétra en trombe dans le cachot et pointa sa baguette vers le visage blafard d'Hermione.
- Où est ce que vous l'emmenez ?
- STUPEFIX !
Hermione se réveilla sur le fauteuil de dentiste, éblouie par la lumière de la lampe placée au-dessus d'elle. Elle ouvrit les yeux et vit une femme se pencher sur elle. Dahl.
- Qu'est-ce que je vous ai dit la dernière fois ? Pas un mot.
Hermione se força à ne pas répondre et la regarda avec toute la haine dont elle était capable. Elle ne savait combien de temps elle était restée stupéfixée, mais visiblement Dahl n'avait pas attendu son réveil pour continuer ses expériences. En baissant les yeux vers son corps immobilisé par les liens de cuir, Hermione constata les nombreuses marques et entailles qui recouvraient à présent ses bras.
- c'est tout pour aujourd'hui ! lança Dahl sur le ton de la conversation. Je n'ai plus besoin de vous. HANS !
A l'appel de son nom, un garde surgit dans la pièce et entrepris de libérer Hermione de ses liens.
- Cette fois ci, dit ce dernier d'un ton menaçant, ne m'oblige pas à te stupéfixer.
Il fit un geste de la tête pour indiquer à Hermione de quitter la pièce. Celle-ci se leva avec méfiance et fut surprise de pouvoir marcher. Elle fit quelques pas et se retrouva dehors. Elle profita de voir autre chose que les pierres ternes de sa cellule, même si ce n'était qu'un couloir du ministère. Elle avança doucement en regardant droit devant elle, tentant de faire durer ce trajet le plus longtemps possible. Elle arriva au hall des ascenseurs et attendit que l'un d'eux se présente pour pouvoir monter dedans.
- Où avez-vous emmené Ginny Weasley ? tenta-t-elle.
- Qu'est-ce que je t'ai dit ? répondit Hans d'une voix sombre. Tais-toi si tu veux profiter du trajet !
Un ascenseur s'approcha après quelques minutes. Hermione releva les yeux et s'écarta de quelques centimètres pour laisser passer les sorciers qui souhaitaient en sortir. Son regard posé sur ses pieds se leva par réflexe et face à l'homme qui se trouvait devant elle, elle ne put s'empêcher de s'exclamer de surprise.
- Malefoy !
- Tait toi ! lança Hans à côté d'elle.
- Granger, répondit Malefoy de sa voix trainante. Je ne pensais pas te trouver ici.
Hans allait répliquer mais Malefoy leva la main pour le faire taire et tourna les yeux vers Hermione pour lui indiquer de répondre.
- Moi non plus, lâcha-t-elle alors d'un ton sec. Tu es content ? Fier de ton poste ?
- Matricule ? demanda-t-il alors à Hans sans prendre la peine de répondre à Hermione.
- 62456.
- Bien, ajouta-t-il. Vous pouvez y aller.
Il fit un pas de côté pour les laisser entrer dans l'ascenseur, regarda Hermione d'un air hautain et se retourna pour poursuivre son chemin. Hans poussa Hermione dans l'ascenseur et posa sa main sur le mécanisme pour quitter l'étage.
- Draco ! cria Hermione sans s'en rendre compte. Aide-moi ! Je t'en supplie !
La grille se referma sur Malefoy qui s'était arrêté en entendant son nom, mais il ne se retourna pas. L'ascenseur s'ébranla et quitta l'étage dans un fracas de métal.
De retour dans sa misérable cellule, Hermione repensa au regard que son ennemi avait posé sur elle. Le mépris et la satisfaction se lisaient dans ses yeux gris dépourvus de toute empathie. Elle s'affala sur ce qui lui servait de lit, poussant un petit cri de douleur lorsque le bois appuya sur une de ses nombreuses blessures. Soudain, Hermione repensa à Ginny. Elle se précipita contre le mur qui séparaient leurs deux cachots, le frappant de toutes ses forces.
- GINNY ! hurla-t-elle contre la pierre.
Mais personne ne répondit. Le cachot jouxtant le sien avait été vidé de son ancienne occupante. Ginny reviendrait-elle ? Avait-elle été emmenée à son tour vers sa mort ? Avait-on inscrit son nom sur un prospectus comme on annonce les résultats d'une enquête de satisfaction ? Banal, sordide, insignifiant. Hermione baissa les yeux sur son poignet. Du sang s'écoulait doucement d'une plaie ouverte à l'endroit où elle avait frappé le mur de pierres.
- Merde…
Elle retourna vers son lit et tenta d'essuyer la plaie avec un coin de la couverture qu'elle jugea moins sale que le reste. La douleur lui remonta dans le bras, si violente qu'elle ne put réprimer un gémissement. Elle se mordit la lèvre, puis se retourna vivement en entendant des bruits de pas dans le couloir. Elle n'eut pas le temps de se redresser que la porte était déjà ouverte à la volée.
- Matricule 62456, lança l'homme qu'Hermione reconnu comme Hans. Lève-toi !
- Je viens à peine de revenir, supplia Hermione. Laissez-moi me reposer !
- Lève-toi ! répétât-il en haussant la voix.
Il s'approcha d'elle, la saisit par le bras et la tira vers la sortie. Hermione se dégagea d'un geste vif et lui lança un regard assassin.
- Je peux marcher seule merci !
- Et bien dépêche-toi, répondit Hans d'une voix glaciale. Il n'aime pas attendre.
- Il ? s'interrogea Hermione à voix haute.
- Tait toi ! et avance.
Hermione se demanda si sa tortionnaire avait été remplacée. Elle avança dans le couloir en longeant le mur froid, tendant l'oreille pour tenter de percevoir les voix qui s'échappaient de l'intérieur des cachots, mais seul lui parvenait le bruit de ses propres pas. Hans la poussa à l'intérieur de l'ascenseur qui les attendait, actionna le mécanisme et agrippa une barre pour se tenir. La cage dorée s'ébranla. Hermione ne le savait pas encore, mais elle quittait pour la dernière fois ces cachots.
Arrivée dans le hall de l'atrium, elle sentit la baguette de Hans pointée dans son dos.
- Avance, vers la sortie, dit ce dernier en enfonçant le bout de sa baguette un peu plus entre ses omoplates.
La sortie ? Allait-on la renvoyer à Azkaban ? Une foule de question se bousculait dans sa tête, cherchant des réponses qui ne tarderaient pas à arriver. Elle traversa l'atrium pour la deuxième fois en quatre jours, et se dirigea vers les cheminées dont jaillissaient des flemmes vertes. Hans lui agrippa la main et plongea dans les flemmes. Elle sentit son corps se comprimer sous l'effet du transplanage, la main de Hans fermement agrippée à son poignet. Elle tenta de s'en dégager mais il la serrait trop fort. Sans baguette ni aucune ressource magique, elle ne pouvait prendre le risque d'être désartibulée. Elle lâcha donc prise et se laissa entrainer vers une destination inconnue. Elle n'arrivait plus à respirer, mais sentit la pression sur son corps diminuer petit à petit. Elle sentit le sol se matérialiser sous ses pieds et bientôt, elle se retrouva debout devant une immense grille en fer forgé, entourée de deux haies de sapin. Elle releva le regard, celui-ci remonta une allée de graviers blancs puis se posa sur un immense manoir sombre que l'éclat de la lune pale éclairait d'une blancheur fantomatique.
Elle était de retour au manoir Malefoy. Elle eut un mouvement de recul mais sentit la main de Hans se resserrer un peu plus autour de son bras.
- NON ! Hurla Hermione en repensant à la torture subit par Bellatrix Lestrange quelques mois plus tôt.
- La ferme ! lança Hans à mi-voix. Avance !
Il la tira en avant malgré tous ses efforts pour le retenir et la plaqua contre le métal glacé. Elle aperçut alors un homme s'avancer vers eux, de l'autre côté de la grille. Il était grand, avait la carrure d'une armoire à glace, le visage carré et les cheveux taillés en brosse. Son corps massif était recouvert d'une longue cape noire qui lui arrivait aux chevilles. Un mangemort.
- J'apporte la prisonnière comme convenu, lança Hans à travers la grille.
- Matricule ? demanda le mangemort.
- 62456.
Hermione ressentit un étrange tremblement dans la voix de son garde. Comme s'il avait peur de l'homme à qui il parlait. Ce dernier leva sa baguette, la grille grinça et pivota pour leur laisser la place de pénétrer dans l'immense propriété. Hermione sentit alors l'emprise de Hans sur son bras se relâcher, elle pensa à fuir, mais le mangemort avait déjà sa baguette pointée sur elle avant même que Hans ne la libère. Elle se résigna donc à son sort et pénétra dans la propriété.
Le mangemort fit un geste de la main qu'Hermione interpréta comme une invitation à avancer. Elle avança donc lentement le long de l'allée, sans oser prononcer le moindre mot. Croiser Malefoy dans l'après-midi lui avait-elle valu une mort certaine dans le manoir de ses parents ? Bellatrix Lestrange y vivait-elle encore ?
Le mangemort frappa deux coups à la porte d'entrée du manoir et se retourna pour patienter. Hermione lui jeta un rapide coup d'œil et constata qu'il scrutait le parc plongé dans l'obscurité.
- Vous craignez une attaque ? osa Hermione sur le ton de la conversation.
Sans un mot, le mangemort leva son immense bras qui fendit l'air et frappa Hermione sur la pommette. Les jambes de la jeune femme fléchirent sous le choc. Elle se retrouva à terre à se protéger d'éventuels coups supplémentaires avec ses bras levés au-dessus d'elle.
- La ferme vermine ! crachat le mangemort.
La porte s'ouvrit alors dans un grincement sec. Hermione tenta de se relever mais la violence du coup reçu au visage lui fit perdre l'équilibre. Elle s'appuya lourdement contre le mur mais son bras se déroba sous son poids et elle bascula sur le côté. Elle entendit alors quelqu'un se précipiter vers elle et senti des bras se glisser sous ses aisselles. Elle entrouvrit les yeux pour apercevoir la silhouette de celui qui venait de l'empêcher de tomber, mais ne put deviner que le contour d'un homme grand et mince avant de s'évanouir.
A suivre...
