Merci encore pour tout ces beaux commentaires! L'auteur est allée les voir aussi et elle était toute contente aussi J Juste pour vous situer, l'histoire originale comporte 29 chapitre pour le moment, elle n'est pas encore terminée, mais Mintsauce m'a promis qu'elle le ferait! Et puis le temps que je me rende jusque là, elle devrait avoir le temps! Bonne lecture!

Chapitre flashback, on va aller voir le pourquoi du comment!


Stiles sourit à la vue d'un Derek endormi, complètement absent au reste du monde, dans le sofa juste à côté de lui. Le reste de la Meute était tous étendu sur le plancher et c'était comme un labyrinthe pour se rendre jusqu'à la porte. Une partie de lui, une grande partie il devait l'admettre, voulait rester, mais il savait que son père serait fâché s'il restait plus longtemps. Il lui restait environ une heure avant que son père retourne à la maison et s'il partait tout de suite il pourrait arriver avant lui et prétendre qu'il avait passé la soirée à la maison. Ce serait aussi simple que ça.

Stiles se leva pour partir, jetant un dernier regard sur les formes endormies de tout le monde, ses yeux s'attardant sur Derek et glissant ensuite sur Isaac qui avait été enroulé aux pieds de Stiles. Personne ne savait à quel point lui et Isaac étaient devenu proche, parce qu'il savait qu'Isaac ne voulait montrer aucune faiblesse, quel qu'elle soit. Il voulait être fort comme le reste d'entre eux et cela ne pouvait pas être possible s'il admettait qu'il passait presque toutes ses nuits auprès de Stiles, l'utilisant comme une couverture réconfortante.

Stiles n'y voyait pas de problème. Ça lui donnait l'impression de faire partie de la Meute, même s'il savait qu'au fond, ça n'était pas le cas. C'était évident dans la façon dont ils dormaient tous. Tout le monde était étendu sur le plancher, mais ils se touchaient tous, bras et jambes en travers des autres et têtes appuyées sur le ventre de leurs compagnons. Derek était un peu à part, parce qu'il était l'Alpha, mais c'était quoi l'excuse de Stiles? Il était à part parce qu'il était humain? Non, même ça ce n'était pas vrai, parce que Lydia et Allison étaient aussi humaines. Sauf qu'elles étaient aussi en couple, alors peut-être que ça faisait du sens malgré tout.

Stiles s'arracha à sa contemplation et referma doucement la porte. Il savait qu'après leur journée à courir dans la forêt, ça en prendrait beaucoup pour les réveiller. Ils dormaient tous comme des roches, même Derek, même s'il ne l'admettrait jamais.

«Aww, c'est mignon, tu penses vraiment que tu fais parti de cette Meute, n'est-ce pas?»

Stiles sursauta au son de sa voix, le sarcasme s'écoulant de ses mots. Il se retourna brusquement pour la voir appuyée sur le côté de la maison, parfaite comme d'habitude. Il n'avait pas réalisé qu'elle n'avait pas été couchée parmi les autres.

Un horrible sourire étirait ses lèvres et ça le rendait malade à l'intérieur, juste comme ses mots lui avaient créé des nœuds dans le ventre. «Mon cœur, t'en fait pas parti,» dit-elle, s'approchant d'un pas, sa tête penchée sur le côté et son sourire s'agrandissant encore. Elle aimait ça, elle aimait ce qu'elle voyait sur le visage de Stiles. «Tu es comme un animal de compagnie, un petit trophée humain.»

Et il voulait la contredire, il voulait dire qu'il était quelque chose, qu'il faisait parti de la Meute, mais lorsqu'il ouvrit la bouche, tout ce qui sorti était, «La ferme Érica.»

Elle se mit à rire, lança la tête par l'arrière et le son avait une note cruelle. Il n'y avait aucun autre son que son rire et Stiles enfonça ses ongles dans ses paumes pour essayer de garder le contrôle sur ses émotions. Il n'avait pas besoin qu'elle pense qu'elle gagnait, qu'il était faible. Alors qu'en réalité, ils savaient tout les deux que c'était le cas.

Normalement, elle le laissait tranquille après une ou deux répliques haineuses, mais apparemment aujourd'hui ce n'était pas assez.

«Tu penses que tu es quelque chose pour eux, mais ce n'est pas vrai,» dit-elle, enroulant une mèche de cheveux autour d'un doigt griffu et souriant de manière affreuse. Il savait ce qu'elle faisait en se transformant un peu, elle lui montrait pourquoi elle était mieux que lui. Elle lui prouvait pourquoi elle était acceptée et que lui ne l'était pas. «T'es juste un petit humain stupide qu'on laisse trainer autour,» elle grimaça, «Et qu'est-ce que tu penses qu'il va se passer quand il va découvrir ta petite obsession, quand Derek va réaliser que tu l'aime?»

Stiles grinça des dents, il ne pouvait pas s'en empêcher, parce que c'était là un sujet qui l'inquiétait quotidiennement. Derek lui botterait probablement les fesses s'il le découvrait, ou encore pire, il rirait.

«En fait ça fait pitié, parce que vraiment Stiles, pourquoi est-ce qu'il voudrait quelqu'un comme toi?» lui demanda-t-elle, se rapprochant, trop près, mais il ne semblait pas se souvenir comment ses pieds fonctionnaient. Et quand il s'en souvint finalement, ce fut une erreur, parce qu'il recula directement dans sa Jeep, avec aucune porte de sortie. Il était pris, obligé d'écouter ce qu'elle avait à dire. «Pourquoi il te lancerait ne serait-ce qu'un regard alors qu'il a quelqu'un comme moi?» Elle rit de l'expression de son visage et il ne voulait pas savoir de quoi il avait l'air.

Elle se rapprocha encore de lui, ses doigts munis de griffes parcourant sa mâchoire alors qu'elle lui agrippa le menton. «Aww, tu ne le savais pas, n'est-ce pas?» demanda-t-elle, sa tête penchée vers l'arrière alors qu'elle riait encore. Stiles ne comprenait pas comment quelqu'un pouvait être si beau et si lait à la fois. «Il est à moi Stiles. C'est mon Compagnon, c'est ma Meute et je pense qu'on sait tout les deux que tu n'as rien à faire ici, n'est-ce pas?»

Elle se pencha vers l'avant et lui lécha toute la joue et rit de son expression dégoutée. Elle se recula d'un pas dansant, ses yeux passant à l'ambre alors qu'elle souriait. «Je partirais pendant qu'on y est Stiles,» lui dit-elle, reculant toujours vers la maison, vers Derek, «Je suis sérieuse.»

Stiles n'attendit pas qu'elle soit complètement partie. Il grimpa dans sa jeep et démarra, et il était plutôt fier de lui-même, parce qu'il avait réussi à se rendre jusqu'à chez lui avant que les larmes se mettent à couler, avant que les sanglots s'échappent de sa gorge, plantant des griffes à l'intérieur.

Et c'est comme ça que son père le trouva pas très longtemps après, enroulé sur lui-même devant la porte, son visage rouge et bouffi, les larmes laissant des traces brillantes sur son visage. Son père ne l'avait pas vu dans cet état depuis que sa mère était morte, depuis que le monde entier avait semblé trop lourd, avait semblé s'écraser sur lui. Il savait qu'il faisait peur à son père en se mettant à nouveau dans cet état, surtout quand ses sanglots se transformèrent en attaque de panique.

Il s'accrocha à son père comme lorsqu'il était enfant, pressant son visage dans sa chemise de travail alors qu'il pleurait. Il ne savait pas pourquoi son père avait accepté si facilement quand il lui avait dit qu'il devait partir de Beacon Hills. Il se dit que ça devait être une combinaison d'avoir vu Stiles aussi secoué et de s'être dit qu'il n'aurait probablement besoin que d'une semaine ou deux pour se calmer.

Et ce fut de cette façon que Stiles put partir, grâce à son père. C'était son père qui avait téléphoné à la sœur de sa mère, à la tante de Stiles, Susan. C'était son père qui l'avait bordé dans son lit et qui lui avait dit qu'ils partiraient aussitôt qu'il serait prêt, qu'ils partiraient le lendemain matin.

Mais c'était Isaac qui l'avait aidé à faire ces sacs. C'était Isaac qui avait grimpé dans sa chambre par la fenêtre comme d'habitude et qui l'avait pris dans ses bras quand il avait vu ses yeux rougis. Stiles ne se remit pas à pleurer, il ne se le permit pas, mais il en eut le goût quand Isaac le regarda comme si le monde venait de s'écrouler autour de lui quand Stiles lui avait dit qu'il devait partir.

«Non,» il sonnait comme s'il s'étouffait avec ses mots alors que ses mains se resserrait sur les épaules de Stiles, comme s'il pouvait le garder ici, «Ne t'en vas pas, tu peux pas me laisser.» Éventuellement les demandes se transformèrent en supplications et les supplications devinrent des sanglots à vous fendre le cœur et Stiles s'assied au sol avec Isaac, le berçant doucement et lui murmura, «Il le faut,» encore et encore.

Parce qu'Isaac était le seul qui pouvait le comprendre. Isaac savait comment il se sentait, Isaac savait qu'il n'avait pas sa place.

«J'ai besoin de partir d'ici,» lui dit Stiles, ses mains de chaque côté du visage d'Isaac, leur fronts pressé l'un contre l'autre et Stiles ne réalisa pas qu'il s'était lui aussi mis à pleurer, «Je ne fais pas parti de la Meute, je ne le serai jamais, alors il faut que je parte, j'ai besoin de réapprendre comment être moi-même.» Il avait besoin de réapprendre à vivre, parce qu'il avait oublié comment depuis que toute cette histoire avec les loups-garous avait commencée.

Isaac ne lui redemanda pas de rester, mais sa requête était inscrite dans toute sa posture, dans son expression alors qu'il aidait Stiles à faire ses sacs. Il avait tellement l'air d'un petit chien battu quand il avait réalisé que Stiles faisait ses bagages pour beaucoup plus longtemps qu'une semaine. Il empaquetait presque tout, tout ce qui avait de l'importance. Tous ses vêtements, les photos de sa mère, les photos de la Meute, les photos de lui et de son père. Il prenait tout, tout ce qui était important, laissant derrière lui ce qui n'était pas nécessaire ou ce qui faisait trop de mal à regarder.

Son père ne sembla pas surpris de voir Isaac quand il aider Stiles à mettre ses sacs dans la voiture. Isaac faisait désormais parti des meubles dans la maison Stilinski. Il était devenu le nouveau Scott, le Scott pré-loup garou en tout cas. Et pourtant, Isaac n'était pas le remplaçant de Scott, juste quelque chose de nouveau.

Isaac le serra dans ses bras et pressa son visage mouillé dans le cou de Stiles, enveloppant Stiles de son odeur de cette façon qu'il faisait continuellement semblait-il. «Ne m'oublie pas,» marmonna Isaac et Stiles savait qu'il n'était pas supposé entendre, ce pourquoi il ne répondit rien. Il serra Isaac dans ses bras avec autant de force et puis il dut se détacher de force, il se refusa de regarder dans le miroir de la voiture pour voir Isaac regarder la voiture partir comme Stiles savait qu'il était en train de faire.

Et puis les choses avaient semblé se déroulées d'elle-même.

Une semaine chez sa tante s'était transformée en deux, et deux semaines s'était transformées en un mois, puis avant qu'il ne s'en rende compte l'été était fini et il s'inscrivait à l'école locale. Son père n'avait pas objecté, mais Stiles aurait dû être un idiot pour ne pas entendre la supplique dans sa voix. Il l'ignora et continua de l'avant. Il rencontra Maggie à l'école, il reconnut tout de suite les signes, et l'avait confrontée en lui disant qu'elle était un loup garou, parce que même s'il ne voulait pas l'admettre à l'époque, le surnaturel lui manquait. Et Maggie, Maggie ne lui demanda pas pourquoi il fermait toujours son portable, pourquoi il ignorait les appels, pourquoi, éventuellement, il changea de numéro, mais avait quand même gardé tout ses anciens contacts sur une feuille de papier. Contrairement à sa tante, Maggie avait compris que Stiles avait juste besoin de guérir, qu'il avait juste besoin de temps.

C'était Maggie qui l'avait présenté à Rory et aux autres et c'était eux qui avaient aidé Stiles à réapprendre à vivre. Ça avait fait un an depuis qu'il avait quitté Beacon Hills et quand il demanda à devenir un loup, Rory accepta. Plus tard, quand il expliqua pourquoi il avait voulu la morsure, ils lui dirent qu'il avait été un idiot de croire qu'il avait besoin d'être un loup pour faire partie de la Meute, pour faire partie de la famille.

C'était la Meute qui avait rapiécé l'âme de Stiles, qui lui avait donné plus d'acceptation et d'amour qu'il ne croyait jamais pouvoir en avoir. Éventuellement, il déménagea de chez sa tante et s'installa dans la maison de la Meute, il vivait et respirait la Meute. Il alla à l'université locale et devint ce qu'il avait toujours voulu être et parfois il arrivait même à oublier que Beacon Hills existait.

Pour Stiles, c'était comme s'il était né pour être un loup garou. En six mois, il était devenu le Béta de tête. Il n'avait aucun problème de contrôle, aucun problème avec la transformation, aucun problème réellement. Tout le monde l'aimait. Toute les Meutes qu'ils avaient croisé l'avait adoré ou avait eu peur de lui. Surtout après que Sam soit mort, après ça, ils étaient tous devenu plus fort et plus proches encore les uns des autres.

Stiles forgea son avenir avec sa Meute à ses côté, le suivant pas à pas et l'aidant à avancer à chaque fois qu'il avait le sentiment de retombé en arrière. Stiles était devenu Meute, il faisait maintenant parti de la famille et le vide qu'il avait à l'intérieur se remplissait tranquillement jusqu'à disparaître. Mais ça ne voulait pas dire que Stiles avait oublié. Tout les nouveaux amis qu'il s'était fait ne lui avait pas fait oublier Scott ou Isaac, même s'il ignorait leurs appels. Toutes les fréquentations et les relations qu'il avait eu ne voulait pas dire qu'il avait oublié Derek, ne voulait pas dire qu'il avait arrêté de l'aimer ne serait-ce que pour une seule stupide seconde. Stiles n'avait rien oublié, au point même que ses petits-amis ou occasionnellement petites-amies lui avait dit qu'il était sans cœur ou émotionnellement handicapé.

Mais sa Meute savait que ce n'était pas le cas, il était juste un peu endommagé, d'une façon qu'aucun d'entre eux avait les moyens de réparer. Mais il s'en rapprochait. Il était déterminé à guérir et croyait qu'il y était presque arrivé, jusqu'à ce qu'il prenne la décision de retourner à Beacon Hills. Alors Stiles avait senti comme si les points de suture lâchaient encore une fois, et cette fois ci, Stiles n'avait aucune idée où il allait trouver le fil pour les refaire.