Quand vint le temps où Stiles dû partir pour aller à la Maison Hale – et oui, oui il avait secrètement prié pour que ce ne soit plus une coquille calcinée, parce que ce serait un endroit vraiment morbide pour une fête d'enfant – il ne pût s'empêcher de trembler dans ses vêtements, qui n'étaient même pas les siens. Il avait mit un autre des chandails de Rory, la veste de Lee, les jeans serrée de Brady parce qu'ils portaient exactement la même taille et il portait même les Converses de Lucas.
Ça le réconfortait un peu, mais il était quand même terriblement nerveux pendant le trajet. Il avait pris sa nouvelle voiture pour pouvoir parler avec Maggie au téléphone pendant qu'il conduisait. «Ça va aller,» lui dit-elle pour la millième fois alors qu'il se garait dans l'allée de la Maison Hale et il constata que l'endroit était tout à fait acceptable.
Si vous ne l'aviez pas su, vous n'auriez jamais deviné que l'endroit avait été pratiquement en cendre. C'était tout neuf et vraiment beau et Stiles avait presqu'envie de voir l'intérieur, autant qu'il avait envie de s'enfuir en courant. Et il avait définitivement envie de courir parce qu'il avait du monde, apparemment toute la Meute était rassemblée à l'avant de la maison, où il y avait des tables et des ballons ainsi qu'un énorme château gonflable. Il ne semblait pas y avoir beaucoup d'enfants par contre, seulement deux ou trois, sans inclure Lexie et Stiles se doutait que c'était plus une fête de Meute qu'une vraie fête d'enfants.
Il ne se sentait pas à sa place.
«Oh mon dieu, je vais mourir,» marmonna-t-il, mais évidemment Maggie pouvait l'entendre ainsi que tout les autres loups.
Stiles était sûr d'avoir vu Derek, mais il dévia rapidement le regard, fixant la radio comme s'il pouvait y voir Maggie ou quelque chose du genre. Il aurait donné n'importe quoi pour qu'elle ou un autre des membres de sa Meute soit avec lui en ce moment. Absolument n'importe quoi.
Bien sûr, elle se mit à rire de lui, parce que Maggie était une si charmante personne.
«Stiles, t'as juste à sortir de la voiture,» lui dit-elle et il savait qu'elle levait les yeux au ciel, «ça va bien se passer. Dans le pire des cas tu n'aura qu'à t'enfuir en courant et on sait tous que tu es bon à ça.» Bien sûr qu'il était bon. Ça faisait neuf ans qu'il fuyait Beacon Hills.
Il hocha la tête avant de se souvenir qu'elle ne pouvait pas le voir.
«Ok,» fini-t-il par dire, «J'y vais, si je passe au travers, il faut que tu te mettre de mon côté que tu convainques Rory de me laisser adopter un chiot.»
Maggie éclata de rire et il était sûr qu'il entendant Rory en arrière plan. «Promis,» lui dit-elle, «Mais tu sais que ça n'arrivera pas, tu laisserais le pauvre animal devenir un monstre.»
Il tira une grimace qu'elle devait avoir deviné s'il se fiait à son rire. «D'accord,» dit-il, se passant une main dans les cheveux. Sa main s'agita nerveusement à son désir de fumer une cigarette. Il en avait vraiment, vraiment envie. Juste pour l'aider à se calmer. Juste une. «J'y vais, soyez prudent.»
«Toi aussi,» dit-elle, un rire dans la voix, puis elle raccrocha. Laissant Stiles faire face à son sort et à la Meute de loups-garous qui fixaient maintenant tous sa voiture. Ça le rendit encore plus heureux d'avoir choisi sa nouvelle voiture, parce qu'il ne pensait pas qu'il aurait eu le même effet s'il était arrivé avec sa jeep. Pas qu'il soit vraiment sûr de ce qu'était l'effet en question, mais là n'était pas la question. Pas du tout.
Prenant une grande respiration, il sortit de la voiture en mettant son téléphone dans sa poche; tâche qui était en fait un peu difficile tellement ses jeans était serré. Malgré que dire qu'elles étaient à lui n'était pas vraiment véridique.
Il se demanda brièvement quelle odeur il avait pour eux, parce qu'il savait qu'il portait plusieurs odeurs différentes en plus de la sienne. Subtiles, mais présentes. C'était réconfortant pour lui, mais ils étaient tous en train de le dévisager présentement. Comme s'ils voulaient le décapiter.
Et puis il relaxa quand une petite boule d'énergie se précipita vers lui, chevilles se nouant dans son dos alors que Lexie lui souriait au visage. «Stiles!» elle l'enlaça après qu'il l'ait facilement attrapée et il se mit à rire parce qu'il n'y avait rien de cette enfant qui n'était pas adorable. «Tu es venu!»
Il la déplaça un peu afin de pouvoir respirer.
«Bien sûr que je suis venu,» lui dit-il, parce que vraiment, il n'aurait pas pu refuser. Il ouvrit la bouche pour lui dire autre chose, mais il ne savait pas trop quoi. Sans doute, qu'il allait commenter le fait qu'elle fronçait son joli petit nez, mais il fut interrompu par un cri venant de l'autre bout de l'allée.
Il savait qu'il vibrait pratiquement de nervosité, ses poings se refermaient répétitivement à ses côtés. Honnêtement, la seule chose qui l'empêchait de retourner directement à sa voiture était Lexie, qui le regardait avec ses grands yeux peins d'espoir.
Il la reposa gentiment au sol et il envoya un petit sourire honteux dans la direction de Scott qui se tenait près de ce qui semblait être la table de nourriture. La Meute de Derek s'était agrandie d'à peu près quatre loups selon le compte de Stiles, sans compter Lexie même si elle lui avait montré les plus adorables crocs du monde quand elle lui avait sourit.
«Stiles, tu veux venir 'vec moi dans le château?» demanda Lexie, tirant sur sa manche. Quand elle lui sourit son cœur fondit.
«J'adorerais ça,» lui dit-il, ce qui n'était pas un mensonge, parce que, sérieusement, un château gonflable! Lexie glissa sa main dans la sienne et l'entraina vers le jeu gonflable, qui était vraiment un château extraordinaire selon son opinion. Stiles était toujours autant un enfant dans son cœur, et il ne voyait aucune honte à l'admettre. Pas vraiment.
«Stiles?»
Le cœur de Stiles fit un sursaut dans sa poitrine au son de la voix de Derek, le commandement qui transparaissait dans le ton-Alpha le fit frissonner. Il pouvait sentir la Meute entière se figer en réponse à sa voix et Stiles aurait mentit s'il avait dit que ça ne l'avait pas affecté au moins un peu. A ce point il n'avait pas vraiment le choix de regarder Derek, se figeant malgré Lexie qui tentait le l'amener avec elle.
Derek avait l'air fatigué, mais sinon il n'avait pas changé du tout. Il regardait Stiles comme s'il voyait un fantôme et Stiles en déduit que soit il n'avait pas cru Scott quand il lui avait dit que Stiles était en ville, ou alors Scott avait été trop idiot pour lui passer l'information. Il devina que c'était probablement la dernière option.
Le vent soufflait dans sa direction, ce qui lui fit se demander s'ils avaient réalisé qu'il n'était plus complètement humain. Ils n'étaient surement pas tous idiots, surtout Derek, pour ne pas réaliser le changement dans son odeur. Il ne savait pas quoi penser de la façon dont Derek le regardait par contre, il ne savait pas si le regard étrange dans ses yeux était dû à la réalisation que Stiles n'était plus humain.
Prenant une grande respiration, Stiles essaya de ne pas suffoquer parce qu'il semblait que l'odeur de Derek était la seule chose qui remplissait ses poumons. Ce qui ne devrait pas être possible, parce que, allo, ils étaient dehors! Être dehors signifie que les odeurs personnelles sont moins prédominantes! Mais voilà, apparemment non! Et Stiles n'était pas prêt à l'admettre, mais regarder Derek faisait mal, parce que… juste parce que. Parce que c'était Derek et il avait eu la ferme intention de l'éviter jusqu'à ce qu'une certaine petite femelle McCall avec les yeux d'Allison fasse son apparition. Hé merde! Était vraiment la seule chose à la quelle pouvait penser Stiles en ce moment.
Dieu merci, ce qui lui sorti de la bouche était très courtois, «Derek,» il hocha même la tête. Bon, d'accord, il savait que ce n'était pas la courtoisie d'usage étant donné qu'il était sur le territoire d'un autre alpha et que sa propre Meute n'était pas la pour lui sauver les fesses, mais sur le moment, il n'y pensa même pas. Il était redevenu un adolescent qui parlait avant de réfléchir.
Il ne regarda pas Derek assez longtemps pour juger sa réaction, malgré qu'il puisse sentir la tension dans l'air et qu'il avait la sensation d'un nœud dans la gorge. Heureusement, il eu une excuse parfaite étant donné que Lexie continuait de tirer sur sa manche pour l'entrainer vers le château gonflable.
Un coup qu'il réussit à passer pardessus le fait que tout le monde le fixait ouvertement, il commença à relaxer – un peu. Il n'avait aucune honte à avouer qu'il adorait le château gonflable, il envoya même un texto à toute sa Meute disant : Soyez jaloux bande de losers, je saute dans un château gonflable présentement! :D A sa surprise, plusieurs d'entre eux ne réagirent pas… il ne comprenait pas pourquoi. Maggie et Lee lui répondirent en disant exactement la même chose, en étant beaucoup moins poli. Ce pourquoi il n'expliqua pas à Lexie la raison de son rire.
Aussitôt qu'il sorti du château, il se senti comme s'il quittait une zone sécuritaire. Spécialement quand il se fait plaquer comme s'il était dans une partie de Rugby aussitôt qu'il posa les pieds sur la terre ferme. Il failli se mettre à rire quand Lydia s'accrocha à lui avec ses bras et ses jambes, s'attachant à lui comme une espèce de singe retardé. Il failli se mettre à rire parce que d'avoir Lydia avec le visage enfoui dans son cou aurait surement été sujet à des rêves chaud alors qu'il était adolescent. Le seul problème était que Lydia n'était pas une idiote – et plus très humaine non plus apparemment – et se recula presque immédiatement, le regardant avec des grands yeux.
«T'es un loup?» demanda-t-elle et il était pas mal sûr que toute la Meute de Derek, incluant l'Alpha, se figea à nouveau. Le silence était total, il croyait pouvoir entendre les criquets chanter dans les bois. Mais cela lui confirma qu'il avait bien fait de rester dans le bon sens du vent pour aussi longtemps.
Il se balança sur ses talons, mal à l'aise, et se passa une main sur la nuque. «Surprise,» dit-il, lui envoyant un sourire nerveux qui fit sauter un musque sur le joli petit front de la jeune femme.
Lydia avait vieilli, mais elle avait bien vieilli. Neuf ans, ce n'était pas si long et elle semblait toujours aussi vicieuse qu'un serpent bien camouflée dans un emballage blond vénitien. Il pouvait définitivement comprendre pourquoi, quand il la regardait, il avait été aussi obsédé par elle quand il était plus jeune. Il était aussi un peu effrayé, parce qu'elle avait l'air de vouloir lui trancher la tête et nourrir Jackson avec. Jackson qui se tenait derrière elle, avec la mâchoire décrochée.
Jackson n'avait pas changé non plus. Stiles se demanda s'il était toujours aussi écailleux. Il se dit que c'était probablement le cas.
«Mais qu'est-ce que tu veux dire bordel, surprise, tu ne peux pas juste arriver ici et ne pas être humain! Tu aurais pu nous le dire! Est-ce que tu as la moindre idée du souci qu'on s'est fait pour toi sachant que tu étais tout vulnérable et humain? Non, apparemment non, autrement tu aurais eu un peu de considération et tu nous en aurais parlé avant de nous lancer cette bombe!» et elle le frappa sur le bras durement et il grimaça, même si ça ne lui avait pas vraiment fait mal. Il vivait dans la même maison que Lucy et elle frappait comme un boxer. Il était pas mal sûr que ses bras et son estomac était engourdi pour le restant de ses jours.
Surtout que Lucy frappait pour un rien. Même chose pour Maggie.
En fait, toutes les femmes de sa Meute étaient plutôt cruelles.
«Ouais, j'avais un peu l'espoir que ça resterait un secret,» dit-il en haussant les épaules, «J'ai réussi à le cacher à Scott.»
Lydia lui lança un regard incrédule. «Tu as dupé Scott se moqua-t-elle : «Félicitations pour l'exploit, Stiles» Il se senti comme s'il voulait se rouler en boule et se cacher de son regard. Mais il se mit plutôt à rire quand il vit Scott qui avait l'air de quelqu'un qui venait de se faire frapper par un camion. Dire qu'il était surpris était un euphémisme.
«Depuis combien de temps tu es un loup ?» demanda Danny, toujours celui qui posait la bonne question, Stiles était bien content de voir Danny. Il avait toujours aimé Danny, même si le gars n'avait jamais répondu à sa question, à s'avoir s'il était attirant pour les gays. Il connaissait la réponse maintenant, mais il aurait apprécié le petit boost de confiance quand il était adolescent.
Il sourit à Danny, soulager quand l'autre lui répondit avec un sourire sincère. Mais bon, il n'avait rien de Danny qui n'était pas sincère.
«Ça vient de faire huit ans maintenant,» répondit-il, mais il se sentait comme si ça faisait plus longtemps que ça. Il se sentait comme s'il avait été avec sa Meute depuis toujours. Mais encore là, ça pouvait avoir à faire avec le fait qu'il avait essayé de bloquer tout ce qui avait rapport avec Beacon Hills. Ça n'avait pas vraiment fonctionné.
Il n'arrivait même pas à se rappeler de l'année qui s'était passer entre Beacon Hills et sa nouvelle Meute. Il avait été tout seul, humain, et c'était tout ce dont il se rappelait vraiment. Cette année là avait semblé s'être étirée sans fin, et pourtant elle s'était effacée de sa mémoire presque trop facilement.
«Huit ans !» crièrent Scott et Derek en même temps et le frisson qui parcourru la Meute Hale au ton de voix de Derek n'échappa pas à Stiles. Cela ne troubla pas Stiles autant qu'eux. Il était passé maître pour gérer les menaces de Derek et on pouvait ajouter à ça le fait qu'il était maintenant capable de se défendre et qu'il avait plus de confiance pour gérer Derek. Mais il devait admettre qu'il avait quand même un malaise au fond de l'estomac lorsqu'il le regardait, et avait envie de pâlir sous le poids de la colère de Derek qu'on pouvait même sentir dans l'air. L'odeur de sa colère l'étouffait même, surtout si on la combinait avec les autres parfums qui lui étaient associé… qu'est-ce que c'était ? Trahison ? Inquiétude ? Il ne savait pas. Il n'avait pas vraiment envie de le savoir.
Il ne broncha pas lorsque Derek se dirigea vers lui pour lui renifler le cou, même s'il se crispa un peu à cause de sa proximité. Il se demanda ce que la compagne de ce dernier allait penser. Il ne l'avait d'ailleurs pas encore vu et il trouvait ça étrange. Il aurait pensé qu'elle serait là, à s'accrocher à Derek aussitôt qu'elle aurait vu Stiles.
«Ouais,» répliqua Stiles, se forçant à rester calme, forçant son loup à arrêter de faire les cents pas à l'intérieur de lui, à arrêter d'essayer de paniquer. Mais plus que tout, il devait s'empêcher de se rapprocher de Derek, de répondre à ce parfum délicieux qui l'enveloppait. Ce parfum enivrant et addictif qui était si totalement Derek. Mais plus encore, c'était mélangeant et mal, et c'était un sentiment que Stiles ne devrait pas ressentir du tout. «Huit ans, huit ans depuis que j'ai reçu la morsure, huit ans depuis que je suis devenu un loup-garou. Huit. Ans. Est-ce que tu voudrais que je te l'écrive?»
Une petite partie de Stiles savait que personne d'autre ne pourrait s'en sortir aussi facilement à parler de cette façon à Derek. Alors qu'il était encore dans les environs et qu'il fréquentait la Meute, il avait vu Derek projeter des loups dans les murs pour moins que ça. Il se dit que c'était peut-être l'habitude de penser que Stiles était délicat et humain, fragile, mais Derek ne réagit pas autant qu'il aurait pu. Il plaqua Stiles dans une table sans utiliser autant de force qu'il aurait pu. Derek découvrit ses crocs, un grondement dans le fond de la gorge alors qu'il retenait Stiles par sa chemise.
Et Stiles, Stiles lui montre également ses crocs et gronde avec autant de force que lui, ses yeux s'illuminant pendant une seconde. Parce que Derek n'est pas son Alpha. Il n'a pas à se soumettre à Derek. Il n'a pas à se soumettre à personne ici; et il ne le fera pas. Il s'y refuse. Et il sait que le regard de Derek ne reflète rien d'autre que de la surprise. Il est littéralement assommé que Stiles lui fasse face, que Stiles ait lui aussi des crocs. Mais Stiles n'en n'a rien à faire.
«Tu aurais dû revenir à la maison,» dit Derek de la voix la plus pathétique que Stiles ne l'a jamais entendu utiliser, même s'il n'est pas sûr que les autres ait pu le reconnaitre en tant que tel; parce que c'était encore un grognement et ça sonnait presque comme un ordre. «Tu faisais toujours parti de la Meute, tu aurais pu revenir à la maison.»
En réponse, Stiles pencha la tête vers l'arrière, crocs et griffes disparaissant alors qu'il se mit à rire. Il savait que ce n'était pas un rire joyeux, c'était même plutôt horrible. Il peut le voir à la façon dont Derek se tend. Il rit à cause de ce que Derek vient de dire, parce qu'il a dit que Stiles faisait parti de la Meute. Parce que Derek venait de dire une si grosse connerie que c'était irréel. Spécialement parce que de la façon dont il l'a dit, c'était comme si Stiles était seul. Il sait que c'est ce que Derek pense, ce qu'ils pensent tous. Ils pensent qu'il est un loup solitaire, qu'il n'a pas de Meute, qu'il en voudrait une, désespérément. Qu'il voudrait désespérément leur Meute.
Mais ce n'est pas le cas. Il ne veut pas de cette Meute, ne veut pas ce qu'ils ont à offrir, parce que maintenant il a une famille qui veut vraiment de lui. Alors il rit puis il pousse Derek dans la poitrine, frappant de la paume de ses mains dans les pectoraux de Derek – et il ne pense pas du tout à leur fermeté et à la merveilleuse sensation qu'ils lui procurent pendant une seconde, non, pas du tout. Il sait que la seule raison qu'il a réussi à se débarrasser de Derek est parce qu'il l'a pris l'Alpha par surprise.
«Je n'ai jamais fait parti de la Meute,» cracha Stiles, ses yeux s'illuminant à nouveau, «Alors pour quelle foutu raison j'aurais voulu revenir?»
Sur ce, il tourna les talons et s'en alla, lançant à Lexie un petit sourire d'excuse. Il ne reste pas assez longtemps pour permettre à qui que ce soit de répondre, pas assez longtemps pour voir l'expression sur le visage de Derek. Il ne traine pas, il s'en va, embarque dans sa voiture et recule en faisant crisser ses pneus. Parce qu'honnêtement, Stiles ne pense pas qu'il y ait d'autre chose à dire.
Plutôt étrangement, Stiles se sent un peu mieux. Presque comme s'il avait réussi à se libérer de son passé. C'est étrange. Bien sûr, il se roule en boule et il pleure cette nuit là, mais il se dit que c'est plus par habitude qu'autre chose, il en est sûr.
